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Privatisation d'EDF - Page 4

Mercredi 04 Août 2004 19:50

EDF a eu une politique où elle a voulu le beurre tout en profitant de l'argent du beurre comme le dit draculito... C'est si simple de profiter des lois du marché à l'extérieur des frontières quand on est sûr de ne pas être attaqué à l'intérieur (grâce à la situation de monopole)... Non, EDF n'est pas une compagnie de service public dans ses orientations, c'est une société capitalistique comme une autre. La situation d'EDF aujourd'hui est dûe aux orientations de ses dirigeants et à l'insouciance des politiques français, toujours prêts à profiter de l'Europe (pour la PAC par exemple jusqu'ici par exemple... La France perçoit plus de subventions qu'elle ne "côtise"Clin d'oeil et à ne jamais appliquer les règles de vie commune que la vie en communauté impose (à l'exemple de ces connards de Raffarin et Chirac au sujet du pacte de stabilité par exemple)...

Mercredi 04 Août 2004 23:42

L'energie fera tjrs parler et c vrai que g trs été contre le nucléaire dans presk ttes ses applications, militaires ou energetiques, la seule exception ke je fai est celle du medical car si le positif peut l'emporte sur le negatif alors ca va..
C pas le nucléaire en lui meme mais plutot les risques de derives qui m'ont toujours fait etre reticent car j'ai sans doute pas assez confiance en la nature humaine.

Jeudi 05 Août 2004 11:56

Il n'est pas interdit de débattre sur le devenir de nos services publics mais il faut simplement voir l'origine de ces réformes.

Comme cela été dit, l'UE a pour mission de faire respecter la libre circulation des biens et services et des personnes ainsi que la libre concurrence.

Qui dit libre concurrence dit interdiction des monopoles et des aides éventuelles de l’Etat pour renflouer les services publics déficitaires

Aux promoteurs de l’Europe s’opposent les défenseurs des services publics « à la française ».

Notons que l’expression « service public » ne figure qu’à l’article 73 du traité de Rome à propose des transports.

L’article 86-2 utilise la notion de « service d’intérêt économique général » (SIEG).

Cette qualification permet à ce type de service d’être soumis aux règles de la concurrence dans les limites ou l’application de ces règles ne fait pas échec à l’accomplissement de la mission particulière qui leur a été impartie. ( fonctionnement impossible, équilibre financier en péril…)

Par exemple, les entreprises chargées de la fourniture d’électricité et de gaz ou des Postes entrent dans cette catégorie des SIEG.

Le problème est de savoir quelles sont les limites des dérogations possibles aux règles de la concurrence : certains craignent un démantèlement complet de ces services publics..

Ce que l’on peut quand même souligner c’est que les instances communautaires et surtout la cour de justice des communautés européennes prend bel et bien en compte cette notion de SIEG.

Paradoxalement, les instances communautaires intègrent les exigences de l’intérêt général et en France, on prend conscience ( plus ou moins facilement, c’est l’objet de ce débat) des exigences de la concurrence.


Il faut enfin rappeler que l’UE et ses grands principes (libre circulation et libre concurrence) a été créée avec 2 objectifs principaux : la paix entre les peuples et d’une meilleure prospérité (notamment économique).

La France faisant partie de l’UE , les citoyens français ont accepté cette intégration, ces principes et ces objectifs.

Cependant, au vu de ce débat, il semble bien qu’on n’ait pas pris conscience des contraintes liées à la réalisation du deuxième objectif …

Jeudi 05 Août 2004 21:59

"Qui dit libre concurrence dit interdiction des monopoles et des aides éventuelles de l’Etat pour renflouer les services publics déficitaires"
> La libre concurrence ne garantit pas la fin des monopoles (Microsoft)

Concernant l'article du SIEG
> Cet article dit bien qu'il y a des activités qui doivent rester sous la tutelle des Etats mais je ne comprends pas pourquoi libéraliser (totalement ou partiellement) des services alors que les Etats continueraient d'avoir le droit d'aider les services concernés en cas de cacade. En gros "vas-y fiston dépense et gagne de l'argent, si y'a un soucis Papa est là !" Si ça c'est pas un privilège !

