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Le langage "djeunes" - Page 4

Mardi 30 Novembre 2004 21:44

Quoi???plus d'accent circonflexe à abîme???
Pourtant, l'accent circonflexe de la cime est tombé dans l'abîme!

Mardi 30 Novembre 2004 22:01

C'est la fin des zaricots !

Mardi 30 Novembre 2004 22:15

Non, mais il ne faut pas suivre ces réformes pour moi. En plus, j'ai l'impression qu'elles proviennent de la France comme si c'était le seul pays francophone.
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Mardi 30 Novembre 2004 22:27

C'est quoi la gestion mentale?
Je suis fils d'enseignante et je peux t'assurer qu'ils en ont marre de ces inspecteurs d'académie qui leur pondent des théories à la c... sur la métacognition et autres subtilités rhétoriques... Donc j'ai un peu peur en voyant ce terme.

J'ai été enseigné à l'ancienne méthode (dictées, bescherelle...) et je trouve qu'elle était bien meilleure que les méthodes qu'on utilise maintenant. En plus, à cause de ces méthodes (notamment en maths), les enseignants sont presque aussi mauvais que leurs élèves.

Mardi 30 Novembre 2004 22:27

Quant aux réformes, de toute façon si vous voulez défendre la langue française faut aller au Québec. Là-bas ils défendent vraiment le français.

Mardi 30 Novembre 2004 22:28

Les vraies réformes viennent des écrivains. Ils inventent une langue nouvelle.
Cela n'a souvent que peu de rapports avec l'évolution de l'orthographe qui est cependant inévitable.
Dante invente l'italien. L'italien d'aujourd'hui a changé.
On peut aimer Montaigne mais on le lit mieux "traduit" en français mooderne.
Rabelais est - hélas peut-être - illisible de nos jours.
Joyce réinvente l'anglais.
Céline fait exploser le français. Il redevient une langue vivante.

Les académiciens suivent (à distance); les réformateurs (s')adaptent...

Mardi 30 Novembre 2004 23:33

"Céline fait exploser le français. Il redevient une langue vivante." Il ne faut pas exagérer quand même <IMG SRC=smilies/content.gif>.
"En plus, à cause de ces méthodes (notamment en maths), les enseignants sont presque aussi mauvais que leurs élèves." Euh, là pareil <IMG SRC=smilies/content.gif>. Ce sont les élèves qui deviennent presque aussi bons que les profs.
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Mardi 30 Novembre 2004 23:45

Parfois, je vois ma bele mére qui est enseignante au collége, elle est horrifié du niveau moyen des éléves qu'elle a en cours.(Elle est prof d'histoire géo).

Je crois même qu'un jour elle m'a dit que certains rendus écrits sont un tissu de fautes d'ortographes, de syntaxes.

Elle enseigne depuis 40 ans, et même si la nostalgie fait que tout était mieux avant, elle ressent une vraie baisse de qualité de l'apprentissage depuis quelques années, au sens ou certains éléves qui n'ont pas le niveau nécessaire pour être par ex. en 4éme y sont quand même.

Elle me dit ne plus avoir l'impression d'être enseignant, mais "communiquant", pour établir le "dialogue" avec les éléves, ce qui fait que l'éléve n'a plus de notion de respect de l'enseignant, c'est une relation plus (trop?) familiére.
On essaye d'instaurer un dialogue et de la tolérance à outrance.

Maintenant, il y a aussi une responsabilité parentale qui existe, et surtout, les jeunes sont bcp plus exposés au média que nous durant notre adolescence.
Et ça n'aide pas non plus quand on voit certains contenus "culturels"

Mardi 30 Novembre 2004 23:48

Faut aussi que je modére :

Le portrait est un peu dur et on remarque plus souvent ce qui est criticable.
Il y a par exemple dans mon club des jeunes , ados, qui sont mature, posé, s'exprime tout à fait correctement.

