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Voitures brulées - Page 10

Lundi 07 Novembre 2005 22:16

je trouvais tes propos tres bons zolafric, là, tu baisse dans mon estimeRire

Lundi 07 Novembre 2005 22:20

dsl robinos 33, je fais partis de la majorité

Lundi 07 Novembre 2005 22:24

si la majorité est ceux qui preferent sarkozy aux mecs qui cassent tout, alors je fais partie de la majorité
mais si la majorité est ceux qui aiment sarko ben je ne suis pas dans la majorité...
allez bonne soirée les gens Clin d'oeil

Lundi 07 Novembre 2005 22:27

donc je vois que tu ne detestes pas sarkozi
bonne soirée

Lundi 07 Novembre 2005 22:28

Looping-pong, quand tu dis que des lois renforçant la sécurité en France ont fait perdre des libertés fragilisant la démocratie, j'avoue avoir un peu de mal car si je suis ton raisonnement : lois sécuritaires = atteintes aux libertés .
cela se conçoit, mais je vois cela un peu autrement, par exemple dans les aéroports, pour moi cela ne me gêne absolument pas que l'on restreignent quelques libertés pour ma sécurité, que je considère comme une part importante de la liberté .
De plus quand tu dis que les lois renforçant la sécurité fragilisent la démocratie, excuse-moi pardon mais on a quand même en France un des mécanisme les plus efficace concernant la protection des Libertés Publiques, c'est le Conseil Constitutionnel qui veille assez efficacement au respect de ces libertés, quand bien même son contrôle sur les lois est un contrôle a priori .
Alors je trouve que c'est aller vite en besogne que de dire que les lois votées restreignent les libertés et mettent en cause la Démocratie, sachant qu'il faut trouver un juste équilibre entre libertés individuelles et libertés publiques

Lundi 07 Novembre 2005 22:39

ouai gregos comment va

Lundi 07 Novembre 2005 22:46

Citation de looping06 :
Que faire ?

Si la situation perdure, il va falloir penser à imposer un couvre-feu à partir d'une certaine heure là où il y a des problèmes.


C'est bibi qui a gagné !

(source : lemonde.fr)
Invité lundi du journal de 20 heures sur TF1, le premier ministre a promis une réponse "ferme et juste" aux émeutes dans les banlieues. Il a notamment déclaré que le gouvernement aidera les maires à décréter le couvre-feu dans les quartiers sensibles si cela est nécessair

Lundi 07 Novembre 2005 22:48

Des banlieues prises au feu

Les lieux où se produisent les mini - émeutes sont des secteurs abandonnés de la collectivité.
par Hugues LAGRANGE (Libération, vendredi 04 novembre 2005)

