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RASMUSSEN dopé ? - Page 5

Dimanche 22 Juillet 2007 08:14

PARIS - Plus d'un Français sur deux déclare aimer le Tour de France, mais cela ne les empêche pas de douter des performances des cyclistes: ils sont en effet 78% à "douter de l'honnêteté" des coureurs victorieux dans les compétitions, selon un sondage Ifop pour "Le Journal du dimanche".

Selon ce sondage, 52% des Français aiment le Tour, contre 48% qui expriment l'opinion contraire.

"Lorsqu'un coureur gagne une étape ou une compétition cycliste", ils sont 78% à "douter de l'honnêteté de cette victoire", contre 21% à ne jamais douter; 1% ne se prononcent pas.

La grande majorité des Français pensent qu'il faut lutter plus sévèrement contre le dopage et "exclure des compétition les tricheurs, même si ce sont les coureurs les plus en vue". Ils sont 19% à penser qu'il faudrait plutôt "encadrer médicalement" le dopage.

-Sondage IFOP réalisé les 19 et 20 juillet par téléphone auprès d'un échantillon de 1.004 personnes âgées de 15 ans et plus représentatif de la population française. AP

lp/com

Dimanche 22 Juillet 2007 08:24

Je ne sais pas Rassmussen c'est dopé, il faut toujours faire attention quand on accuse qq mais voici un article (un peu long mais interressant de l'express) qui est entretien avec Lemond

Dimanche 22 Juillet 2007 08:25

«Le Tour de France vient de s'élancer dans un climat de suspicion. Qu'en pensez-vous?
uand on voit qu'avant le Tour Alexandre Vinokourov, l'un des favoris, annonce qu'il travaille avec le Dr Ferrari [médecin italien à la réputation sulfureuse, soupçonné d'avoir introduit l'EPO dans le peloton], on a du mal y croire! Vinokourov en parle comme du meilleur préparateur physique au monde. Or il n'y a pas de secret. En matière d'entraînement ou de régime alimentaire, les méthodes révolutionnaires n'existent pas. Ce médecin n'est connu que pour une seule chose: le dopage. L'Union cycliste inter-nationale devrait dire: «Si vous travaillez avec ce monsieur, vous ne pouvez pas courir le Tour de France.»

Vous avez remporté votre troisième et dernier Tour en 1990. L'année suivante, vous finissiez 7e, loin derrière l'Espagnol Miguel Indurain. L'EPO circulait-elle déjà dans le peloton?

Avec le recul, je pense que tout a basculé cette année-là. Je courais pour l'équipe Z et, peut-être que, de toute ma carrière, je n'avais jamais connu une forme pareille. A quelques jours du départ de l'épreuve, j'ai effectué le même test d'entraînement que lors de mes précédentes victoires: deux heures et demie derrière derny [cyclo- moteur abritant le cycliste du vent à l'entraînement] le long d'un canal, en Belgique. Je n'avais jamais dépassé 80 kilomètres-heure de moyenne, mais, là, j'ai roulé à 85 kilomètres-heure, avec le coe; ur à 180 pulsations par minute! Le premier jour du Tour, j'ai terminé 2e du prologue et j'ai appelé ma femme: «Kathy, prépare le champagne! Je n'ai aucun concurrent...» Et c'était vrai. Le seul type dangereux, sur le papier, c'était l'Italien Chiappucci, un «domestique» [un second couteau]. Lors de la première étape, je me suis échappé et j'ai pris le maillot jaune. ça s'est gâté, du côté de Reims, le cinquième jour. Habituellement, pour éviter les chutes, ma place était dans les dix premiers du peloton. Mais, là, j'avais vraiment du mal à me maintenir en tête. Les types roulaient comme des motos! J'ai rappelé ma femme: «Finalement, je ne suis peut-être pas si en forme que ça.»

Vous ne compreniez pas ce qui se passait?
Non, c'est plus tard que j'ai compris. Des années plus tard. Quand il y a eu les premiers aveux, les premiers morts. Lors du Tour 1991, dans le contre-la-montre d'Alençon, j'ai cru que j'avais gagné de 5 minutes. Je voltigeais! Mais Indurain m'a battu de 8 secondes. Alors, j'ai pensé que c'était mon vieux problème d'asthme qui m'avait handicapé. Plus tard, dans l'étape Quimper-Saint-Herblain, le peloton a établi un record à près de 50 kilomètres-heure de moyenne. Avec Charly Mottet, un vieux de la vieille, on s'est regardé à 30 bornes de l'arrivée: «Oh! Qu'est-ce qui se passe?» Toutes ces années-là, on a cherché la solution de nos déboires dans un surplus d'entraînement ou dans des méthodes révolutionnaires. ça finissait par nous tourner la tête. Je me souviens que, au Tour d'Italie, Roger Legeay, le directeur sportif de l'équipe Z, a décrété qu'on devait se mettre au régime: plus de graisse, d'huile d'olive, de dessert. Au bout de deux semaines, toute l'équipe avait abandonné. On n'avait plus que la peau sur les os!

