Quel est le chef lieu du canton du Var ?
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Dans quel arrondissement cette ville est-elle située ?
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Journal local ??
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Zones touristiques et pourquoi ?
/12
De quel style est son église ?
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De quel siècle ?
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Quelle collection dispose le musée locale ?
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Qui dévasta la région au Moyen Age? racontez en quelques lignes l'histoire de cette ville ?
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BONUS DISSERTATIONS POUR PRESENTER LA VILLE ET SON LITTORAL
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Quel est le chef lieu du canton du Var ?
/5 déjà de quel canton veut-tu parler parce qu'il y en a un paquet dans le Var, donc je déduis qu'il s'agit de Saint-Raphaël
Dans quel arrondissement cette ville est-elle située ?
/2
Journal local ??
/8 Var Matin
Zones touristiques et pourquoi ?
/12 Les plages, les calanques pour se baigner et le soleil et l'Estérel pour marcher ou pour admirer le paysage du haut de certaines collines
De quel style est son église ?
/9 une 11ème siècle templiers
De quel siècle ?
/6 11ème, mais bâtie sur des ruines encore plus anciennes
Quelle collection dispose le musée locale ?
/7 Préhistoire
Qui dévasta la région au Moyen Age? racontez en quelques lignes l'histoire de cette ville ?
/30 Les Maures qui envahirent la Provence
BONUS DISSERTATIONS POUR PRESENTER LA VILLE ET SON LITTORAL
/100 Saint Raphaël est une petite ville bourgeoise située sur les contreforts de l'Estérel. La commune est coincée entre Fréjus au Nord et à l'Ouest et Théoule sur Mer à l'Est. Au sud, c'est la grande bleue (la méditerranée).
Le littoral est escarpé, des petites plages entre des rochers rouges (la Ryolite) qui sont typiques du massif de l'Estérel (ancien massif volcanique). A l'intérieur des terres, il y a une grande variété de végétation de maquis.
Certains quartiers se distinguent par de grandes villas anciennes (Boulouris), qui se distingue également par le CREPS où se trouve le pôle Espoir Côte d'Azur et une superbe salle dédiée au Ping !).
Il y a un quartier qui s'appelle le Dramont, où la plage n'est pas de sable, mais de galets bleus, car située sur une veine de roche bleue (l'Estérelite) qui servit dans le temps pour la construction et le pavage des routes. Cette dernière roche, quoique provenant du même massif, est plus solide que la ryolite.
Saint-Raphaël a la particularité de se situer à la limite de la zone d'influence du vent d'Est et du Mistral, ce qui rend le temps parfois un peu capricieux (comme faire grand soleil, et à côté neiger !).
Voilà, c'est ma petite ville où il fait plutôt bon vivre, même si l'hiver il y fait assez froid (mais pas autant qu'ailleurs !).
Toujours Fan des cahiers de l'OUZO ! Pourvu qu'il y ait une suite !
sports se retirer d'une compétition
une mauvaise chute l'a contraint à abandonner
ENCARTA
Voici tous les acidents entrainant l'arrêt l'abandon à un stade sportif
Fractures des poignets, bras et clavicules
Chutes de vélo, rugby, sport de combats… les membres supérieurs peuvent également être victimes de casse. Les fractures des poignets, du bras ou de la clavicule constituent une part non négligeable des accidents sportifs. Nous vous présentons les critères de gravité et les traitements de ces traumatismes.
Autre temps, autres moeurs : l’évolutivité d’une fracture n’est guère proportionnelle à son aspect radiologique ni au seul fait qu’elle est ouverte ou fermée.
Evolution de la notion de gravité
Réputées plus graves, plus spectaculaires aussi lorsqu’elles sont ouvertes et plus anodines mais tout aussi douloureuses lorsqu’elles sont fermées (absence de plaie cutanée), les fractures ainsi répertoriées ne semblaient guère ambiguës du point de vue radiologique. Or on s’est aperçu que l’évolutivité d’une fracture fermée pouvait dans certains cas être moins satisfaisante que celle d’une fracture ouverte…
La prise en compte de nouveaux paramètres a permis de nuancer la classification trop cloisonnée d’antan. Selon l’âge, les maladies associées, l’histoire personnelle du patient, ses antécédents, l’importance subjective du traumatisme (qui semble liée aux circonstances de survenue de la fracture), on peut désormais affirmer que les suites de ce traumatisme et le retour à la vie normale dépendront tout autant du vécu du patient que de la dimension traumatique mise en évidence à la radio.
A lésion égale, les orthopédistes remarquent que les circonstances de survenue de l’accident, selon qu’il se déroulait au travail ou pendant les loisirs, lors d’une chute en appartement ou à la montagne un dimanche soir, sont de nature à modifier la signification traumatique pour la victime. Le sentiment de menace d’un accidenté de la route par exemple qui prend conscience de la difficulté d’accéder aux premiers soins laisserait donc une trace qui se surajouterait aux caractéristiques purement fracturaires.
Cette nouvelle dimension "psychologique" qui fait référence à "l’énergie traumatique" désormais mieux prise en compte, expliquerait l’impact des séquelles subjectives et du vécu de la douleur dans une pathologie a priori circonscrite au nombre plus ou moins important de lésions.
Autre paramètre toujours en vigueur : la présence ou non de lésions articulaires, cartilagineuses, voire cutanées (dermabrasion) associées qui viennent singulièrement compliquer le tableau et retarder le retour à la vie active.
Diagnostic : les bras m’en tombent…
Il repose sur l’observation clinique et la radiologie. La façon dont un bras fracturé se positionne est évocatrice de la lésion qu’il a subie. En général, il tombe. On peut remarquer un gonflement, parfois une déformation du membre tandis que la victime déclare son incapacité à le bouger normalement.
Dans un premier temps, un simple bandage permet de soulager la victime en attendant qu’elle soit prise en charge médicalement. Lorsque l’os a transpercé la peau, il faut sans attendre appeler le SAMU et conduire le patient aux urgences, car le risque infectieux vient s’ajouter au risque fracturaire et nécessite la prise d’antibiotiques tout autant qu’une immobilisation.
Membre supérieur, segment par segment
De l’avis des chirurgiens orthopédistes si la fracture de la clavicule se traite orthopédiquement (sans ouvrir) sans trop de complications hormis quelques rares cas justifiant une chirurgie, la fracture du coude est plus délicate à traiter.
La partie haute du cubitus pose également problème.
Le poignet ne présente pas de caractère de gravité particulier en dépit de sa configuration particulière.
En ce qui concerne la main, il est clair que certains doigts comme l’index ou le pouce méritent un traitement de faveur, tant ils sont importants dans les gestes de tous les jours. La chirurgie vise ici à restituer la mobilité pour recouvrer l’usage de ses doigts dans les meilleurs délais.
Thérapeutique
La fracture peut être simple (deux fragments) ou complexe (plusieurs fragments). Elle est non déplacée si les morceaux de l’os restent en contact ou déplacée s’ils se sont écartés et ont changé de direction. Dans ce dernier cas, le traitement devra rétablir la continuité de l’os en "réduisant" la fracture. Cette opération peut se faire sans ouvrir (réduction orthopédique) ou au cours d’une intervention chirurgicale (réduction sanglante).
Les organisateurs de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc s’étaient passé le mot pour cette deuxième édition : on ne parlera pas d’abandon mais d’arrêt. Comme si un coureur d’ultra qui s’était lancé un tel défi ne pouvait capituler. Comme si la victoire était déjà acquise en franchissant la ligne de départ. Comme s’il ne fallait pas convertir une aventure, aussi courte fut-elle, en échec. Pas d’échec, donc, pour ces centaines de concurrents arrêtés avant la fin de la boucle. Mais souvent des regrets, une analyse à froid qui permet de se dire que l’an prochain, peut-être, la santé, l’entraînement, la résistance mentale et peut-être aussi la chance permettront de rallier Chamonix dans les temps.
Nous avons recueilli dix-neuf témoignages de coureurs qui ont… arrêté. En quatre questions. Tous ont «exploré» leurs limites, selon une expression chère à Catherine Poletti, et ont acquis en quelques heures d’effort une meilleure connaissance d’eux-mêmes. Ils ont tous fait partie de cette immense armée pacifique qui ce jour-là a marché sur le Mont-Blanc.