L'extension des émeutes parties de Clichy-sous-Bois à Montfermeil, Bondy, Aulnay, Le Blanc-Mesnil, Sevran, Le Tremblay témoignent éloquemment du fait qu'il ne manquait qu'une étincelle pour qu'éclate un feu et s'amplifie un incendie dans les cités de la région parisienne. Qu'est-ce qui alimente ce feu par-delà des événements qui lui ont donné naissance ?
Les affrontements et les incendies de voitures et la délinquance sont deux choses distinctes. L'épisode actuel rappelle les mini - émeutes urbaines qui ont ponctué les vingt-cinq dernières années, celles du début des années 80 et des années 90. Il n'y a rien de plus réducteur que d'assimiler ces actions collectives qui mettent aux prises les jeunes des quartiers pauvres issus de l'immigration avec les forces de l'ordre, qui ont à l'évidence une dimension protestataire, avec la délinquance ordinaire, même si d'authentiques voyous ne ratent pas l'occasion de s'insérer dans la brèche. Les moments forts de l'une et de l'autre ne coïncident pas. On observe aussi, parmi les signes inquiétants, la progression considérable des infractions d'outrages et rébellion contre les policiers et le fait que ceux-ci personnalisent le conflit en se portant de plus en plus fréquemment partie civile. Comme s'ils avaient un compte personnel à régler avec les auteurs présumés. Parallèlement, les abus de la force par la police ont connu une hausse importante qu'une politique publique attentive aux rapports des jeunes et des institutions devrait considérer prioritairement. Cela n'est pas l'objet de l'attention du ministre de l'Intérieur.
Entre 1997 et 2001, l'amélioration de l'emploi n'a pas profité aux moins de 25 ans, peu ou pas diplômés, leur taux de chômage étant resté proche des 35 à 40 %, ce qui a favorisé le maintien de la délinquance à un haut niveau et suscité la surprise de Lionel Jospin. Si, depuis 2002, le chômage des moins qualifiés s'est légèrement réduit, celui des jeunes des quartiers ayant poursuivi jusqu'au bac et au-delà s'est au contraire accentué, faisant d'eux les principales victimes de la discrimination sur le marché de l'emploi, notamment en Seine-Saint-Denis. Parallèlement, la suppression des emplois-jeunes et leur tardif rétablissement sous d'autres appellations envoient des signaux contradictoires et démobilisateurs à ces jeunes. Ceux qui avaient profité des emplois aidés pour accéder à des emplois dans le secteur marchand peuvent penser que ce ne sera plus possible à l'avenir. Les difficultés et les lenteurs administratives qui accompagnent la laborieuse mise en oeuvre de la loi Borloo contribuent à renforcer les inquiétudes. Pour autant, tous les problèmes ne viennent pas du gouvernement, ils traduisent le déficit de capacité d'une société affrontée à des mutations rapides (chute des emplois ouvriers, progression des emplois de service, élévation de l'exigence de scolarisation longue) à sécuriser des parcours et à ouvrir un premier accès à l'emploi. Difficulté accentuée en France.
Les mini - émeutes appellent aussi un regard sur le contexte local. Il est aujourd'hui avéré que les lieux où se produisent les épisodes d'affrontement des jeunes des quartiers avec la police sont des quartiers qui connaissent depuis deux ou trois décennies un haut niveau de chômage des moins diplômés. En Seine-Saint-Denis, le nombre de chômeurs s'est élevé de 81 000 en juin 2002 à 94 000 en mars 2005 ; au cours de la même période, le nombre d'allocataires du RMI a progressé de 38 000 à 48 000. La liste des villes dans lesquelles le taux de chômage est le plus élevé (plus de 15 %) comprend Aulnay, Clichy, Montfermeil, Dugny, Le Tremblay, précisément des villes où les voitures ont brûlé ces nuits dernières.
C'est sur ce terreau de frustrations et de difficultés qu'il faut situer la portée des propos méprisants du ministre de l'Intérieur à l'égard des jeunes de ces quartiers. Quand un ministre en exercice parle délibérément de «racaille», de «rentrer dedans», de «nettoyer au Kärcher» les cités, il use de termes qui rappellent ceux de la police militaire brésilienne ou qui font penser au «nettoyage ethnique» plus qu'à de la prévention. Dès lors, quelle valeur accorder aux propos du même ministre qui parle de discrimination positive, réclame le vote pour les étrangers aux élections locales et se lamente sur «les enfants d'ouvriers immigrés qui n'ont pas de travail», «qui éprouvent un sentiment d'exclusion» ou évoque «le travail remarquable des associations» ? On ne comprend pas, ou plutôt on ne peut comprendre qu'une chose : les propos tenus ne sont pas un alliage de fermeté et d'empathie, mais l'expression d'un double langage, d'une duplicité qui prétend en même temps satisfaire un électorat tenté par le populisme et nouer une alliance avec les familles issues de l'immigration.
Les émeutes qui se produisent dans les cités de l'Ile-de-France révèlent un divorce profond, un mouvement de ségrégation des populations issues de l'immigration africaine. En effet, dans les quartiers d'habitat social, ce ne sont pas les services publics qui ont déserté, contrairement à ce qu'on affirme volontiers, la défection est venue de la plupart des couches de la population qui avaient des qualifications et un emploi stable (cadres, intermédiaires, ouvriers français d'abord, et puis ces mêmes catégories issues de l'immigration) laissant dans ces quartiers uniquement les couches les moins qualifiées, les employés précaires et des chômeurs. Les quartiers des cités sont devenus des lieux dépourvus de mixité sociale. Les familles qui pourraient tirer vers le haut les enfants par l'émulation à l'école, etc., ont disparu. Dès lors, l'action des associations communautaires (notamment musulmanes) est une des seules médiations sociales effectives. L'ethnicisation de ces quartiers est d'abord la conséquence de notre défection collective, encouragée par une politique populiste et non pas l'effet d'un repli identitaire. Sans une politique publique qui s'adresse aux jeunes et à leurs familles dans la reconnaissance et le respect de leur identité, on ne comblera pas une fracture qui est aujourd'hui autant culturelle et politique que sociale.

