Vétérans Finales nationales 2012 - Page 2

Vendredi 02 Mars 2012 14:00

Citation de philjolly :



Bonjour,
J'ai pris une option pour la réservation d'un chalet de 4 à 5 places (140 euros pour deux nuits). Les joueurs de ma région sont déjà hébergés ou partent en famille. Si des joueurs sont intéressés, prévenez moi (détail pratique : deux chambres dont une avec un lit double et l'autre avec trois lits simples)
Chalet situé à 4 km de la salle....

Mercredi 14 Mars 2012 15:48

pour info,

dexter absent aux france !
site FFTT rubrique "vétérans - inscriptions"

Mercredi 14 Mars 2012 22:19

Ouf après un tour régional très moyen ... je suis enfin repêché en V2 et j'aurai le plaisir de participer à ces championnats en simple et en double, associé à un très bon joueur de la Nièvre.

Mercredi 14 Mars 2012 22:58

super , laplaud , je viens d ' apprendre que Chris Quignon etait également repeché , on devrait donc etre nombreux du centre a participer !

Jeudi 15 Mars 2012 10:02

Merci Bignico, c'est vrai que quand tu commences à y goûter ... tu y prends vite goût et j'avais du mal à digérer cette non qualification !

Super pour Christophe, j'espère que Daniel Gillard le sera aussi ...

Jeudi 15 Mars 2012 10:59

Citation de pilotadvance :
pour info,

dexter absent aux france !
site FFTT rubrique "vétérans - inscriptions"


il fait peut-etre les championnats du monde par équipes

Vendredi 16 Mars 2012 11:50

qu'est-ce que c'est bien d'avoir le choix !!!!!!!

et bien.......... il est de quelle nationalité en fait... rires ??

Vendredi 16 Mars 2012 14:24

Citation de pilotadvance :
qu'est-ce que c'est bien d'avoir le choix !!!!!!!

et bien.......... il est de quelle nationalité en fait... rires ??


trinidad

Vendredi 16 Mars 2012 20:37

Laplaud, tu fais le double avec Michel Pierronnet ?

Vendredi 16 Mars 2012 23:00

Citation de cinglé :
Laplaud, tu fais le double avec Michel Pierronnet ?

J'ai cet honneur et j'en suis très content ! Je vais essayer d'être à la hauteur ! Émoticône

Vendredi 23 Mars 2012 21:24

Il est possible de suivre toute la compétition sur le site officiel :

Poules et Tableaux

Dimanche 25 Mars 2012 19:43

Citation de Laplaud :
Citation de cinglé :
Laplaud, tu fais le double avec Michel Pierronnet ?

J'ai cet honneur et j'en suis très content ! Je vais essayer d'être à la hauteur ! Émoticône


Félicitations pour ta victoire en double avec Michel. Content

Dimanche 25 Mars 2012 21:46

Merci cinglé (avec tout le respect que je te dois, j'ai juste l'impression de t'insulter en te disant ça ! ). Émoticône

J'ai découvert en Michel un joueur charmant, on s'est très bien entendu en étant très complémentaires en double et ce titre de Champion de France V2 nous ravit ... surtout face à Denis Forbault et Gérard Martin !

Dimanche 25 Mars 2012 22:07

Bravo à "Laplaud ... dit maître" désormais en double V2.
Toujours d'humeur pour l'humour, sans déc ...

Dimanche 25 Mars 2012 22:20

A signaler le superbe parcours en V2 du "parisien" Jean Marc Leroy classé 14 (les Aquitains et les Montois en particulier se rappellent de lui) qui atteint la demi finale après 6 magnifiques perfs ne s'inclinant (logiquement)que face à Forbault.
Émoticône

Dimanche 25 Mars 2012 22:29

Leroy ne voulait pas quitter l'arène. Sauf qu'entre ne pas vouloir et pouvoir, c'est plus que pas simple.
Respect à ce multi performeur.
Toujours d'humeur pour l'humour, sans déc ...