Que vous ayez aband… arrêté ou que vous soyez allé au bout, vous savez déjà qu’une épreuve d’ultrafond n’est jamais gagnée. Les meilleurs subissent les plus grosses défaillances, qu’elles soient physiques ou mentales. D’autres terminent avec un entraînement minimum mais un mental capable d’atténuer la douleur, simplement parce qu’ils ne doutent pas un instant de finir.
C’est en lisant ces témoignages que vous pourrez analyser à quel jeu se prend votre cerveau lorsqu’il vous dit stop. Cette analyse doit impérativement faire partie de votre préparation mentale sous la forme de questions du type : «S’il m’arrive cela, que fais-je ?» Puis : «Que fais-je pour que cela n’arrive pas ?» Lors de votre UTMB 2005, il est possible alors que l’arrêt ne vous effleure pas l’esprit, et a fortiori l’abandon. Nous vous souhaitons de ne penser qu’à avancer, comme sur un nuage, et d’arriver à Chamonix. Enfin.
[LES CONTAMINES – 24,3 km – 1046 m D+]
J’attaque la préparation pour l’an prochain
Stop ? «Aux contamines… J’avais visé Courmayeur...»
Décision ? «Quand j’ai commencé à ressentir des douleurs du passé dont ma déchirure au grand jumeau (mollet) de l’année dernière mais une fois arrêt je ne sentais plus rien.»
Pourquoi ? «Car je me souvenais de mon repérage sur le graphique et sachant ce qui m’attendait cela m’a effrayé. Mais j’ai déjà la rage de faire mieux l’année prochaine, avec ce malheur j’ai au moins pu me rendre compte sur le terrain de la difficulté et pu observer aussi le matériel des autres participants.»
Et aujourd’hui ? «Aujourd’hui, je reste sur une défaite, celle de n’avoir pas été jusqu’à la moitié. Je me donne un mois de repos et ensuite j’attaque la préparation pour la future édition pour atteindre ces satanés 74 km. Ne désire plus en parler pour un moment. Danke !»
Frederic Mischler, dossard 1027
aux Contamines après 5 h 23 de course
[LES CHAPIEUX – 42,3 km – 2404 m D+]
Un autre monde
Stop ? «Aux Chapieux après 43,530 km de course (dixit mon GPS). Passé le point de contrôle, je suis monté au ravitaillement, ai tenté de boire : impossible. Un gâteau de riz avalé avec difficulté et j’ouvre mon sac. J’y glisse mes gants, mon bandeau, plie mes bâtons ; je suis penaud ; les yeux plantés dans le sol en espérant que personne ne voie ces gestes caractéristiques d’une fin d’aventure. Je me lève, descends les quelques marches me permettant de rejoindre l’aimable dame chargée de récupérer les dossards et lui annonce : «j’arrête là !» Je souris jaune (et non verte !) et me dirige vers le dortoir avant de prendre la navette vers Chamonix.»
Décision ? «Au milieu de la descente du col du Bonhomme. Après quatre gamelles qui ont permis à mon collant noir de se transformer en pantalon de treillis camouflé. Une cinquième m’a entraîné violemment parterre et je me ramasse durement sur mon coude gauche. Une multitude d’étoiles plus tard, en plus de celles éclairant déjà le ciel, un voile noir me bande les yeux et pendant quelques secondes, je dois avouer que j’étais dans un autre monde.»
Pourquoi ? «A partir du ravitaillement des Contamines (km 25), un mal de ventre lancinant me poursuit. Chaque pas, chaque mètre parcouru s’apparente à une difficulté supplémentaire. Je me console en admirant le paysage grandiose, les reflets de la lune sur les monts enneigés, ces millions d’étoiles à portée de main, ces ruissellements quasi permanents de l’eau accumulée ces derniers jours. Mais rien n’y fait. J’ai mal au ventre. Je ne parviens plus à boire. J’ai envie d’une chose, c’est de trouver des toilettes. Depuis Notre-Dame-de-la-Gorge, je serre les fesses. Je craque au refuge de la Croix du Bonhomme. Je ne prends pas le temps de pointer et demande des toilettes. Jamais, jamais je n’ai autant apprécié une cabane au fond du jardin ! Face à rien ou plutôt face au noir de la nuit, la frontale allumée, le collant baissé, entouré de mes quatre planches, je suis bien. Inconvénient : je me vide complètement et comme pour un bébé, la déshydratation est proche. Je repars un bon quart d’heure plus tard en oubliant de pointer. Et toujours dans l’impossibilité de boire quelque chose.»
Et aujourd’hui ? «Une période de doute m’a gangrené les deux jours suivants. Une ou deux heures de repos m’auraient peut-être permis de repartir ? Ce mal de ventre aurait peut-être fini par psser ? J’avais les jambes, j’avais la tête mais médicalement j’étais mal. A quoi bon repartir pour abandonner quelques kilomètres plus loin en risquant de faire intervenir les secours pour malaise. Et puis j’avais promis à mes proches pour les rassurer qu’en cas de difficulté “médicale”, j’arrêterais. Je ne regrette pas mon geste. J’ai reconnu cette partie du parcours pour l’année prochaine ; ma tête est d’ailleurs déjà à l’année prochaine. Je suis convaincu que j’irai plus loin, beaucoup plus loin...»
Stéphane Benit, dossard 639
aux Chapieux après 9 h 46 de course
Une course à 110%
Stop ? «À la moitié du col de la Seigne»
Décision ? «Après mon passage chez les kinés aux Chapieux, je pensais être réparé...»
Pourquoi ? «J’ai eu un accident de moto fin juillet suivi de problèmes de dos. Lors de la montée de Voza, des douleurs dans la cuisse droite ont dégénéré en sciatique dans le col du Bonhomme et le col de la Seigne... plus d’espoir d’auto-réparation. Mon seuil de tolérance à la douleur risquant de dégénérer en pleine montagne et n’ayant de toutes façons plus d’espoir de pouvoir terminer la boucle, je préfère éviter une blessure sérieuse.»
Et aujourd’hui ? «Il faut impérativement être à 110 % de toutes ses facultés physiques, mentales et avoir bien dormi pour affronter le jour J, cette course étant exigeante sur les trois paramètres. J’y arriverai un jour.»
Thierry Praom, dossard 306
pointe aux Chapieux après 9 h 28 de course
Dégoûté par les irresponsables
Stop ? «Aux Chapieux»
Décision ? «Déjà, en prenant la voiture pour venir à Chamonix, je n’avais pas vraiment envie de faire cette course. Vendredi à 20 h, je me dis : «Qu’est ce que tu fais ici ?» Aux Houches, j’ai pensé que c’était un peu tôt pour m’arrêter. Aux Contamines, en voyant le désastre du ravitaillement, j’ai pensé qu’il ne fallait pas rester dans ce chaos. Même réflexion au refuge de La Balme. Puis en arrivant aux Chapieux, de voir des bénévoles se faire engueuler pour des futilités, de voir l’attitude de certains coureurs, j’ai pris un café, un bout de fromage, je suis allé m’asseoir dehors et discuter avec des bénévoles. J’avais déjà pas la tête à faire cette course, mais l’attitude de certains a fait que je n’ai plus voulu continuer. Il restait une place dans le bus, je l’ai prise, et suis rentré sur Chamonix. Il était 7 h le samedi matin.»
Pourquoi ? «Premièrement, je n’avais pas du tout la tête à ça. Deuxièmement, je n’avais franchement pas envie de continuer à ramasser les déchets de quelques irresponsables. Troisièmement, je n’avais pas non plus envie d’être associé à une superbe course, dans un magnifique décor, mais complètement dénaturée par ces mêmes irresponsables.»
Et aujourd’hui ? «Beaucoup de regrets. Simplement en pensant un peu plus aux deux associations pour lesquelles j’avançait, j’aurais pu reprendre le chemin... avec un petit sac pour ramasser les déchets. J’aurais pu faire deux bonnes actions en une. Mais bon, la colère n’est pas forcément la meilleure des conseillères. Peut être l’année prochaine, mais j’en doute fort !»
Rémi Bainvel, dossard 1015
aux Chapieux après 10 h 25 de course
J’ai su ravaler ma fierté au bon moment
Stop ? «Aux Chapieux au 42e km»
Décision ? «A la Croix du Bonhomme au km 37.»
