robinette, il fait ce qu'il veut le garçon, mais c'est moralement (et judiciairement) douteux vis-à-vis de personne qui se tapent le cul à faire des articles...
Tu fais l'apologie du plagiat toi aussi ?
Dans le dico :
plagiere 1584; lat. plagiarius « celui qui vole les esclaves d'autrui », du gr. plagios « oblique, fourbe »
Je vois que tu m'appelles looping
Et oui le plagiat cela peut-être quelque chose detrès grave et bien sûr ce n'est plus la plage ensuite
Je vous propose un petit résumé de l'histoire du plagiat d'encarta 2005
plagiat et emprunt littéraire
1 PRÉSENTATION
plagiat et emprunt littéraire, différentes modalités selon lesquelles un auteur peut faire, dans un texte, référence à un autre texte littéraire préexistant, et cela de façon licite ou illicite, explicite ou non, volontaire ou inconsciente.
2 PLAGIAT
2.1 Histoire de la notion de plagiat
Étymologiquement, plagiat vient du mot latin plagiarius, désignant celui qui cache les esclaves d’autrui, issu de plagium, vol d’esclaves, terme lui-même issu du grec plagios, qui signifie oblique, fourbe. Le plagiat se définit comme un emprunt (thématique et / ou stylistique), non avoué (sans référence à l’œuvre d’origine), fait à une œuvre littéraire préexistante (ou à une partie de cette œuvre).
Vanté par Jean de la Sourdière, sieur de Riche-Source, dans le Masque des orateurs (1667), mais qualifié de « délit le plus grave qui puisse se trouver dans la République des Lettres » par Diderot, et condamné par le philosophe et naturaliste suisse Bonnet, qui appelait de ses vœux un « tribunal souverain pour le juger », le plagiat se vit ensuite attaqué de façon systématique par les romantiques, champions de l’originalité créatrice, et en premier lieu par Charles Nodier, dans ses Questions de littérature légale (1812), et par J. M. Quérard dans Supercheries littéraires dévoilées (1847).
Si le terme était employé auparavant, la naissance de la catégorie de plagiat en littérature eut véritablement lieu au XIXe siècle. Inventé par la critique littéraire professionnelle, le terme plagiat désignait alors les écrits qui ne faisaient pas œuvre suffisante de création pour mériter pleinement le titre de littérature. L’accusation de plagiat, située au niveau esthétique et moral, déniait à l’œuvre considérée la qualité même de littérature, pour la réduire à une pure usurpation.
La critique littéraire créa, au même moment, les notions d’« influence » et de « source » pour distinguer différents modes (ou différents niveaux) d’emprunt, afin de départager les grands écrivains des écrivains médiocres.
Mais, si l’individualisme romantique contribua certes à valoriser la création originale, le développement de la notion de plagiat correspondait aussi au développement de l’édition comme industrie (voir Livre, industrie du) : l’œuvre littéraire devenait alors propriété commerciale, susceptible de faire d’importants bénéfices et, à ce titre, devait être défendue. La notion de plagiat ne se situait plus, ici, sur le plan esthétique ou moral, mais sur celui de la propriété.
2.2 Nature du plagiat
Le plagiat apparaît au regard de la loi comme une forme particulière de la contrefaçon.
Si un plagiat à la fois stylistique et thématique — une pure et simple reproduction, à l’identique, d’un extrait d’œuvre littéraire — est assez aisé à démontrer, l’imitation stylistique seule est déjà bien plus difficilement cernable, nécessitant une lecture extrêmement fine du texte ; quant à l’emprunt d’un schéma narratif ou d’un thème, il est souvent impossible à qualifier de plagiat, du fait même de la nature de l’objet littéraire, dont l’originalité repose moins sur une thématique que sur un style d’écriture.
Sans doute, comme l’écrit Marmontel dans ses Éléments de littérature (1787), le plagiat suscite-t-il le plaisir de sa dénonciation : « Les pédants ont la vanité de faire montre d’érudition, en découvrant un larcin littéraire ; les petits esprits, en reprochant ce larcin, ont le plaisir de croire humilier les grands ; les critiques [...] suivent le malheureux instinct que leur a donné la Nature, celui de verser leur venin. »
Le plagiat est estimé fautif par les critiques, l’éditeur et l’auteur de l’œuvre plagiée. Est-ce à dire que le triomphe de la littérature réside dans la création pure, et qu’une œuvre ne doit contenir nul emprunt (retravaillé ou non) d’une autre œuvre ? Ce serait méconnaître l’histoire et l’essence de la littérature : comme le dit Giraudoux « le plagiat est la base de toutes les littératures, excepté de la première, qui d’ailleurs est inconnue ».