Dimanche 22 Juillet 2007 08:25

Vous ne vous êtes jamais dopé?
Non. Et je ne comprenais pas toujours de quoi l'on me parlait. Je suis américain, pas français ni belge. Les subtilités du jargon m'ont longtemps échappé. Quand on me demandait si je me «soignais» suffisamment, je rétorquais que je n'étais pas malade. A la question de savoir si j'étais bien «préparé», je répondais par mes carnets d'entraînement. C'est sans doute en 1988, l'année suivant mon accident de chasse, que j'ai frôlé le dopage de plus près. J'avais signé dans l'équipe néerlandaise PDM et ils avaient décidé d'essayer des «choses» auprès des coureurs. Leur médecin affirmait qu'il fallait me «rééquilibrer» physiologiquement car, l'année précédente, j'avais perdu beaucoup de sang. Par chance, cette saison-là, je n'ai presque pas couru. En revanche, Gert-Jan Theunisse, un des leaders de PDM, a été exclu du Tour après avoir été contrôlé positif à la testostérone.

Dans quel état d'esprit avez-vous quitté le peloton, en 1994?
Ce n'était plus mon monde. Roger Legeay, qui m'a dirigé toutes ces dernières années, raconte que je n'avais plus qu'une phrase à la bouche: «Je suis fatigué.» Et pour cause! Le Français Philippe Casado, un de mes équipiers chez Gan, a discuté, un jour de 1993, avec un Espagnol de la Once. Il est revenu comme un fou en interpellant Legeay: «Voilà ce que les autres prennent: testostérone, EPO, hormone de croissance... Alors, si tu veux des résultats, arrête de nous menacer de diviser nos salaires par deux et engage un médecin!» L'année suivante, Casado est parti chez les Italiens de Jolly Componibili. Je l'ai croisé sur les routes du Tour de Suisse. Il rigolait. Il m'a expliqué que deux cars laboratoires suivaient son équipe en permanence et qu'il avait bouclé le Tour d'Espagne sans souffrir. Il m'a chambré gentiment puis il s'est éloigné. Trois semaines plus tard, j'ai décidé d'arrêter le vélo. L'année suivante, Philippe Casado est mort d'une crise cardiaque. Il avait 30 ans.

Dix ans après la fin de votre carrière, vous avez pris des positions fermes contre le dopage, notamment en vous opposant à votre compatriote Lance Armstrong (sept fois vainqueur du Tour). Comment étaient vos relations avec lui jusqu'alors?
En 1998, il m'appelé pour m'inviter à dîner. Je pense qu'à un moment il a dû se dire que nos histoires se ressemblaient. Moi, j'étais revenu au top niveau après mon accident de chasse. Lui voulait revenir deux ans après son cancer. Ce soir-là, Lance m'a dit qu'il voulait gagner le prochain Tour de France. J'ai pensé: «C'est impossible. Jusque-là, il n'a jamais fini dans les 30 premiers...» Il donnait l'impression de vouloir être mon ami, mais il semblait également énervé d'être comparé à moi. Il était mal à l'aise. C'est quelqu'un qui vit avec une rage et une colère au fond de lui. Je pense que ce n'est pas un homme heureux. Pourtant, en 1999, lors de son premier succès sur le Tour, j'ai cru à son grand retour. Après l'affaire Festina [l'équipe de Richard Virenque avait été exclue du Tour 1998 pour dopage], je pensais que le peloton avait fait le ménage. Je n'avais plus de relations avec Armstrong, mais j'étais content de voir un Américain briller à nouveau dans le vélo. Et puis j'avais déjà ma société de cycles: un Américain gagnant le Tour, c'était très bon pour mes affaires!

