Présente dans le 20minutes ce matin j'ai pu lire un article sur elle
Alors on s'intéresse à elle
En tout cas à Mantes elle était dans toutes les gares
C'est marrant
chapeau 20minutes
voici l'article sur Carole :
Une trajectoire bien étudiée
A 18 ans, Carole Grundisch, brillante dans ses études universitaires, est le grand espoir du tennis de table.
Présente aux Mondiaux en mai, elle va s’atteler, du 30 septembre au 2 octobre, à qualifier l’équipe de France
pour les prochains championnats d’Europe. Sourire timide et gêné, débit oral rapide, elle fait son âge. Seuls ses propos trahissent sa maturité.
Carole Grundisch n’a que 18 ans. Elle a pourtant déjà participé à ses premiers championnats du monde de tennis de table à Shanghai ( Chine), en mai dernier. Où elle n’a pas réussi les « perf » qu’elle attendait. « Une perf, cela aurait été de battre une ou deux filles mieux classées que moi, précise- t- elle.
Mais j’y allais pour apprendre. Je savais que ça n’allait pas durer longtemps, un ou deux tours. » Comme lors des derniers championnats d’Europe, fin mars à Aarhus ( Danemark), lorsque la licenciée de l’ASC Longchaumois, classée alors 105 e au niveau continental, a sorti facilement l’Autrichienne Li Qianbing ( 33 e européenne) puis la Bulgare Katalina Gatinska ( 61 e ). Avant de tomber en seizièmes de finale, face à Maria Fazeka ( 18 e ). Cette dernière s’est même fendue, à l’issue de leur confrontation, d’un commentaire dithyrambique: « Carole tape fort, elle est jeune et n’a peur de rien. » Tout n’a pourtant pas été évident pour cette Franc- Comtoise trop brillante pour laisser tomber ces études et trop passionnée pour délaisser son sport.
L’an passé, excédée de vivre dans les murs de l’Institut national du sport et de l’éducation physique ( Insep) de Vincennes ( Val- de- Marne), la tentation d’intégrer une prépa a failli prendre le pas sur sa carrière d’athlète: « J’avais besoin de voir autre chose. » Finalement, elle a pris la tangente, direction Lille pour y préparer une licence « mathématiques, informatique, mécanique physique » : les trente heures de cours hebdomadaires lui laissent le temps de s’entraîner une fois par jour et de se familiariser avec la vie étudiante.
La formule paie avec une participation aux championnats du monde juniors en décembre – où elle a été battue au troisième tour – et, surtout, un titre de championne de France seniors en mars dernier, après celui décroché en juniors l’an passé. Du jamais vu depuis Emmanuelle Coubat en 1988.
« Nous n’avons pas été surpris car on la sait capable d’élever son niveau de jeu notamment au cours des compétitions majeures. Surtout, elle est plus sereine et parvient à mieux gérer la pression du public et des médias » , apprécie Rozenn Jacquet- Yquel, l’entraîneuse de l’équipe de France. Reste la compatibilité de son statut de sportive de haut niveau avec ses études universitaires: « Ce n’est vraiment pas évident à gérer pour elle, renchérit- elle.
On essaie de la soutenir car il n’y a pas pléthore de joueuses de ce talent- là.
Elle a le potentiel pour figurer parmi les trente premières mondiales. » Avant d’en arriver là, celle qui est actuellement classé 163 e mondiale préfère « prendre son temps, vivre au jour le jour » . « L’an passé, j’ai failli arrêter et cette année, je réussis tout. C’est ça la vie de sportif. Avec des hauts et des bas: parfois, le ping- pong me sort par le nez et le lendemain, je me sens capable de devenir championne du monde ! » Pour y parvenir, Carole a décidé dans un premier temps de mettre tous les atouts de son côté en rejoignant cette année la faculté de Jussieu ( Paris 5 e ) et le club du Kremlin- Bicêtre. Puis elle a révisé son jugement : « L’an prochain, je vais intégrer une école de kiné. Je ne vais donc pas forcément suivre les cours à Jussieu cette année. Je vais me consacrer au tennis de table. » Une recette qui semble déjà porter ses fruits. « A l’entraînement, j’ai ressenti un déclic. Maintenant, je l’attends en compétition. » E n point de mire, l’hégémonie des Chinoises. « C’est possible de les battre sur un match, mais pas de tenir la cadence sur une compétition entière, il faut être réaliste. En Chine, le tennis de table est, après le football, le sport- roi avec six heures d’entraînement par jour. Dans ces championnats du monde, chez elles et avec leur public, c’était complètement fou. » Une frénésie loin de ses débuts comme pongiste. C’était il y a dix ans avec sa grand- mère dans un camping de Port- Lesney ( Jura). Sur une table en ciment.
Manon Duval ( Kaora Press)