Pourquoi ? «J’ai réalisé que j’étais trop proche de la barrière horaire. Arriver dans les temps impliquait une prise de risques trop importante lors de la (mauvaise) descente et m’aurait demandé de puiser dans mes réserves pour finalement abandonner un peu plus loin (probablement). J’ai donc pris mon temps pour rejoindre les Chapieux.»
Et aujourd’hui ? «Je suis content car j’ai su ravaler ma fierté au bon moment et j’ai aussi beaucoup appris de cette nuit de course. En parfait débutant sur ce genre d’épreuve, j’ai commis bon nombre d’erreurs qui ne se reproduiront pas en 2005 et qui me permettront d’aller plus loin.»
Nicolas Tardif, dossard 1351
pointé à la Croix du Bonhomme
après 9 h 57 de course
[COURMAYEUR – 70,7 km – 3831 m D+]
10 kg de bagages et une tendinite
Stop ? «À Courmayeur !»
Décision ? «Dans la descente du col de la Seigne car je n’avançais plus et j’avais de plus en plus mal.»
Pourquoi ? «Je souffrais d’une tendinite à la cheville apparue dans la descente des Chapieux (que j’ai fait en moins d’une heure pour arriver dans les délais !).»
Et aujourd’hui ? «Aujourd’hui je me dis que je m’étais beaucoup trop chargé (environ 8,5 kg pour le sac à dos et 1,5 kg pour la ceinture ventrale...). Sinon, physiquement, j’étais bien en arrivant à Courmayeur et j’aurais pu continuer sans cette tendinite. Mais j’étais hors délais. Je reviendrai l’année prochaine pour boucler la boucle.»
Michel Picard, dossard 115
(dernier classé à Courmayeur)
à Courmayeur après 20 h de course
Déçu de ma décision
Stop ? «Je me suis arrêté à Courmayeur.»
Décision ? «J’ai pris la décision de m’arrêter dans la descente du Bonhomme.»
Pourquoi ? «J’avais peur de me blesser.»
Et aujourd’hui ? «Au moment de mon abandon à Courmayeur, je n’avais aucun regret, mais aujourd’hui, avec un peu d’écart, je suis déçu de ma décision, surtout, parce que mon état physique était encore assez bon pour terminer cette épreuve.»
Roger Klein, dossard 217
à Courmayeur après 14 h 58 de course
Si…
Stop ? «Courmayeur»
Décision ? «Au col de la Seigne... à l’Arête Mont Favre... Dolonne.»
Pourquoi ? «J’étais trop juste sur les barrières horaires, j’avais une mycose infectée au pied et une tendinite à la hanche.»
Et aujourd’hui ? «Avec un peu de repos, une tonne de crème sur ma mycose et surtout si je n’avais pas vu les copains qui ont arrêté aussi, je serais certainement arrivé jusqu’à Champex, mais peut-être pas dans les temps.»
Albert Roy, dossard 549
à Courmayeur après 17 h 43 de course
En 2005 si j’en ai la force
Stop ? «J’ai arrêté à Courmayeur, mais je ne le considère pas comme un abandon, car c’était là que je voulais aller.»
Décision ? «Décision prise dès mon inscription.»
Pourquoi ? «Je n’ai jamais couru plus de 42 km en montagne. Courir de nuit m’angoissait car je ne l’avais jamais fait.»
Et aujourd’hui ? «Je reviendrai en 2005 mieux préparée afin de faire, si j’en ai la force et si mon corps l’accepte, la grande boucle. J’aimerais vivre jusqu’au bout cette expérience fabuleuse et unique.»
Maria Burri, dossard 330
à Courmayeur après 19 h 37 de course
Attiré par la Suisse mais…
Stop ? «J’ai arrêté à Courmayeur après 17 h 14 de course, ¾ d’heure avant la barrière horaire.»
Décision ? «Dès l’entraînement. Courmayeur était l’objectif initial, le but de toute la course étant d’atteindre l’Italie.»
Pourquoi ? «70 km me semblait déjà une distance raisonnable pour commencer ce genre de course. C’était mon premier ultra trail et c’était la première distance pour rentrer dans le classement. Même si le chrono était déclenché à ma montre depuis le départ, je ne cherchais pas à faire un temps, juste à apprendre à me connaître, à gérer ma course pour y arriver.»
Et aujourd’hui ? «C’est vrai qu’une fois dans les petites ruelles de Courmayeur, les jambes se sont remises à courir, grisées par l’arrivée toute proche et que j’aurais peut être pu envisager de continuer l’aventure. Mais le mental serait resté sur place, conditionné par trois mois d’entraînement et de rêves italiens. J’y étais, j’avais atteint mon objectif, seul, mon coéquipier ayant abandonné aux Contamines, victime d’une tendinite au genou. J’étais bien attiré par la partie suisse même si la montée au refuge Bertone me freinait un peu, le temps était parfait pour continuer, je n’étais physiquement pas encore trop affaibli, juste quelques douleur aux genoux mais je ne voulais pas rentrer dans le rouge, la raison l’a emporté. Je serai mieux préparé l’année prochaine pour oser penser à boucler cette course magnifique.»
Jérôme Praizelin, dossard 1274
à Courmayeur après 17 h 14 de course
Mes deux passions
Stop ? «J’ai arrêté à Courmayeur, en forme et prêt à repartir, mais je suis quand même resté sur place.»
Décision ? «J’ai décidé d’arrêter avant même d’être parti.»
Pourquoi ? «Je m’explique dans la vie j’ai deux passions : ma femme et les trails. Entre ma vie professionnelle, mes entraînements, mes courses (qui sont parfois longues), elle attend parfois des heures entières. Donc afin de ne pas la dégoûter de ces manifestations et de pouvoir continuer de courir sans altérer ma vie sentimentale je fais des concessions. Elle mérite bien ça, elle m’attend des heures entières, et malgré ça, quand j’arrive elle m’accueille avec le plus beau des sourires et finalement c’est ça, ma victoire.»
Et aujourd’hui ? «Je suis très content de la décision que j’ai prise, pour deux raisons. La première c’est d’avoir passé une semaine extraordinaire à Chamonix après l’ultra, avec ma femme, rando et resto au programme ! La deuxième, c’est parce que j’ai acquis de l’expérience sur cette superbe aventure, et j’aborderai l’édition 2005 avec peut être l’espoir de terminer en moins de 35 heures.»
Daniel Fessler, dossard 852
à Courmayeur après 16 h 40 de course
Priorité Diagonale
Stop ? «Courmayeur.»
Décision ? «A Courmayeur sur le coup de 11 h 45 en contemplant mes genoux.»
Pourquoi ? «Grosses douleurs aux genoux dans les descentes (celle de Courmayeur est un bon test) et l’objectif de l’année restant de finir la diagonale des Fous dans cinq semaines, la voix de la sagesse a parlé.»
Et aujourd’hui ? «Je regrette de ne pas avoir été jusqu’à Champex, mais cette *** de descente de 20 km après Ferret m’aurait sûrement achevé et tué dans l’œuf mes velléités pour la diagonale. Je pense que j’en ferai mon objectif principal en 2005, il faut bien rêver un peu.»
James Linder, dossard 342
à Courmayeur après 15 h 43 de course
Mon objectif atteint, le moral a dit stop
Stop ? «Eh bien tout simplement à Courmayeur en un tout petit peu moins de 14 h.»
Décision ? «Dès mon inscription en mars 2004, mon objectif était de rallier Courmayeur.»
Pourquoi ? «Je n’ai pas encore beaucoup d’expérience en trail car j’ai commencé cette année. J’ai chaque fois un peu augmenté les distances, passant de 30 km à 50 km puis enfin à 70 km. Je ne voulais tout simplement pas viser trop haut tout de suite. La course s’est très bien passée pour moi mais les jambes ne voulaient plus trop continuer après Courmayeur. Pas assez d’expérience tout simplement. Puis une fois mon objectif atteint, le mental également dit stop.»
Et aujourd’hui ? «Et bien je suis très content d’avoir atteint mon objectif initial mais quand même un peu déçu de n’avoir accompli «que» la moitié du parcours. Donc l’année prochaine je vais au moins viser les 117 km jusque Champex. Avec un peu plus de préparation. L’épreuve est si belle.»