Concernant les tarifs
> Je trouve que l'ouverture du marché des télécommunications en France a plutôt fait baisser les tarifs et ce n'est pas fini avec l'arrivée des opérateurs virtuels. On ne peut pas savoir à l'avance ce qu'il se passera pour l'électricité.

Vendredi 06 Août 2004 12:11

Des chercheurs japonais veulent rendre le plutonium inoffensif :

<A HREF="http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=25128&provenance=sciences&bloc=10" TARGET=_blank CLASS=lien_noir>http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=25128&provenance=sciences&bloc=10</A>

Lundi 09 Août 2004 20:37

A propos de chercheurs japonais....
Comment ne pas relancer le débat le jour ou un incident nucléaire vient justement de se produire sans faire de fuites mais avec des victimes.
Il s'agit justement du japon ou le nucleaire et l'NRJ en général sont privés et ou cet accident fait poser beaucoup de question sur le fait de l'opportunité d'avoir privatiser de tels secteurs...
Il semble maintenant que là-bas on soit plus pour le service public.
Je le redis donc haut et fort non par conviction idéologique mais pour le bien de tous:
EDF DOIT RESTER PUBLIC <IMG SRC=smilies/sontfous.gif>

Lundi 09 Août 2004 22:56

et LA POSTE?

Lundi 09 Août 2004 23:01

Idem. Mais les dangers sont quand même moindres !

Lundi 09 Août 2004 23:10

Je ne vois décidément pas le rapport entre sécurité et public...

Lundi 09 Août 2004 23:36

Pourtant elle est assez identifiable, soyons logiques : une société privée répond à des logiques de rentabilité, est tenue à des résultats.
Dans le cas de certains services, cela ne pourrait poser aucun problème de sécurité, mais dans d'autres une logique de rentabilité amènera à négliger les aspects peu productifs de l'activité qui impliquent nécessairement des conditions de sécurité particulièrement importantes.
L'exemple le plus significatif est celui des chemins de fer britanniques :



Ceci est extrait du site "Fenêtre sur l'Europe" :

Chemin de fer : la société anglaise Railtrack sous administration judiciaire.


A la demande du gouvernement britannique, la Haute Cour de Londres a décidé, le dimanche 7 octobre, de placer sous administration judiciaire la société Railtrack qui gère les infrastructures ferroviaires d'outre -Manche.


Cet évènement consacre, pour beaucoup, l'échec de la privatisation du rail britannique, jusque là monopole public de British Rail, décidée en mai 1996 par le gouvernement conservateur de John Major. Il en était résulté une atomisation du secteur ferroviaire réparti entre Railtrack, société cotée dès 1996, chargée des infrastructures britanniques et quelque 25 opérateurs de ligne détenteurs de franchises sans compter le propriétaires de locomotives et de wagons.


Rapidement les conditions de transport se sont dégradées : retards fréquents, signalisation défaillante, vétusté du réseau.... Une série de catastrophes ferroviaires (Southall, Paddington et Hartfield), survenues respectivement en 1997, 1999 et 2000, a contribué à mettre encore plus exergue les carences du chemin de fer britannique dont Railtrack a fait les frais se voyant, notamment, reprocher d'avoir sacrifié la sécurité au profit des avoirs de ses actionnaires.

Lundi 09 Août 2004 23:44

Une entreprise public n'a pas à se préoccuper de ses "actionnaires", il est difficile de ne pas reconnaître que le processus de privatisation est une cause directe de ces trois drames.