Je veux dire que ce n'est pas non plus une situation déssespairaient

Mardi 30 Novembre 2004 23:53

Voilà des ados bien...singuliers ! <IMG SRC=smilies/clindoeil.gif>

Mardi 30 Novembre 2004 23:57

Oui F.BA et puis ce n'est pas en pensant que tous les jeunes sont incultes et dans un état désespéré qu'on les aide à s'améliorer.
Sans filet pour sans balle c'est l'âme en table.

Mercredi 01 Décembre 2004 00:05

Les problèmes que rencontrent les jeunes aujourd'hui dans l'apprentissage de la lecture ne sont pas la faute des enseignants à mon avis. Sauf s'il était bienvenue de leur part de faire de la désobéissance vis-à-vis de la hiérarchie. Ce qui pourrit le monde de l'enseignement aujourd'hui, c'est le corps des inspecteurs académiques, les inspecteurs généraux, les IUFM, ces merveilleux centres expérimentaux où on théorise plus sur la pédagogie qu'on ne l'enseigne aux futurs enseignants. Les IUFM comme les inspecteurs académiques sont éloignés des réalités du terrain. Notez que sur une année d'apprentissage du métier de Professeur des Ecoles après l'obtention du concours, 2 malheureuses journées sont consacrées aux méthodes d'apprentissage de la lecture... On disserte, on discute, on blablate, mais on ne prépare pas au métier d'enseignant.

L'Education Nationale c'est le monde de la pensée unique... Y'a 4 ans, lors des oraux aux concours, il ne fallait surtout pas critiquer la fameuse méthode globale (à l'opposé du B-A-BA pour résumer), au centre du dogme des IUFM et des pédagogues. Dire que la lecteure et l'écriture devaient être le coeur de l'éducation quitte à délaisser l'enseignement des arts ou l'éveil, c'était une hérésie (et la certitude de l'échec au concours). Moi je dis c'est bien beau de reconnaître un Picasso d'un Kandissky, mais le plus sûr moyen d'y arriver, c'est encore de savoir lire la signature (<IMG SRC=smilies/rire.gif>Clin d'oeil !

Ferry arrive, puis Fillon... la méthode globale est dénoncée, sans nul doute faudra-t-il maintenant la décrier lors des concours, pour être en conformité avec cette fameuse pensée unique... Quoique, les critiques venant d'hommes de droite, ils demeurent "ineptes" certainement aux yeux des enseignants des IUFM.

Moi je pars du principe que les enseignants font souvent du mieux qu'ils peuvent ! Avec la hiérarchie et les pédagogues qui concoctent les programmes, ils ne sont pas aidés !

Mercredi 01 Décembre 2004 00:54

C'est pas faux ce que tu dis...C'est dingue partout on en revient à des chefaillons et leur petit pouvoir.

Mercredi 01 Décembre 2004 01:04

Vince, la méthode globale n'est pas appliquée en France, on met souvent tout et n'importe quoi derrière ce terme. Maintenant la méthode du T et A = TA ça n'a jamais ammené un élève à comprednre ce qu'il lit.
Et je ne suis pas sur qu'on disserte tant que ça sur les bienfaits de l'art pictural chez nos chers bambins. Moi il me semble bien que c'est l'écrit qui est mis en avant, sous toute forme.
Enfin moi ce que j'en dis ... A force de cotoyer mes parents qui ont fait toute leur carrière dans l'enseignement primaire (et pas que instits), j'ai appris quelques choses qui se pratiquent.

Mercredi 01 Décembre 2004 07:23

Je ne suis pas d'accord avec toi, catlover. Mes amis enseignants auraient compris n'importe quoi (bon je l'admets, on parle de méthode "mixte" aussi, à mi-chemin entre les différentes méthodes)? (sans parler de moi quand je me suis "amusé" à passer le concours de Prof. des écoles...). La méthode du T-A-TA n'a jamais amené un élève à comprendre ce qu'il lit, ça reste à voir, mais au moins il savait l'orthographier... Car les problèmes d'orthographe sont un gros problème aujourd'hui, un vrai drame de société. Quand je donnais des cours à la fac y'a 3/4 ans, je voyais déjà les conséquences fâcheuses des nouvelles méthodes d'apprentissage, très tendance, très "IUFM".

