comme t'y va!! tes interventions collent bien avec ton pseudo.... d'habitude j'aime bien te lire mais là je dois te dire que t'y va trop fort!
Merci pour le compliment
Citation de jov25 :
L'industrie du cinéma, qui "pèse" beaucoup plus que le petit monde du ping, est contrainte d'arreter également le celluloïd d'ici 2015, car toutes les entreprises fabriquant ce plastique arrêteront de le fabriquer d'ici.....2015! eh oui, même si tu as une dents contre Sharaza il ne dit pas "que" des conneries! (d'ailleurs il n'a surement pas pondu cette décision tout seul)
A noter que les jouets, les boutons de chemises et autres éléments en celluloid, ne sont déjà plus fabriqués avec cette matière depuis bien longtemps....car trop dangereux question inflammabilité.
Contrainte ? Source ? Je pose la question car les fabricants de celluloïd interrogés ont nié avoir une interdiction légale de produire. De même, Sharara a reconnu qu'il n'y en avait pas, qu'il avait volontairement simplifié car on était trop con pour comprendre. Donc en attendant la preuve, je doute
D'ailleurs, je suppose que si le cinéma arrête l'utilisation de celluloïd, c'est probablement car il est passé au numérique. Pour les boutons et cie, c'est parce que des substituts supérieurs ont été trouvé.
Mais des balles numériques, j'ai dû mal à appréhender dans le monde réel.
Citation de jov25 :
Tu penses donc bien que l'industrie des matières plastiques ne va pas continuer de produire nos actuelles balles juste pour faire plaisir au monde pongiste, ce serait de l'utopie de croire ça!
Détrompe toi. Tu as une demande ? Tu auras des fournisseurs. Même si ta demande est contraire aux lois de ton pays. C'est simplement la loi du marché. C'est comme Sega, c'est plus fort que toi.
Citation de jov25 :
Enfin, concernant les transports, c'est un matériau qui nécessite, à partir d'un certain volume, des équipements spécifiques aux matières dangereuses, donc c'est plus rentable pour les industries de créer un plastique non inflammable, surtout aujourd'hui ou le transport est un cout non négligeable dans le cout de revient d'un produit.
Ce point a été longuement abordé sur ooak.com et mytt.net. Il se trouve que les dangers liés au transport sont grandement exagérés. De toutes façons, ces coûts pèsent au final sur le client. Trouves-tu les balles en celluloïd trop chères (ne pas comparer aux balles de 38mm ) ? Non ? Alors pas de raison de paniquer.
Et le transport du papier, du carton, des carburants, de tous les plastiques est tout aussi dangereux. Et personne ne songe à les interdire.
Citation de jov25 :
Il est donc normal que cette matière disparaisse pour laisser la place à des technologies plus récentes et moins dangereuses, même si ça ne plaira pas au petit monde du ping.....
Oui et non. Le règlement n'oblige pas à utiliser du celluloïd. D'ailleurs, des balles dans d'autres matières plastiques ont déjà été tentées, avec un succès mitigé (des Dunlop, je crois, dans les années 70/80). Dès lors, si une autre option se révèle supérieure, le produit inférieur verra logiquement sa part de marché se réduire puis disparaître à terme. Nul besoin de dégainer une interdiction. En particulier avant que le substitut soit au point... c'est mettre la charrue avant les boeufs.
Encore une fois, le marché, c'est à dire la résultante des milliards d'interactions de milliards d'individus, c'est plus fort que toi (ou moi, hein, ne le prend pas mal, c'est pas une attaque, juste un constat, un slogan). Et qu'aucun guignol, fusse-t-il président de l'ITTF, malhonnête et barbu, ne peut faire mieux.
Pour conclure, je ne dis pas que le celluloïd sera le composant principal de la balle de ping ad vitam eternam. Ce que je dis, c'est que s'il doit être remplacé, ce ne doit pas être par une contrainte règlementaire, mais par l'adoption volontaire d'un substitut supérieur. Comme le DVD a succédé à la VHS, ou le CD audio à la cassette. Manier le marteau règlementaire dans un magasin de celluloïd, c'est s'assurer de faire beaucoup, beaucoup de casse et de mécontents.
