Il est possible d'attraper un bon geste technique pendant l'écoulement d'un seul panier de balle (pour les doués), c'est à dire pendant 3 à 5 minutes, mais faire en sorte, que ce geste, remettre sur la table toutes les balles que l'on décide de jouer avec peut prendre 10 ans ou plus, mais souvent jamais.
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Lundi 15 Septembre 2014 15:49 par
reguman
Panique pas sur ta raquette, si ton geste est bon, ça rentrera avec n'importe quelle raquette. donc la technique, c'est le plus important. Au pire, elle révèle plus vite tes lacunes mais c tout.
Si c'était vrai, ce serait trop simple.
Je viens de regarder plusieurs pro tour sur ittv et tu sais quoi ? Tous les gestes que je vois sont bons. Ils ont tous une super technique. Une technique de rêve. et tu sais quoi ? Il y a un paquet de balles qui ne rentrent pas.
Les gestes sont bons, voir très bons et la balle ne veut pas aller sur la table ( et le pire c'est que ça arrive à tout le monde ! ). C'est terrible. N'est-ce pas ? Ce qui me suggère que cela dépend bien plus que de la technique.
Mon vieux père avait les gestes les plus pourris de la planète, et pourtant, il arrivait à mettre un paquet de balles sur la table....
Aller comprendre quelque chose !
Entre parenthèse : La grande force de Ouaiche c'est de sentir avec une grande finesse ce qu'il faut faire pour que le geste rentre quitte à choisir de changer de geste plutôt que tenter le coup avec un geste de bourrin. Alors que d'autres accélèrent comme des brutes sur toutes les balles en remettant leur destin entre les mains de la chance pour que le pourcentage de réussite soit suffisant.
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Lundi 15 Septembre 2014 13:57 par
reguman
Le bon philosophe ou le bon psy, c'est la personne qui est capable de favoriser l’émergence de la parole chez son interlocuteur. Une parole non stérile. Les méthodes diffèrent mais le fond est là.
Celui qui envoi la transaction cachée suivante " J'ai raison, casse-toi pauv'con " n'est évidement pas dans une démarche relationnelle fertile.
Mettre son ego de côté est souvent le point de départ de bien des solutions. Beaucoup de personnes n'ont jamais appris à mettre leur ego de côté, et tout ce qu'ils diront, peu importe les mots utilisés, aura souvent le fond de teint suivant : " J'ai raison, casse-toi pauv' con"
Mettre son ego de côté est une opération psychique qui n'est jamais définitive. Parfois, voir souvent, le naturel revient vite au galops et c'est pareil pour tout le monde. ça dépend aussi de l'état de fatigue. Il y a ceux qui font l'effort souvent, ceux qui le fond de temps en temps, ceux qui le fond que quand vraiment c'est super important et ceux qui ne le font jamais.
Le forum est un bon terrain d'entraînement pour cela. Sachant que par messages interposés ce n'est pas du tout la même chose qu'en visuel. En présence de l'autre, on est irradié par ses affects (angoisses, désirs).
Avec les hommes, c'est toujours la surenchère, il n'y a qu'à regarder la politique ! Comme le dit le proverbe : S'imposer aux autres, c'est force, s'imposer à soi-même c'est force supérieur. Il n'y a rien de plus noble dans ce monde qu'un homme de grande force décide de mettre son ego de côté. Qui était le dernier homme politique à l'avoir fait ?
A votre avis, quand un forumeur souhaite vous combattre ( c'est à dire que la transaction cachée est : "J'ai raison, casse-toi pauv'con" ) que ce soit de façon grossière ou camouflé sous des arguments intellectuels, faut-il accepter le combat, ignorer l'individu ou le raisonner ?
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Vendredi 12 Septembre 2014 22:21 par
reguman
Salut a tous!
