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Caricatures de mahomet... - Page 6

Vendredi 10 Février 2006 06:56

Citation de kkrikri :
C'est pour ca que je dis que c'est un cercle vicieux. On a droit à une liberté d'expression, mais, qui n'en est pas vraiment une car les opinions sont sans cesse remis en question, donc, pseudo-liberté en fin de compte ?

Est-ce que tu peux donner un exemple. Je vois un peu ce que tu veux dire mais je ne suis pas sûr. Remettre en question une opinion exprimée n'est pas une interdiction formellement. En revanche, par exemple la tenue de propos diffamatoires est proscrite, ce qui en un sens limite la liberté d'expression. Ou alors il faut voir une condamnation comme une réparation sans que la liberté d'expression soit remise en cause ??
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Vendredi 10 Février 2006 09:51

Citation de voltaire :
kkriki, et si "les libertés", "base de toute démocratie" impliquaient qu'on inquiète systématiquement, méthodiquement, ironiquement, sans relâche, toutes les "opinions", sans exception ?


Que voilà une première base de discussion sans laquelle il ne saurait y avoir de discussion qui vaille! Merci voltaire de me -il m'arrive de l'oublier- de nous rappeler que dans la confrontation des idées, une opinion égale une opinion ... jusqu'à preuve du contraire!
Toujours d'humeur pour l'humour, sans déc ...

Vendredi 10 Février 2006 10:08

Il en est des opinions comme des goûts et des couleurs, contrairement à une opinion reçue, on peut et doit en discuter.

Tout ne se vaut pas - et ça n'a rien à voir avec la morale - sinon qu'en serait-il de la différence entre la vérité et l'erreur, le mensonge, l'illusion, la croyance, etc...?

Vendredi 10 Février 2006 10:29

Tu as sans doute oublié volontairement ... entre la vérité et la vérité. Ainsi de la vérité scientifique, qu'on peut aussi appeler vérité d'un jour même si, avant qu'une autre s'impose, elle s'impose jour après jour!
Toujours d'humeur pour l'humour, sans déc ...

Vendredi 10 Février 2006 12:37

"Remettre en question une opinion exprimée n'est pas une interdiction formellement."
J'suis tout a fait d'accord, mais il y a des façons de remettre en cause ^^
Certes il y a des sujets plus "délicats" que d'autres, mais les choses avanceraient certainement mieux si on ne se sentait pas toujours "agressé" par les opinions des autres

Jeudi 16 Février 2006 18:09

Une fatwa contre Voltaire ?, par Hervé Loichemol
LE MONDE | 14.02.06 | 13h54 •

En septembre 1993, Tariq Ramadan faisait son entrée dans le débat public. Il interpellait l'opinion et les autorités genevoises au sujet d'un projet de mise en scène - que je voulais réaliser - de la tragédie de Voltaire Le Fanatisme ou Mahomet le prophète. Les autorités culturelles locales allaient se ranger à l'avis de M. Ramadan et de M. Hafid Ouardiri, actuel porte-parole de la mosquée de Genève. Elles renonçaient à inscrire cette production dans le cadre des commémorations du tricentenaire de la naissance de Voltaire (1694), empêchant la création du spectacle.

Douze ans plus tard, toujours fidèle au poste, M. Hafid Ouardiri, solidement armé de la tolérance dans la main gauche et du blasphème dans la droite, est de nouveau intervenu auprès des autorités françaises et suisses pour que la simple lecture de cette pièce soit interdite. Cette fois, les responsables politiques et artistiques de Genève et de la France voisine ont décidé de faire respecter les règles laïques : la lecture tant redoutée eut donc lieu le jeudi 8 et le samedi 10 décembre 2005, au Centre culturel Jean-Monnet de Saint-Genis-Pouilly et au Théâtre de Carouge-Atelier de Genève, en présence d'un nombreux public et sous la protection de la police.

