LE BLOC COUPE - Page 3

Mardi 06 Mars 2007 00:45

Moi c'est pas trop ma finesse de jeu.
Soit le top est vraiment dur, rapide ou bourré de jus, et là c'est pas la peine, soit c'est un petit top en cloche qui m'arrive en CD et là je recule un peu et j'envoie du bois direct. Si le top arrive dans mon revers, j'ai le picot qui neutralise.

Vendredi 09 Mars 2007 16:19

Avec mon Picot Lisse ( monster ) je "bloc-coupé" du revers , juste apres le rebond, raquette incliné (bloc), mouvement vers le bas ( coupé) et surtout en imprimant un mouvement vers l'arrière... Résultat garanti !!! au début on a du mal a passer le filet, mais avec de l 'entrainement on y arrive.

Vendredi 16 Mars 2007 21:27

Citation de clack :
Vais être négatif mais je pense qu'avec un backside c'est un coup d'une fois par chance si t'es pas dans les 50 meilleurs de ton pays !


je suis pas d'accord, c'est tendu a faire avec un backside, mais en coup droit (je sais pas le faire en revers) tu donnes un coup sec vers le bas au rebond de la balle en fermant la raquette et ca rentre...a condition que le top avance un minimum et tourne aussi...

Vendredi 17 Octobre 2008 12:10

Quelqu'un pourrait-il décrire, le plus précisément possible, le geste à effectuer pour réussir un bloc coupé s'il vous plaît?
Émoticône
Sois réaliste, demande l'impossible!

Dimanche 26 Octobre 2008 16:38

UP,
ce sujet m'a l'air plutot interressant
Qui pourrait nous en dire plus, sur le geste a effectuer pour le bloc coupé, svp?

Lundi 27 Octobre 2008 14:50

présenter la raquette légèrement plus ouverte que pour un bloc contrôle, et descendre avec un coup de poignet au moment de l'impact, mais pour ca qu'il faut qu'il y ait assez d'effet dans le top adverse

généralement la balle revient flottante, surprise garantie pour l'attaquant MDR
Au nom du Pèze, du Fisc et du Saint Profit, ramène.

Lundi 27 Octobre 2008 15:29

Bah, oui, le seul probleme c'est que pour le reussir ( enfin pour moi ) je dois etre au moins a un metre de la table.

Sinon, pas la peine elle part ou elle monte trop donc c'est pas super.

Mais bien faite de loin ca fait assez mal sauf si l'attaquant recoupe derriere et qu'il faut courrir a la table koa...
SARL familiale vendant des produits pour protéger votre cuir : www.savethecuir.com

Lundi 27 Octobre 2008 16:28

Citation de quentinsz :
Bah, oui, le seul probleme c'est que pour le reussir ( enfin pour moi ) je dois etre au moins a un metre de la table.

Sinon, pas la peine elle part ou elle monte trop donc c'est pas super.

Mais bien faite de loin ca fait assez mal sauf si l'attaquant recoupe derriere et qu'il faut courrir a la table koa...


C'est juste que t'es pas une référence Émoticône
En tout cas, tu ne me fais pas mentir sur l'attitude de la majorité des pongistes en postant des com

Lundi 27 Octobre 2008 18:18

Citation de Benji713 :
Citation de quentinsz :
Bah, oui, le seul probleme c'est que pour le reussir ( enfin pour moi ) je dois etre au moins a un metre de la table.

Sinon, pas la peine elle part ou elle monte trop donc c'est pas super.

Mais bien faite de loin ca fait assez mal sauf si l'attaquant recoupe derriere et qu'il faut courrir a la table koa...


C'est juste que t'es pas une référence Émoticône


Il a 109 ans de plus que toi, tu pourrais lui montrer un peu plus de respect MDR
Au nom du Pèze, du Fisc et du Saint Profit, ramène.

Lundi 27 Octobre 2008 19:21

oui quand meme...

Un peu de respect pour la 5eme generation quand meme.