J'ai un certain problème technique de mon topspin coup droit. Je le fais souvent plus en haut que en avant et en conséquence de ça la balle va avec la trajectoire plus haute et moins longue et a peu de puissance. Ce problème va dès mon enfance, mais je vois comment font les tops les joueurs chinoises par exemple le célèbre Ma Long ou Shung Kun et on peut faire l'attention comment ils avancent le bras et tout le corps pendant le coup. Je compris que n'est pas facile mais je voudrais savoir comment on peut a moins un peu corriger la technique? Peut-être quelques recommandations.
Je vais te donner un conseil qui, je pense, est vraiment utile, à toi, à moi, et à tout le monde.
Je vais te dire comment on peut corriger sa technique :
Développe ta capacité d'observation puis de représentation mentale. C'est à dire qu'il faut que tu parvienne à visualiser très clairement dans ton esprit les gestes techniques en trois dimensions. Regarde un personne faire un geste, ferme les yeux repasse l'image dans tête.
En effet, beaucoup de personnes jouent sans jamais voir les gestes qu'ils font, ni ceux des autres ou bien de manière superficielle.
Si je te dis : "Vois-tu la position du poignet de Kenta Matsudaira à la fin de son bloc R latéral dévié (essuie glace) ?" Si tu vois dans ta tête immédiatement de quoi je parle, c'est gagné. Et bien, c'est ça qu'il faut que tu développe. Et pour cela, il faut d'abord observer mais observer vraiment. C'est dur au début.
Regarde autant de vidéos que possible, et si possible au ralenti ou image par image. Observe les joueurs de ton club, repère les défauts de chacun. Compare le geste observé avec le geste théorique qui se trouve dans ta tête mais que tu trouveras dans les bouquins ou dans les vidéos. Il existe des ouvrages détaillés mais ce sera certainement plus long à lire que des messages sur le forum. (enfin ça dépend qui...)
Pour en revenir à ma réponse utile. Il faut entraîner ton cerveau à voir les gestes comme un entraîneur peut le faire. Sur toi et sur les autres. Une glace peut être utile. Réaliser les gestes devant la glace permet un premier travail de visualisation.
Quand tu t'entraînes, tu dois avoir une image de ton corps en mouvement dans ta tête aussi précise que possible. Il faudrait presque que tu puisses te dessiner les yeux fermés. La vidéo est l'outil le plus remarquable pour la visualisation mental de ton corps. Parfois on a des drôles de surprise.
Quand tu auras une bonne visualisation de ton propre corps, que tu sera capable de dire à chaque mouvement comment était ton coude au moment de l'impact balle raquette et quand tu aura une très bonne représentation de la gestuelle idéale alors il t'arrivera de sentir le geste que tu aurais du faire. Cela t'arrive peut-être déjà de le faire mais cela peut s'améliorer jusqu'à l'infini.
Pour avoir un bonne visualisation de son corps, il faut faire le lien avec les sensations internes. Quand mon coude monte, je sens un étirement au niveau du triceps mais les sensations peuvent être plus fines que ça.
Beaucoup de pongiste quand il font un geste inadéquate le reproduise dans le vide. Tous les champions se corrigent naturellement (C'est Schlager qui me vient en tête quand je dis ça) . Ils savent ce qu'ils ont fait et ils savent ce qu'ils auraient du faire.
On peut passer pour un gogole à refaire ses gestes dans le vide après chaque coup inadéquate mais c'est la preuve qu'on a une bonne vision de son corps et de ce qu'il aurait fallut faire. je pense que c'est une façon d'entrer en communication avec son corps et de lui dire ce qu'on attend de lui.
Il est clair qu'une telle démarche s'étale sur des années. Ceux qui vous font croire que leurs messages sur un forum va vous faire gagner deux classements en 5 min sont des charlatans ou des inconscients.