Lundi 07 Novembre 2005 22:48

est-ce la bonne solution?

Lundi 07 Novembre 2005 22:54

Citation de looping06 :
Citation de looping06 :
Que faire ?

Si la situation perdure, il va falloir penser à imposer un couvre-feu à partir d'une certaine heure là où il y a des problèmes.


C'est bibi qui a gagné !

(source : lemonde.fr)
Invité lundi du journal de 20 heures sur TF1, le premier ministre a promis une réponse "ferme et juste" aux émeutes dans les banlieues. Il a notamment déclaré que le gouvernement aidera les maires à décréter le couvre-feu dans les quartiers sensibles si cela est nécessair

Ya quelques années ils ont fait ca dans mon quartier (à cause de gymnase et voitures brulées) et ca avait apaisé tout le monde
ASCAP Sochaux !

Lundi 07 Novembre 2005 22:58

Citation de robinos33 :
rclens1998, toi ca ne te choque que quand c'est dans ta rue qu'il y'a des problemes?

non mais je pensais que les jeunes de mon quartier étaient assez intelligent pour comprendre que ca servait à rien car depuis les incidents il n'y avait rien eu ici. De plus depuis 2/3 ans mon quartier était redevenu plus ou moins tranquille comparé à avant.
ASCAP Sochaux !

Lundi 07 Novembre 2005 23:02

_à cutman : ta remarque est interessante et j'accepte volontiers cette critique. C'est vrai que je trouve inexcusables et intolérables les actes que font les voyous alors qu' en même temps je réprime moins ardemment les propos de quiquidonc ( que je ne partage absolument pas , soyons clair) sans pour autant les excuser totalement. C'est peut-être parce que mon père s'est fait agressé il ya 3 semaines et que vendredi j'ai vu cramer 2 bagnoles sous mes yeux. Je ressens ces situations comme injustes mais bon je ne suis pas près pour autant de tenir des propos extremistes. D'ailleurs le type que je soupçonne fortement d'avoir allumer le brasier est de type européen. Au fait c'est quoi l'âne baté?
_à tous ceux qui nous traitent de fachos : des mecs qui crament des bagnoles et vandalisent tout sur leur passage ,ça s'appelle des racailles , des casseurs , des voyous , des barbares , des sauvageons , bref tout ce que vous voulez sauf des honnêtes citoyens et encore moins des victimes. Très peu sont ceux sur ce forum qui ont stigmatisé un groupe ethnique en particulier. La connerie est la chose la mieux partagée ,la mieux repartie. Enfin je me dois de rappeler que le droit à la sécurité , la tranquillité publique est une liberté fondamentale. Certaines mesures sont peut-être liberticides pour certaines personnes mais elles le sont surtout pour les voyous et protège la plupart des citoyens.
Perso ça ne me gène pas les caméras de surveillance dans la rue: j'ai rien à ne me reprocher donc je vois pas pourquoi la police m'espionnerait. La vidéosurveillance a permis d'arrêter les terroristes de londres et les assasins du photographe d'epinay sur seine. Cela dit je comprends parfaitement que l'on puisse avoir un avis divergent mais je ne traite pas ces personnes d'anarchistes.

Lundi 07 Novembre 2005 23:03

Citation de looping-pong :
Non mais vous vous rendez compte de ce que vous dites ?

Répondre par la violence ? Aller tabasser les jeunes qui foutent le bordel ?

Ca ne ferait que légitimer leurs actions, et ça serait la fin de l'idée de Démocratie et d'Etat de droit.

