Chgirard : Sérieusement, je suis bien d'accord avec toi. J'ai forcé volontairement le trait afin de souligner l'absurdité du contexte actuel.
L'important est de savoir ce que l'on veut faire et de se fixer des objectifs clairs.
- Amener une nouvelle population dans les salles et faire en sorte qu'elle y reste.
Si on veut éviter le piège du "strass, paillette, branchitude, d'jeuns", il n'y a qu'une voie. Elle est longue et ardue, pleine de joie et de déceptions aussi : L'école. Aller chercher les jeunes là où ils sont et les initier au ping. Ce travail existe déjà dans de nombreuses municipalités et même au niveau national. Donnons aux éducateurs, bénévols ou rémunérés, les moyens de péréniser cette démarche. J'ai assisté à quelques séances d'initiations dans le cadre scolaire et ça m'a plutôt déçu. Déjà, il s'agissait de collégiens, pré-ados, qui sont arrivés dans la salle dans le seul but de se défouler et foutre le bo....Le prof, non spécialiste, avait du mal à faire respecter un semblant de discipline. La malheureuse heure de cours n'a servi à rien, à part déglinguer les filets et mettre des gnons aux tables. Moi, j'avais dans l'idée d'aller chercher les enfants plus jeunes en primaire, CE2-CM1-CM2. C'est là qu'on peut commencer quelque chose de constructif. Ils écoutent et respectent encore un minimum les consignes. Là, on peut détecter le potentiel.
Mais soyons lucide, même si tout marche bien et qu'on arrive à déveloper notre sport avec succès, on n'en fera jamais un sport majeur dans notre pays. Essayons déjà de rattraper les Allemands, et ce sera bien.
Moi, j'avais dans l'idée d'aller chercher les enfants plus jeunes en primaire, CE2-CM1-CM2. Ils écoutent et respectent encore un minimum les consignes.
Toi, tu n'es pas allé dans une école depuis bien longtemps...
Question toute bète par rapport à la popularité du ping en Allemagne dont vous parlé :
1 champion comme timo boll est il un parfait inconnu du grand public dans son pays comme il le serait en France ou non?
Chgirard : Sérieusement, je suis bien d'accord avec toi. J'ai forcé volontairement le trait afin de souligner l'absurdité du contexte actuel.
L'important est de savoir ce que l'on veut faire et de se fixer des objectifs clairs.
- Amener une nouvelle population dans les salles et faire en sorte qu'elle y reste.
Si on veut éviter le piège du "strass, paillette, branchitude, d'jeuns", il n'y a qu'une voie. Elle est longue et ardue, pleine de joie et de déceptions aussi : L'école. Aller chercher les jeunes là où ils sont et les initier au ping. Ce travail existe déjà dans de nombreuses municipalités et même au niveau national. Donnons aux éducateurs, bénévols ou rémunérés, les moyens de péréniser cette démarche. J'ai assisté à quelques séances d'initiations dans le cadre scolaire et ça m'a plutôt déçu. Déjà, il s'agissait de collégiens, pré-ados, qui sont arrivés dans la salle dans le seul but de se défouler et foutre le bo....Le prof, non spécialiste, avait du mal à faire respecter un semblant de discipline. La malheureuse heure de cours n'a servi à rien, à part déglinguer les filets et mettre des gnons aux tables. Moi, j'avais dans l'idée d'aller chercher les enfants plus jeunes en primaire, CE2-CM1-CM2. C'est là qu'on peut commencer quelque chose de constructif. Ils écoutent et respectent encore un minimum les consignes. Là, on peut détecter le potentiel.
Mais soyons lucide, même si tout marche bien et qu'on arrive à déveloper notre sport avec succès, on n'en fera jamais un sport majeur dans notre pays. Essayons déjà de rattraper les Allemands, et ce sera bien.
Pas de problème sur l'épaisseur de ton trait, on est d'accord.
Je n'ai rien contre les opérations 'proactives' où l'on va chercher les jeunes là où ils sont ( euh... je veux dire à l'école en théorie ).
Mais en fait, c'est plutôt une occasion pour moi de ressortir un vieux sujet que j'avais appelé sans grande originalité 'la GFPéisation des esprits'. Le modèle venant d'en haut, tout le monde se met à faire du GFP ( j'attire l'attention sur le 'P' de GFP) et tout ce que cela implique : surtout communiquer, hyper sélectionner, faire dans le jeunisme à tous les étages etc...
Résultat, tu as des petits clubs avec 20 jeunes, l'entraineur finit rapidement par ne s'occuper que des 2/3 prometteurs à leur niveau...autant dire que les autres comprennent vite le message.
Par ailleurs, un club s'appuie sur : des forts joueurs pour jouer le rôle de locomotive, des jeunes pour l'avenir et des BENEVOLES pour faire tourner la baraque, à force de ne se consacrer qu'aux tous meilleurs et aux jeunes, les bénévoles aussi comprennent rapidement le message et ne sont pas tous prêts à n'être que les chauffeurs des têtes blondes.