3 FORMES LÉGITIMES DE L’EMPRUNT LITTÉRAIRE
3.1 Différentes modalités de la référence littéraire
On identifie différents modes, acceptables et licites, de la référence littéraire. Les modes les plus immédiats de la référence, c’est-à-dire ceux qui consistent en une reproduction pure et simple du texte d’origine sont la citation (emprunt licite) et le plagiat (emprunt illicite).
Dans la citation, un auteur, au sein de son texte, cite fidèlement, et entre guillemets, un extrait du texte d’un autre auteur en précisant l’origine de son emprunt (nom de l’œuvre et de l’auteur) : c’est cette précision qui évite la supercherie du plagiat.
On distingue ensuite deux grands types d’emprunts littéraires : l’emprunt stylistique et l’emprunt thématique. L’emprunt stylistique consiste en l’imitation stylistique d’un texte préexistant : cette imitation est un pastiche quand elle n’a pas de visée satirique (Pastiches et Mélanges, de Marcel Proust, est un recueil de pastiches en hommage aux grands maîtres de la prose française : Balzac, Flaubert, etc.).
On appelle parodie une imitation stylistique ou un emprunt thématique à visée satirique (le Virgile travesti, de Scarron, est une parodie, puisqu’il traite d’un sujet sérieux, l’Énéide, dans une langue comique).
On appelle adaptation un emprunt thématique (emprunt à une œuvre préexistante de personnages, d’une intrigue, etc., pour les reformuler dans un style et un but différents) lorsqu’il n’est pas parodique : La guerre de Troie n’aura pas lieu, de Giraudoux, est une adaptation de l’Iliade d’Homère. Toutes ces modalités de la référence ou de l’emprunt, pratiquées par les auteurs les plus illustres, loin d’être contraires à l’idée de création originale, sont constitutives du fait littéraire lui-même.
3.2 De l’imitation comme genre littéraire
Jusqu’au XVIIIe siècle, la littérature occidentale était foncièrement imitative. Chez les Anciens et durant le Moyen Âge, l’originalité était même considérée comme un défaut. La reprise de thèmes figés, celle d’idées déja exprimées par des auteurs plus anciens et l’imitation stylistique des prédécesseurs paraissaient normales. Ainsi Virgile décida-t-il d’écrire une Iliade latine en s’inspirant d’Ennius, et Montaigne se vantait-il de ses références érudites.
Au XVIIe siècle (où eut lieu la querelle des Anciens et des Modernes, premier débat sur la validité d’une littérature fondée sur la référence et l’imitation), Jean de La Fontaine puisait ses sujets chez Phèdre, qui lui-même s’inspirait d’Ésope ; Racine revisitait Euripide, tandis que Molière relisait Plaute et Térence, et que Corneille puisait dans la littérature espagnole.
Toutefois, si l’emprunt à des auteurs anciens ou étrangers était alors bien vu, et même recommandé comme une sorte de « conquête littéraire », l’emprunt à des contemporains ou compatriotes et la fausse attribution (volontaire ou non) d’un texte à tel ou tel auteur, étaient mal considérés.
3.3 Le plagiat est impossible
Le plagiat, au sens strict, est en réalité impossible. Pastiche d’une critique littéraire, la nouvelle de Jorge Luis Borges « Pierre Ménard auteur du Quichotte » (recueillie dans Fictions, 1944) se penche sur l’étrange œuvre « souterraine, interminablement héroïque, sans pareille » d’un auteur qui a décidé non pas de « composer un autre Quichotte — ce qui est facile — mais le Quichotte de Cervantès : « son admirable ambition était de reproduire quelques pages qui coïncideraient — mot à mot et ligne à ligne — avec celles de Miguel de Cervantès. »
Face à cette pure « reproduction », qui prend l’aspect d’une œuvre autonome, le plagiat acquiert un autre sens : il paraît alors résider dans la démarcation d’une œuvre par rapport à une autre, et non dans sa reproduction. Borges parvient ainsi à « l’idée qu’on n’invente rien, qu’on travaille avec la mémoire ou, pour parler d’une façon plus précise, qu’on travaille dans l’oubli ».