Lundi 26 Mars 2012 10:39

Multi-performeur qui s'est de plus entrainé quelques années dans notre bonne vieille salle de la 4S, si tu t'en souviens Michel... En tout cas félicitations à lui pour ce beau parcours. Émoticône

Lundi 26 Mars 2012 11:11

Salle ... (hihihi) Tonnellé? Mais tu me parles ... (hihihi) d'une autre vie, là, d'un autre temps, DomiFafa94. J'verrais Jean-Marc Leroy, j'pourrais peut-être dire mais là, d'entrée, non. Qu'importe, encore une fois, c'est bien beau, oui, c'qu'il a accompli.
Toujours d'humeur pour l'humour, sans déc ...

Vendredi 11 Mai 2012 21:44

Jusqu’au bout de la nuit
Marc Antony
Je plains les insomniaques, en quête la nuit de la moindre parcelle de sommeil avec l’espoir de se dire je veux dormir. Cette amie, cette frangine tout habillée de noir, vêtue ou le corps est la recherche du repos d’une journée du commun des mortels. Elle peut se révéler être une compagne et une source d’inspiration pour des gens comme les écrivains, peintres, sculpteurs, créateurs et artistes quels qu’ils soient.la notion du temps prend une autre dimension ou l’imagination vers le rêve est une lumière, une force et cette capacité de tirer profit de cette insomnie providentielle
Chez les sportifs compétiteurs de tous les âges encore que chez les vétérans la recherche du sommeil est encore plus difficile avec temps.la veille d’une compétition, la pression est omniprésente et souvent étouffante et nous devons lutter nous bagarrer jusqu’au bout de la nuit pour trouvez la clef afin de se morfondre vers ce paradis des labyrinthes que l’on nomme le sommeil paradoxal
C’est avec minutie que je prépare mon sac de voyage quelques jours avant une compétition mais aussi avec une certaine anxiété voyons n’ai-je rien oublié ! Du moins je l’espère. Je participe pour la 26ème fois à un championnat de France de tennis de table dans la catégorie des vétérans et j’aborde cette immersion totale comme un bonheur. Pendant deux jours seulement et malheureusement à rêver, penser, et jouer au Ping .Le jour du départ ce sont les femmes qui prennent le pouvoir de conduire, cheveux au vent, femme au volant. Après 400kms de route nous arrivons enfin à notre destination finale Ceyrat petite ville touchant Clermont Ferrand capital de l’Auvergne et son emblématique Bibendum Michelin. À peine rentré dans cet immense complexe sportif que déjà, les bonjours, les poignets de mains les salutations se rencontrent dans un rituel où toutes les générations confondues des vétérans se rassemblent le temps d’un week- end et dont on ne peut s’échapper inévitablement. Mais rapidement mes yeux se tournent vers les tables et ses aires de jeux fantastiques de dimensions internationales. Cela fait bien des années que je n’avais pas vu de telles conditions pour pratiquer le tennis de table en compétition Très vite un sentiment de plaisir et une envie de me battre s’imposent à mon psychisme. JE décide que chaque match que je vais jouer devra être une finale ainsi je n’aurai rien à me reprocher. Direction la table de pointage, je présente ma licence et je reçois une pochette avec le programme de la compétition. Les v3 et v4 ont déjà commencé et demain samedi ce sera autour des v1 puis des v2 de démarrer les poules Après un repas conviviale et familiale avec les amis franciliens le sommeil obligatoire s’impose, à la demande de notre corps qui nous rappelle que nous n’avons plus vingt ans Je partage ma chambre avec Didier comte du club de Bois de Colombes il m’explique que sa compétition démarre à 9h pour les v1 et qu’il devra se lever vers 7h et risque de me réveiller, peu importe de toute manière je serai déjà éveillé depuis longtemps J’ai préparé la veille mes affaires de sports pour ce Samedi matin, en enfilant mon maillot et mon short avant de prendre mon petit déjeuner, je prends conscience que la compétition à déjà commencé dans ma tête. Quelques jours auparavant, j’avais écrit sur mon calepin la semaine suivant la