En quoi consistait le crime ? Il s'agissait pour quelques comédiens de lire une tragédie en 5 actes et en alexandrins, écrite il y a 264 ans, disponible aux éditions Gallimard depuis longtemps, très récemment publiée en Garnier Flammarion, accessible sur Internet et jouée l'année dernière pendant plusieurs semaines dans un théâtre parisien sans l'ombre d'un problème. La vigilance des censeurs n'est donc pas infaillible. Pourquoi diable la présentation publique de cette pièce, censurée pour la commémoration de Voltaire, est-elle devenue possible douze ans plus tard ? Nos dévots actuels n'ont peut-être pas mesuré que le déshonneur de la commémoration avait laissé des traces qui demandaient à être réparées.

Ils n'ont sans doute pas vu que les responsables artistiques et politiques avaient changé. Ils n'ont pas compris que Tariq Ramadan ne pouvait plus exposer son image dans une histoire aussi périlleuse.

L'affaire des caricatures danoises allait le montrer : pour instiller des interdits religieux dans l'espace laïque, il convient aujourd'hui d'éviter les gros mots de censure ou d'interdit. Il est plus efficace de développer une rhétorique suave : désormais, la liberté d'expression doit être limitée par les catégories précises et reconnues du respect, de la délicatesse et du raisonnable. Une liberté bien tempérée, donc, et à consommer avec la plus vive modération.

Jusqu'à plus ample informé, Voltaire n'est l'objet d'aucune fatwa à titre posthume. Pourquoi donc la lecture individuelle, autorisée chez soi, ne le serait-elle pas à plusieurs dans une salle de spectacles ? Ce texte ferait-il donc partie de ceux qu'on ne lit que d'une main ? Y aurait-il un danger à se rassembler dans des salles obscures pour reluquer des corps susurrants ?

Remercions les censeurs de nous rappeler une évidence : le théâtre possède encore - pour combien de temps ? - le pouvoir de questionner, de déranger, voire de séduire. Nul doute que les fanatiques voient dans les pratiques théâtrales une concurrence déloyale, une espèce d'exercice illégal de la captation des esprits.

Rappelons aux censeurs d'autres évidences : personne n'est obligé d'aller dans une salle de théâtre ; les spectateurs sont invités à s'y rendre individuellement ou en groupe, très rarement en corps constitué ; le public y accède librement en payant sa place ; la liberté de parole est un des principes qui règlent l'échange entre les acteurs et les spectateurs.

Mais il est un autre principe et d'une autre portée : au théâtre, la vérité ne tombe pas du ciel. Le semblant y règne - le mensonge si l'on veut. C'est lui qui fait advenir la vérité. En acquittant son droit d'entrée, le spectateur accepte que le Néron de Racine ne soit pas celui de Tacite ou de Suétone, que le Caligula de Camus ne soit pas celui des livres d'histoire et qu'il s'appelle à la ville Gérard Philipe ou Charles Berling. Le spectateur normal achète consciemment le droit d'assister, parfois de participer, à ce jeu des identités. C'est donc prendre les spectateurs pour de parfaits crétins que de répéter inlassablement que le vrai Mahomet n'était pas celui décrit par Voltaire. Tout le monde le sait depuis toujours, et tout le monde s'en moque.

Ne soyons pas naïfs : nos illuminés n'ignorent rien de tout cela. Leur visée n'étant pas religieuse, mais politique, s'ils prétendent interdire, ce n'est pas par ignorance, mais en connaissance de cause : leur ritournelle est destinée à circonscrire des territoires, à les marquer et à les annexer. Lesquels ? Evidemment, les lieux où s'exerce ce jeu des identités - on y perd son latin ou son arabe classique. Les lieux où s'exerce l'interprétation, où un mot peut signifier différemment en fonction d'une intonation, d'un regard ou d'un signe quelconque. Les lieux où la vérité n'est plus révélée, mais travaillée, élaborée, produite par les femmes et les hommes dans un partage ironique des significations. Les lieux où les textes relèvent de la mythologie ou de l'histoire, mais plus du sacré. Les lieux où Abraham, Jésus ou Mahomet ne valent pas plus qu'Hamlet, Robespierre ou Tartuffe, où ils ne sont plus la propriété des religions, où les religions deviennent un moment de l'histoire de l'humanité. Des lieux donc où les religions ne sont plus en droit ni en mesure d'imposer leur loi.