Dimanche 22 Juillet 2007 08:26

En 2004, dans le livre L.A. Confidentiel, vous avez fini par mettre en doute l'honnêteté de ses victoires...
Tout ce que j'ai dit sur Lance à ce moment-là, c'est que j'étais déçu de savoir qu'il travaillait avec le Dr Ferrari. S'afficher avec lui, c'était dément! Après la publication du livre, Lance Armstrong m'a appelé. Il m'a menacé de trouver dix personnes qui soutiendraient que j'avais pris de l'EPO pour remporter le Tour en 1989. J'ai répliqué que, moi, j'avais gagné avant l'apparition de l'EPO! Que mes victoires relevaient non pas du miracle, mais de deux années de souffrances et de travail. Il n'y a pas de mystère: je connais ma capacité respiratoire et la sienne. Il a celle d'une Fiat, j'avais celle d'une Testarossa! A partir de là, j'ai reçu des menaces émanant de son entourage. On m'a suggéré de me rétracter, de m'excuser... L'agent et avocat d'Armstrong, Bill Stapleton, est même allé jusqu'à faire publier, dans le journal USA Today, de fausses rétractations sous mon nom! En octobre 2005, j'ai été convoqué pour témoigner au procès entre Lance Armstrong et sa compagnie d'assurances, qui refusait de lui verser une prime, à cause des soupçons de dopage. Je n'ai fait que répéter ce que j'avais déjà dit à propos du Dr Ferrari.

Vous êtes maintenant aux prises avec un autre compatriote, Floyd Landis, vainqueur du Tour en 2006...
J'ai eu l'impression que l'histoire avec Armstrong se reproduisait! J'ai été très surpris car je croyais que Floyd, contrairement à Lance, était un «type bien». Quand j'ai appris qu'il avait été contrôlé positif sur le Tour 2006, j'ai déclaré: «S'il a triché, c'est terrible. Mais, dans ce cas, il doit dire la vérité pour changer le cours des choses et sauver ce sport!» Quelques jours plus tard, le 6 août, Floyd m'a téléphoné. Nous avons eu une longue conversation, très humaine, presque amicale. Je lui ai répété qu'il pouvait se libérer de ce secret si lourd et essayer de repartir d'un bon pied. Pour l'encourager à briser le silence, je lui ai confié une histoire très personnelle: dans mon enfance, j'ai été victime d'abus sexuels. Je voulais lui faire sentir que, à certains moments, il faut avoir le courage de parler. Nous étions d'accord pour que cette conversation reste entre nous. Mais, par la suite, pour se défendre des accusations de dopage, Floyd Landis a fait de nombreux commentaires sur son site Internet. A mon propos, il a écrit: «Je préférerais demander des conseils à Satan plutôt qu'à Greg LeMond.» Il a également écrit des choses très sournoises, du genre: «Si je vous disais ce que Greg m'a avoué...» Il laissait entendre que j'étais quelqu'un de mauvais, qui lui aurait confessé une faute terrible... Quand j'ai lu cela, j'étais abasourdi.

Dimanche 22 Juillet 2007 08:26

Depuis, vos relations se sont encore dégradées...
En mai dernier, j'ai été convoqué comme témoin au procès de l'Agence américaine antidopage (Usada) contre Landis. Je n'étais pas sûr de vouloir y aller, mais, en repensant à la façon dont il avait tenté de salir ma réputation, je me suis dit: «Je vais témoigner.» La veille du procès, j'ai reçu un appel anonyme [LeMond découvre le soir même qu'il s'agit de Will Geoghan, l'agent et ami de Landis, et que ce dernier était à ses côtés]. L'homme cherchait à m'intimider. Il faisait allusion aux abus sexuels que j'avais subis. Mais Geoghan réinventait l'histoire, en parlant d'un prétendu oncle qui m'aurait agressé. En réalité, il s'agissait d'un ami de la famille... [Sa voix s'étrangle.] J'ai aussitôt compris que cette affaire allait être jetée sur la place publique. C'était écoe; urant. J'ai raccroché. Cinq minutes plus tard, j'ai rappelé le numéro qui s'était affiché sur mon téléphone. Le manager de Landis a d'abord fait semblant de ne pas comprendre, ni même de savoir qui était Floyd... C'était hallucinant. Le lendemain, j'ai expliqué au tribunal ce qui venait de se passer. J'avais la preuve que Landis et son entourage étaient capables de tout. Ma conviction sur sa culpabilité était renforcée. C'est un menteur: je ne crois pas qu'on puisse le considérer comme le vainqueur du Tour de France.