Après recherche, cette nouvelle est dispo dans le volume "Histoires de demain" dans La grande anthologie de la science-fiction (Livre de Poche).
Notre débat politique mis à part, je te remercie pour cette référence ; de Vonnegut je ne connaissais qu'Abattoir 5, que je n'ai d'ailleurs pas encore lu.
De rien. Avoir des points de vue divergents n'empêche pas de rester civilisés et de bien s'entendre sur le reste
D'autant plus que j'ai aussi prévu de lire Abattoir 5.
Au sujet de tes suggestions... Eddings a déjà été abondamment cité (et je n'accroche pas), Hobb aussi (idem), et Pratchett aussi mais là j'approuve et je relance avec les films tirés du Disque-Monde mais ça sort du cadre de ce fil.
Cooper je découvre. Idem pour la section Fantastique/Terreur, mais c'est pas trop mon truc donc je vais probablement faire l'impasse.
Pour les fanas de Space Opera, je suis tombé sur une série très kitsch dont le premier tome m'a bien amusé : Deathstalker (Traquemort en vf).
D'après ce que j'en comprends, il faut que les deux aient muté au plus tard le 1er juillet de la saison en cours (en gros, au plus tard dans la période normale de mutation ; cela ne concerne pas les mutations exceptionnelles de la saison en cours, et c'est bien dommage pour les étudiants et les gens qui changent de travail).
Vérifions pour ton cas :
- ton joueur A, muté au 30/03/2013 : avant le 02/07/2013 ? Check !
- ton joueur B, muté au 01/07/2013 : avant le 02/07/2013 ? Check !
C'est donc à mon avis OK pour les faire jouer ensemble dès le 01/01/2014. Et après le 30/03/2014, la question ne se pose plus.
Il y a aussi le mouvement de libre assurance maladie, afin de sortir de la sécu et des caisses de retraite.
exacte, et d'ailleurs, de plus en plus de français s'y mettent, notamment des jeunes qui n'ont pas envie de participer à l'assistanat -notre sport national- et autre A.M.E, cette aide hallucinante qui sert à soigner des non-cotisants... autant jeter l'argent par les fenêtres.
En effet désolé tu n'es pas "libéral" mais clairement "libertarian", vois tu je sais ce dont il s'agit mais j'ai cela de différent de toi que je suis aussi pour la liberté individuelle mais bien moins pour la propriété privée... Mais ça me fait toujours marrer de lire des discours "d'anars de droite", vu que dans un sens c'est un peu ce type de position dont tu te revendiques.
Tu peux écrire libertarien, sans guillemets. Les libertariens étant un sous ensemble des libéraux, je suis libéral.
Et non, liberté (inutile de préciser individuelle, il n'en existe pas d'autre) et propriété privée sont indissociables. Tout comme les deux sont indissociables de la responsabilité individuelle.
Et non, le libéralisme n'est pas de droite. Il n'est pas plus de gauche. Il n'est pas au centre non plus. Il ne se classe pas sur cet axe gauche-droite, qui ne fait que refléter différentes nuances de collectivisme.
Moi, ce qui me fait toujours marrer, ce sont les gens qui prétendent être pour la liberté mais qui nient aux individus la liberté fondamentale d'user à leur guise de leurs biens et leur personne. C'est antinomique.
C'est une différence de points de vue irréconciliable.
Puisque j'en ai parlé dans un autre sujet : Harrison Bergeron de Kurt Vonnegut Jr (et pouf, le pdf en vo). A peine quelques pages, mais c'est un régal.
Traduit en français c'est "Pauvre surhomme" (bon sang, mais pourquoi ne pas garder le titre original plutôt que de lui coller un titre aussi pourri ? Un nom propre c'est un nom propre !). Je dis ça je dis rien, mais ça semble assez facilement trouvable en torrent.
Je vois.
Tu n'as absolument aucune idée de ce qu'est le libéralisme, d'où le fait que tu ne comprennes pas mon propos.