compétition » lorsque tu accrocheras ton dossard sur ton maillot « afin de ne pas oublier qu’à partir d’un certain âge notre santé peut-être incertaine et chancelante puis cette petite phrase que mon ami Jean me répétait souvent »ta compétition ne peut être aussi dure qu’un 400m » en souvenir de nos journées d’entrainement et de notre amitié réciproque. C’est à 11h du matin que j’ai débuté la compétition, la première rencontre est toujours difficile et quelque soit le niveau de l’adversaire auquel vous êtes confronté « je dois servir cours, attention à la lecture du service adverse, pourquoi n’ai-je pas pris l’initiative ? Que de questions et parfois sans réponse cette fois vous êtes dans le grand bain, fini de tergiverser et de gamberger et de jouer les « crânien »il faut se battre et encaisser comme un boxeur .En terminant 1er de mon groupe, je me place dans le tableau final ainsi pour ce premier tour, je rencontrerai un 2ème de poule en fin de soirée, mais que la journée risque d’être longue, il faut enchaîner après les simples, les doubles mixtes et messieurs. Il est important de savoir gérer son temps en tenant compte du programme des rencontres, maintenir son émotivité, garder sa confiance, ne pas trop se disperser dans des conversations futiles, éviter de sortir du gymnase afin de ne pas perdre la lumière artificiel avec l’âge on a tendance à l’oublier ,continuer à s’échauffer, s’alimenter et boire régulièrement pour éviter le coup de pompe fatidique .Des que le temps me le permet j’aime poser mon regard sur les différentes rencontres le simple plaisir de regarder les autres pongistes. Vers 13 h je décide de prendre mon repas avec mes amies de Chatenay, un seul plat au menu des pâtes pour garder dans l’estomac un maximum de sucre lent et en dessert un fruit.après cette courte pause je regarde si les tableaux sont enfin affichés, le marathon des matchs va pouvoir commençer.Le jeu en double est particulier c’est un moment de partage et d’amitié même si vous ne connaissez pas votre partenaire , vous ne jouez pas seulement contre vos adversaires mais avec votre conjoint pour cette circonstance du moment en tenant compte rapidement de ses qualités et défauts si vous gagnez l’instant est agréable puisque cette victoire est partagée en osmose et on se donne rendez vous au prochain tour. Jouer sur les 3 tableaux est difficile physiquement mais ce n’est pas tous les jours que l’on participe à un championnat de France Que le temps passe vite dans ce temple géant de la petite balle, nous terminons avec Sylvie vers 20h30 notre dernier tour de double mixte dans la douleur, mais avec le sourire et la joie de rejouer le lendemain une demi finale Avec mon ami Gérard nous continuons notre parcours en double messieurs quand au simple je suis qualifié pour les 1/8 après ma victoire en 1/16.La nuit fait son apparition, les nombreuses automobiles sur le parking ont presque toutes disparues Il est temps de rentrer à l’hôtel et prendre une douche bien méritée. Après un repas léger en commun avec la famille pongiste, je décide vers 23h30 de rentrer à l’hôtel préparer mes affaires pour un départ définitif demain matin cette fois si c’est à mon tour de m’excuser auprès de mon camarade de chambre, je dois me lever vers 7h le 1er tour en simple est à 9h.départ 7h45 avec les pongistes chevillais. Echauffement rapide avec mon ami et coéquipier »Gégé » puis repos une quinzaine de minutes le temps de s’immerger et de vivre le match.9 h l’heure de se présenter à la table de jeu, mon adversaire est un pongiste du club du cher département de mon paternel et voila quelques souvenirs qui resurgissent dans ma tête, le temps de mes débuts d’adulte et des agréables moments passés dans ce jolie village des Stuarts. Les deux minutes de jeu d’échauffement sont écoulées Dés les premiers points je suis ébranlé par les prises de risque de mon adversaire ce qui m’impose à serrer les dents et de mettre en place à mon tour