Benoit Schrameck, dossard 692
à Courmayeur après 14 h 03 de course
[REFUGE ELENA – 88,4 km – 5272 m D+]
Opportunité
Stop ? «Au refuge Elena (km 88,4), après une sieste de une heure et 21 h 30 de course, au moment même où Vincent Delebarre en terminait. Tout un symbole. Dans ma somnolence, j’ai entendu qu’un minibus était prêt à rapatrier les gens qui désiraient en rester là. J’ai saisi (trop hâtivement) cette opportunité au bond !»
Décision ? «A Courmayeur déjà, une certaine lassitude s’était installée. La descente m’a fait mal aux quadriceps mais le moral était toujours présent pour continuer l’aventure. J’ai passé au ralenti le refuge Bertone et bien que j’ai retrouvé quelques forces dans la montée vers le refuge Elena, j’ai pris la décision de jeter l’éponge.»
Pourquoi ? «Parti de la 800e place et bien qu’étant classé autour de la 420e position au moment de l’abandon, j’ai senti que je n’irai pas jusqu’au bout. L’allure s’est réduite peu à peu et la peur d’attaquer une seconde nuit s’est soudain emparée de moi. Mon objectif initial était de rallier Champex et plus si j’avais une bonne forme. Or, au moment de l’arrêt il me semblait fort improbable de pouvoir boucler les 65 km restants sans y laisser des traces indélébiles. La raison a soudain pris le pas sur la passion.»
Et aujourd’hui ? «Je regrette de ne pas avoir poussé mes gambettes jusque Champex, il paraît que la Suisse était si radieuse ! Néanmoins, la sagesse d’arrêter avant l’accident me permet d’envisager une suite positive dans ma saison. Enfin, plus que jamais, j’ai envie de vivre l’aventure en 2005 et d’essayer de boucler le tour. Je pense objectivement que j’en ai le potentiel, il me manque juste de la préparation spécifique. J’habite en Belgique.»
Michel Robert, dossard 155
au Refuge Elena après 20 h 20 de course
PS : Je suis abonné au mag depuis le n°1, je le dévore tous les mois avec une passion sans cesse grandissante (ndlr : merci Michel !).
Ça chauffe
Stop ? «Au refuge Elena à 18 h.»
Décision ? «A Courmayeur, j’ai compris que je ne ferai pas le tour mais la journée était particulièrement belle. Aussi (malgré un bobo mal placé), j’ai décidé de continuer pour profiter du paysage du Val Ferret que je ne connaissais pas.»
Pourquoi ? «Un bobo à l’entrejambe (frottements) qui me faisait particulièrement souffrir.»
Et aujourd’hui ? «Heureux d’avoir poursuivi car le paysage a été somptueux jusqu’au refuge Elena. Mais mes douleurs ont dégénéré, sans doute à cause d’une mauvaise posture, en douleur à la hanche droite. C’est donc difficilement que je suis arrivé au refuge Elena et c’est sans regret que j’y ai jeté l’éponge, puisque je n’aurais pas pu continuer dans de bonnes conditions. Une incertitude subsiste, je ne sais pas si j’aurais pu supporter une deuxième (presque troisième en fait) nuit sans dormir. Réponse l’année prochaine je l’espère.»
Valéry Caussarieu, dossard 685
au Refuge Elena après 22 h de course
[LA FOULY – 100,3 km – 5747 m D+]
Pris en traître par les Suisses
Stop ? «J’ai arrêté à la Fouly.»
Décision ? «A la Fouly, sans préméditation. J’étais assis sur ma chaise, en train de laper mon bouillon, et je me suis dit : «Tiens, j’arrête à 100 bornes, ça me fera un repère pour la prochaine édition.»
Pourquoi ? «Parce que j’étais arrivé 12 mn avant la mise hors course (minuit) et que ça faisait juste pour se ravitailler. Parce que j’avais les ongles des gros orteils explosés et que je dégustais dans les descentes. Enfin, parce que les Suisses m’ont pris en traître, avec leur bouillon chaud, leurs sourires, et deux ou trois nanas canon qu’ils avaient mis là exprès pour qu’on ait envie de se faire dorloter !»
Et aujourd’hui ? «Je me les mords, en y réfléchissant, j’avais encore du jus pour continuer au moins jusqu’à Champex, et ensuite tout était possible. C’est pourquoi, en 2005, Je serai là ! Quelle épreuve !»
Marc Ghesquière, dossard 323
à la Fouly après 27 h 48 de course
[CHAMPEX – 117,2 km – 6185 m D+]
Accélération intempestive vers Champex
Stop ? «A Champex, dans la nuit de samedi à dimanche, 1 h du matin.»
Décision ? «A Champex-Lac, trente minutes avant d’arriver à la base de vie de Champex d’en bas.»
Pourquoi ? «Depuis La Fouly, j’avais l’impression d’aller très doucement avec de la marche quasiment tout le temps même sur le plat. En arrivant, au pied de la montée vers Champex, j’ai fait des calculs d’estimation d’allure et je suis arrivé à la conclusion que si je continuais au même rythme je n’arriverais pas à Chamonix avant 16 h de l’après-midi (temps limite officiel de la course). Il me restait seize heures pour faire un peu plus de 40 km. Du coup, j’ai fait la montée à fond (j’ai doublé une dizaine de concurrents). Et à partir de Champex-Lac, j’en ai eu le contre-coup avec un état de fatigue très important, je n’avançais plus au sens propre du terme (marche sur le plat à moins de 2 km/h). A partir de là, je n’avais plus d’autre choix que d’arrêter à Champex-d’en-bas.»
Et aujourd’hui ? «Aucun regret, je pense qu’il ne m’a pas manqué grand chose pour réussir le tour complet, mais cet abandon me fait une expérience supplémentaire dans la connaissance des réactions de mon organisme aux épreuves extrêmes et je crois que c’est cela que je recherche dans l’ultrafond. Avec le recul, il est évident que mon accélération dans la montée de Champex était une très grave erreur. Depuis le départ de Chamonix, 28 heures avant, je freinais mon allure dans toutes les montées et là j’ai eu un manque de lucidité énorme. Tout d’abord, mon estimation de temps n’était peut-être pas bon. En regardant les résultats de la course, je pense que la moitié des concurrents qui sont passés à peu près en même temps que moi à La Fouly et à Champex ou même après moi, ont terminé le tour complet. Et même, si cette estimation était bonne, il est évident avec le recul que l’accélération que j’ai faite dans la montée m’a poussé vers l’abandon. Cela a peut-être été une fuite en avant ou une sorte de suicide sportif. Ma conclusion est que la lucidité nécessaire à l’analyse des vitesses de course est impossible à avoir après vingt-huit heures de course et deux nuits blanches et qu’il ne faut pas faire de changements de stratégie mais plutôt laisser son corps décider lui-même de son allure. Depuis La Fouly, mon corps avait décidé de ralentir et de marcher sur le plat, je ne saurai jamais si cette allure m’aurait permis d’arriver à Chamonix dans les délais. Mais mon cerveau a voulu obliger mon corps à aller plus vite et ce dont je suis certain c’est que cela a épuisé mon organisme et m’a poussé à l’abandon une heure après. Dans ce type d’épreuve, je pense que le cerveau doit intervenir pour diminuer l’intensité d’exercice choisie par l’organisme de façon spontanée (ralentir en début d’épreuve alors qu’on est encore en pleine forme) mais jamais pour l’augmenter.»
Jean-Marc Vallier, dossard 176
à Champex après 29 h 09 de course
Le Sentier des Gardes en épouvantail
Stop ? «Ma course s’est arrêtée à Champex-d’en-Bas»
Décision ? «J’ai pris cette décision après avoir cheminé avec un participant environ une demie heure et quand celui-ci m’a dit, une fois arrivé à Champex-Lac, «Je vais arrêter». Et moi, comme un sot, je lui ai répondu «moi aussi» alors que j’avais encore de l’énergie et du temps... Dès lors, le chrono entre Champex-Lac et Champex-d’en-Bas n’avait plus d’importance et nous avons pris tout notre temps pour arriver à notre dernier poste.»