Mettons les choses au point :
- le figaro n'est pas un journal libéral
- les échos n'est pas un journal libéral
- l'UMP n'est pas un parti libéral
- parmi les principaux partis fr, il n'y a pas de parti libéral
- les républicains US ne sont pas libéraux (à quelques exceptions près, genre Ron Paul)
- la droite en général et la droite française en particulier ne sont pas libérales
- je méprise autant le président précédent que le président actuel
Compare les discours :
- l'extrême gauche veut que l'état s'implique plus dans tel domaine, légifère et règlemente
- la gauche veut que l'état s'implique plus dans tel domaine, légifère et règlemente
- le centre veut que l'état s'implique plus dans tel domaine, légifère et règlemente
- la droite veut que l'état s'implique plus dans tel domaine, légifère et règlemente
- l'extrême droite veut que l'état s'implique plus dans tel domaine, légifère et règlemente
Ce sont tous des discours où l'état est le grand solutionneur des problèmes de la société. Aucun, je dis bien aucun de ces partis, ne souhaite laisser les gens libres de trouver eux mêmes des solutions.
Pour résumer, ils ont tous des approches collectivistes et constructivistes, top-down.
Le libéralisme, c'est tout le contraire. Basé sur la liberté, la responsabilité individuelle et la propriété privée, c'est une approche bottom-up. C'est laisser libre les gens de s'associer et de contracter comme ils le souhaitent. Il ne s'agit nullement de la loi du plus fort.
Si tu veux une introduction facile à lire à ce sujet, je te suggère le site de Daniel Tourre.
Franchement désolé mais à ce niveau d'argumentation je ne vais même pas prendre la peine de discuter.
Bien sûr.
En attendant, j'ai dû passer à côté de la foule d'arguments contenus dans ton post précédent devait regorger. Pour mémoire :
Citation de Freedomofspeech :
Tiens un sujet rigolo, c'est vrai quoi y en a marre du grand méchant Etat qui fait rien que nous écraser sous les charges, libérons le capital, abrogeons le repos dominical, supprimons taxes et impôts et soudain nous vivrons dans un monde bien meilleur et bien plus juste.
Quelle avalanche d'arguments. J'en suis tout bouleversifié.
savoir si la couverture est meilleure ou pas avec un système de santé +/- privatisé est juste pas la question. la seule et unique est de savoir si le système privatisé offre des garanties (s'il est solvable)
et la réponse est non...
Oh.
Et le fait que les mutuelles ne mettent pas la clé sous la porte ? Et le fait que les sociétés de secours mutuels, dont l'existence précède de très loin l'existence de la SS (d'à peine deux siècles), ne faisaient pas faillite non plus ?
Et c'est vrai que les comptes de la SS sont tout à fait bon. Elle est tout à fait solvable. Tous les clignotants sont au vert, qu'on se le dise !
En attendant, quand les gens installés en france ont le choix, ils choisissent massivement les assurances privées (je parle des frontaliers ; plus de 80%. 15% pour la LAMAL si ma mémoire est bonne - la SS suisse). Mais ils sont probablement trop bêtes pour savoir ce qui est bon pour eux.
Citation de tik69x :
au même titre que la titrisation de la dette devrait être interdit, la spéculation via des fonds collectés sur la santé et la retraite devrait également être interdit
Wouah. Et voilà le retour du mythe de la méchante spéculation, et les méchants outils financiers.
Je vais faire dans le péremptoire (désolé Suspirio, mais je ne peux pas y consacrer plus de temps) :
- spéculation, ça veut dire "voir loin". Tu achètes des vêtements d'hiver en été ? Tu lances ta machine à laver pendant les heures creuses ? Vala. Tu es un affreux spéculateur. Le spéculateur permet de lisser les prix, en augmentant la demande dans les périodes creuses et en la baissant dans les périodes tendues. C'est un pari : il pense savoir mieux que les autres ce que vaut un bien à un instant donné, et est prêt à parier SON argent dessus.