PAr contre, si vous avez des videos de bloc coupe a la table je suis preneur :p
SARL familiale vendant des produits pour protéger votre cuir : www.savethecuir.com

Lundi 27 Octobre 2008 20:22

le Dr neubauer en fait mais c'est avec son gorilla, le geste est semblable, mais pas la trajectoire, moins tendue
Au nom du Pèze, du Fisc et du Saint Profit, ramène.

Lundi 27 Octobre 2008 21:12

Citation de tomcr58 :
le Dr neubauer en fait mais c'est avec son gorilla, le geste est semblable, mais pas la trajectoire, moins tendue



C'est pas du tout la même chose que de bloquer coupé avec un anti ou un lisse qu'avec un backside, l'un prend l'effet, l'autre pas, l'un donne une balle coupée voire tres coupé sans rien faire, l'autre nécessite du toucher de balle pour imprimer de l'effet.

Si tu veux voir des blocs coupés, Ma Lin en fait de temps en temps, sinon waldner en fait ( regarde la video best of waldner sur youtube).

Lundi 27 Octobre 2008 22:19

Kong Linghui aussi, du revers.
Bois: Dotec Ovtcharov All+ CD: DHS H2 2mm - RV: CTT National Pogo ox

Lundi 27 Octobre 2008 22:28

A noter sur le site la fédé, rubrique technique, un dossier complet sur l'utilisation à haut niveau du bloc coupé et latéral, rédigé par Emmanuel Rassouw.

Mardi 28 Octobre 2008 08:46

Dans la demi-finale Olympique Wang Liqin - Ma lin, à un moment Ma lin en fait.
Tu peux la visionner sur youtube.
En tout cas, tu ne me fais pas mentir sur l'attitude de la majorité des pongistes en postant des com

Mardi 28 Octobre 2008 09:27

Citation de botd1 :
A noter sur le site la fédé, rubrique technique, un dossier complet sur l'utilisation à haut niveau du bloc coupé et latéral, rédigé par Emmanuel Rassouw.

Tu aurais le lien ?

Mardi 28 Octobre 2008 17:26

Citation de Derf59 :
Citation de botd1 :
A noter sur le site la fédé, rubrique technique, un dossier complet sur l'utilisation à haut niveau du bloc coupé et latéral, rédigé par Emmanuel Rassouw.

Tu aurais le lien ?



Technique=>echos du terrain => là faut faire une petite manip, => controle du rebond , pour faire apparaitre Blocs coupés et latéraux.

Sinon

LES BLOCS COUPES ET LATERAUX



1. Présentation

Il est flagrant que 80% du jeu aujourd' hui se déroule du côté revers. De nombreux joueurs ont obtenu des résultats sur le plan international avec un système de jeu porté essentiellement sur la contre-initiative sans négligé la prise d' initiative.Notre but serait d'essayer de vérifier l' importance du jeu en contre-initiative ou non avec en priorité l' utilisation des blocs coupés et latéraux. Il s'agit de s'intéresser principalement aux contraintes bio-mécaniques engendrées lors de l' exécution des blocs à rotations. Nous tenterons d' étudier ces habiletés techniques qui permettent de produire différentes trajectoires de balles.Cette étude se présente en deux parties. La première poserait les éléments théoriques. La deuxième développerait une analyse de terrain subjective pendant une compétition internationale Junior en Espagne.



1. Encrage théorique



Introduction à la mécanique du mouvement

L’étude du mouvement, les lois qui régissent les gestes sportifs imposent la connaissance des lois générales de la physique appliquées à l’être humain.
L’amélioration des performances sportives passe nécessairement par un affinement de plus en plus grand de la compréhension et de l’utilisation des paramètres biomécaniques. Cependant, pour situer la valeur de connaissances simples ou complexes en biomécaniques, il faut savoir que le geste sportif ne se réduit pas à de simples applications des lois physiques mais, lors de son exécution, vont s’y intégrer les lois propres aux autres sciences biologiques et aux sciences humaines.