3.4 Toute littérature est emprunt
En un sens, toute littérature est emprunt : on ne peut écrire que dans une langue qui a déjà porté d’autres œuvres, et l’on en demeure soi-même marqué. Pour le critique Gérard Genette, il existe nécessairement des « relations de coprésence » et les « relations de dérivation » entre deux textes : il crée alors la notion d’une littérature « palimpseste », qui est coprésence d’un texte littéraire dans un autre (Palimpsestes, 1982). À la suite du critique littéraire russe Mikhaïl Bakhtine apparaît également la notion d’« intertextualité », qui est circulation des thèmes, des styles, des motifs, entre les œuvres.
Une littérature palimpseste s’élabore sur d’autres textes dont la trace demeure plus ou moins apparente : le plagiat, conscient ou inconscient, devient alors, en quelque sorte, la condition même de la création.
Coupe du monde de football, tournoi de football opposant des sélections nationales qui se déroule tous les quatre ans, considéré comme l’événement sportif le plus populaire au monde après les jeux Olympiques, et trophée le plus convoité parmi les compétitions de ce sport.
2 FONCTIONNEMENT DE LA COUPE DU MONDE
Créée en 1930, la Coupe du monde de football se déroule tous les quatre ans en alternance avec le Championnat d’Europe des nations (ou Euro). Depuis 1958, l’épreuve est organisée par un continent différent à chaque édition ; la France, l’Italie et le Mexique sont les seuls pays à avoir accueilli la compétition à deux reprises. L’édition 2002 est la première à se disputer sur le continent asiatique, tandis que l’Afrique n’a jamais été sélectionnée par les instances internationales du football.
2.1 Les éliminatoires
La Coupe du monde de football oppose 32 équipes qualifiées pour la phase finale après des éliminatoires disputées par région. Pour l’édition 2002 organisée conjointement par le Japon et la Corée du Sud, des équipes du monde entier étaient regroupées en 6 zones : Amsud (ou Amérique du Sud), Europe, Concacaf (soit Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes), Afrique, Asie et Océanie. Chacune de ces zones est composée de plusieurs groupes, dont les premiers et les meilleurs deuxièmes — autrement dit les nations totalisant le nombre de points le plus important au terme des rencontres du groupe — sont qualifiés pour la phase finale. Des matchs de barrage au sein d’une même zone et entre zones permettent en outre de « repêcher » certaines équipes. Enfin, le ou les pays organisateurs sont automatiquement qualifiés pour la phase finale, de même que le tenant du titre ; toutefois, à l’occasion du tirage au sort de l’édition 2002, le président de la FIFA (soit la fédération internationale de football) Joseph Blatter a remis en cause ce principe fondateur de la Coupe en annonçant sa disparition à partir de l’édition 2006 en Allemagne. L’équipe vainqueur de la Coupe du monde (le Brésil) ne sera donc plus automatiquement qualifiée pour la phase finale suivante, et devra disputer les éliminatoires.
2.2 La phase finale
Lors de la phase finale, les 32 équipes qualifiées sont réparties en 8 groupes de 4 nations pour disputer le premier tour de la compétition. À l’issue de ce « championnat » à échelle réduite — chaque équipe joue 3 rencontres —, le principe de l’élimination directe prévaut. Les huitièmes de finale opposent alors les 16 pays « rescapés » du premier tour, puis viennent les quarts de finale, les demi-finales et la finale. Un match dit de « classement » oppose par ailleurs les demi-finalistes malheureux pour désigner le troisième et le quatrième de la compétition.
3 HISTOIRE ET PALMARÈS DE LA COUPE DU MONDE
3.1 La route vers la première édition (1904-1930)
En 1904, les représentants de 7 associations européennes de football — France, Belgique, Danemark, Pays-Bas, Espagne, Suède et Suisse — créent la FIFA, institution chargée de diriger ce sport. Lors de cette première réunion, la FIFA décide d’organiser un Championnat du monde, toutefois vingt-six années s’écoulent avant que les conditions s’y prêtent réellement ; le niveau des équipes non européennes doit, en effet, satisfaire aux critères de la FIFA pour qu’une telle épreuve puisse être organisée. En outre, en raison du développement des ligues professionnelles, les jeux Olympiques, alors réservés aux amateurs, ne reflètent plus le niveau supérieur du football.