(petite précision oubliée, cet article remonte à 2001)

Lundi 09 Août 2004 23:55

Pour terminer enfin sur cette question, se reporter au film de Ken Loach sur le problème (comme Francis nous invite à la faire sur la première page de ce sujet), "The Navigators", sorti en 2002

Mardi 10 Août 2004 08:24

J'ai l'impression de me répéter, mais on a tendance à oublier que la plus grosse catastrophe nucléaire a été causée par une entreprise d'électricité publique.
alors les démonstrations logiques...et quand on parle de faits, il faut avoir l'honnêteté d'avoir une vision globale; allez, en matière de sécurité et de précautions, parlons un peu du médicament.
Heureusement qu'il existe la recherche privée de l'industrie pharmaceutique, guidée par des objectifs de rentabilité et donc une obligation de résultats, parce que si on devait compter sur la recherche publique seule...et je tiens à signaler par la même occasion que la production de médicaments (privée), est certainement la plus surveillée au monde, et la plus règlementée...et le fait que ce soit privé n'est pas un problème, bien au contraire...
Des organismes indépendants visitent régulièrement les installations...et si ça va pas, l'entreprise ne peut pas vendre. Dur dur pour un capitaliste! Alors on, fait très attention, et l'industrie pharmaceutique est la plus sûre du monde... Et il est bien évident que pour la production d'électricité nucléaire, que ce soit public ou privé, peu importe, les choses se doivent d'être identiques.

Mardi 10 Août 2004 12:47

N'empeche que pour ce qui est de la recherche en matiere de medicaments ca a du bon en matiere de resultats mais n'oublions pas non plus l'absence de recherches sur certaines maladies car trop rares et dc non rentables en cas de commercialisation de medicaments, les effets sont donc loins d'etre seulement positifs.

Mardi 10 Août 2004 13:16

Le rapport entre "sécurité" et "public" ? Je serais tenté de répondre, à la "bible", c'est un rapoort de "sécurité publique"...
Bon n'oublions pas que la distinction entre privé et public est une distinction purement juridique. Il n'y a pas à diaboliser le privé et à idéaliser le public (ou l'inverse).
Rien ne remplace la volonté politique et les moyens qui sont mis (y compris financiers) pour favoriser le développement de la recherche (le débat de cet hiver avec les chercheurs est assez éloquent).
Quant à "Tchernobyl", cela me paraît dépasser le débat public-privé. "Tchernobyl" c'est d'abord le résultat de la déliquescence d'un système bureaucratique et totalitaire dont personne n'a la nostalgie (du moins j'espère) qui n'avait de "socialiste" que le nom. Et chacun sait que ces systèmes connaissaient aussi leur corruption.
A cet égard, si l'on regardait vers la Chine où le développement du capitalisme ET de la bureaucratie totalitaire font bon ménage, on pourrait aussi se poser des questions.
Mais on préfère ne voir dans ce pays qui sera la 1ère puissance économique mondiale et numéro 1 en termes de pollution vers 2040 que...ces glorieux pongistes et les JO de 2008...
Pourquoi ? Je risque une hypothèse : parce que c'est un immense marché !
Étique éthique...

Mardi 10 Août 2004 17:15

EDF DOIT RESTER PUBLIC <IMG SRC=smilies/ok.gif>

Mardi 10 Août 2004 21:00

Pour parler du médicament varispin sûr que l'appât du gain motive plus les laboratoires pour être efficaces que d'améliorer la santé des gens. N'empêche que je pense que certains médicaments, comme ceux utilisés pour soigner le SIDA, devraient faire partie du domaine public et il ne devrait pas y avoir de tels enjeux financiers.

Peut-être que s'il n' y avait pas ces "mercenaires" la recherche n'avancerait pas, et l'on n'aurait pas les mêmes performances, mais bon je préfèrerais un monde avec plus de philanthropes et moins de "requins". Décidément je ne me fais pas à cette idée que l'argent peut tout acheter, même la vie... <IMG SRC=smilies/evident.gif>

Quant à la sécurité elle rime bien avec public puisqu'il s'agit de la sécurité de TOUS, que c'est un domaine COMMUN qui n'obéit pas à des considérations de rendement mais bien d'une garantie pour toute la population, fortunée ou pas.