Comment l'opinion publique américaine considère-t-elle les affaires touchant Armstrong et Landis?
Les Américains ne veulent pas croire qu'ils sont dopés. Les gens ne veulent pas savoir, surtout à propos de Lance. Son cancer le rend inattaquable, intouchable. Aujourd'hui, certains sportifs sont pris dans un faisceau d'évidences. On les trouve non pas en train de tirer au revolver, mais juste avec un revolver fumant à la main. Et cela ne suffit pas. Les gens ont placé trop d'admiration et d'espoir dans ces héros. Ils ne peuvent plus émettre le moindre doute. Leur dire que leur champion a triché, c'est comme les mettre en cause eux-mêmes.

Quels moyens proposez-vous pour lutter contre le dopage?
Avant tout, les tests ne devraient être confiés qu'à des laboratoires totalement indépendants des fédérations sportives. On pourrait aussi adopter des mesures simples: tout d'abord, développer un test fiable pour détecter l'hormone de croissance, l'un des principaux produits utilisés. Ensuite, abaisser le taux autorisé de globules rouges dans le sang, qui est aujourd'hui de 50%. Car cela peut inciter ceux qui ont un taux naturel inférieur à prendre de l'EPO pour aller jusqu'à la limite légale... Enfin, pourquoi ne pas effectuer des contrôles rétroactifs, remontant sur dix ans [l'idée serait d'utiliser les méthodes scientifiques les plus récentes pour analyser les échantillons prélevés lors des saisons antérieures]? En cas de dopage, la victoire ou le titre seraient retirés.

Dimanche 22 Juillet 2007 08:26

On risque de rayer les noms des dix derniers vainqueurs des plus grandes courses!
S'il faut en arriver là, faisons-le! Soit l'épreuve reste sans vainqueur, soit on descend dans le classement pour trouver le premier coureur non dopé... Si ces tests existaient, certains sportifs réfléchiraient à plus long terme. Aujourd'hui, si vous n'êtes pas pris sur le fait, ça passe. Les coureurs dopés ont une mentalité de toxicomane, d'addict. Ils ne réfléchissent plus aux conséquences de leurs actes. Si, dès le début de votre carrière, vous saviez que vous risquez d'être rattrapé dix ans après, vous auriez une autre manière d'aborder la compétition.

Dimanche 22 Juillet 2007 10:39

Merci pour cet article passionnant !!

Je crois qu'après avoir lu cela, il n'y a pas grand chose à ajouter.
L'homme est capable du pire comme du meilleur, mais c'est encore dans le pire qu'il est le meilleur.

Dimanche 22 Juillet 2007 11:03

Enfin n oublions pas que le dopage existe depuis bien plus longtemps que les victoire de greg lemond !!! N y a t il pas eu un mort etrange en haut du mont ventoux !!! merckx qui gagne tout sur son passage Clin d'oeil. Bref je veux bien croire que lemond ne se soit pas dopé autant que les autre smais il n est pas tout blanc non plus ! Content

Dimanche 22 Juillet 2007 11:21

C'est vrai mais je ne pense pas que c'était aussi généralisé et médicalisé.
L'homme est capable du pire comme du meilleur, mais c'est encore dans le pire qu'il est le meilleur.

Dimanche 22 Juillet 2007 11:35

Citation de Greg :
C'est vrai mais je ne pense pas que c'était aussi généralisé et médicalisé.


on est passé du dopage "artisanal" au dopage "de masse" avec support de médecin

Dimanche 22 Juillet 2007 11:40

un autre article de l'express pour illustrer ce sujet

******************

Philippe Gaumont: "On ne se dope pas pour le plaisir"
propos recueillis par Eric Mettout
En 2004, son interpellation par la brigade des stupéfiants sonnait le début de "l'affaire Cofidis". Un an plus tard, Philippe Gaumont relatait son expérience de coureur professionnel sous cortisone et EPO dans un livre au titre sans ambiguïté, Prisonnier du dopage. A l'heure où le Tour de France traverse une nouvelle tempête, il fait ce constat pessimiste: emmené par d'ancien dopés, le cyclisme ne se sauvera pas seul.