mon système de jeu afin de remporter ce 1er set. Je ne le répéterai jamais assez à tous les pongistes quand vous vous entraînez dans votre club ,apprenez à jouer le 1er set à fond et mettez vous dans la peau que c’est important« gagner le 1er set et vous gagnez de la confiance pour les autres sets suivants ainsi vous aurez de forte chance de remporter votre rencontre car vous n’aurez pas à puiser mentalement pour revenir dans le 2ème set, fondamental pour le gain d’un match en 3 sets gagnants »la confiance s’est installée et je remporte cette rencontre en 3 sets puis toutes les 30minutes je dois enchaîner les matchs ce qui m’absorbe de plus en plus d’influx nerveux .Volontairement je me suis écarté de mes amis pongistes afin de me concentrer sur mon jeu uniquement et de renforcer ma confiance. Pendant quelques minutes mon esprit est devenu sauvage et même primaire. 9h30, 10h, 10h30 je suis toujours en course 11h quart de final du simple, j’ai demandé à Daniel d’être mon conseiller Je n’aime pas le terme « coach » mot anglais à la mode que l’on emploie souvent dans notre vocabulaire ou pour sa vie privée, les entreprises font généralement appelle à ce genre de docteur de l’organisation et puis quel snobisme !comme si aujourd’hui on ne pouvait pas vivre et gérer sa vie sans une aide extérieur ! Dans le sport individuel de compétition comme le tennis de table, c’est un peu différent l’aide psychologique d’une personne peut vous apporter une plus grande confiance (qui doit être réciproque) avec son regard extérieur sur le plan de la tactique et la lecture du jeu et puis quand tout va mal et que le moral est au plus bas, il peut vous redonner de l’espoir avec ses mots réconfortants enfin quand vous gagnez vous partagez votre victoire avec cette poignet de main fraternelle. Personnellement je crois à la télépathie, à cette fusion des esprits il est inutile de comprendre ce choix personnel qui se trouve dans le charisme de l’individu Mon adversaire Michel Pierronnet me serre la main avant la rencontre et me souhaite bon match Ce genre de comportement n’existe que chez les vétérans, une façon de respecter les anciens. Je remporte aisément le 1er set quand au début du 2ème set, après un service à deux rebonds, Michel hésitant sur la lecture du service se cogne violement la main. La douleur et la vue du sang semble prendre le dessus sur cette rencontre. Après quelques minutes de repos involontaires, le temps de bouger les doigts et d’éponger la blessure, Michel m’indique que nous pouvons repartir. Comme un animal blessé et se sentant perdu à cet moment mon adversaire se déchaîne et trouve la force mental pour se transcender. Ses tops revers et blocs me transpercent sur tous les angles du côté de ma table Malgré mon rôle de favori, c’est à mon tour d’être perdu et de vaciller pendant quelques secondes. Point par point je tente de remonter la pente. Nous avons dépassé le cap des dix points chacun, la guerre des nerfs peut commencer. Enfin je m’impose dans se set interminable par la plus petite marge après quelques sueurs froides. Mon adversaire est touché sentant que sa chance était certainement passé je remporte facilement le 3ème set .je n’ai pas le temps de souffler qu’une autre rencontre en double m’attend sur autre table, les points gagnants et perdants s’enchaînent ainsi que les sets et les matchs.1er demi finale remporter avec Sylvie que ses amies surnomment « nounours » nous continuons notre chemin, la finale se jouera à 14h puis 2ème demi finale en double messieurs que nous remportons toujours avec « Gégé ».11h30 demi finale en simple changement de style de jeu mon adversaire est un défenseur francilien qui compte depuis le début du tournoi sa 6ème performances consécutives En mes serrant la main avant de commencer la rencontre il me rappelle que nous nous sommes rencontrés il ya 30 ans lorsqu’il jouait au club de Marmande Je prends le temps d’évoquer avec lui, quelques souvenirs