Pourquoi ? «Avant le départ de la course, puis pendant tout le trajet effectué , je n’ai jamais été sûr que je terminerai. Cette incertitude n’était pas due à des questions de distance (j’étais relativement bien entraîné et avais déjà une expérience certaine des longs parcours) mais à ce fameux Sentier des Gardes. J’avais lu dans le carnet de route et entendu (la veille du départ, une personne m’avait téléphoné pour me dire qu’elle avait des renseignements peu réjouissants concernant ce tronçon) que ce sentier était difficile. Étant un peu craintif dans les endroits dangereux en montagne, je me demandais si avec la fatigue, cela ne dépasserait pas mes compétences.»
Hervé Messerli, dossard 157
à Champex après 30 h 41 de course
Aurais-je pu rester lucide ?
Stop ? «A Champex, 10 mn avant la barrière horaire.»
Décision ? «D’un commun accord avec mon partenaire du moment. On venait de se frapper une course folle de la Fouly vers Champex, en alternant de gros sprints (!) et de gros dodos dans la forêt.»
Pourquoi ? «Pour des raisons diverses (boulot) je ne me suis pas particulièrement entraîné cette année. Je me suis aussi blessé aux côtes et je venais juste d’avoir une angine. Bref le bonheur complet. J’ai préféré m’arrêter heureux à Champex plutôt que de me blesser en continuant.»
Et aujourd’hui ? «Je pense que j’ai bien fait. Des potes à moi ont mis environ douze heures pour faire Champex-Chamonix. J’aurais sûrement mis un peu plus de temps. De plus avec la fatigue je ne suis pas sûr que j’aurais pu rester lucide durant la fin du parcours. J’avais déjà des hallucinations entre la Fouly et Champex. Pour la première édition, je me suis arrêté à la Fouly. Cette année je termine à Champex. L’année prochaine je fais deux tours.»
Pierre Pardo, dossard 646
à Champex après 31 h 55 de course
Orthèse pour immobilisation du pouce et du poignet (tendinite du pouce)
Mise à jour: 4/03
Il existe de nombreux tendons au poignet et à la main. Ceux du bord du poignet côté pouce sont particulièrement exposés à une inflammation car ils coulissent contre l'extrémité du radius, très proéminente chez certaines personnes. C'est la "tendinite de De Quervain", classique chez les jeunes parents et grands-parents qui s'investissent brutalement dans la manipulation de poupon gigoteur. Les autres tendinites, des tendons du dos de la main ou de la paume, peuvent être secondaires à un surmenage, mais peuvent aussi survenir dans le cadre d'un rhumatisme inflammatoire plus général: si vous avez d'autres douleurs articulaires, si vous avez des antécédents familiaux, un bilan s'impose.
La tendinite se reconnaît par un gonflement allongé le long du tendon, qui est douloureux si l'on contrarie son mouvement. C'est plus difficile quand plusieurs tendons sont enflammés ou que l'oedème est important: toute la main est enflée.
Le traitement local (pansements alcoolisés, gels anti-inflammatoires, physiothérapie chez un kinésithérapeute) et un repos relatif de la main peuvent suffire. Mais l'amélioration est souvent lente. L'infiltration est facile et souvent spectaculaire, effaçant toute gêne en l'espace d'une semaine. Dans de rares cas de tendinite traînante ou récidivante, un nettoyage chirurgical peut s'avérer nécessaire, avec libération du trajet du tendon
Mise à jour: 10/01
Nerfs de l'arrière de la tête et du cou
Comprendre:
La tête est la zone de destination des premières racines nerveuses cervicales. Nombreuses sont les "migraines" inexpliquées qui proviennent des vertèbres du cou. Les signes l'évoquant sont: une douleur partant de la nuque, touchant typiquement une seule moitié du crâne, hypersensibilité de la peau du crâne à la pression, déclenchement par des postures précises du cou, effet médiocre des médicaments anti-douleurs et des anti-migraineux, normalité des examens complémentaires.
Attention, il s'agit d'éléments d'orientation, qui ne remplacent pas un examen médical. Les dysfonctionnements cervicaux sont les plus bénignes des causes de mal de tête. Il faut éliminer les autres. Si vos douleurs sont récentes ou inhabituelles, la consultation de votre médecin est impérative, avec éventuellement des examens complémentaires à la clé. Quand a été vérifiée l'absence de maladie du cerveau, des sinus, des dents, des appareils sensoriels, il faut s'intéresser à la colonne cervicale, la tête étant la projection des problèmes des 1ères vertèbres cervicales comme la sciatique est la projection des dernières lombaires.
La recherche des points sensibles cervicaux commence haut: l'émergence du nerf d'Arnold, qui assure la sensibilité d'une moitié du crâne, est à l'occiput.
Les radios de la colonne cervicale (incluant les 2 1ères vertèbres dans un cliché fait bouche ouverte) sont normales. Plus exactement: normales pour l'âge. Le radiologue aura écrit tout un poème. Vous vous sentirez une curiosité scientifique à sa lecture. Mais, après décryptage par votre médecin ou le radiologue lui-même, vous saurez que les lésions d' "arthrose" sont banales au rachis cervical dès la trentaine. Ce sont plutôt des signes de surmenage des disques intervertébraux sur une partie très mobile de la colonne, sans conséquences chez la plupart des gens.
Traitement
Tout va donc bien sur les examens. Mais vous souffrez terriblement. Ou plus modestement, mais cela revient sans cesse. 2 solutions complémentaires: manipulations et infiltrations. Les infiltrations seront réservées aux douleurs aiguës, insomniantes, permanentes, qui sont les plus inflammatoires et les plus susceptibles de réagir à ce traitement. Dans les douleurs intermittentes, liées à la posture de la tête, entretenues par une hygiène de vie défavorable pour le cou (bureau, voiture, téléphagie), les étirements voire les manipulations sont conseillées. Les étirements peuvent être montrés et pratiqués au départ par un kinésithérapeute. Mais du fait de son statut, il n'est pas en droit légalement de faire une véritable manipulation. La limite est floue et l'important est qu'une relation de confiance s'établisse avec votre thérapeute. La compétence manuelle et le diagnostic précis conduisant à la manipulation sont les éléments essentiels du succès de ce traitement. Voir l'aléa thérapeutique et faut-il se faire manipuler par un médecin ou un non-médecin?.
Vous aurez conscience que ce traitement n'aura qu'un effet provisoire si votre hygiène de vie a favorisé ces troubles. Il faut revoir votre journée de travail: limitez les temps de posture figée de la tête: travail sur écran, travail sur documents, travail de précision en atelier. Bien sûr c'est votre boulot. Mais il est facile de prendre une minute régulièrement pour changer de posture, vous masser le cou et faire des étirements gentils mais insistant bien dans tous les axes: rotations, inflexions sur le côté, l'avant, l'arrière, auto-agrandissements (voir un peu d'exercice). Modifiez régulièrement la position de travail en changeant la hauteur de votre ouvrage ou du siège, modifier son inclinaison. Vos vertèbres ainsi ne seront pas toujours contraintes au même endroit. Enfin, ne négligez pas votre activité physique de loisir. Selon votre tempérament, choisissez une activité trépidante qui vous dérouillera vite mais qui a plus de risque de vous "casser" (voir les pépins de l'activité sportive), ou une activité plus calme mais pas toujours aussi ludique. Préférez toujours les sports que vous connaissez bien, avec lesquels vous avez grandi: articulations ligaments et muscles se sont adaptés à cette activité; c'est celle qui a le moins de chances de vous causer des problèmes.
Mise à jour: 12/01
Colonne vue d'ensemble
Métamères (territoires des nerfs)
Le mal de dos est une grande populace de problèmes individuels qu'il est difficile de comparer. Ici plus encore que dans d'autres domaines de la santé, gardez-vous de comparaisons avec les histoires des voisins, des amis - même s'ils ont eu eux aussi une Hernie Discale -. Aucun traitement ne marche de façon prédictible. Aucune évolution favorable ou défavorable ne peut être affirmée.
Nous allons essayer néanmoins de définir de grandes catégories de douleurs du rachis.
Il faut séparer les douleurs cervicales, dorsales et lombaires vue d'ensemble.
Le rachis cervical est soumis à des contraintes de poids relativement modérées mais est très mobile. Les troubles viennent de cette mobilité:
-dysfonctionnements intéressant les enveloppes articulaires très sollicitées: appelés vulgairement "blocages", "dérangements intervertébraux" dans le jargon médical.
