Nicolas Sarkozy a du bagout pour assurer le service après-vente de huit mois d’échecs. Pouvoir d’achat, croissance, dette, commerce extérieur, les résultats de son action ne sont en rien à la hauteur d’une «nouvelle Renaissance», mais plutôt ceux d’un Président de la poursuite du déclin.
Comment qualifiez-vous ses huit mois de la présidence ?
Le sarkozysme est un absolutisme. Le Parlement est devenue une chambre d’enregistrement purement formelle, comme sous Louis XVIII. Quant au gouvernement, il ne gouverne pas. C’est une équipe de figurants et de potiches. Martin Hirsch est opposé aux franchises, mais elles sont en vigueur. Fadela Amara trouve les tests ADN «dégueulasses», mais ils passent. Rama Yade explique que «la France n’est pas un paillasson», mais Kadhafi vient pourtant narguer la France. Les ministres agitent la marionnette. Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence. La classe dirigeante festoie pendant que le peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est un spectacle à la Dallas, une série B de mauvais goût. Il y a une sorte de faillite morale : trahison des promesses électorales, injustices fiscales, fiasco diplomatique, abandon du plus grand nombre… Tout cela se paiera.
Aux élections municipales ?
Cela pourrait faire partie des motivations exprimées par les Français écœurés de certaines pratiques : félicitations à Poutine, révérence à Bush, tapis rouge à Kadhafi, obséquiosité devant l’argent-roi. Et pendant ce temps, on instrumentalise la vie privée pour faire diversion. Je m’interroge : la garde des Sceaux est-elle ministre ou mannequin de la maison Dior ? Les conquêtes du président finiront-elles au gouvernement ? La France est ridiculisée dans la presse européenne par le comportement de son président. La cinquième puissance mondiale mérite mieux.
Ne mérite-t-elle pas aussi mieux que le spectacle offert par les socialistes ?
Le PS est un parti qui ne travaille plus. Un parti nombriliste, replié sur lui-même et ses difficultés. Enfin, c’est un parti qui n’a plus de ciment, miné par la division entre écuries. Au fond, il y a plusieurs partis socialistes, qui font des choses semblables, mais concurrentes.
« La classe dirigeante festoie pendant que le peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est un spectacle à la Dallas, une série B de mauvais goût. Il y a une sorte de faillite morale : trahison des promesses électorales, injustices fiscales, fiasco diplomatique, abandon du plus grand nombre… Tout cela se paiera. »
C'est exactement ça : du bling-bling en façade, et une réalité sordide derrière les paillettes. Si on n'a pas avec ça une augmentation du taux de suicides et de drogués, bref, le triomphe des "losers"
regarde la réaction sur le ralliement de Doc Gynéco à Sarkozy : considéré comme un traître
Vu ce qu'il avait écrit sur Sarkozy dans un livre, c'est pas vraiment un traître c'est plutôt un con !
s'il avait rallié Royal, il n'y aurait pas eu autant de commentaires.
Evidemment que non, puisque les textes de Ministère Amer sont pro-délinquants, et que la gauche est du côté des délinquants, comme l'a fait très justement remarquer Notre mini Président
Entre un "sondage" fait par un institut (avec des méthodes statistiques très complexes, bien plus qu'une loi de Bernouilli) et un sondage fait à la télévision, il y a un monde. Mélanger les 2 pour dénuer toute valeur à l'un est malhonnete.
Non seulement l'échantillon est insuffisant, mais en plus un sondage électoral un an avant l'échéance n'a que peu de valeur. Et obtenir un échantillon représentatif des journalistes en piochant dans la catégorie "journalistes politiques", ça me fait doucement rigoler.
Rien ensuite n'indique que le sondage a été - en plus du problème concernant l'échantillonnage - correctement réalisé (voir : Sondages : des « échantillons » farfelus), l'Institut SCP n'étant pas particulièrement reconnu pour ses sondages électoraux.
Enfin, amalgamer les journalistes politiques à l'ensemble des journalistes, comme le fait remarquer l'ACRIMED, est d'une singulière mauvaise foi.
L'interdiction est maintenant effective, la marche arrière pour les fumeurs et les exploitants de "lieux de convivialité" ( n'importe quoi, cette expression! ) ne se fera pas.
N'est-il pas temps d'arrêter de fumer?
Ah bon, un restaurant et un bar, ce n'est pas convivial ?
Non c'est vrai, j'y vais pour me faire chier en compagnie de gens désagréables
Citation de Zouzou :
Je vais peut-être vous paraître brutale, mais les bars à narguilé me font penser à une sorte de maison close...