de cette jolie ville du sud ouest du département du lot et de son merveilleux marché. A mon tour je lui remémore le tempérament de feu de son ancien coéquipier décédé Jacques Roque et de ses rencontres toujours tendues et sous haute tension. Nul doute que ce genre de propos que nous évoquons avant notre match ne pourrait exister en dehors des compétitions vétérans. Jean-Marc Leroy classé 14 est probablement l’un des derniers défenseurs vétérans et puriste à dompter la mousse, avec ses deux backsides. Variant inlassablement la balle une fois coupée, une fois molle son classement ne reflète en rien son niveau de jeu. Avec mes gestes dépassées des années 70 et mes revêtements Frienship, le jeu de défense ne me pose peu de problème car je suis capable de toper en rotation et de varier la balle longtemps pendant l’échange. Après un premier set de rodage je m’impose en trois sets. Fin de la matinée, et des rencontres pour toutes les catégories des vétérans et début des finales à partir de 14h. Direction vers l’emplacement des couverts pour un déjeuner rapide et encore et toujours des pâtes et un fruit.13h15 échauffement avec ma partenaire. 14h présentation de toutes les finales doubles mixtes, deux minutes d’échauffement au menu du jeu 100% mousse, place à l’attaque avec aucune raquette combinée rare pour une finale dans cette catégorie d’âge ! Des les premiers points nous mettons la pression sur nos adversaires Nantais en prenant rapidement la conduite du jeu par des attaques en top spin et des retours de service en flip, score sans appel 3 sets à zéro. Deuxième titres que nous remportons ensemble mais cette fois dans une autre catégorie. Le double mixte devient une de mes spécialités, un jardin avec de jolies fleurs comme les femmes on apprend la sagesse. En huit participations je serai sept fois sur le podium pour au total de trois titres nationaux Partage de la victoire et de l’émotion, respect de l’équipe adverse et fin d’une aventure commune. Après les félicitations de nos amis pongistes spectateurs. C’est au tour des finales dames et hommes. Nous jouons notre rencontre sur la table qui se situe tout au fond du gymnase, les conditions de jeu étant les moins bonnes de toutes les finales, mauvaise luminosité vers le mur et faux rebond sur la table Je retrouve mon adversaire des ¼ de finale en simple, bien décidé cette fois à prendre sa revanche, épaulé par son coéquipier du moment, et disposant d’une raquette combinée, mousse d’un côté, picot long de l’autre, et maitrisant avec dextérité sa plaque en revers. J’entends souvent des critiques sur les pongistes qui utilisent ce genre de matériel « oui il a gagné grâce à son picot mais il ne sait pas jouer « encore faut ‘il trouver le bon picot, (ce n’est pas ça qui manque) l’adapter à son comportement, sa gestuelle, son style de jeu, trouver la bonne inclinaison de la raquette sur la balle et maitriser le contrôle de son poignet ce qui implique de posséder un bon toucher de balle. La plus part des pongistes pensent que c’est la plaque miracle pour gagner mais très vite ils déchantent se sachant limités dans leur progression ils abandonnent pour revenir à la mousse Ce n’est pas le cas pour Jean Claude Viemon le docteur Neubauer Français qui s’est adapté à son matériel et démontre que le progrès n’est pas une question d’âge car voyez vous chers pongistes on peut toujours progresser, n’écoutez pas ceux qui vous disent « tu ne progresseras plus « l’important est de croire en ses possibilités, sachez distinguer les bons et les mauvais conseils, le courage, le travail sont les moteurs et les valeurs essentiels pour avancer même petitement Certes ce n’est pas une jolie finale pour les spectateurs, l’échange se brisant rapidement sur des effets difficiles à percevoir. Nos adversaires nous obligeant à réfléchir sur chaque point. Le maintient de notre concentration baisse au fur et à mesure que le temps de la rencontre s’allonge. Le 5ème set