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Ca sert à quoi de faire un referendum ? - Page 3

Lundi 29 Novembre 2004 13:49

Tu lis le projet de constitution, si t'es d'accord avec, tu votes pour, si t'es pas d'accord, tu votes contre.
Le référendum c'est la seule élection où tu peux voter en toute connaissance de cause (puisque tu sais sur quel texte on discute, ou du moins tu peux savoir), faut en profiter !

Lundi 29 Novembre 2004 17:22

Le problème à mon sens est que les citoyens européens (français en particulier) n'ont pas été consultés quant au contenu de cette Constitution (rédigée par Giscard) <IMG SRC=smilies/evident.gif>

Lundi 29 Novembre 2004 17:54

Ben oui mais là tu peux dire que t'es pas d'accord avec la constitution. Donc c'est à toi que revient le dernier mot

Lundi 29 Novembre 2004 18:29

Sauf qu'au final, on votera sans l'avoir lue.

Lundi 29 Novembre 2004 18:54

Ben ça c'est toi qui vois si tu ne veux pas lire...
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Lundi 29 Novembre 2004 19:05

Je ne parle pas de moi en particulier (même si c'est vrai que je ne la lirai pas).
Je parle de tout le monde ou presque.
Si 1 % des votants ont lu le texte intégral au moment d'aller voter, ce sera déjà beau.
Une question: Quelle signification pourra t'on donner au résultat du vote?
Certainement pas "les français ont voté pour (ou contre) la coinstitution" en tout cas.
Peut être "les français ont suivi les arguments de machin"
Peut être "les français ont voté pour le parti truc"
Peut être autre chose

Lundi 29 Novembre 2004 19:11

C'est possible, varispin. Mais qui est "on" ?
"On" a la possibilité de lire ou de ne pas lire : les forums de T2T sont là pour en témoigner.
Combien de messages lus, vraiment lus, mal lus, déformés, compris ?

Le projet de Constitution est disponible, abondamment commenté. C'est un fait. Et on en est qu'au début, semble-t-il.

Si, par principe, par scepticisme, par désenchantement, on part de l'hypothèse que chacun votera en méconnaissance de cause, c'est le droit de vote lui-même qu'il faut remettre finalement en question. Et laisser les esprits éclairés décider seuls.

Les sociétés démocratiques ont fait un autre choix. Il est risqué, jamais satisfaisant, toujours ambigu. Mais c'est un privilège.

J'écoute en ce moment les infos : les ukrainiens réclament qu'on respecte leur choix et leur vote.
Je pense qu'ils ont raison.

Et que l'Europe doit le faire savoir haut et fort.
Et qu'elle le fera mieux demain si les peuples l'exigent de leurs dirigeants.

Lundi 29 Novembre 2004 19:12

Et puis laisser les gens informés décider n'est pas un signe de méfiance de démocratie, si les gens informés en question sont des élus du peuples chargés (et payés) pour faire fonctionner leurs neurones sur ce sujet précis.
Je rappelle que si on avait fait un referendum sur l'abolition de la peine de mort en 1981, jamais le oui ne l'aurait emporté. A t'on bien fait de ne pas en organiser?

Lundi 29 Novembre 2004 19:16

Ce qui se passe en Ukraine n'a rien à voir.
Le choix entre 2 candidats se fait en écoutant deux projets, deux visions.
Le choix d'adhérer à un partisan du oui ou à un partisan du non à un texte se fait en écoutant 2 interprètations d'un même texte.
C'est fondamentalement différent.

Lundi 29 Novembre 2004 19:16

OK, écouter une vision n'est pas commode...

Lundi 29 Novembre 2004 19:32

"Je rappelle que si on avait fait un referendum sur l'abolition de la peine de mort en 1981, jamais le oui ne l'aurait emporté."
Ben on n'en sait rien en fait !
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Lundi 29 Novembre 2004 19:36

Et voir ce que tu dis non plus !

Il ne faudrait pas que ça tourne au dialogue de sourds entre aveugles...