Se corriger soi-même et corriger les autres (mentalement) est un travail volontaire, permanent, et de longue haleine dont le résultat se voit au bout de plusieurs années. Néanmoins tout apprentissage finit par s'automatiser, et, au bout du compte, ce que je souhaite à tous, est que cela devienne une seconde nature. C'est à dire qu'à la fin, on y pense même plus, on le fait automatiquement. On entre dans une salle, tout suite on voit un coude ma placé, un dos en arrière, un pied gauche mal placé, sans même y penser.
Ce que mon message propose, c'est une méthode. Combien même quelqu'un te donnerait la réponse à ta question, combien même il y aurait une magie qui s’opère et résoudrait ton problème. Tu seras sans doute heureux mais tu reviendrais la semaine suivante dans ce forum pour ton problème du R, etc.... Bref, tu sera éternellement dépendant de ce forum...
Je pense qu'il faut dire révéler aux personnes les processus d'apprentissages et leur donner des billes pour qu'ils soient plus autonome. Je pense que le forum ne peut que monter en qualité. Je pense que les gens doivent savoir que les choses n'arrivent pas par magie mais par le fruit d'un labeur sur une longue période.
"Si tu apporte un poisson à un homme il se nourrira un soir, si tu lui apprend à pécher il se nourrira tous les soirs de sa vie".
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Vendredi 12 Septembre 2014 13:54 par
reguman
Je ne vois pas comment on peut bloquer des tops de 20 si on bloc tout le temps sur des top de 14.
bizarrement, l'inverse peut être parfois vrai aussi !!!
Je ne vois pas comment on peut bloquer des tops de 14 si on bloc tout le temps sur des top de 20.
En principe, qui peut le + peut le - . En principe, on a d'abord appris à bloquer les top 14 avant de savoir bloquer les top de 20, et en principe, le cerveau n'oublie rien.
Aussi bizarre que la proposition soit, tu as carrément raison. Toper une balle comme un 14 alors qu'on est 20 dans un but tactique est une grande preuve d’intelligence.
Savoir toper moins fort pour troubler son adversaire. Produire une balle sur laquelle votre adversaire ne pourra pas s'appuyer. C'est vraiment intelligent.
Quand je vois que des joueurs bourrinent sans arrêt, sur toutes les balles, je suis impressionné, mais moins que par celui qui arrive à varier son niveau de jeu dans un but tactique.
Je préconisais sur un autre post de varier les styles de jeu pour enfumer vos adversaires mais je recommande également de varier votre niveau de jeu.
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Vendredi 12 Septembre 2014 14:21 par
reguman
Voilà en compétition le week end dernier à Oullins ( d'ailleurs c'était un super tournoi)
Bref, cela fait 2 fois que l'on me dit " j'ai pas bien compris ton style de jeu", la première fois venant d'un 16 ou je n'avais pas trop "tiqué " et puis la venant d'un gros 13 que je perds d'ailleurs 3-1 et il m' a redit le même genre de phrase et la j'ai tiqué...
Du coup je me demande comment je dois choisir mon style de jeu , en quel condition ... j'avais d'ailleurs jamais réfléchis à cela et n'ayant pas d'entraineur enfin un très peu présent , je ne peux pas trop lui demander conseil (petit club...)
J'ai pas de gros gros points fort peut être à la rigueur le bloc et je suis très régulier je tiens très bien la balle et je joue en général sur la tenue de balle et faire 1 échange de plus... après je réfléchis quand même hein voir les points faibles adverses ...
Mais j'ai pas de style de jeu proprement dit et j'aimerai bien qu'on m'explique comment le trouver, comment le travailler, comment m'aiguiller ...?
Merci
A+ sur les fofo :=)
Surtout ne change rien ! Si t'es adversaires n'arrivent pas à savoir quel est ton style ça veut dire que tu mélanges tous les styles de jeu avec grâce et stratégie.
C'est ce que j'appelle le style de jeu ultime. C'est la perfection. C'est un peu ce qu'on a toujours dit de Waldner qui n'était jamais là où on l'attendait. On se disait c'est bon il va prendre l'offensive et bien non il se mettait en contre. On se disait qu'il allait rester en contre et non il faisait une ou deux défenses coupées ou il partait en balle haute.