- les outils financiers comme la titrisation des dettes sont une réponse de l'industrie bancaire aux législations absurdes, un moyen de les contourner. Ce n'est qu'un véhicule. Il n'est ni bon, ni mauvais, seuls les usages peuvent être l'un ou l'autre. Si tu t'intéresses à la titrisation dans le contexte des subprimes, et à toutes les réglementations bancaires type Bâle, je ne peux que te conseiller Objectif Liberté, qui regorge d'informations à ce sujet.
Citation de tik69x :
savez vu que des villes aux states ont déposé le bilan !!!??!!!
Tiens un sujet rigolo, c'est vrai quoi y en a marre du grand méchant Etat qui fait rien que nous écraser sous les charges, libérons le capital, abrogeons le repos dominical, supprimons taxes et impôts et soudain nous vivrons dans un monde bien meilleur et bien plus juste.
Camarade, Kim Jong-un recherche des gens motivés pour maintenir son monde meilleur à flot.
N'hésite pas. Fonce.
Honnêtement, les journaux dits de droite sont tout aussi collectivistes que ceux de gauche. Normal, la droite est tout autant collectiviste que la gauche ; ils n'ont juste pas tout à fait les mêmes clients.
Les articles ne sont pas très clairs. L'expansion mélange un peu tout dans son chapo, en comparant déficit public et charges sociales. Sauf que la SS n'est pas l'état, comparer les deux c'est n'importe quoi.
Je cite :
Citation de Le Figaro :
L'État compense 90% du manque à gagner à la Sécu
Alors pour justifier 10 milliards de déficit annuel par 318 millions (ou même 3 milliards vu que leurs calculs...), c'est osé. D'autant plus qu'il y a ici ce que Bastiat appelait "ce qui se voit, ce qui ne se voit pas". Tu vois les exonérations. Mais ce que tu ne vois pas, c'est le montant qui aurait été collecté sans ces exonérations : du travail plus cher, c'est moins de travail, donc moins de rentrées.
Citation de Suspirio :
Quant aux USA, tu dis ça : ".QuanT à la plupart des non-assurés, c'est une question de choix personnel et pas de moyens."
Ah oui vraiment ? Là encore, c'est une affirmation péremptoire!
Navré pour la faute. Pas d'aperçu avant de poster... ça rend la relecture difficile.
Ceci étant :
Citation de Institut Economique de Montréal, juin 2005 :
Un grand nombre de non-assurés?
Premier mythe examiné par l’économiste Norma Kozhaya: celui du grand nombre de non-assurés qui n’auraient accès à aucun soin. Le nombre de non-assurés est élevé, 45 millions, mais il représente une minorité (15,6%) par rapport à la population totale de 288 millions d’habitants.
«Il s’agit bien souvent d’une situation temporaire causée par des changements d’emploi ou de situation familiale. Une portion non négligeable des non-assurés auraient par ailleurs les moyens financiers de se payer une assurance, mais choisissent volontairement de ne pas le faire.»
De plus, et contrairement à une idée répandue, même les non-assurés ont accès à des soins de santé gratuits offerts par les hôpitaux publics, centres de santé communautaires, hôpitaux universitaires, etc.
UcVi0InbVkJ:www.iedm.org/main/show_mediareleases_fr.php%3Fmediareleases_id%3D82+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr&lr=lang_en%7Clang_fr" title="source" target="_blank">source (ceci est la version cachée par google, le site original semblant être en rade)
Citation de Suspirio :
Et ensuite, je ne vais pas prendre la peine de te répondre. Tu me cites une nouvelle de SF (merci, je ne connaissais pas, ça me fera une nouvelle idée de lecture) pour me répondre sur les inégalités (là encore, on ne sera pas d'accord, et je crois que nos positions sur ce sujet sont irréconciliables), puis tu cites le blog ultra politisé d'un obscur auteur ( ...