C'est contre cette inexorable expropriation que s'activent les censeurs. On comprend leur divine fureur.

Metteur en scène, Hervé Loichemol prépare un spectacle sur Adriano Sofri qui sera représenté à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon en juillet.

Jeudi 16 Février 2006 18:54

Un site Internet iranien publie une caricature de l'Holocauste en réponse à celles de Mahomet
LEMONDE.FR | 13.02.06 | 12h36 • Mis à jour le 13.02.06 | 12h41

Dans le cadre d'un concours international de caricatures sur l'Holocauste, lancé avec le quotidien iranien Hamshahri et intitulé : "Où est la limite de la liberté d'expression en Occident ?", le site Internet de la Maison de la caricature de l'Iran a publié, lundi 13 février, un premier dessin sur ce thème.

Le site explique que cette première caricature sur l'Holocauste a été envoyée par un certain Michael Leunig, vivant à Melbourne, en Australie, "par solidarité avec le monde musulman et pour exercer sa liberté d'expression". Ce dernier, qui dit être caricaturiste, explique "avoir eu des difficultés à publier ce dessin dans son propre pays" et espère, si le dessin est publié, que cela "mettra en lumière l'hypocrisie de l'Occident face à la liberté d'expression". Aucune confirmation indépendante n'a cependant été obtenue sur la participation volontaire du fameux dessinateur.

Il s'agit d'une série de deux dessins. Dans le premier, intitulé Auschwitz 1942, on voit un juif, portant l'étoile de David et un baluchon, entrant dans le camp de concentration par le portail surmonté de l'inscription "le travail apporte la liberté". Dans le second, intitulé Israël 2002, le même homme, portant cette fois un fusil, se dirige vers le portail de ce qui ressemble à un champ de bataille, avec l'inscription "la guerre apporte la paix".


TESTER LA "LIMITE DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION EN OCCIDENT"

"La liberté d'expression est un prétexte pour les Occidentaux (...) d'insulter les croyances des musulmans", affirme le quotidien Hamshahri, pour expliquer le lancement de son concours, conçu comme une réponse à la publication de caricatures du prophète Mahomet dans la presse européenne. Le quotidien ajoute que l'Holocauste est un "événement dont de nombreux penseurs mettent en doute la véracité, mais [en Occident] même ce doute est puni par la loi".


"En réponse aux caricatures ignobles sur le prophète Mahomet, le quotidien lance un concours international avec l'aide de la Maison de la caricature sur la limite de la liberté d'expression en Occident", peut-on y lire. Chaque artiste peut envoyer au plus trois caricatures qui doivent parvenir au journal avant le 5 mai. Le journal ne précise pas les prix mais affirme que chaque caricaturiste recevra un livre contenant tous les dessins envoyés.

"Les journaux occidentaux ont publié ces dessins sacrilèges sous le prétexte de la liberté d'expression. Voyons s'ils font ce qu'ils disent et publient aussi des dessins de l'Holocauste", avait déclaré récemment Farid Mortazavi, un responsable de Hamshahri.

Le président iranien ultraconservateur, Mahmoud Ahmadinejad, a de nouveau qualifié samedi de "mythe" le massacre des juifs durant la seconde guerre mondiale par les nazis. En octobre, il avait déjà scandalisé la communauté internationale en jugeant que l'Etat hébreu devait "être rayé de la carte".



Avec AFP


Et c'est parti pour une guéguerre sur les limites de la liberté d'expression.
Si le manque d'auto-dérision démontre la stupidité et la faiblesse des musulmans, ils ont bien compris que notre chère liberté d'expression n'est que du vent.

Jeudi 16 Février 2006 18:56

Même si la réponse apporté par les musulmans est stupide, on ne peut comparer l'Holocauste avec une religion...

Jeudi 16 Février 2006 22:11

Il me semble que Michael Leunig nie être l'auteur de ces dessins et que l’un des responsables du quotidien Jyllands-Posten s’était, oralement, engagé à les publier au nom de la liberté d’expression avant d’y renoncer.