Ne te cherche pas un style mais joue avec tous les styles pour enfumer tes adversaires.
Ou alors tu fais comme Gatien, tu choisis un seul style et tu le perfectionne à mort jusqu'à que personne puisse te contrer.
si j'ai l'air contradictoire c'est volontaire, c'est pour que tu comprennes bien que personne au monde ne doit ou ne peut choisir ton style de jeu à ta place. Encore moins un gars derrière un ordinateur qui ne t'a jamais vu.
Le grand plaisir au ping c'est de se construire soi-même son style de jeu. Beaucoup passe à côté de ce plaisir-là. Parce qu'ils font ce que les autres leur disent de faire.
Certains chinois jouent comme on leur dit de faire et point à la ligne. A l'opposé il y a Ovcharov qui innove et il n'est pas le seul à chercher des solutions originales.
C'est sur les vidéos du pro tour du Quartar que j'ai vu jouer Stéphane Ouaiche et j'ai vu un jeu tout à fait atypique, avec un intelligents mélange des styles. Même pas une semaine après, il était champion de France. Il passe à l'insep et maintenant les autres s'inspirent de lui (bravo) et vice-versa (rebravo)
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Jeudi 11 Septembre 2014 20:24 par
reguman
Vous avez totalement raison de reprendre. Il faut être précis dans les mots et les phrases qu'on utilise.
Il me semblait évident pour moi mais peut-être pas pour tous les internautes qu'il s'agissait uniquement des bonnes façons de bloquer sinon ça n'a pas de sens. C'est vrai que j'ai toujours tendance à croire que je m'adresse à des experts donc je ne fais pas l'effort de détailler.
"Peu importe les bonnes façons de bloquer si on veut vraiment progresser c'est en jouant sur du lourd".
Je ne vois pas comment on peut bloquer des tops de 20 si on bloc tout le temps sur des top de 14.
Il y a des 14 qui top comme des 20 et des 20 qui top comme des 14. Mais quand je dis un top de 14 je veux parler d'un certain niveau de top. Le top de 14 est moins lourd que le top de 20, il a moins de rotation et moins de vitesse. Je ne pourrais pas préciser ni la vitesse, ni la rotation car je n'ai pas de données et je crois que personne ne les a.
Mais quand la balle arrive dans la raquette (et qu'on veut partir en top sur top) on voit tout de suite la différence. Et c'est là qu'on dit au gars " Elles sont lourdes tes balles"
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Jeudi 11 Septembre 2014 19:46 par
reguman
Sujet très pertinent au contraire.
C'est un peu comme l'étude du vivant, qui a évolué au fil de millions d'années par rapport à son milieu finalement !
L'échelle n'est pas comparable, donc inutile d'aborder ce point sur le point biologique
Par contre sur le point sociologique ça s'explique parfaitement : au départ les pongistes sont tous formatés par quelqu'un de manière consciente ou inconsciente, et pas de doute que l'environnement constitue un facteur clef !
Cependant j’émets l'hypothèse suivante : si il y a peu d'espace de jeu, on aura tendance à jouer près de la table, par contrainte
S'il y a beaucoup d' espace de jeu, pas de contrainte, mais un choix de l'individu.
Dès lors, les individus sous la contrainte apprécierons ce sport à sa juste valeur, ou en résultera t-il des comportements de frustration et de tensions par rapport à ceux qui ont de l'espace ?
Effectivement. Un belle salle permet aux jeunes de choisir en toute liberté leur style de jeu (sous réserve de ne pas tomber un entraîneur qui ne forme que des attaquants près de la table ou que des défenseurs). Mais quoi qu'il en soit, dans une telle salle, l'attaquant pourra reculer et le défenseur pourra toujours attaquer près de table de toutes façons.