Et pourtant tu viens de me répondre
Je cite une nouvelle de SF, oui, pourquoi pas ? De toutes façons, aurais-tu lu les sophismes de Bastiat que j'ai posté plus haut ? Aurais-tu pris la peine de lire les centaines de page d'autres sources que j'aurais pu citer ? Tes "prédécesseurs" sur ce forum ne le faisaient pas. Alors une nouvelle de 6 pages, c'est lisible en quelques minutes et ce n'est guère politisé. Ce que tu sembles reprocher au blogueur que je cite d'ailleurs. L'objectivité n'existant pas en ces choses, quel est le problème ? Célèbre ou pas, cela change-t-il la vérité du propos ?
L'égalité qui figure dans la devise de la république française, c'est l'égalité en droit. Pas en capacités physiques, intellectuelles ou matérielles.
Citation de Suspirio :
Et pour finir, non je ne considère pas avoir des chaînes aux pieds et vouloir l'imposer aux autres. Mais ce ne sont pas ces belles phrases péremptoires qui font office d'argument, crois-moi.
Si tu ne souhaites pas me les imposer, ces chaînes, on pourra parfaitement s'entendre. C'est juste que certains sur ce forum avaient des tendances totalitaristes et ne supportaient pas l'idée qu'un individu lambda puisse se soustraire à la SS ou à la CNAV. De même, les arguments leur passait plusieurs kilomètres au dessus ; du coup, je devenais lapidaire, ça gagnait du temps sans rien changer au résultat.
Heureusement, ça fait un bail que je ne les plus vu traîner dans le coin.
Juste avant d'arrêter, vu que tu n'avais pas répondu à ma question sur le coût mensuel : à la louche, les cotisations pour la branche maladie de la SS + CSG + CRDS + la mutuelle que les manques de la SS que le monde entier nous envie nous forcent à prendre (et que de toutes façons, ton employeur sera légalement obligé de "t'offrir" dès l'année prochaine), c'est un tiers de ton salaire net. Ce n'est pas anodin.
Bien sûr, je ne fais pas la distinction charges salariales / charges patronales. C'est un jeu d'écriture qui n'a pour seul but que d'enfumer les salariés en leur faisant croire que le gentil gouvernement fait rendre gorge à ces salops de patron. Le seul chiffre qui a de l'importance c'est celui que la boîte paie pour un salarié ; la division administrative de ce chiffre en deux (ou trois, ou plus) sections n'y change rien.
Et au passage, double effet bonus : cette part patronale sur la cotisation à la mutuelle (devenue obligatoire dès 2014, tu te souviens ?) sera imposable.
Mettons que le montant de cette part patronale soit de 50€ sur 13 mois. Ca fait 650€ par an, taxé au taux marginal de ton IR (mettons 30%) : 195€ d'IR en plus. Comme ça, pour le fun.
Citation de Suspirio :
Allez, j'arrête là,
cordialement
Idem. Au plaisir.
ninja edit : correction de quotes
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Vendredi 04 Octobre 2013 11:03 par
lecridupongiste
Bref, je n'aimerais pas vivre dans le monde que tu préconises...
Et ça tombe bien, je n'ai aucune envie de te forcer à vivre dans tel ou tel monde. Tu veux garder des chaînes aux pieds toute ta vie ? Fais ce que tu veux.
Ce que je souhaite, c'est que cette société que tu souhaites ardemment conserver me laisse tranquille, et libre de ne pas participer à des délires collectivistes ou fiscaux qui vont à l'encontre de mes principes et dont l'échec est déjà annoncé.
@Suspirio : c'est très ce que tu racontes.
Ce que tu racontes sur les comptes de la SS est faux. La SS est inefficace et mal gérée. Sa faillite est dans ses gênes. Sais-tu au moins combien tu paies chaque mois pour elle sur ta fiche de paie ?