Jeudi 16 Février 2006 23:20

Citation de spirit :
Et c'est parti pour une guéguerre sur les limites de la liberté d'expression.
Si le manque d'auto-dérision démontre la stupidité et la faiblesse des musulmans, ils ont bien compris que notre chère liberté d'expression n'est que du vent.


Ce n'est pas un problème de liberté d'expression, et la nôtre, toujours à défendre, comparée à celle des régimes totalitaires, n'est pas "que du vent".
Ironiser sur toutes les religions n'a aucun rapport avec l'humour plus que douteux de ceux qui nient l'holocauste, crime contre l'humanité.

Vendredi 17 Février 2006 15:06

Bien sûr, mais il existe de nombreuses que la bien séance interdit en occident. On brandit l'étendard sacré de la liberté d'expression, mais quand quelqu'un pourra faire part de ses idées antisémites, homophobes... sans se retrouver au sein d'un tribunal, on en reparlera.
Pour revenir aux caricatures, l'holocauste a pour nos sociétés le rôle de muhammed pour l'Islam.
Si les musulmans en auraient pas fait autant, on ne les aurait peut-être pas connu, ces caricatures.

... d'un autre côté, c'est plutôt bien qu'ils réagissent autant : cela permet de voir le vrai visage de l'Islam, et ses dangers.

Vendredi 17 Février 2006 18:06

Tolérer l'antisémitisme, le racisme, voire l'homophobie, n'a rien à voir avec la liberté d'expression ou la nécessaire critique des religions. Il y a des lois pour marquer la différence.

Quant au "vrai visage de l'islam", il n'est pas sûr que ce soit les régimes qui orchestrent les campagnes actuelles qui le montrent. Ils en montrent plutôt, de manière intégriste, la...caricature !

Vendredi 17 Février 2006 18:27

Bon j'ai pas lu les sujet mais je viens placer mon grain de sel.....
Bon déja je trouve "prévisible" et un MINIMUM "légitime" la réaction de la communanuté musulmane. Rappelez vous la pub ou on caricaturais la Cène pour une marque de jean (levi's il me semble), la communanté chrétienne avais hurlé au loup et avais réussi a faire retirer la pub !
Donc sous prétexte que la c'est la communanuté musulmane qui hurle en en fait tout un plat, je trouve ça limite.
Après moi sa m'a fais bien rire cette caricature et si ça avais été avec Dieu ou Jesus ou n'importe quel dieu ça m'aurais fais marrer aussi et si on ne peut pas rire de la religion alors cette religion n'est pas tolérante, donc elle devrais être intedite (si on pousse le raisonnement jusqu'au bout^^)
Je pense qu'on peut rire de tout et que c'est bcp mieux que d'en pleurer !!
Donc a mon avis on fais une polémique d'un petit dessin pour rien
Plutôt que de se paindre d'un dessin, si on parlais des génocides et autres massacres...On commence par les USA ??
Voilou.....
/taunt

Vendredi 17 Février 2006 23:05

Il faut savoir que ces caricatures ont été publiées il y a plus de 5 mois et que pendant ce temps, personne n'a été offusqué.
Il a fallu que l'arabie saoudite monte l'affaire en épingle pour que tout s'emballe.
Rappelons quand même que l'arabie saoudite n'est pas, loin s'en faut, un modèle de tolérance...

Samedi 18 Février 2006 00:19

Ce n'est pas parce ce que personne ne s'offusque durant 5 mois que cela est légitime (personne ne s'offusquait de l’esclavage…).

Samedi 18 Février 2006 01:09

Francis : "Jésus en érection"

Mais queue demande le peuple !
http://www.bedetheque.com/Planches/sacrejesuspl.JPG

Samedi 18 Février 2006 01:10

N'importe quoi, tes comparaisons.

Samedi 18 Février 2006 01:12

(je parle à Tsavatanen)

Samedi 18 Février 2006 07:12

Citation de looping06 :
N'importe quoi, tes comparaisons.

Comparer n'importe quoi à n'importe quoi n'est-il pas approprié ?
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Samedi 18 Février 2006 09:28

Ben avec des arguments du style, personne ne s’est plaint donc il n’y a pas de raison de se plaindre, on peut en faire des choses…
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