Parmi les autres raisons potentiellement responsables de la raréfaction des défenseurs, on pourrait y ajouter le fait qu'il y a beaucoup de plus de salle de ping avec peu de recule que de salle de ping spacieuse ? (Cette question devrait plutôt se trouver dans le coin des défenseurs) C'est marrant comme les sujets se touchent.
Quand à la frustration, là on plonge de plein pied dans la psycho. Ce que je peux dire c'est que le passionné prend énormément de plaisir à jouer même si la table de ping se trouve dans une chambre. Il ne pourra pas défendre mais le plaisir n'est pas diminué pour autant. J'imagine qu'une fois à la salle il pourra profiter et savourer l'espace supplémentaire pour jouer défense.
Il est intéressant de noter le retour en force des balles coupées chez certains attaquants. Qu'ont-ils eu comme salle au départ ?
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Jeudi 11 Septembre 2014 19:53 par
reguman
Il y a deux aspect dans la morphologie de la salle.
Le premier c'est celui dont on parle depuis le début c'est l'aménagement du milieu. Un salle sans recule ne verra pas naître beaucoup de défenseur.
Puis il y a le second aspect. Celui qui est plus psychologique. Une salle accueillante, bien éclairée, spacieuse. Cela joue beaucoup sur le moral mine de rien.
Mais il y aussi la façon dont sont disposées les tables. S'il existe plusieurs configurations possibles, elles peuvent témoigner d'un certain état d'esprit. Est-ce qu'on place les tables pour qu'un maximum de personnes puissent jouer ou est ce qu'on place les tables pour le confort de ceux qui jouent ? Les autres attendant sur les chaises...
La décoration et la disposition des tables dans un restaurant n'est pas simplement dû au hasard mais peut faire l'objet justement d'un placement méticuleux qui prend en compte ce que le cerveau trouve naturellement d'agréable. Dans les restaurants asiatiques, on tient compte parfois de la circulation des énergies vitales. Sans aller aussi loin. La disposition des tables et la place de chacun dans nos salles de réunion n'est pas anodine. En cercle, en carré en ligne, ou en salle de classe pour les conférences.
Bien évidement, aucun président de ping ne fera des travaux dans sa salle juste pour que les énergies du ying et du yang circulent mieux. Si travaux il y a, ce sera pour mettre des tables en plus.
Mais c'est vrai qu'il y a des salles plus chaleureuses que d'autres, et d'autres carrément mortelle. J'ai oui dire autrefois on jouait même dans des églises. Cela devait avoir un aspect plus solennel. Je pense que dans les lieux saints, les jurons devaient être prohibés.
Quoi qu'il en soit, et on est tous d'accord la-dessus, l'impact du facteur humain surpasse de beaucoup la configuration de la salle que l'on ne peut pas tellement changer finalement. Par contre, le bon accueil, le sourire, l'humour resteront les armes les plus redoutables contre la morosité. Et si il y a, en plus, un peu de psycho, que demande le peuple !
Bien que ce sujet porte à l'origine sur l'influence des salles pongistes (sol glissant ou autre) sur la formation technique du pongiste, il est clair que si certains ont des choses à dire sur l'influence psychologique des salles (avec des exemples), c'est pas moi qui les arrêtera.
Merci Filou16, ton témoignage correspond parfaitement à l'aspect 2 du sujet.
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Jeudi 11 Septembre 2014 10:11 par
reguman
Comme déjà un peu expliqué, il ne s'agit pas seulement d'avoir un angle très fermé pour pouvoir bloquer un top de numéroté, tu peux fermer ta raquette autant que tu veux, si au moment de bloquer ta raquette remonte vers le sommet de rebond au lieu de descendre dessus, ça part dans les bâches...
oui, on peut bloquer d'une infinité de façon différentes, mais peu importe les façons, si tu bloques que sur du léger tu ne saura pas le faire sur du lourd.
Au delà de ça : point de salut !