-usure rapide des disques intervertébraux pouvant donner des signes radiologiques d'arthrose dès la trentaine.
-mais la vraie hernie discale, généralement liée aux contraintes de poids, est peu fréquente à cet étage de la colonne.
Le rachis dorsal est la partie qui ressemble le plus au mât d'un navire: peu mobile, s'il est correctement étayé, il ne cause aucun souci. Les dérangements sont plus rares mais ont moins tendance à disparaître spontanément. Les hernies discales sont très rares. L'arthrose est tardive, modeste, et peu gênante.
Mais c'est là que l'insuffisance musculaire peut être une cause principale de douleurs: dans les positions longtemps figées (bureau), la protection insuffisance du dos (le mât) par ses muscles (les haubans) peut entraîner des douleurs de posture de plus en plus permanentes sans dégâts réels sur la colonne.
Le rachis lombaire est assez mobile et soumis aux contraintes de poids les plus sévères. C'est le siège le plus fréquent de lésions définitives telles que la hernie discale, auxquelles on ne peut pas toujours s'adapter même avec la meilleure hygiène de vie possible.
Les dérangements sont également fréquents, mais de moins en moins isolés au fur et à mesure que l'on vieillit (de plus en plus associés à des lésions discales et de l'arthrose).
Les douleurs du rachis sont particulières par leur extrême variété.
Ce n'est pas toujours la colonne elle-même qui est la plus douloureuse.
Parfois d'emblée ou plus volontiers quand le trouble vertébral a traîné, la douleur siège principalement sur le territoire du nerf qui est "agressé" au niveau de son départ vertébral: la zone de sensibilité du nerf est une portion de peau (parfois d'autres organes) appelée métamère. Le métamère a la forme d'une bande qui part horizontalement de la colonne. On parle souvent de "trajet du nerf" ressenti au bras ou à la jambe, mais il s'agit en fait de l'irradiation de la douleur à toutes les terminaisons nerveuses de cette bande. Pour comprendre le trajet descendant au bras ou à la jambe, il faut visualiser le corps avec les membres relevés à l'horizontale schéma.
La douleur du nerf (névralgie) étant la plus pénible, elle prend le pas sur la douleur de la colonne proprement dite; pour simplifier, disons que le système nerveux n'est pas capable de faire "attention" à toutes les douleurs simultanément. Vous pouvez le vérifier par exemple quand 2 douleurs aiguës surviennent l'une après l'autre: vous avez une migraine, vous vous faites écraser le pied: la douleur de migraine diminue tant que celle du pied prédomine.
Quand la névralgie disparaît, fréquemment la douleur de colonne semble réaugmenter: elle était en fait toujours là, mais masquée par l'intensité de la névralgie. Elle donne faussement l'impression que la lésion vertébrale s'est aggravée.
Les impressions fausses: c'est une cause essentielle de l'évolution chronique (plus de 6 mois) des douleurs du dos. Vous ne pouvez pas vous fier à ce qu'ils vous indiquent puisqu'ils sont eux-mêmes perturbés.
D'abord ils ne vous renseignent pas sur le véritable endroit de la lésion: dans la sciatique, la jambe souffre, alors qu'elle est intacte, et la région lombaire peut rester indolore, alors qu'elle est l'origine de la lésion. Le fait d'écouter sa douleur devient paradoxalement aggravant: vous vous mettez à boîter pour préserver ce membre malade, et ce faisant imposez des contraintes inhabituelles sur votre colonne en vous déhanchant, ce dont il n'a vraiment pas besoin. Le sujet est traité en détail au chapitre Sciatique.
Le nerf peut assurer une grande variété de sensations: s'il est irrité, il ne s'en prive pas. Ses terminaisons peuvent vous apporter moult impressions désagréables et erronées: fourmillements douloureux, hypersensibilité au contact doublée paradoxalement d'un engourdissement, gonflement qui n'est pas constaté par d'autres (si vous ne cherchez pas à les convaincre à tout prix que c'est enflé), sensation de peau en carton, etc...
La multiplicité des impressions anormales et l'intensité de la douleur ont un effet "inhibant" sur le comportement qui dépasse largement son but. Le repos est efficace sur un certain nombre de douleurs vertébrales, mais pas toutes. Il s'agit généralement des douleurs aiguës déclenchées par un traumatisme ou un surmenage inhabituel. Même alors, les douleurs peuvent inciter à un repos excessif dans sa durée, qui peut déclencher des effets pervers sur la musculature et sur la coordination des mouvements quotidiens (la proprioceptivité).
Dans les douleurs chroniques, le repos a des effets carrément délétères: une réduction permanente et générale des activités physiques affaiblit la musculature protectrice de la colonne et l'on se retrouve à souffrir pour des efforts de plus en plus minimes voire dans certaines postures qui ne sont plus tolérées.
Le point essentiel à garder en mémoire est que la douleur vertébrale n'est pas adaptée aux lésions qu'elle signale: elle est beaucoup trop intense et déborde largement de l'endroit où se situe la lésion. Elle entraîne une appréhension et des conduites inappropriées. On se contracte trop, on fait trop attention, on finit par bousiller tous les automatismes de mouvement au niveau de la colonne et des membres et là on est installé très durablement dans la douleur chronique.
Cette réaction est bien sûr très individuelle. Elle se voit particulièrement souvent chez les gens dits "nerveux". On comprend intuitivement que les gens déjà assez "toniques" par nature vont avoir plus de mal à se décontracter quand surviennent les douleurs pénibles et traînantes de la colonne.
C'est pour cela que les médecins parlent souvent du tempérament individuel dans les douleurs chroniques. Ce sujet est traité en détail au chapitre Douleur et psychisme. Mais il faut se garder de faire des douleurs chroniques un problème psychique. Il s'agit toujours de troubles vertébraux qui ont été conduits dans l'impasse par une conduite physique inappropriée, conduite sur laquelle les facteurs psychiques interviennent
Douleurs étendues du membre supérieur
Mise à jour: 2/02
Névralgie cervico-brachiale:
La névralgie cervico-brachiale (NCB) est l'équivalent d'une sciatique au bras. Le conflit irritant le nerf se situe au niveau d'une vertèbre cervicale au lieu d'une lombaire, et le territoire douloureux des racines nerveuses concernées se fait dans la région de la clavicule, le haut du dos et de la poitrine, et et le bras. Les 6ème, 7ème et 8ème racines sont les plus souvent concernées. C'est au niveau des doigts que l'on identifie le mieux le nerf exactement concerné.
Comme les autres névralgies, c'est une douleur particulière par son caractère lancinant, les sensations anormales qui l'accompagnent (fourmillements, engourdissements, gonflement, courant électrique), et le fait qu'elle ne soit pas directement influencée par les mouvements du bras: la douleur est quasi-permanente, que vous soyez actif ou pas. Le repos n'est pas efficace. Vous pouvez ressentir des points douloureux plus précis dans le bras qui vous font penser à une tendinite à cet endroit. Ils correspondent aux terminaisons nerveuses les plus irritées. Mais vous avez en fait du mal à localiser une zone bien précise et permanente, les douleurs sont souvent changeantes et migratrices, et vous n'arrivez pas à trouver de position pour vous en débarrasser.
Les 2 causes principales de NCB sont l'arthrose cervicale et la hernie discale. Contrairement aux vertèbres lombaires, ces 2 causes sont souvent associées, même chez une personne jeune. L' "arthrose" cervicale démarre en effet assez tôt, ces vertèbres étant très mobiles et soumises à de nombreuses contraintes voire traumatismes (entorses cervicales). On voit couramment dès la trentaine des disques détériorés et une déformation des rebords des vertèbres de chaque côté. Ces déformations, les fameux "becs de perroquet", empiètent sur le trou de conjugaison, orifice par lequel la racine nerveuse sort sur le côté de la vertèbre (schéma). Une hernie discale empiète aussi au même endroit. Les disques étant plus petits et les contraintes moins importantes qu'au niveau lombaire, il est rare d'expulser brutalement une grosse hernie. Ce sont souvent de petites hernies bien tolérées qui ont "poussé" progressivement. Elles durcissent en vieillissant et rétrécissent de façon permanente le trou de conjugaison comme l'arthrose. La douleur du nerf, la NCB, apparaît en fait quand des activités énergiques de votre bras (tiraillements sur le nerf) ou une mauvaise posture de votre tête (nerf au contact de l'arthrose) viennent irriter le nerf. La racine nerveuse gonfle, se retrouve encore plus coincée, et vous vous engagez dans un cercle vicieux pour plusieurs semaines à plusieurs mois.