Les lois simples de la mécanique

Elle correspond à l’étude des conditions d’équilibre d’un corps solide sous l’action des forces qui lui sont soumises.



Masse - Poids

La notion de masse d’un corps est souvent confondu par erreur avec celle de poids. La masse d’un corps exprime ses propriétés d’inertie. Elle est invariable selon le lieu où se situe le corps, qu’il soit situé au pôle ou à l’équateur, au niveau de la mer, en altitude ou sur la lune.

Le poids du corps est de nature différente. Il correspond à la force avec laquelle un corps est attiré par la pesanteur en un certain lieu. Le coefficient d’intensité de pesanteur se désigne par g.

Un corps ayant un point ou un axe d’appui est en équilibre lorsque la verticale de son axe de gravité passe par ce point . Un joueur possède deux points d’appuis fixes qui sont les pieds. Le bassin, centre de gravité du corps, est en équilibre lorsque l’axe vertical du tronc passe par le centre de la distance entre les pieds.

Cet équilibre restera stable tant que l’axe de gravité (tronc) restera dans la limite de l’écartement des pieds. Lorsque le tronc franchit cette limite, l’équilibre devient instable proportionnellement selon l’importance de la masse qui aura franchi cette limite.

Mardi 28 Octobre 2008 17:29

2. Analyse subjective du terrain

Cette analyse porte sur l' utilisation technique et tactique des blocs à rotations notamment coupés et latéraux dans le coté revers lors de l' ITTF World Junior Circuit qui se déroulait les 8 et 11 mai 2003 en ESPAGNE.

La pratique sportive exige l’élaboration d’habiletés motrices d’une très grande finesse.La maîtrise des rapports du corps et de l’environnement permet de décrire des opérations et des mécanismes d’une très grande précision. Pour avoir observé l’ITTF World Junior Circuit, il apparaît que l’utilisation des blocs à rotations est à rechercher comme « une aiguille dans une botte de foin. »

Nous pourrions nous demander si les programmes d’entraînement sont suffisamment centrés sur l’utilisation des blocs coupés et latéraux. Ne serait-il pas possible de développer au cours d’un cycle le perfectionnement de ce coup technique?



Technique - les blocs

L’analyse du jeu s’est réalisé avec l’aide d’un caméscope numérique 25 images par secondes (prêté par la Ligue de Bourgogne de Tennis de Table) . Les images ont pu être observé sur DVD et avec également l’utilisation du logiciel Adobe première pour bénéficier de séquence d’image. Nous proposerons une étude sur trois joueurs : Loïc BOBILLIER (gaucher), Anthony PERETTI(gaucher), Andrej GACINA (droitier).



Le bloc coupé
Au départ, il se place comme s’il allait jouer la balle en bloc contrôle sur le top spin vitesse. Mais, nous pouvons voir que les appuis sont mal positionnés (polygone de sustentation), et que le poids du corps part en arrière.

Loïc BOBILLIER a exécuté le bloc coupé avec une prise de balle descendante. Ceci s’explique car la position de son corps est trop éloignée du plateau et joue en reculant. Ainsi, aucune force ne peut être communiquée à la balle dans ces conditions. Le talon droit reste au sol tandis que le pied gauche se relève lorsqu’il touche la balle,car il est en total déséquilibre pendant l’action. Il est vrai que le sportif de haut niveau joue des balles dans des conditions non satisfaisantes par manque de temps.

Andrej GACINA joue une balle deux rebonds mais il ne peut pas placer sa main au dessus de la balle car il se positionne comme s’il allait effectuer un bloc contrôle. Ainsi, on peut constater que :
ses épaules sont face à la table
ses deux appuis sont, pour la majeur partie des coups effectués, au sol
l’accélération à l’impact n’est pas franche
l’inclinaison de raquette est fermée à la fin du coup technique avec une face de raquette quasiment « couchée sur le sol »
la rotation du coude du haut en bas autour de la balle est faible


A présent, nos commentaires vont en direction de Anthony PERETTI. Ce joueur prend la balle à son sommet du rebond. Citons un exemple très significatif de ce joueur. Il apparaît que :
il est bien positionné , proche du plateau en début d’échange
il démarre d’un Top spin rotation du Revers
il se met en position pour effectuer un deuxième top spin
il remonte la main pour se placer pour effectuer un bloc contrôle
finalement il choisit l’option du bloc coupé.