Lundi 29 Novembre 2004 19:48

Bien sûr que si on le sait.
<A HREF="http://www.peinedemort.org/National/France/senat-rapport4.php" TARGET=_blank CLASS=lien_noir>http://www.peinedemort.org/National/France/senat-rapport4.php</A>

extrait:
En 1974, cependant, les personnes interrogées favorables à la peine de mort ne sont plus que 50% ; en revanche, une nouvelle enquête réalisée par l'institut S.O.F.R.E.S., au mois de février 1975, montrait que 83% des personnes interrogées approuvaient le ministre de l'Intérieur d'alors qui réclamait la peine capitale en cas de prise d'otage, d'enlèvement suivi de mort et de meurtre de policier. En octobre 1975, le nombre des partisans de la peine capitale retombe à 58%. Plus récemment, au mois de janvier 1979, un sondage S.O.F.R.E.S. marquait, semble-t-il, une stabilisation des proportions de partisans et d'adversaires de la peine capitale (56% de l'échantillon interrogé restaient favorables à la peine de mort tandis que 34% se prononçaient "contre"Clin d'oeil.

Au tout début de l'année 1981, les adversaires de l'abolition ne représentaient plus que 52% des personnes interrogées au cours d'une nouvelle enquête ; si l'on en croit les conclusions des très récents sondages dont les résultats sont actuellement publiés, ce chiffre serait remonté à 62 ou 63% des réponses.

Il n'est pas douteux qu'un certain malaise, lié à l'impression d'insécurité, contribue, depuis quelques années, au maintien d'une proportion relativement élevée de Français se déclarant adversaires de l'abolition de la peine capitale.

Lundi 29 Novembre 2004 23:06

Je suis contre la peine de mort.
Attention Vari spin ta tête dépasse. <IMG SRC=smilies/rire.gif>

52% au début 1981, plus l'élan rose déferlant sur la france, Mitterrand au sumum de sa popularité défendant le projet, je crois qu'effectivement, on en sait rien

Lundi 29 Novembre 2004 23:43

Ba étant donné que 52% c'est plus que la moitié, on sait. D'autant que ça ne veut pas dire qu'il y avait 48% de gens favorables à l'abolition, loin de là, cf sondage de 1979 avec 56% pour la peine capitale et 34 % contre (on est loin des 44%).
Enfin si vous êtes sceptiques, demandez à la partie de votre entourage qui était en âge de réfléchir en 1981, ou documentez vous.

Lundi 29 Novembre 2004 23:50

<A HREF="http://www.revoltes.org/france.htm" TARGET=_blank CLASS=lien_noir>http://www.revoltes.org/france.htm</A>

extrait:
8 septembre, session extraordinaire du Parlement. A l'ordre du jour : l'abolition. Au même moment, un sondage révèle que 62% des Français restent majoritairement partisans de la peine capitale.

10 jours plus tard, le vote est sans ambigüité : L'article 1 abolissant la peine de mort est adopté par 369 voix contre 113.

Lundi 29 Novembre 2004 23:51

Laisser en liberté dix criminels, c'est terrible et indigne.

Exécuter un seul innocent, c'est plus terrible et plus indigne encore d'une société dite avancée
Toujours d'humeur pour l'humour, sans déc ...

Lundi 29 Novembre 2004 23:53

mon premier lien rapporte un texte datant de 1981

Lundi 29 Novembre 2004 23:53

Les chiffres avancés par varispin sont exacts, mais il est vrai que l'abolition figurait parmis les 110 propositions du programme de Mitterand, et aussi que celui-ci mais également Chirac, s'était clairement prononcé contre la peine de mort.

Toutefois, on peut se demander quels résultats aurait donné un sondage réalisé sur des français ayant écoué le discours de Badinter devant l'assemblée en 1981...

Lundi 29 Novembre 2004 23:58

On est bien d'accord, Bible.
Seulement l'exemple de l'abolition de la peine de mort qui s'est faite contre l'avis d'une majorité de Français venait en réaction à la phrase de Voltaire: "Si, par principe, par scepticisme, par désenchantement, on part de l'hypothèse que chacun votera en méconnaissance de cause, c'est le droit de vote lui-même qu'il faut remettre finalement en question. Et laisser les esprits éclairés décider seuls"
Ce principe est évidemment fort louable, mais avec lui, la peine de mort n'aurait pas été abolie en 1981, mais bien plus tard.
Par cet exemple, j'essaye de démontrer qu'il vaut parfois mieux faire confiance "aux esprits éclairés".
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