Médicalement on peut distinguer sur le plan pronostique 2 formes de NCB:
1) La forme très inflammatoire: douleurs invalidantes, permanentes, particulièrement nocturnes. C'est la plus susceptible de réagir aux traitements anti-inflammatoires: anti-inflammatoires classiques, cortisone en infiltration ou en comprimés. Des antalgiques de niveau 2 minimum seront utilisés, et s'ils ne sont pas assez efficaces, il ne faut pas hésiter à réclamer de la morphine à votre médecin: elle a moins d'inconvénients que l'abus d'antalgiques plus simples mais insuffisants. Une mise au repos du cou (collier cervical voire minerve) et du bras (utilisation coude au corps) est conseillée, bien que peu spectaculaire sur le moment.
2) La forme peu inflammatoire: douleurs modérées, intermittentes, réveillée dans les jours suivant une agitation inhabituelle (bricolage, travaux domestiques, jardinage, sport utilisant ce bras), médicaments inefficaces. C'est la situation sur laquelle tous les thérapeutes se cassent les dents: infiltrations inefficaces, manipulations sans effet si elles sont prudentes, aggravant parfois si elles sont plus agressives, minerve ne faisant qu'apporter une gêne supplémentaire. Le moins inefficace est une rééducation posturale visant à modifier de la façon la plus permanente possible la position de votre tête. Il s'agit en général d'exercices tête droite et de musculation de l'arrière du cou, mais ils sont à personnaliser en fonction de la posture où vous vous sentez le plus à l'aise. Il faut revoir également toutes vos positions habituelles dans la vie quotidienne et les corriger, faire des adaptations du poste de travail, s'interrompre régulièrement pour faire des exercices de postures.
Les radios de la colonne cervicale sont utiles d'emblée, très performantes pour apprécier globalement l'arthrose et son retentissement sur les trous de conjugaison. Les autres examens complémentaires, scanner et IRM, sont sans intérêt au début d'une NCB car n'influencent pas la conduite du traitement et ne permettent pas de faire un pronostic: de grosses hernies guérissent parfois facilement et réciproquement des arthroses minimes vont irriter longtemps. Il existe cependant à notre avis une exception: quand les signes sont peu typiques et que le médecin hésite entre un simple "dérangement" vertébral (le populaire "blocage" de vertèbre) et une véritable névralgie cervico-brachiale. Il est prudent, avant de faire une manipulation (traitement de choix du blocage) de vérifier l'absence de hernie par un scanner ou une IRM. Paradoxalement ce n'est donc pas si vos douleurs sont très importantes que ces examens sont justifiés dès le début, mais au contraire si elles sont peu étendues et que l'on doute de leur origine.
Bien évidemment l'échec d'un traitement médical bien conduit entraînera la prescription systématique de ces examens par votre médecin. Vous arrivez à l'orée du traitement chirurgical. Une dernière solution si vous n'êtes pas très tenté par le bistouri: l'infiltration par voie foraminale radio-guidée: désagréable car pratiquée sans anesthésie locale, cette injection aborde votre colonne par le côté et vise à déposer un corticoïde directement dans le trou de conjugaison, au contact de la racine nerveuse irritée. Principale condition: être sûr du trou concerné, car l'arthrose touche souvent plusieurs vertèbres, et même si scanner et IRM précisent beaucoup mieux les choses, ils ne déterminent pas avec certitude la racine enflammée. C'est le boulot du médecin d'établir la cohérence avec le trajet de votre douleur et une éventuelle zone d'insensibilité ou un réflexe disparu au bras.
Chirurgicalement, on distingue également 2 formes pronostiques de NCB:
1) Celles qui sont liées principalement à une franche hernie discale, "molle" (récente), avec peu d'arthrose: le résultat est habituellement excellent, sans douleurs résiduelles.
2) Celles qui sont liées à une association d'arthrose et de hernie: les résultats sont moins constants. Si l'arthrose est diffuse, vous risquez ne pas être opéré au site exact du conflit. Vous aurez sans doute des douleurs résiduelles car contrairement à la hanche ou au genou, on ne "change" pas tout. Si avez eu un avis chirurgical enthousiaste, vous pouvez légitimement en prendre un second, de préférence à l'hôpital où les promesses sont en général plus mesurées.
Ne soyez pas surpris de l'emplacement de votre cicatrice post-opératoire: la voie habituelle des chirurgiens se situe en effet en avant de la carotide, le disque intervertébral étant beaucoup plus au centre du cou qu'on ne l'imagine.
Algodystrophie du bras
L’algodystrophie est une maladie longue et pénible, bien que finissant toujours par guérir quasiment sans séquelles.
Au bras elle est aussi appelée syndrome épaule main (le coude n'est quasiment pas concerné)
Sa cause est encore sujet de discussions. L’explication classique, dont vous entendrez parler chez la plupart des médecins, fait intervenir un dérèglement du système nerveux sympathique. Ce système est indépendant de la volonté. Les nerfs qui le constituent sont ceux qui font fonctionner nos automatismes: respiration, sphincters, battements cardiaques… C’est en quelque sort le “système de maintenance” de l’organisme. Sympathique, en l’occurrence ce système ne l’est pas quand il se dérègle, puisque tout déraille dans la région concernée par les troubles: microcirculation (oedème, chaleur anormale), peau et autres tissus “mous”, tendons (rétractions, aspect cicatriciel), glandes sudoripares (excès de sueur), os (décalcification). Les nerfs soumis à la volonté sont également touchés. Cela explique les douleurs importantes, hors de proportion avec ce que vous voyez: ce bras n’a pourtant pas l’air d’être passé dans une broyeuse! Vos sensations sont anormales: quelqu’un vous effleure, vous ressentez un choc électrique! Vous êtes intouchable. Une catastrophe pour la relation de couple! Des sensations normalement anodines, comme le froid ou le chaud, deviennent douloureuses. La commande des muscles est souvent perturbée, mais habituellement de façon discrète: crispations, tremblements, perte de force. C’est aussi parce que la douleur est omniprésente que vous n’osez pas vous servir de votre bras. Il n’y a pas de véritable paralysie.
Les conceptions sur l’origine de l’algodystrophie ont évolué: on pense maintenant qu’il s’agit d’une stimulation anormale et prolongée de la moelle épinière par les nerfs de la région où vous allez faire votre algodystrophie. Dans certains cas cette zone a été traumatisée (choc, étirement brutal, opération…) mais pas toujours. S’il y a eu traumatisme, la stimulation anormale vient d’une lésion d’un nerf, qui ne se répare pas ou qui va mettre tellement longtemps à se réparer qu’elle provoque entretemps des perturbations sur la moelle épinière, qui est la destination de ce nerf. Quand il n’y a pas eu de traumatisme… beaucoup de médecins constatent qu’il existe souvent un tempérament particulier chez les personnes atteintes d’algodystrophie: ce sont souvent des grands nerveux. Mais ce n’est pas le tempérament qui déclenche directement la maladie. Alors? S’agit-il de personnes qui négligent trop une douleur banale mais insistante dans leurs activités quotidiennes, ou au contraire qui se crispent trop à cause de ces douleurs banales, ce qui perturberait leurs automatismes? Ces personnes ont une grande fréquence de douleurs vertébrales antérieures à l'algodystrophie, à type de "blocages" fréquents. Une souffrance chronique des nerfs au niveau de la colonne déclenche-t-elle l'algodystrophie? En tout cas, quand cette maladie s’est installée, elle devient “autonome” et ce n’est plus l’amélioration de l’hygiène de vie ou les manipulations vertébrales qui peuvent la guérir rapidement.
L’algodystrophie est aussi appelée “Syndrome Douloureux Régional Complexe” (SDRC). C’est plus parlant! Il existe en fait 2 variétés de SDRC:
-Le SDRC type 1 fait suite à un traumatisme souvent indirect où on ne retrouve pas de lésion nerveuse précise, ou alors il n’y a pas eu de traumatisme du tout. Les douleurs concernent une large région, voire tout un membre. Les troubles de circulation (oedème, chaleur) sont fréquents, de même que la décalcification et l’aspect cicatriciel de la peau. C’est la forme la plus fréquente, que l’on continue à appeler algodystrophie.