Quant aux reste des adultes, autant dire que s'il ne sait pas déjà jouer, il est perçu comme un boulet et il n'y a carrément pas de créneau horaire pour lui. Et comme pour le reste, on devient 'vieux' de plus en plus jeune. Un père m'avait expliqué qu'un club avait refusé de prendre son fils car il avait 13 ans !
Dans mon département qui comprend beaucoup de gros clubs, en 5 ans, le nombre de licenciés cadet a été divisé par 2 ( en gros de 800 à 400 ) alors que les plus petites catégories se maintenaient, donc, autant de jeunes arrivent, mais il y en a plus qui arrêtent et plus vite...donc, moins de licenciés au bout du compte et je ne pense pas que la situation va s'améliorer.
Dans mon département qui comprend beaucoup de gros clubs, en 5 ans, le nombre de licenciés cadet a été divisé par 2 ( en gros de 800 à 400 ) alors que les plus petites catégories se maintenaient, donc, autant de jeunes arrivent, mais il y en a plus qui arrêtent et plus vite...donc, moins de licenciés au bout du compte et je ne pense pas que la situation va s'améliorer.
Dans ma région aussi, j'ai pu observer le phénomène. Je n'ai pas de chiffre aussi précis que les tiens mais je vois combien les entraineurs doivent ramer pour conserver les jeunes motivés et les effectifs conséquents. Je me souviens de ma jeunesse quand, des fois, je ne pouvais jouer, faute de place. Maintenant, il m'arrive de ne pas pouvoir jouer, faute de partenaires...
Ceci dit, je ne suis pas sûr que ce soit totalement la faute à la "GFPéisations". Les responsables de club doivent bien "mettre le paquet" sur l'équipe première qui sert de locomotive. Sans elle, les bons éléments hésitent à venir. Maintenant, je suis d'accord que l'équipe 1 n'est pas le club et inversement. Il faut que tout le monde et à tous les niveaux trouve du plaisir et de la motivation. C'est un équilibre délicat à définir, et comme dans toutes les opérations difficiles, je pense que c'est plus une question d'homme que de système.
Dans mon département qui comprend beaucoup de gros clubs, en 5 ans, le nombre de licenciés cadet a été divisé par 2 ( en gros de 800 à 400 ) alors que les plus petites catégories se maintenaient, donc, autant de jeunes arrivent, mais il y en a plus qui arrêtent et plus vite...donc, moins de licenciés au bout du compte et je ne pense pas que la situation va s'améliorer.
Dans ma région aussi, j'ai pu observer le phénomène. Je n'ai pas de chiffre aussi précis que les tiens mais je vois combien les entraineurs doivent ramer pour conserver les jeunes motivés et les effectifs conséquents. Je me souviens de ma jeunesse quand, des fois, je ne pouvais jouer, faute de place. Maintenant, il m'arrive de ne pas pouvoir jouer, faute de partenaires...
Ceci dit, je ne suis pas sûr que ce soit totalement la faute à la "GFPéisations". Les responsables de club doivent bien "mettre le paquet" sur l'équipe première qui sert de locomotive. Sans elle, les bons éléments hésitent à venir. Maintenant, je suis d'accord que l'équipe 1 n'est pas le club et inversement. Il faut que tout le monde et à tous les niveaux trouve du plaisir et de la motivation. C'est un équilibre délicat à définir, et comme dans toutes les opérations difficiles, je pense que c'est plus une question d'homme que de système.
Tu as tout à fait raison, le mot clé est 'équilibre'. Et si je prends le GFP comme symbole de cette évolution c'est parce que c'est l'exemple typique et connu de tous qui a fait penché la balance un peu trop du côté 'élite' pour schématiser. J'aurais pu aussi prendre la réforme des indivs, la structure du championnat et son calendrier etc...
De même, il est certain c'est un mouvement diffus et que la mise en place du GFP n'a pas provoqué tout d'un coup une bascule de la politique des jeunes dans tous les clubs de France et de Navarre. Mais cela pousse un peu plus les clubs qui ont déjà cette politique, d'autres clubs sont tentés, certains succombent à la tentation et d'autres pas. De même, certains clubs refusent officiellement cette politique élitiste tout en adoptant inconsciemment des attitudes qui reviennent un peu à faire de l'élitisme etc...
Bref, il en faut peu pour que l'équilibre soit rompu ( heureusement, il en faut peu aussi pour retrouver cet équilibre, dès qu'on aura pris conscience de la situation ) et que les dégats commencent. Je suis assez étonné de voir qu'il est de plus en plus difficile pour un club de se contenter de réunir quelques personnes pour jouer au ping. On se sent comme obligé d'avoir une 'politique de jeunes ' et des 'objectifs (fatalement) ambitieux '. Mais il est pourtant évident qu'il ne peut y avoir que des clubs de la taille de Levallois. Et ces petits clubs disparaissent dans l'indifférence générale et petit à petit le maillage se troue.