Le bloc latéral
Loïc BOBILLIER a sa main très proche du rebond. Nous avons pu observer que :
l’ écartement des jambes était correct
l’ extension de l’avant bras est importante et rapide
les épaules sont faces à la table.
une rotation de la main lui permet une ouverture de raquette de gauche à droite ce qui lui procure une faible action latérale à la balle.
une accélération du poignet aurait été souhaitable pour procurer plus de rotation à la balle.
c’est davantage du décalage.
le coup technique est efficace .
quelquefois au cours des matchs les blocs latéraux sont exécutés en reculant ce qui ne procurent pas assez de force dans la balle. Les segments les plus courts ne peuvent alors être mobilisés à bon escient.

Andrej GACINA se retrouve souvent dans une position délicate pour exécuter un bloc latéral. Nous pouvons noter que :
il place idéalement la main pour pouvoir imprimer une rotation latérale à la balle
le bras est trop collé au corps
il est obligé de s’étendre par réaction , car il est pris de vitesse
il prend la balle au sommet du rebond
quand il est en retard Il compense par une rotation du bassin de droite à gauche
il s’oblige à une extension du bras
une deuxième rotation du bassin est nécessaire pour ouvrir les épaules en direction du plateau et envoyer le projectile à l’emplacement souhaité

Un autre exemple montre la difficulté d’un bloc latéral dans le coté CD. En effet, au cours d’un échange, et après plusieurs blocs sa position l’oblige à réaliser un bloc avec la face revers dans le coté CD :
il est en déséquilibre totale
le poids du corps est sur la jambe droite
le buste est penché sur le côté droit
il y a déplacement du centre de gravité qui sort du polygone de sustentation

Nous ne vous proposerons pas d’analyse sur le bloc latéral d'Anthony PERETTI car la quantité d’image semblerait insuffisante pour ce joueur.



Analyse comparative
Pour les deux blocs, le placement de l’axe de rotation semblerait mal situé par rapport à la balle. Le choix d’exécuter un bloc latéral parait préprogrammé chez Loïc BOBILLIER, ce qui explique peut-être un déplacement : le placement de ses appuis et de son avant bras-main sont bien positionnés .
De plus, on remarque très peu d’erreur d’exécution. En revanche, le bloc coupé se fait beaucoup plus dans l’urgence ou à la suite d’une préparation d’un autre coup technique. Le manque de vitesse et d’amplitude gestuelle empêcherait l’efficacité optimale. La main ne joue pas son rôle de précision et de vitesse. Lors de cette compétition l’observation s’est portée que sur quelques coups où la raquette était positionnée sur le côté de la balle. Il semblerait que les blocs latéraux (essuies glaces) n’ont pas été pratiqués suffisamment pour pouvoir pratiquer une analyse précise.

Mardi 28 Octobre 2008 17:32

Technique - interprétation

Effet de la contrainte temporelle, de la complexité, et de l’incertitude sur le TR( temps de réaction) et TM ( temps de mouvement)
Dans la situation issue de la pratique sportive de nombreuses actions sont réalisées au cours d’un déplacement ou qui nécessitent un déplacement. Dans tous les cas, les temps nécessaires au déclenchement et à la réalisation de déplacement du corps apparaissent comme des composantes déterminantes du succès de l’action.

Pour chaque niveau d’incertitude, on note un effet de la contrainte temporelle sur le TR : moins le joueur a le temps pour réagir, plus il réagit vite, bien que dans tous les cas la consigne est de répondre le plus vite possible.