En 1930, la première Coupe du monde se déroule en Uruguay : le pays-hôte remporte la compétition en battant l’Argentine en finale. La France est éliminée au premier tour, perdant contre l’Argentine puis contre le Chili. Toutes les grandes nations européennes de football s’intéressent alors de près à cette manifestation, à l’exception du Royaume-Uni ; l’Angleterre, l’Écosse, l’Irlande du Nord et le pays de Galles, qui disposent de leur propre équipe, n’appartiennent en effet pas à la FIFA et refusent de participer à la Coupe du monde.
3.2 Les éditions d’avant-guerre (1934-1938)
Le régime fasciste de Benito Mussolini organise la Coupe du monde de 1934 en Italie. La Squadra azzura (« sélection italienne ») remporte le trophée face à la Tchécoslovaquie, la France étant de nouveau éliminée au premier tour.
La Coupe du monde connaît un tel essor que 36 équipes participent aux matchs éliminatoires précédant la phase finale de 1938, qui regroupe 16 nations. La France, pays-hôte, perd en quarts de finale contre le futur vainqueur, l’Italie.
3.3 L’après-guerre (1950-1958)
La Seconde Guerre mondiale interrompt la majorité des manifestations sportives internationales et la Coupe du monde ne reprend qu’en 1950, au Brésil. L’Angleterre y participe pour la première fois, mais elle est éliminée au premier tour par les États-Unis. L’Uruguay l’emporte pour la deuxième fois, face au Brésil, la France n’ayant pu se qualifier pour la phase finale.
La République fédérale d’Allemagne remporte l’édition 1954 organisée en Suisse, en battant l’équipe hongroise, grande favorite, car invaincue depuis quatre ans, et composée notamment de Ferenc Puskas. L’équipe de France, dont fait alors partie Raymond Kopa, est éliminée au premier tour pour la troisième fois en 4 participations.
En 1958, en Suède, l’équipe de France, animée de nouveau par Raymond Kopa, termine à la troisième place après avoir été battue 5 à 2 par le Brésil (dont 3 buts de Pelé) en demi-finale et surclassé l’Allemagne 6 buts à 3 lors du match de classement. L’attaquant français Just Fontaine marque 13 buts dans cette Coupe du monde, record inégalé à ce jour. Malgré de grandes qualités techniques, le Brésil n’avait encore jamais remporté cette épreuve, mais y parvient finalement cette année-là grâce à des joueurs éblouissants et notamment la vedette de l’équipe, Edson Arantes do Nascimento, joueur étonnant de dix-sept ans, connu dans le monde entier sous le surnom de Pelé, qui a continué à dominer le football international pendant douze ans environ après cette édition restée comme l’une des plus passionnantes et sportivement réussies de l’histoire de l’épreuve.
3.4 La domination du Brésil (1962-1970)
Le Brésil gagne pour la deuxième fois consécutive au Chili en 1962 face à la Tchécoslovaquie, avec notamment Gilmar, Garrincha, Didi, alors que Pelé, blessé, assiste à la majorité des matchs en tant que spectateur. La France n’est pas qualifiée pour cette édition.
En 1966, l’épreuve a lieu en Angleterre, le pays d’origine du football. L’équipe anglaise gagne le tournoi en battant la République fédérale d’Allemagne 4 buts à 2 après prolongations, son troisième but restant douteux aujourd’hui encore. Dans cette équipe figurent notamment Bobby Moore, le capitaine, et Bobby Charlton, marqué en défense par le jeune Franz Beckenbauer. La France est éliminée au premier tour.
La Coupe du monde suivante, disputée en 1970 et pour laquelle la France n’a pu se qualifier, se déroule au Mexique. Cette période est marquée par un style de jeu beaucoup plus défensif, pratiqué par les Européens. Les Italiens — et plus particulièrement l’équipe du Milan AC — ont en effet mis au point un système de jeu appelé catenaccio articulé autour d’une défense massive et des contre-attaques soudaines permettant de marquer des buts, souvent contre le cours du jeu. L’équipe italienne, avec Luigi Riva, Sandro Mazzola et Gianni Rivera, joue cette année-là l’un des plus beaux matchs de l’histoire de la Coupe du monde, une demi-finale épique contre la République fédérale d’Allemagne (remportée 4 buts à 3 après prolongations) au cours de laquelle l’Allemand Franz Beckenbauer participe à la prolongation avec une épaule luxée. La Squadra Azzura est cependant nettement battue en finale par les Brésiliens (qui privilégient au contraire l’attaque), dirigés par Pelé alors âgé de vingt-neuf ans, épaulé par Rivelino, Gerson, Jaïrzinho et Carlos Alberto. Le Brésil devient ainsi la première nation à totaliser 3 victoires en Coupe du monde et reçoit par conséquent la coupe Jules-Rimet, offerte dans ce cas au pays vainqueur de manière définitive.