Mardi 10 Août 2004 21:51

Vous me faites bien rigoler avec vos théories du style "les chercheurs du privé trouvent des médicaments par apât du gain alors que ceux du public en trouvent par altruisme".
C'est oublier un peu vite que les chercheurs "privés" en question ne sont, au mieux, que des petits actionnaires de l'entreprise pour laquelle ils travaillent.
On peut dire effectivement, pourquoi pas, que le patron est apâté. Et pour réussir dans son entreprise, eh bien il donne des moyens à ses chercheurs.
Parce que c'est bien beau de critiquer le fait que ces entreprises fassent du profit, mais pour trouver une nouvelle molécule, et faire un nouveau médicament, il faut au bas mot 15 ans de recherche, et 99% des molécules synthétisées seront à un moment où à un autre mises à la poubelle.
Encore une fois, je suis désolé, mais le cancereux préfèrera être guéri par une entreprise qui gagne de l'argent plutôt que de mourir.
Et Julot tu parlais des maladies orphelines. C'est vrai que c'est un pb. Eh bien ne serait-ce pas justement le rôle de la recherche publique de s'attaquer à ces maladies, effectivement pas rentables?
Seulement voilà...le CNRS est encore un exemple de structure énorme, où les labos se font la guéguerre entre eux (parfois même au sein d'une même fac, je sais de quoi je parle pour avoir effectué ma thèse de paillasse dans un labo CNRS), et où au final, on ne trouve jamais rien, chacun préférant garder ses petites trouvailles incomplètes plutôt que de les partager avec le voisin. (je caricature un peu, mais guère). Alors bien sûr, il faut des moyens pour cette recherche publique. Mais tant que ces mentalités ne changeront pas, ce sera à fond perdu.
Laissons donc les maladies rentables aux industries privées, et forçons la recherche publique à s'organiser, sur des thèmes précis, au sein de pôles précis (ex, Bordeau étudiera la maladie des os de verre, Marseille autre chose, etc...).
Mais bon, ça aussi c'est de l'utopie, parce que si jamais on tente quoi que ce soit pour réformer ce système, comme d'hab, on aura les syndicats (qui n'ont rien d'autre à faire c'est vrai), dans la rue.

Mardi 10 Août 2004 22:11

Je comprends bien que s'il faut 15 ans pour sortir une molécule, c'est un investissement important, et seuls des Etats ou des sociétés très puissantes peuvent se permettre de faire l'effort.

Et comme on ne réussit pas une telle entreprise sans des moyens importants, on va parfois chercher à faire au passage une étude de marché, pour savoir combien ça peut rapporter.

Mais là c'est sur le terrain du débat public que la chose doit être portée, les maladies mettant en jeu le pronostic vital devraient toutes être dans le domaine public, c'est l'obligation de "moyens" propre à la médecine. Et aux laboratoires privés les médicaments "de confort" pour la petite mamie dépressive du XVIe, qui pourrait trouver un intérêt à financer la vaccination de gamins du Tiers-Monde, lesquels par leur joie de vivre lui feraient oublier ses soucis...

Les syndicats ne font pas toujours dans le compromis, surtout en France, mais ils ont le mérite d'appeler un chat un chat. <IMG SRC=smilies/evident.gif>

Mardi 10 Août 2004 22:48

Puisqu'on parle beaucoup de "pharmacie"..., j'espère que vous avez vu le passionnant documentaire intitulé "Le procès de M. Muscle" sur Arte ce soir. Là on voit que la recherche a bien progressé pour améliorer les performances (il s'agit de foot), mais que, malheureusement, pour expliquer les morts, on patauge un peu (malgré les efforts de la justice italienne).

Désolé d'être un peu "hors sujet", mais je ne crois pas être le premier...
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