Le TR est affecté par la complexité de la réponse : les réponses les plus complexes sont déclenchées plus rapidement que les plus simples. Le joueur qui bloquerait serait conduit à s’engager dans une action complexe dont il n’a pas programmé le lancement et dont il poursuivrait la programmation en début de réalisation.

Dans les situations d’opposition, le temps dont dispose le joueur pour réagir varie en fonction des conditions objectives de l’action déterminées par le rapport de forces. L’athlète ne peut plus jouer sur son temps de mouvement qui est minimum, compte tenu des contraintes biomécaniques d’exécution et informationnelles de précision. Il ne peut donc plus s’appuyer que sur des stratégies anticipatrices utilisant les processus préparatoires pour minimiser son temps de réaction. Une plus grande rapidité d’exécution des mouvements assure parfois à l’un d’entre eux des réussites qui ne relèvent pas nécessairement d’une grande précision.



Le facteur distance
La pratique du sport suscite, en général des contraintes tendant à déstabiliser le sujet ou, pour le moins, des taches exigeant de lui un étroit contrôle de sa stabilité posturale. Les sports d’opposition, par excellence, obligent les protagonistes à « réestimer » pour ne pas dire « recalculer » les coordonnées spatiales de leurs mouvements à chacune de leurs réactions. Ils ont ainsi recours, en permanence, à un recalibrage de leur référentiel interne par rapports aux invariants de l’environnement physique.

Les situations du sport d’opposition conduisent souvent à de telles contraintes temporelles que la recherche d’une vitesse adéquate amène nécessairement un compétiteur à prendre le risque d’être imprécis ou de commettre des erreurs. A partir d’un certain seuil de contrainte, on voit donc survenir, une augmentation considérable de la vitesse.



Direction et amplitude du mouvement
L’exécution d’un mouvement nécessite le codage de sa date, de sa direction, de son amplitude, de sa vitesse, de sa force. Comparant les images de mouvement flexion, celle-ci semble d’une petite amplitude, par contre l’extension du bras est quasiment total en fin de mouvement.

A partir d’un certain seuil, toute réduction de l’unité espace-temps conduit à sacrifier l’une ou l’autre de ses composantes : soit la précision-composante spatiale, soit la vitesse – composante temporelle. Les difficultés de contrôle d’un mouvement sont directement liées à son amplitude et à sa précision. Le centre de gravité se projette à l’extérieur du polygone de sustentation, soit plus à gauche, soit plus à droite, voir même devant.

Le mécanisme d’anticipation–coïncidence, consiste à positionner le regard en un lieu estimé de la trajectoire de balle. Ce comportement fournit une information de type cognitive. Elle implique une évaluation de l’instant de collision .



Tactique

Les situations sportives opposent deux adversaires qui se contestent la maîtrise de l’espace qui les séparent. Nous aborderons plus précisément dans cet exposé le problème des stratégies de traitement des informations visuelles dans la résolution de problèmes stratégiques. Les stratégies informationnelles visuelles sont sous-tendues par l’implication d’une pensée tactique destinée à permettre l’identification et la résolution des problèmes posés. Ces stratégies sont alors révélatrices des choix tactiques opérés par l’athlète.

Pour traiter ce paragraphe, nous avons tenu compte de l’emplacement des joueurs, du trajet de balle et des déplacements des joueurs. Ainsi, on parle d’ informations statiques qui sont relatives à l’emplacement du joueur adverse. On parle également d’informations dynamiques, parmi lesquelles on distingue celles concernant les trajectoires de balles et celles concernant les déplacements des joueurs.

Si on raisonne en terme de complexité de réponse, on peut penser que le mouvement le plus simple est « préprogrammé » avant le lancement quand il n’y a pas d’incertitude. Il semblerait que les joueurs exploitent mieux les situations de distance moyenne (balle deux rebonds) pour couper la trajectoire de la balle et envoyer de l’autre coté du filet des trajectoires plus étirées dans l’espace et dans le temps.