3.5 Le « football total » des Pays-Bas (1974-1978)
Les années 1970 voient l’avènement des Pays-Bas dans le paysage du football international ; les joueurs néerlandais adoptent un style de jeu appelé « football total », qui exige de tous les joueurs une capacité à savoir attaquer ou défendre selon les besoins (voir Ajax d’Amsterdam). Sous la houlette du capitaine Johan Cruijff, l’équipe des Pays-Bas affronte en finale en 1974 la République fédérale d’Allemagne, pays organisateur. Les Allemands alors menés par Franz Beckenbauer, accompagné par Paul Breitner et Sepp Maier, deviennent les nouveaux champions du monde en gagnant 2 à 1, dont un but de l’avant-centre Gerd Müller, célèbre grâce à son aptitude à marquer dans toutes les positions dans la surface de réparation.
Les Pays-Bas disputent à nouveau la finale en 1978 et perdent face au pays d’accueil, l’Argentine (menée par Mario Kempès), lors des prolongations. L’équipe de France, avec Michel Platini et Marius Trésor, est éliminée au premier tour, perdant contre l’Italie puis contre l’Argentine.
3.6 L’épopée des « Bleus » (1982-1986)
En 1982, le nombre des équipes admises en phase finale passe de 16 à 24. Le tournoi a lieu en Espagne. La France, avec une équipe composée notamment de Michel Platini, Alain Giresse, Dominique Rocheteau, Marius Trésor, Jean Tigana, Maxime Bossis ou encore Manuel Amoros, fait match nul (3 à 3) contre la République fédérale d’Allemagne en demi-finale après prolongations, à l’issue d’une rencontre disputée à Séville, où elle mène 3 à 1 avant d’être rejointe, puis éliminée lors de l’épreuve des tirs au but. Aujourd’hui considérée comme l’une des plus riches en suspense de l’histoire de la Coupe du monde, au même titre que la demi-finale de 1970, cette partie est notamment marquée par l’agression très rude du défenseur Patrick Battiston, en position de marquer un but, par le gardien allemand Schumacher ; ce dernier ne recevant aucun avertissement, l’incident est vécu par les joueurs et le public français comme une flagrante injustice. En finale, l’Italie remporte sa troisième Coupe du monde.
En 1986, le Mexique accueille la Coupe du monde pour la seconde fois. La France, toujours avec d’excellents joueurs au premier rang desquels Michel Platini, qui a remporté deux ans auparavant le Championnat d’Europe des nations contre l’Espagne, fait match nul avec le Brésil en quarts de finale, et se qualifie à l’épreuve des tirs au but. Elle rencontre de nouveau la République fédérale d’Allemagne en demi-finale ; battue pour la seconde fois consécutive, elle termine à la troisième place, en dominant la Belgique 4 buts à 2 après prolongations. En finale, l’Argentine emmenée par un Diego Maradona particulièrement brillant l’emporte face à la République fédérale d’Allemagne, entraînée par son ancien joueur vedette, Franz Beckenbauer.
3.7 La Coupe du monde « s’assoupit » (1990-1994)
Tandis que la France ne dépasse pas les éliminatoires, la République fédérale d’Allemagne, avec Lothar Matthäus, prend sa « revanche » en 1990 en Italie, et remporte sa troisième Coupe du monde en battant l’Argentine par 1 à 0. Ce score très modeste est le reflet d’une coupe particulièrement décevante au cours de laquelle le nombre moyen de buts est de 2,2 par match, résultat le plus faible de toute l’histoire de l’épreuve.
En 1994, la FIFA choisit les États-Unis comme pays organisateur, espérant ainsi accroître la popularité du football dans ce pays. La compétition y remporte un grand succès (69 000 personnes environ à chaque match en moyenne). L’introduction de nouvelles règles entérinées afin de protéger les attaquants et de conserver un jeu fluide contribuent en outre à améliorer la qualité du jeu. Battue lors des deux derniers matchs de qualification à la phase finale, encaissant notamment un but à la dernière minute du match contre la Bulgarie à Paris, la France ne participe pas à cette épreuve. Aimé Jacquet prend en main l’équipe nationale au soir de ce match de l’automne 1993.