Nouvelle génération, nouvelles dispositions... cette année, le Tour est vraiment propre, nous disait-on. Et puis, comme d'habitude, la belle image s'est fissurée. Le dopage dans le cyclisme est-il une fatalité?
Le cyclisme est dirigé par d'anciens dopés, comment voulez-vous qu'ils parviennent, eux, à éradiquer le dopage? Le but des patrons du cyclisme, c'est de sauver leur gagne-pain, à commencer par la société qui organise ce Tour dont on parle tant en ce moment. Le soigneur qui fait les bidons, il se protège, le directeur sportif, il se protège, l'organisateur, il se protège. Et le sportif, il se protège: il sait qu'à trente ans, il va devoir chercher du travail, sans qualification, qu'il ne sait faire que ça, courir. Que voulez-vous qu'il fasse? Lui aussi, il se protège. On ne peut pas être ainsi au coeur d'un système et le réformer. Seules la justice et la police peuvent réellement faire quelque chose.

Il y a quelques années, on avait l'occasion, lors des premières grandes affaires, de tout mettre sur la table, de tout dire, et ensuite de remettre les compteurs à zéro. On ne l'a pas fait. Quand un coureur est attrapé, tous les projecteurs sont braqués sur lui, il est montré du doigt, mis à l'écart. Et puis on passe à autre chose. Mais les autres, ceux qui ne se font pas prendre, qui ne parlent pas?

La situation s'est-elle améliorée?
Je ne cours plus depuis 2004, je peux donc difficilement vous dire ce qu'il en est aujourd'hui. Ce que je sais, c'est qu'en 1994, quand je suis passé professionnel, on était relativement à l'abri: la pression des médias était moins forte, le cyclisme, c'était L'Equipe et le Midi-Libre. A l'époque, on savait que certains grands champions et quelques autres coureurs étaient dopés, moi, je n'imaginais pas que tout le peloton l'était. J'ai vite été mis au courant!

Il faut arrêter de me dire qu'il n'y a plus de dopage. Comme Jean-Marie Leblanc en 2003, qui assurait que le Tour de France était propre, alors qu'on avait battu tous les records de vitesse. Soi-disant parce qu'on avait couru le vent dans le dos et que, les revêtements étant refaits, on roulait sur une autoroute! J'aime bien le discours de Christian Prudhomme (l'actuel patron du tour - NDLR), mais peut-il, tout seul, faire quelque chose?

En 2005, dans votre livre (Prisonnier du dopage, Grasset), vous leviez le voile, un an après, sur l'affaire Cofidis (voir encadré). A l'époque, vos anciens amis, vos collègues, vos employeurs vous ont traité de menteur, de fou. Est-il plus facile d'aborder la question du dopage aujourd'hui?
Ça a l'air plus facile. C'est vrai que, quand j'ai écrit mon livre, je ne me suis pas fait que des amis. Mais la question n'est pas là: qu'on parle ou qu'on ne parle pas, une fois qu'on est pris, on est de toutes façons montré du doigt, on devient un mouton noir, comme une exception que les autres ne veulent pas voir. Je donne un grand coup de chapeau à un Zabel ou un Riis, qui sont toujours en activité, contrairement à moi, et qui ont avoué s'être dopés. On ne se dope pas pour le plaisir, on connaît les dangers. Moi, dès que j'ai une petite douleur dans le dos, je m'inquiète, je me demande si je ne vais pas payer. Quand quelqu'un parle, on devrait le remercier, pas le mettre à l'écart.

Et puis, le dopage, c'est aussi un phénomène de société. Je tiens un bar de nuit, je suis effaré de constater que les gamins de 16 ans qui viennent chez moi ont tous fumé du cannabis. La société a évolué, on est dans la "course à l'armement": combien de cadres parisiens qui ne tiennent dans leur boulot qu'à coup de cocaïne?

Le dopage, c'est le vélo. Les cyclistes sont donc les seuls à se droguer?
Le vélo, c'est un sport gratuit, accessible à tous, il suffit de se poster sur le bord de la route et de regarder passer les coureurs. Dans d'autres sports, on paye pour entrer au stade. En 1998, quand les Français ont gagné la Coupe du monde, qui se souciait de savoir s'ils étaient dopés ou non? Ce que tout le monde voulait, c'était qu'ils gagnent. Le reste...

On dit que les coureurs français, plus surveillés, se dopent moins que les autres. L'un d'eux peut-il gagner le Tour?
Un Français vainqueur du Tour? On n'est pas près d'en voir un!

Dimanche 22 Juillet 2007 11:57

et c qui le vainqueur 2006?
toujours pas de nom? Émoticône

Dimanche 22 Juillet 2007 17:17

Message modifié 1 fois, dernière modification Dimanche 06 Mars 2011 11:29 par Dohko

Lundi 23 Juillet 2007 09:15

Et puis, le dopage, c'est pas que dans le cyclisme...