Mercredi 01 Décembre 2004 09:28

<IMG SRC=smilies/applaudir.gif> : vince 94

100% d'accord avec toi et avec F.BA aussi.
Ma mère, qui était instit jusqu'à l'année dernière : applaudirait aussi des deux mains : ces conneries des IUFM et des inspecteurs d'académie l'ont tellement écoeurée qu'elle s'est arrêtée dès qu'elle a pu (l'année dernière donc).
T'es instit vince, ou fils d'instit?
Un exemple amusant (ou désolant): une jeune instit (en classe de CM2) qui débarque dans la classe de ma mère il y a deux ans pour lui demander comment on "pose" une division.

Smartiz : le niveau des enseignants en maths qui diminue c'est en primaire seulement. Mais les allègements de programme en secondaire et en lycée n'ont pas fait de bien non plus. Enfin, je dois prêcher un convaincu, non ?

Mercredi 01 Décembre 2004 09:41

Savez vous qu'en primaire on ne corrige plus une erreur : on effectue une remédiation !

Si c'est pas un caprice de docteur en sciences de l'éducation, ça y ressemble bien !

Mercredi 01 Décembre 2004 11:11

On pourrait également polimiquer sur les désatre des méthode d'apprentissage de lecture dite globale et semi globale qui vise à l'identification de la forme de chaque mot en tant qu'image et non plus comme un composé de syllabe et de sons.

Résultats, l'apprentissage est très rapide au départ, puisque la mémoire engrange un maximum de mots, mais plus les textes se compliquent, moins il est possible à l'enfant de reconnaître tous les mots qu'il voit,

Il se met alors à interpreter par les lettres et les sons mais c'est trop tard, il les confond et c'est la dislexie.

Le plus flagrant c'est l'arrivée au collège des eleves qui lise correctement avec cette méthode et qui en réalité photographie uniquement de manière visuelle la page, sans comprendre ce qu'il viennent de lire.

Mercredi 01 Décembre 2004 11:28

Bon, je lis beaucoup de conneries mélangées avec des vérités.
Si je peux parler de mon expérience perso (j'ai 30 piges, je ne suis pas issu des dernières méthodes à la mode), j'ai appris à lire au CP dans la classe de mon père (c'était mon instit en CP-CE1), et la chose dont je me souviens le plus, c'est que les textes que l'on avait étudié étaient mis dans la classe sur les murs au fur et à mesure qu'on avançait. L'écrit était tout le temps présent, et finalement on apprenait en grande partie à lire grace au vécu (après avoir rencontré les mots dans tel texte, on s'en souvient VISUELLEMENT -et pas phonétiquement -, mais surtout par rapport AU SENS de ce que l'on lit.). Les mots n'étaient pas toujours les plus simples (je me souviens encore d'un texte avec "s'égarer" alors que l'on connaissait se perdre, mais l'apprentissage de la lecture n'est pas une quête de facilité). Quand on rencontre un mot qu'on ne connait pas, à quoi sert-il de savoir le prononcer ? Ce n'est pas comme ça qu'on en connait le sens. D'autant que pour moi on sait prononcer un mot que si on l'a déjà rencontré. Un exemple que cite souvent mon père : le mot "ananas". Si tu ne le connais pas, c'est impossible de savoir comment prononcer les premières syllabes.
C'est surtout le sens globale de la phrase, avec la grammaire, qui permet de donner un sens (même si on ne connait pas tous les mots dedans) à une phrase.
En ce qui concerne les maths, je ne sais pas trop comment ça se pratique maintenant, j'ai des souvenirs de maths à partir du CM et là j'avais un instit "ancienne méthode", ce qui par ailleurs me convenait très bien.
Quant à la pédagogie, je n'en parlerai pas (mais c'est clair que l'autorité -sans autoritarisme- me semble indispensable à cet age).

Mercredi 01 Décembre 2004 12:33

Cependant la méthode globale empêche le cerveau de reconnaitre correctement les lettres et les sons , et la hausse des traitements pour dislexie en ai le fruit. Après on apprend plus vite à lire en globalisant
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