Toutes les équipes qui parviennent aux quarts de finales sont européennes, à l’exception du Brésil, toutefois le tournoi permet de constater que le niveau de jeu s’améliore dans le monde entier : le Nigeria et l’Arabie Saoudite notamment, « petites » nations de football par leur faible nombre de licenciés, parviennent en effet à battre des équipes théoriquement plus fortes, et les États-Unis créent la surprise de l’épreuve en dominant la Colombie, pourtant largement favorite de la rencontre. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, la finale, qui oppose le Brésil et l’Italie (dans laquelle se trouvent des joueurs tels que Franco Baresi et Roberto Baggio), est très décevante et se termine par un score nul à la fin des prolongations et se joue aux tirs au but : elle est remportée par le Brésil (avec des joueurs comme Romario et Bebeto), première équipe à gagner pour la quatrième fois la Coupe du monde.
3.8 La Coupe du monde prend une nouvelle dimension (depuis 1998)
3.8.1 Premier sacre mondial pour la France
En 1992, la candidature de la France est retenue pour l’organisation de la Coupe du monde de 1998 (coprésidée par Fernand Sastre, décédé au tout début de la phase finale, en juin 1998, et Michel Platini), ce qui lui assure une qualification d’office. Un nouveau stade — le Stade de France, d’une capacité de 80 000 places — est édifié à Saint-Denis, en banlieue parisienne. Parallèlement, un investissement important est entrepris dans le cadre de la rénovation d’autres enceintes — Nantes, Saint-Étienne, Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lens, Montpellier et Lyon.
Suivie par des centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde et bénéficiant d’une couverture médiatique exceptionnelle et inédite — les tarifs des droits de retransmission télévisuelle connaissent pour l’occasion une augmentation exponentielle —, la compétition est notamment marquée par des incidents extra-sportifs : un gendarme est en effet violemment agressé par des hooligans allemands à Lens en marge du match Allemagne-Yougoslavie. L’épreuve est toutefois d’une grande qualité sportive, et la France conquiert son premier titre mondial ; elle est la deuxième à obtenir ce titre dans un sport collectif, après l’équipe de handball en 1995. Meilleure attaque et meilleure défense (seulement 2 buts encaissés) de la compétition, la sélection nationale, entraînée par Aimé Jacquet et menée par le capitaine Didier Deschamps, gagne tous ses matchs et s’impose finalement contre le Brésil dans une finale au cours de laquelle le milieu de terrain Zinedine Zidane, alors considéré comme le meilleur joueur du monde, s’illustre particulièrement en marquant 2 buts, exploit réalisé uniquement à trois reprises avant lui.
3.8.2 Le sacre du Brésil et l’avènement du football asiatique
Le Japon et la Corée du Sud organisent conjointement l’épreuve en 2002, expérience inédite dans l’histoire de la Coupe du monde. La France, vainqueur de l’édition précédente, est qualifiée d’office, de même que les pays organisateurs. L’édition 2002 est en outre marquée par la présence de trois pays asiatiques (Japon, Corée du Sud et Chine), le retour de l’Uruguay en phase finale et l’avènement des équipes slovène, équatorienne et sénégalaise au plus haut niveau mondial.
La phase finale donne lieu à de nombreuses surprises, au premier rang desquelles figurent les éliminations prématurées et successives d’équipes favorites comme la France, l’Argentine, le Portugal, puis l’Italie et l’Espagne. Les deux pays organisateurs pour leur part, et plus particulièrement la Corée du Sud (demi-finaliste et quatrième au classement final), réalisent un parcours étonnant, témoignant ainsi des progrès considérables réalisés par les footballeurs d’un continent et de pays plus sensibles aux sports américains. La présence de nations représentant les cinq continents lors des quarts de finale de la compétition constitue également un évènement inédit dans l’histoire de la Coupe du monde. En outre, si les États-Unis, le Sénégal et la Turquie marquent l’édition 2002 de leur empreinte, développant un jeu en tous points remarquable tant du point de vue technique que tactique, le Brésil en est incontestablement la vedette. Ronaldo (héros de la finale et meilleur buteur de la compétition avec 8 réalisations en 7 rencontres) et ses coéquipiers remportent en effet un cinquième titre aux dépens d’une surprenante équipe d’Allemagne, solide malgré les critiques et les incertitudes quant à sa véritable valeur.