Lundi 23 Juillet 2007 15:33

Citation de micpidu29 :
et c qui le vainqueur 2006?
toujours pas de nom? Émoticône
Effectivement non...

Mais quel emmerdement pour si peu... Donnez le à Landis... de toute façon c'est pareil pour tout le monde, si il s'est dopé, à 40 ans il sera déjà mort... donc le problème sera réglé... prenez exemple sur la sprinteuse américaine Griffith Joyner...

De toute façon toute cette polémique sur Rassmussen c'est du charabia... laissez le en paix, il a tué personne ! ça fout tout le tour en l'air, et il n'a pas besoin de ça avec ce qu'il s'est déjà passé.
Il gagne c'est le plus fort et puis c'est tout, il a pas encore été contrôlé positif de toute façon, donc en quoi ça pose problème ? Émoticône
Ah ça par contre ça fait dire des âneries aux journalistes... ils sont contents ces abrutis... bravo. Émoticône Sans compter les adversaires... jaloux oui !
Message modifié 3 fois, dernière modification Lundi 23 Juillet 2007 15:37 par starconsole

Lundi 23 Juillet 2007 15:43

Citation de starconsole :
Citation de micpidu29 :
et c qui le vainqueur 2006?
toujours pas de nom? Émoticône
Effectivement non...

Mais quel emmerdement pour si peu... Donnez le à Landis... de toute façon c'est pareil pour tout le monde, si il s'est dopé, à 40 ans il sera déjà mort... donc le problème sera réglé... prenez exemple sur la sprinteuse américaine Griffith Joyner...

De toute façon toute cette polémique sur Rassmussen c'est du charabia... laissez le en paix, il a tué personne ! ça fout tout le tour en l'air, et il n'a pas besoin de ça avec ce qu'il s'est déjà passé.
Il gagne c'est le plus fort et puis c'est tout, il a pas encore été contrôlé positif de toute façon, donc en quoi ça pose problème ? Émoticône
Ah ça par contre ça fait dire des âneries aux journalistes... ils sont contents ces abrutis... bravo. Émoticône Sans compter les adversaires... jaloux oui !



Comment peux tu en etre sur qu il est pas positif il ne s'est pas fait controlé avant le Tour ...Rire

Lundi 23 Juillet 2007 15:55

Citation de guigou33 :

Comment peux tu en etre sur qu il est pas positif il ne s'est pas fait controlé avant le Tour ...Rire

Comment tu peux affirmer qu'il s'est dopé si tous ses contrôles sur le tour sont négatifs ? C'est surtout ça qui compte !

Eh ouais, pas de preuve, pas d'accusation, affaire classée. Émoticône

C'est un problème entre le coureur et l'UCI qui ne prend pas ses responsabilités... Et dans un seul but : Pourrir le Tour de France pour en avoir tout le contrôle aux dépends de ASO... et tout le monde tombe dans le panneau... ben qu'est ce que vous voulez que je vous dise ?
Message modifié 2 fois, dernière modification Lundi 23 Juillet 2007 16:01 par starconsole

Lundi 23 Juillet 2007 16:33

Attention starconsole, les chinois du FBI sont partout!Peut-etre meme que tu en es un, qu'on t'as implaté des puces electroniques dans le corps et que tu ne le sais meme pas!Rire

Lundi 23 Juillet 2007 16:58

ben ouais mais que voulez vous ? C'est pas pour défendre Rasmussen, mais ça m'énerve de voir tous ces gens défoncer avec des arguments qui ne tiennent pas debout et surtout avec une histoire qui ne concerne pas du tout une compétition dont tous les français sont fiers (? en tous cas moi oui) d'avoir... y'a qu'a voir le topic du TDF sur HFR... regardez les commentaires aussi stupides qu'ils soient postés par les forumeurs... et ça les fait rire !

C'est à croire que tout le monde veuille que le tour de france n'existe plus... c'est invraissemblable quand même !

Alors laissons faire la compétition et si y'a des problèmes, on règle les comptes après... parce que je sais pas si vous avez remarqué, mais dès qu'on parle de cyclisme = dopage, le tour de france est systématiquement mis sur le tapis. Alors stop, y'a d'autres courses importantes.
Message modifié 7 fois, dernière modification Lundi 23 Juillet 2007 17:16 par starconsole
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