Toutes les discussions du monde sur le bloc n'apporteront rien de plus à celui qui sait déjà ce que c'est qu'un bloc. Il y a un moment où il faudra bloquer sur du lourd à la table sinon on reste au même niveau pour toute l'éternité... en ce qui concerne le bloc.
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Mercredi 10 Septembre 2014 17:34 par
reguman
Je me croyais capable de bloquer n'importe quel top en fermant suffisamment ma raquette et je me suis rendu compte, sur un match de tournoi, contre un numéroté, que je n'arrivais pas fermer assez ma raquette sur ses top. Pourtant je me disais " Mais ferme plus bon sang ! " (car ma balle sortait vraiment loin), et rien à faire, mon corps n'était pas habituer à fermer autant la raquette. Les circuits neuraux n'étaient pas encore sculptés dans mon cerveau.
Conclusion ? entraînement, entraînement, entraînement... sur des plus fort !
Pour bloquer des top de 14, il faut s'entraîner sur au moins des 14, pour bloquer des tops de 18, faut s'entraîner sur au moins des 18, et ainsi de suite...
Le vrai problème ce n'est pas la musculature ou la position des jambes, le vrai problème c'est : Pourquoi on se déplace ?
Juste pour toucher la balle ? ... ou pour se mettre en bonne position pour lâcher son coup fort avec l'angle idéal ? ou pour se placer en fonction du prochain coup ?
Tant que "votre corps" (vous, vous le savez très bien mais pas lui) ne comprendra pas pourquoi il faut qu'il se déplace, vous aurez toujours des problèmes de déplacements et tous les exercices de musculation du monde ne pourront rien faire pour résoudre ce problème.
Rien ne peut remplacer "la situation réelle" ou "semi-réelle" avec le panier de balle pour apprendre à son corps pourquoi on se déplace.
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Dimanche 07 Septembre 2014 23:10 par
reguman
On pourrait dire en quelque sorte que le joueur intelligent est transformé par chaque nouveau milieu dans lequel il évolue. Il garde les apprentissages intéressants et oublie les autres.
Un jeune, qui aurait commencé dans un garage et qui aurait acquis une certaine compétence à prendre les balles très tôt, peut garder cette compétence toute sa vie. Plus tard, quand il évoluera dans une grande salle, il pourra aussi découvrir les joies de la défense en balle haute. Il capitalise les bons apprentissages au fil de sa formation de pongiste.
On peut très bien imaginer le chemin inverse. Le joueur arrivant dans une grande salle oubliera ce qu'il a appris quand il jouait dans le garage.
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Dimanche 07 Septembre 2014 22:32 par
reguman
Un prise de conscience comme par exemple "prendre la balle plus tôt en top CD" qui a lieu le jour d'un tournoi qui c'est soldé par une victoire en final a forcément beaucoup plus de poids dans le psychisme de cette personne que dans celle qui le découvre au moment où le l'entraîneur met une séparation derrière lui lors d'un entraînement comme les autres. Le niveau émotionnel n'est pas du tout le même.
Or on joue "bien" au Tennis de Table avec nos émotions ! Cf : mon sujet sur les différents niveaux d’énergies psychiques. Notre technique se construit et se renforce en fonction de nos émotions.
Ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas faire varier les situations et les environnements, bien au contraire, cela ne peut peut que renforcer la situation émotionnelle type.
On parle souvent de "match référence", de match dans lequel un prise de conscience s'est faite. Ce sont des rencontres "à fort impact émotionnel".
Encore une transversalité avec un autre sujet : Le travail du mental : Savoir se remettre en conditions pour faire revenir ces moments à fort impact émotionnel.
Résumé :
L'environnement (la salle) influe d'une manière plus ou moins importante sur la formation du joueur (reste à voir de quelle manière) mais les émotions ont un impact bien plus important. Souvent les deux se combinent pour donner un fait marquant dans la formation d'un joueur.