Voici un exemple de Club "amateur" épinglé pour travail dissimulé (tiré la communication "un travail au noir sans raison économique, aspects des résistances au salariat légal dans les associations sportives amateurs, congrès Travail emploi et politique publique)
Ce club de hand-ball qui, évoluant en 2003 dans la seconde division du championnat de France amateur et financé à hauteur de 87 % de son budget par diverses subventions publiques, a distribué cette même année 57 214 € de « primes » et « frais de déplacements » à dix de ses joueurs « amateurs » titulaires ou remplaçants de « l’équipe fanion ». Pour leur part, les quatre entraîneurs « bénévoles » du club, et plus particulièrement les deux en charge de l’équipe première et de sa réserve se seront partagé la somme de 14 677 €. En l’espèce, 44,5 % des dépenses de l’association ont ainsi été consacrée, en 2003, à la rémunération de sportifs et de cadres techniques réputés « non professionnels » sans qu’aucune charge sociale correspondante ne soit versée et surtout sans que les sportifs « indemnisés » pour leurs prestations physiques et leurs temps d’entraînement puissent bénéficier, relativement à ces tâches, des protections légales diverses accordées à tout salarié par le Code du travail. Concernant ce premier type précis et singulier de rémunération occulte, le point de vue
sociologique et le point de vue juridique ne peuvent que s’accorder pour y voir la marque d’une forme illégale de travail, d’un travail dissimulé organisé : les sportifs « indemnisés » sont bel et bien rémunérés pour le travail qu’ils effectuent ; même à temps partiel, ils exécutent une fonction subordonnée aux directives des entraîneurs et de la direction administrative de l’association qui organise et planifie leurs entraînements et dispose d’un pouvoir de sanction et même d’exclusion en cas de manquements constatés (absence aux entraînements, mauvais entretien de sa condition physique et même manque de résultats !). Deux arrêts de la cour de cassation rendus en 1995, au profit de la CPAM de la Manche pour le premier et, pour le second, au profit d’un footballeur « amateur » qui réclamait la requalification de sa relation économique au club en contrat de travail salarié, ont d’ailleurs largement confirmé que le versement de « primes », « d’indemnités » ou « d’honoraires2 » à des sportifs amateurs relevait en droit de la catégorie « travail dissimulé ». Dans les deux cas, les juges ont en effet admis que même si les règlements fédéraux ne reconnaissent pas comme « professionnels » (et donc comme « salariés ») les titulaires d’une « licence amateur », même si ceux-ci autorisent et fixent des limites aux montants des primes susceptibles d’être versés, même si les joueurs indemnisés disposent d’une activité professionnelle rémunératrice extérieure au club, la présence attestée d’une rétribution doublée d’un lien de subordination à l’égard de la direction des clubs impose nécessairement la requalification de l’amateur indemnisé en travailleur salarié et, par voie de conséquence, l’assujettissement des associations impliquées aux régimes obligatoires de cotisations sociales (voir : Cass. soc., 17 janvier 1995, n° 289 ; Cass. soc., 7 décembre 1995, non publié).
En gros, tout travail doit faire l'objet d'un contrat de travail.
Les primes sont limitées à 107 euros par rencontre (justifié) de souvenir à raison de 5 rencontres maximum. Sinon, ces primes sont sujettes aux cotisations sociales.
De même, les frais de déplacement doivent être justifiés, sans quoi, les organismes sociaux prennent cela comme une paie dissimulée.
Ce club de hand va avoir une amende très salée de la part de l'URSSAF ...
Il me semble que tu te trompes pinglover. Lis plutôt:
La modicité des sommes versées, selon la jurisprudence, ne dispense pas l’association concernée d’inscrire la relation de travail dans le cadre légal du salariat ou de la profession indépendante quand bien même le bénéficiaire de la rémunération est réputé être un « amateur » ou un « bénévole » selon les règlements de la fédération dont il relève. Concernant le cas « d’arbitres amateurs » de football rémunérés 55 francs (8,38 €) par match arbitré par leur club d’appartenance, la cour de cassation en est ainsi venue à donner partiellement raison à l’URSSAF de la Seine et Marne au motif que le tribunal de première instance qui l’avait débouté d’une demande de rappel de cotisations sociales patronales « ne pouvait exclure l’assujettissement d’arbitres amateurs dès lors que ceux-ci percevaient une rémunération, aussi modique soit-elle, versée par l’association sans violer les dispositions de l’article L. 241 du Code de la sécurité sociale » (Cass. soc., 22 mars 1989, n° 1312).
Moi aussi je perds un peu d'argent en tant que bénévole et c'est vrai que nous sommes une espéce en train de disparaitre.
Certes, mais on y trouve d'autres satisfactions. Cependant, la professionnalisation de plus en plus présente dans le monde associatif et sportif fait que nous prenons aujourd'hui davantage de risques, civiles ou pénals, dans le bénévolat sans être forcément conscient. Mais nul n'est censé ignorer la loi...
Il me semble que tu te trompes pinglover. Lis plutôt:
La modicité des sommes versées, selon la jurisprudence, ne dispense pas l’association concernée d’inscrire la relation de travail dans le cadre légal du salariat ou de la profession indépendante quand bien même le bénéficiaire de la rémunération est réputé être un « amateur » ou un « bénévole » selon les règlements de la fédération dont il relève. Concernant le cas « d’arbitres amateurs » de football rémunérés 55 francs (8,38 €) par match arbitré par leur club d’appartenance, la cour de cassation en est ainsi venue à donner partiellement raison à l’URSSAF de la Seine et Marne au motif que le tribunal de première instance qui l’avait débouté d’une demande de rappel de cotisations sociales patronales « ne pouvait exclure l’assujettissement d’arbitres amateurs dès lors que ceux-ci percevaient une rémunération, aussi modique soit-elle, versée par l’association sans violer les dispositions de l’article L. 241 du Code de la sécurité sociale » (Cass. soc., 22 mars 1989, n° 1312).
Ta juridprudence doit un peu dater (puisque la rémunération est exrpimée en francs, ça date de 1989, c'est ça ?). Je pense que ce que cite pinglover, qui est parfaitement exact et consultable sur le site de l'URSSAF, a été créé depuis pour faire face à une réalité. La somme de 107 euros augmente d'ailleurs chaque année. Quant aux arbitres, il faut faire attention car, là aussi, ça chage chaque année. A un moment, tu pouvais les rémunérer par les 5x107 euros par mois, puis l'année d'après tu n'avais plus le droit du tout, et maintenant il faut raisonner sur une année calendaire :
"A compter du 1er janvier 2007, les arbitres et juges bénéficient pour le calcul des cotisations et contributions sociales d’une franchise déterminée annuellement.
Les sommes perçues par les arbitres et les juges qui n’excédent pas sur une année civile une somme égale à 14,5 % du plafond annuel de la Sécurité sociale (4 825 euros en 2008), ne sont pas soumises aux cotisations de Sécurité sociale, ni à la CSG et à la CRDS. "
c'est sur qu'avec la bienveillance de certains contrôleurs jeunesse et sport et parfois des collectivités territoriales c'est plus risqué d'emmener des joueurs en compèt que de rémunérer des joueurs au black.
Quand on voit certaines offres d'emploi sur le site c'est à se demander qui est encore choqué par les rémunéations occultes (pas le fait que les sportifs touchent de l'argent) qu'octroient les dirigeants de club pour pouvoir "monter".
C'est ça l'éducation par le sport?