Loïc BOBILLIER (gaucher) , utilise très souvent le schéma de jeu suivant : sur un service deux rebonds 2/3 revers il cherche le flip dans le plein coup droit, et pour la majorité des cas le retour en top spin de l’adversaire se situe dans le coin revers, Bobillier décale alors le joueur dans son revers quand celui-ci est droitier. Avec l’utilisation du bloc latéral, il marque un nombre conséquent de points dans la mesure, où son flip est puissant et que la réponse est obligatoirement dans la diagonale revers. Quand le flip manque de consistance, voire un placement moins précis, il se retrouve surpris car le retour va se situer plutôt dans le petit côté revers.

Maintenant, quand il est au service, tout dépend de son service deux rebonds. De la qualité de la balle va dépendre son enchaînement favori. En tout cas, le déclenchement de son bloc latéral s’effectue très rapidement dans l’échange, dès les premières balles.

A l’instar d'Anthony PERETTI (gaucher) pour le bloc coupé. Tandis que si on prend l’exemple d'Andrej GACINA (droitier) , très à l’aise en jeu de contre, il met plus de temps à varier la rotation de ses blocs. Il reste très longtemps dans le registre des blocs contrôle. Et souvent, il s’enferme dans un jeu, où il se contente de varier les placements de balle en bloc, il arrive alors à des situations où il se retrouve dans le coté CD à effectuer un bloc latéral dans une position de déséquilibre. En tout cas, quand il se trouve dans de bonne disposition, il trouve avec l’utilisation du bloc latéral, une trajectoire déviée très intéressante car la balle arrive sur le coude côté coup droit pour un droitier où souvent la balle arrive dans son CD ou soit il gagne le point avec son bloc à rotation, soit avec un bloc fort en CD pour terminer le point.



Conclusion

Le bloc coupé reste très peu utilisé, on se pose la question, pourquoi? Quand il est utilisé, la préparation du coup manque à sa bonne réalisation et à son efficacité. La balle certes, est tendue, mais ne procure que très peu de surprise chez l’adversaire. Il manque une action plus rapide des segments distaux sur la balle pour faire tourner la balle plus vite en rotation arrière. Si on regarde TOKIYOSHI, la position de la raquette dans la phase initiale du coup est bien plus importante.

Il prend la balle avant le sommet du rebond, il arrive à casser le rythme du jeu et à reprendre l’initiative derrière. Autre exemple, Marc DURAND, utilise beaucoup également les blocs à rotation. Peut-être y a-t-il une innovation à rechercher dans le cadre des séances d’entraînement pour avoir un coup supplémentaire défensif ?

Au cours des années 1961,1963 et 1965, Li Fu Yung avait mis au point un bloc du revers avec effet latéral coupé sur lequel il était difficile de frapper franchement. Ainsi, Li se retrouva à chaque fois en finale du championnat du monde. Tout comme Istan Jonver qui ouvrit l’ère du top spin, à ce moment là vers 1969. cette amélioration technique apportée par La Hongrie permit de répondre efficacement aux blocs coupés latéraux asiatiques.

Les européens aujourd’hui peuvent-ils de nouveau du point de vue tactique proposer des coups innovants. Pouvons nous voir le résultat en simple du championnat du monde messieurs comme un déclic chez les pongistes européens ? Maintenant, pour corroborer cette étude ou ajuster certains commentaires, il serait judicieux de lui ajouter une étude scientifique. Nous pourrions penser à la digitalisation. Avec le logiciel DIGIT 2D, nous aurions les données de vitesse et autres par l’intermédiaire du logiciel EXCEL , en rentrant des formules mathématiques.



Présenté par F. LEGER

Mardi 28 Octobre 2008 17:46

Merci pour le texte !

Quant à la vidéo, c'est à 0.54 qu'il se trouve.

En tout cas, tu ne me fais pas mentir sur l'attitude de la majorité des pongistes en postant des com
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