Tu te réfères aux sciences "dures", Cutman, c'est bien là le problème. Même si certaines recherches ont pu avoir le souci de paraître "scientifiques", dans les années 70 essentiellement, c'était pour sortir d'une certaine conception très idéologique qui prédominait. Mais ni la psy, ni la recherche littéraire, n'ont prétendu être des sciences dures. Et regretter qu'elles ne le soient pas, c'est là l'erreur, non ?
Bricmont est peut-être un scientifique, un physicien, ça n'est pas pour ça qu'il est pertinent quand il parle de sujets qu'il ne connaît pas !
Je ne suis pas sûr qu'Einstein eût été un brillant commentateur de ...Proust ! Ni l'inverse d'ailleurs !
C'est juste ce que je voulais dire en rappelant la phrase de Barthes : "le jargon, c'est le discours de l'autre".
Ce qui, bien sûr, ne veut pas dire que le jargon n'existe pas (même chez les scientifiques)...
Erreur, Cutman, la dénonciation de ce que tu appelles "l'imposture" a commencé très tôt. Il y a quarante ans quand un nommé Roland Barthes a écrit un "Sur Racine" aussitôt dénoncé par un universitaire dont plus personne ne se souvient (Picard). Et ça a continué...Et ça continue.
Si je voulais m'y livrer à mon tour, je pourrais dire qu'il n'y a de vrai dans ce que tu dis que les quatre premiers mots de ta phrase ! Mais comme ça ne serait que mauvaise foi et qu'en plus ça n'est pas ce que je pense, je ne ferai que considérer que nous parlons pas forcément des mêmes choses ou n'avons pas lu les mêmes livres, ni de la même façon.
Ce qui fut inquiétant, Cutman, dans le pseudo canular des deux pseudo "scientifiques" auxquels tu te réfères (Jean Bricmont et Alan Sokal), n'est-ce pas le travail de dénigrement de tout ce qui s'est écrit d'un peu intelligent depuis une trentaine d'années chez certains intellectuels français dont le réflexion a contriibué à bouleverser les champs psychanalytique, linguistique, littéraire, etc...?
Comme disait RB : "Le jargon, c'est le discours de l'autre".
C'est effectivement une mesure de bon sens. De là à croire que c'est en pensant au"sacrifice" des clubs que la Fédé l'a décidée, hum, hum !
Ta première raison me semble plus plausible...
De plus, quand on voit la place qui est attribuée aux jeunes du GFP, ça me paraît encore plus plausible.