Non, juste à côté de la plaque
Citation de Nitro :
Du concept, tu veux dire les maisons clause pour tiré sa crampe et les bar a chicha pour fumer?
Pour faire pousser de l'herbe à destination des grosses légumes
75% de gens ayant déclaré être de droite, pourquoi pas comme les sondages de rue ou l'on implique pas vraiment sa personne..à la différence d'un dinée ou de diverses contexte pour parler de politique avec des gens que tu est amener à revoir..
Ce n'est pas que j'ai dit
Parlons enfin des droits acquis
Alors que tout, tout passe ici bas
Il faudra bien qu'on en oublie
Sous peine de ne plus avoir de droits
C'est tellement tabou d'être de droite qu'un "sondage" (ayant très peu de valeur lui aussi, mais bon) effectué récemment sur le plateau (?) d'une émission de Stéphane Bern montrait qu'il n'en était rien, à 75%.
Toujours cette mentalité d'assiégé, qui est très pratique pour monbiliser les troupes et les préparer au combat.
J'ai trouvé ds un article reprenant ce sondage le nom d'un institut (CSp, CPS? je ne sais plus exactement).
En effet, tu as raison sur ce point :
Citation de ACRIMED :
Ensuite, ce « sondage exclusif » est singulièrement biaisé : il est présenté comme un « sondage réalisé par téléphone le 23 février et le 5 mars auprès de 130 journalistes représentatifs par catégorie de supports et de rubrique » (par l’Institut SCP). Un tel échantillonnage et une telle méthode laissent pour le moins perplexe¹. Mais Marianne prend les devants, en récusant par avance, comme émanation du « milieu » des journalistes, d’éventuelles contestations (p.55).
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¹ « A ce stade de gigantisme, écrit Le Canard enchaîné (2/05/01), les réponses (...) flirtent allègrement avec les 20% d’incertitude. »
quand cela ne t'arrange pas, tu ne cherches pas plus.
Pour Marianne (sondage 2001 lors de l'élection présidentielle), j'ai trouvé sur internet de nombreux sites faisant références à ce sondage : 90% des journalistes qui se sont prononcés votes gauche!
Pour être précis : 63% gauche, 6% droite, le reste "ne se prononce pas".
On peut aussi dire que le syndicat majoritaire chez les journalistes est la SDJ, syndicat "miné" par la LCR.
Au contraire, je connais trop bien ce dossier de Marianne sur les journalistes.
Tu avais tort, ce n'était pas les 80% que tu avançais.
Nous sommes d'accord là-dessus ou pas ?
Ensuite le "sondage" a été réalisé par le journal Marianne lui-même, l'échantillon (construit par des journalistes, et non pas des sondeurs qui ont un minimum de rigueur et de méthodologie en la matière) comporte 150 personnes.
Citation de Marianne n° 208, 23/04/2001 :
La messe est dite : les journalistes sont, à une écrasante majorité de gauche. L'écart avec la population est ici maximal : au total 6 % de journalistes pensent voter à droite, contre au moins 50 % dans le peuple français.
Les sondages de Marianne sont tellement sérieux... Bref ça vaut que dalle, et bien moins qu'un sondage d'Opinion Way (déjà assez merdique).
Un livre a popularisé ces fadaises : Etre de droite : un tabou français d'Eric Brunet. Comme quoi certains ne s'embarrasent pas de rigueur scientifique tant que ça va dans leur sens.
Cette mentalité d'assiégés de la part de la droite ne nous est pas propre, et n'est aps propre à notre époque ; aux Etats-Unis aussi, selon Serge Halimi :
« Et les républicains excellent à se présenter comme assiégés, persécutés par une « élite progressiste » (liberal elite) réunissant à la fois avocats procéduriers, universitaires pleins de morgue, médias sans morale, comédiens donneurs de leçons. »
Là-bas aussi, alors que la plupart des medias sont aux mains de grands groupes, les républicains les voient comme des lieux noyautés par les gauchistes
Citation de jpc45 :
Sur les "otages" de la RATP et de la SNCF, je pense que la majorité de français de droite et de gauche partageait cette opinion
Tout le monde n'a pas ce genre d'opinion moisie, quoiqu'il t'en déplaise.
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Mercredi 02 Janvier 2008 13:52 par
Calopus
étrange quand même que dès que l'on parle de politique, le discours ne peut jamais rester calme et reposant
Disons que lorsqu'on voit la violence sociale actuelle, vis à vis des plus pauvres, des sans papiers, des sans domicile, je ne vois pas comment un débat pourrait être calme et reposant.
Ah la matière reposante de la matraque et le caractère calme du fonctionnement d'un compte en banque de RMiste en fin de mois...