tourne court à notre avantage ce qui profite à nos adversaires et leur victoire finale méritée Je crois que involontairement et inconsciemment, sachant que nous allions nous affronter en finale du simple, Gérard et moi nous n’avons pas assez puisé au fond de notre chair pour remporter cette victoire Non il n’existe pas de belles défaites mais uniquement de belles victoires. Certaines défaites peuvent être positives pour cela il faut savoir faire le tri entre les bonnes et les mauvaises (ex comportement ou approche de la compétition) c’est, à ce moment précis qu’il faut redoubler d’effort et vous entraînez plus durement mais intelligemment. Si vous êtes jeune, elles vous permettront de vous construire et d’avancer si vous avez l’âge des vétérans de vous reconstruire et de repartir vers l’avant. Quand à la victoire, elle vous rapporte sérénité, confiance, progrès psychologique, elle vous donne un sens à l’affrontement humain dans le respect des règles de jeux établies par la fédération internationale. Rien n’est plus beau dans la compétition que de se dire »j’ai gagné mon tournoi mais j’ai fait des efforts pour réussir » Il est 15h, lorsque les dernières finales se terminent, le speakeur annonce que les futurs médaillés en doubles doivent se rassembler autour de la table du juge arbitre. C’est le temps de la grande décontraction des trois jours de compétition. Les sourires sont sur tous les visages, les conversations amicales continuent jusqu'à l’appel de son nom avant de monter sur le podium. A cet instant les vétérans de tous les âges redeviennent des enfants en attendant leur récompense et avec leur cœur d’antan pensent qu’ils ont toujours vingt ans. Applaudissements, remerciements, photos collectives, les souvenirs restent à jamais gravés dans la mémoire. Le protocole se termine au bout d’une trentaine de minutes il ne reste plus que les finales en simple .J’aborde mon 17ème et dernier match de ces Championnats de France mais le plus dur psychologiquement, tout le travail d’un mois de préparation va se terminer en cette fin de soirée mes quatre entrainements par semaine à la table et mes deux séances de préparation physique. C’est une finale dans un grand respect mutuel puisque mon adversaire est mon coéquipier et ami en double Gérard.certe nous avons l’habitude de nous affronter depuis presque 40ans mais une finale nationale reste une finale et malheureusement un seul titre de champion de France est décerné. À partir de l’instant ou nous pénétrons dans l’aire de jeu, nous devons faire abstraction à nos sentiments personnels afin de ne pas se sentir inhiber par cette relation d’amitié. Un jour un grand ami et champion m’avait tenu cette réflexion assez surprenante »sais tu pourquoi lorsque je te rencontre en compétition j’ai envie de te battre ?euh et bien non ! Parce que justement tu es une personne que j’apprécie. Au fond c’était une marque de grande amitié.la rencontre à débuté que des les premiers points je tente d’imposer mon rythme de jeu par des attaques rapides en top spin.la pression est déjà sur les épaules de mon adversaire, remportant ainsi facilement le gain du premier set. Le 2ème set semble poursuivre le même chemin quand à 5 à 2 en ma faveur un cri puissant de révolte et d’espoir vient se perdre comme un écho dans les hauteurs du gymnase puis s’ensuive un défilement de points gagnants de mon adversaire. Bousculer comme un bateau dans la tempête mon émotivité devient imperméable et en quelques secondes je vacille et perd le sens du jeu ainsi que le 2éme set. Pendant la minute de repos Daniel tente de me rassurer par des mots simples sur la conduite du prochain set à suivre .le 3èmemanche débute et je suis toujours dans l’incapacité de rebondir, ma lucidité semble m’avoir perdue ; mes muscles se sont crispées et tétanisés je sombre dans une désolation solitaire lorsque à 5/1 pour mon adversaire, je tente un regard de désespoir dans la direction de Daniel, son