Il y a eu un débat identique dans le fond lors du 11 septembre. Les lois américaines, et dans les autres pays "occidentaux" tels que la France que les hommes politiques ont fait passé sous le prétexte de plus de sécurité ne font que fragiliser la Démocratie en retirant des libertés. Ce qui était le but profond des personnes ayant prémédités les attentats. La mort du touriste Brésilien à Londres cet été va dans le même sens. Les terroristes veulent faire peur pour fragiliser les démocraties (pour les musulmans intégristes, la démocratie n'est pas une bonne chose).

Aujourd'hui nous ne sommes pas devant des terroristes organisés qui font ça dans ce but, mais face à des jeunes qui ne prennent pas conscience de ce que leurs actions amènent. Ils pensent que c'est le seul moyen pour qu'on ouvre les yeux sur leur situation, mais (enfin à mon avis) ce n'est pas la bonne méthode, justement parce que des gens comme vous pensent qu'il faut leur rentrer dedans et en blesser ou tuer certains.

Et personnellement, je suis très triste de la réaction de certains d'entre vous. Enfin bon, retournez regarder le 20H de TF1, tout ira certainement mieux...

Non c pas des terroristes ils ne font pas sauter les Tours, ils font jsute sauter les voitures, les commerces, les pharmacies et les écoles.

C'est des anges. Il faut donner le médaille du courage d'avoir su et pu bruler les voitures...

Imagines que ces mecs brulent ta voiture et ta maison... j'aimerais savoir si tu vas toujours tenir les même propos...
Les racailles en France c des anges lol

Lundi 07 Novembre 2005 23:08

Tous ceux qui disent que Sarko est facho et qu'il est nul, tous ceux qui disent qu'il faut pas répondre la violence par la violence, tous ceux qui disent qu'il faut donner la chance à ces racailles... etc

J'aimerais savoir et connaitre vos propos et réactions si un soir vous voyez votre voiture brulée par des racailles et que votre commerce ou maison brulée.
Les racailles en France c des anges lol

Lundi 07 Novembre 2005 23:10

Pm21 : "Au fait c'est quoi l'âne baté?"
C'est pas toi, qui qui donc qui c'est ? C'est le coupeur de doigts, l'annulaire inversé.

Lundi 07 Novembre 2005 23:14

Émoticône
Les racailles en France c des anges lol

Lundi 07 Novembre 2005 23:19

Je partage absolument l'opinion de pm21 concernant les caméras de vidéosurveillance.
Et le reste aussi.
on lit ici "Sarko facho".
Je me souviens aussi que ce sont les béni oui oui qui n'ont pas su arrêter les fachos à temps dans les années 30.
certes la comparaison est assez ridicule sur le fond et l'ampleur. Ceci dit, elle a le mérite d'illustrer les limites de la prévention et de la négociation face à des gens déterminés et endoctrinés.

Lundi 07 Novembre 2005 23:25

Je ne partage que partiellement l'avis de hugues lagrange auteur de l'article publé par voltaire. D'abord l'article provient du journal libération donc quelque part il est un peu engagé à gauche; c'est pas l'huma mais c'est un peu l'équivalent du figaro à droite.
Ensuite quand sarko parle de "racaille" , il ne désigne pas les jeunes du quartier dans son ensemble mais les fauteurs de troubles. Je comprends qu'on puisse être choqué par son vocabulaire mais ça l'est tout autant de dire qu'il organise un "nettoyage ethnique".
Enfin l'auteur ne se pose pas les bonnes questions à mon sens, à savoir pour quelles raisons les classe moyennes aux emplois stables ont quitter ces quartiers? ou bien encore est-ce que les roms qui vivent dans des caravanes sans eau courante dans des terrains vagues à l'ecart de tout mettent des quartiers entiers à feu et à sang?

Lundi 07 Novembre 2005 23:27

Citation de Quiquidonc13 :
Tous ceux qui disent que Sarko est facho et qu'il est nul, tous ceux qui disent qu'il faut pas répondre la violence par la violence, tous ceux qui disent qu'il faut donner la chance à ces racailles... etc

J'aimerais savoir et connaitre vos propos et réactions si un soir vous voyez votre voiture brulée par des racailles et que votre commerce ou maison brulée.


tu as en partie raison.

Lundi 07 Novembre 2005 23:30

Ce topic est très interessant. J'espère qu'il restera correct . Bonne nuit à tous.
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