Citation de Bastiat, XIXe siècle :
« Supposez que le gouvernement intervienne. Il est aisé de deviner le rôle qu’il s’attribuera. Son premier soin sera de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser et, pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable. Mais, je le demande, que sera devenue la moralité de l’institution quand sa caisse sera alimentée par l’impôt ; quand nul, si ce n’est quelque bureaucrate, n’aura intérêt à défendre le fonds commun ; quand chacun, au lieu de se faire un devoir de prévenir les abus, se fera un plaisir de les favoriser ; quand aura cessé toute surveillance mutuelle et que feindre une maladie ce ne sera autre chose que de jouer un bon tour au gouvernement ? (...) Il nommera des vérificateurs, des contrôleurs, des inspecteurs, on verra des formalités sans nombre s’interposer entre le besoin et le secours. Bref, une admirable institution sera, dès sa naissance, transformée en une branche de police. Les ouvriers ne verront plus dans la caisse commune une propriété qu’ils administrent, qu’ils alimentent, et dont les limites bornent leurs droits. Peu à peu, ils s’accoutumeront à regarder le secours, en cas de maladie ou de chômage, non comme provenant d’un fonds limité préparé par leur propre prévoyance, mais comme une dette de la société. L’État se verra contraint de demander sans cesse des subventions au budget. Là, rencontrant l’opposition des commissions de finances, il se trouvera engagé dans des difficultés inextricables. Les abus iront toujours croissant, et on en reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du droit, de la propriété, de la liberté et de la justice
Toute la situation de la SS résumée, il y a 150 ans.
Quand aux USA, c'est encore plus car visiblement tu ne connais pas leur système d'assurances maladies. Des lois rendent comparativement très cher la cotisation individuelle auprès d'une assurance maladie, la seule option viable reste de passer par celle "offerte" par son employeur. Le secteur est entièrement cartellisé et donc artificiellement cher. Medicare, Medicaid, ça se rapproche bien plus de la SS que d'autre chose.Quand à la plupart des non-assurés, c'est une question de choix personnel et pas de moyens.
Si tu veux voir ce que donne une médecine encore plus socialisée que celle de la France, regarde l'Angleterre et son NHS. Une catastrophe socialiste, avec des comités qui décident si ça vaut la peine qu'ils dépensent de l'argent pour te soigner ou pas.
Tu veux voir des systèmes plus libre ? Regarde l'Allemagne et la Suisse.
Autre chose : je me fiche de ceux que tu appelles inégalités. Ce sont des inégalités matérielles. Seules l'égalité des droits doit et peut être recherchée (je te renvoie à Pauvre Surhomme - titre original : Harrison Bergeron - de Kurt Vonnegut si tu veux voir à quoi ressemble la poursuite de l'égalité matérielle. C'est une très courte nouvelle extrêmement intéressante à lire). Un 18 est autrement plus fort qu'un 5. Il doit jouer avec une combinaison de ski et des moufles ? Tu trouves ça stupide ? C'est normal, ça l'est.
Et enfin, quand bien même tu souhaiterais t'accrocher à ce Titanic qui coule qu'est la SS, de quel droit prétends tu noyer ceux qui veulent la quitter ? Ou pire, les faire embarquer de force comme les frontaliers dès 2014, qui choisissaient librement de s'assurer ailleurs à une écrasante majorité ?
Qu'en pensez vous ? payez des impôts, oui, mais pour nos écoles, nos hôpitaux... pas pour des magouilles et des financements de partis politiques quels qu'ils soient !
Quelles solutions ?
J'en pense que la grogne est de plus en plus forte.
Après les pigeons, les poussins, il y a les tondus, qui eux font carrément la grève des charges patronales.
Il y a aussi le mouvement de libre assurance maladie, afin de sortir de la sécu et des caisses de retraite.
La solution ? Moins d'état. Beaucoup moins. Plus ses prérogatives seront réduites, moins il pourra gaspiller. Et dans les fonctions régaliennes minimalistes, il n'y a ni école ni hôpitaux (aucun des deux n'a été créé par l'état en france, soit dit en passant).
Tu peux toujours lire h16, qui s'en prend aujourd'hui à l'euthanasie du financement participatif en France avec sa verve et son humour habituels. Ou contrepoints, ça change pas mal de la presse mainstream.
Ou lire du Bastiat, un économiste (et homme politique, et polémiste) français du XIXe, dont les écrits sont toujours pertinents car les absurdités des politiques qu'ils dénoncent ne semblent guère avoir changées. Son oeuvre la plus connue est le sophisme de la vitre cassée.