visage stoïque n’exprimant aucun sentiment me transperce le cerveau et d’une voix télépathique me dit »c’est maintenant » comme un cheval libre, point par point je lutte pour recoller au score, les tensions musculaires se relâchent et mon cerceau retrouve son oxygénation.la peur de perdre s’efface au profit de la victoire. Je m’efforce de jouer chaque point sur le coup droit de mon adversaire son point faible cette fois la tendance s’est inversée j’impose mon jeu et je remporte ainsi le 3ème set. À la minute de pause daniel me conforte dans la tactique à appliquer, prendre l’initiative et continuer la même stratégie. Je débute le 4ème set comme un char d’assaut jouant tous les points à fond ne lâchant rien et ne laissant transparaitre aucune émotion, je termine le set comme un sprint, le dernier point est synonyme de délivrance et de liberté. À mon tour un cri de l’intérieur vient se fracasser dans ma tête. Le temps de reprendre mes esprits et de remercier Daniel je voudrais que pendant ces quelques secondes que ma jeunesse soit longue à mourir et pourtant. A peine le temps de souffler que je suis happé par le juge arbitre » Monsieur, contrôle anti dopage et prenez votre licence ! « Avec Gérard nous nous dirigeons comme tous les finalistes dans deux salles différentes les femmes d’un côté, les hommes de l’autre. Le temps de boire plusieurs litres d’eau et d’effectuer les démarches obligatoires, nous prenons notre mal en patience. Pour passer le temps, nous bavardons entre pongistes. Pierre Collet me raconte ses débuts en tennis de table en 1959. Voila un personnage fort sympathique du club de Gueugnon qui à vécu le tennis de table à travers les âges. Mais qui ne connait pas l’histoire de ses forges ? Mais aussi de ses grands vins, Meursault, Montrachet Gevrey Chambertin et bien d’autres grands crus. Sous la conduite du juge arbitre et jusqu’au podium je reçois mon trophée puis après quelques photos rapides je retourne voir le docteur pour terminer mon examen.après plus d’une heure d’attente je suis enfin libre. Les amis de Chatenay sont présents et me félicitent s’ensuit la photo de famille celle qui reste gravée dans nos souvenirs collectifs. Après avoir récupéré mon sac contenant toutes mes affaires je pars en direction de la douche. C’est un moment particulier ou le corps prend conscience que l’effort physique est enfin terminé et ne souffrira plus. En traversant cette immense salle ou tous les acteurs et spectateurs à la fois ont disparus delà grande tribune le calme et le silence semble reprendre son cours normal. À la sortie du gymnase un petit aire de fraicheur vient se plaquer sur mon visage maintenant je comprends que l’aventure est définitivement terminée. Ces moments si forts hors du temps vont disparaitre à jamais pour laisser la place à la vie quotidienne. Dans l’automobile qui nous raccompagne vers Paris, je prends le temps d’écrire ces quelques mots à des amis passionnés de ce sport »le soleil brille enfin le simple »des notre arrivée Sylvie nous invite à terminer la soirée chez elle et nous propose de boire quelques verres de champagne en toute amitié. Minuit passé, il est temps de rentrer chez soi. Dans la maison, toutes les lumières son éteintes, la nuit et le silence se confondent dans une atmosphère de quiétude. Sans bruit j’ouvre la porte, comme d’habitude lorsque je rentre tard de la compétition mes sous vêtements pour la nuit sont soigneusement pliés sur la chaise qui se trouve dans la cuisine. Dans la chambre à coucher, la femme de ma vie endormie n’a plus vingt ans depuis longtemps, je ressens une grande solitude, mes yeux grands ouverts dans le noir cherche désespérément le sommeil ou se mêlent encore le claquement des balles mais je voudrais tellement dormir oui simplement dormir, dormir dormir………………………………………..jusqu’au lever du jour

Vendredi 11 Mai 2012 23:59

Merci pour ce récit autodidacte Émoticône
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