-Le SDRC type 2 ou causalgie: un nerf a été lésé localement, après un traumatisme ou une répétition de micro-traumatismes. Les tissus où se termine ce nerf deviennent hypersensibles alors qu’on ne voit rien d’anormal. C’est une grande cause de conflit entre un patient et son chirurgien, le premier se trouvant très insatisfait des douleurs qu’il ressent dans la zone opérée, le second étant techniquement satisfait de son travail. Il ne s’agit pas réellement d’une faute chirurgicale. Les opérateurs sont entraînés à éviter l’agression des principaux troncs nerveux et choisissent leurs voies d’incision en conséquence. Mais il peut arriver qu’ils lèsent un plus petit rameau nerveux, en l’étirant quand ils écartent les tissus. Comme dans l’algodystrophie, ces douleurs vont durer plusieurs mois, voire jusqu’à 1 ou 2 ans, avant de s’estomper.
L’algodystrophie évolue en 3 phases:
1) La phase chaude: rien à voir avec les calipettes nocturnes. C’est la partie la moins marrante en fait: douleurs disproportionnées, exacerbées par le moindre contact, se prolongeant au-delà du raisonnable, des sensations banales comme le froid deviennent insupportables, un effort minime rebute. Il est important de comprendre que ces douleurs proviennent d’un mauvais fonctionnement des nerfs et non de lésions réelles de ce bras. C’est ainsi que vous accepterez les mobilisations du kiné pour ne pas trop vous enraidir. La peau est rouge, enflée, chaude. La surélévation du bras soulage un peu. Cette phase dure habituellement 1 mois, parfois beaucoup plus.
2) La phase froide: pendant 3 à 6 mois: la peau pâlit, devient moite, s’atrophie, les poils tombent et les ongles deviennent cassants. La douleur n’est plus permanente mais réapparaît dès le moindre mouvement un peu forcé.
3) La phase atrophique: l’oedème disparaît et fait place à des rétractions des tissus. La raideur s’installe.
Les traitements médicamenteux
Les infiltrations de cortisone sont sans intérêt sur les douleurs de l'algodystrophie proprement dite. Mais il est possible qu'existent des lésions sur une articulation de votre bras, l'épaule en particulier, qui majorent et entretiennent ces douleurs anormales. C'est l'examen du médecin qui permet de le suspecter. Mais comme vous êtes hypersensible et pas facile à examiner, il est très utile de faire une injection d'anesthésique dans l'épaule sous contrôle radio pour voir quelles sont les douleurs qui disparaissent. Si vous êtes bien soulagé pendant les heures que dure l'anesthésie locale, cela incitera à refaire une infiltration, de cortisone cette fois, pour espérer un résultat plus durable.
La rééducation est essentielle pour lutter contre les séquelles de l'algodystrophie:
- Des conseils d'abord: au début, surélevez souvent le membre enflé pour ne pas aggraver l'oedème. Les "bains écossais" employés en kiné peuvent être facilement réalisés par vous-même à domicile. Cela consiste à appliquer en alternance du chaud et du froid. Le but est de stimuler la circulation sanguine locale. Il y a aussi un effet anesthésiant qui varie selon les personnes (vous préférerez peut-être le chaud ou le froid). Cela ne dure malheureusement pas très longtemps mais, contrairement aux médicaments, vous pouvez répéter l'application aussi souvent que vous le voulez. Attention à ne pas laisser le froid plus de quelques minutes. Nous vous conseillons de vous offrir 2 compresses thermiques, l'une que vous garderez au frigo, l'autre que vous placerez au micro-ondes selon besoin.
- Le repos: n'est pas spécialement conseillé. Ce n'est pas facile pour vous d'ignorer ces douleurs envahissantes, mais dans notre expérience, les activités obligatoires (dans les limites de ce que vous pouvez supporter) amènent des sensations "normales" qui réduisent les douleurs anormales de l'algodystrophie, comme si elles se battaient pour se signaler à votre système nerveux! C'est sans doute de la même façon qu'agit la neurostimulation (voir ci-dessous).
- A la phase chaude, le kiné vous fera des massages draînants pour lutter contre l'oedème des tissus et la stase veineuse, il vous mobilisera le membre en respectant la règle de la non-douleur (pas de douleur vive, parce que ça tire toujours un peu quand même). Les séances sont quotidiennes. Si ce n'est pas pratique pour vous ou si le kiné n'est pas suffisamment disponible, essayez de reproduire les exercices à domicile, ou cherchez un kiné inscrit à une agence matrimoniale (sans préciser votre problème sur votre CV, ça va le barber de travailler le soir à la maison...).
- A la phase froide, il faut vous dérouiller. La mobilisation sera plus insistante, mais toujours sans vous déclencher de douleurs vives. Etirements, massages profonds des tissus, sont au programme de votre séance de torture. La physiothérapie aide souvent à faire passer la pilule.
La neurostimulation est un traitement très intéressant de l'algodystrophie:
Elle consiste à envoyer des stimulations électriques sur le trajet du ou des nerfs qui vont dans la zone douloureuse. La technique est détaillée à physiothérapie. 2 méthodes: la voie transcutanée (électrode appliquée sur la peau), la voie médullaire (application directe de l'électrode contre la moelle épinière).
La première méthode ne réclame aucune agression particulière et vous pouvez l'essayer sans réserve. Voyez à physiothérapie comment procéder en pratique.
Nous ne pouvons pas en dire autant de la seconde méthode, qui nécessite l'implantation d'une électrode dans la colonne vertébrale. Ses résultats sont évidemment supérieurs, mais c'est un traitement bien lourd pour une maladie qui finit par guérir toute seule, d'autant que comme pour les médicaments, le but est de rendre les douleurs plus tolérables et non d'abréger la durée de l'algodystrophie. Cette méthode est à réserver aux cas extrêmes dont l'évolution n'est pas favorable au bout de plusieurs mois, et vous ne vous étonnerez pas de subir un interrogatoire psychologique détaillé au préalable.
Et votre travail?
Certaines activités professionnelles deviennent provisoirement impossibles. Mais vu la durée de la maladie, un arrêt complet et prolongé du travail peut laisser des traces, sur vous-même en termes de déconditionnement du boulot, sur votre entourage qui peut mal supporter votre handicap ou au contraire vous surprotéger, et enfin dans votre milieu professionnel où on va apprendre forcément à se passer de vous... En pratique ce qui fait décider de la reprise du travail, ce sont surtout votre attirance pour ce job et les efforts physiques que vous avez à fournir. Le mi-temps thérapeutique est une excellente solution pour garder le contact avec votre milieu professionnel tout en limitant vos heures. Administrativement vous êtes toujours en arrêt maladie: le médecin fait une prolongation mais précise "mi-temps thérapeutique". L'employeur paye vos heures travaillées et la sécu verse le complément. Vous n'avez pas de perte de salaire. L'organisation du mi-temps n'est pas figée: vous vous arrangez avec l'employeur pour faire la moitié des heures sur la période du mi-temps thérapeutique. Ce sera plutôt 1 jour sur 2 travaillé si vous avez des longs trajets, des demi-journées si vous habitez à côté. Avec l'expérience des 35 heures, le bureau du personnel devrait pouvoir gérer votre planning provisoirement farfelu! Attention, un mi-temps thérapeutique doit toujours faire suite à un arrêt à temps complet, ne serait-ce que de quelques jours, sinon vous risquez des problèmes pour que la caisse vous verse vos indemnités. Si vous prenez des vacances, votre médecin devra vous arrêter quelques jours à votre retour avant de faire la prolongation du mi-temps thérapeutique. Cette formule demande l'accord de l'employeur et celle du médecin-conseil de la sécu. C'est embêtant quand l'employeur refuse. Soit il n'a pas besoin de vous par manque d'activité économique, soit vos relations avec lui ne sont plus au beau fixe... Dans les 2 cas votre poste est menacé et cela ne va pas vous aider à sortir de la maladie. Ne vous laisser pas piéger et faîtes dès à présent le point sur votre avenir, car votre algodystrophie ne durera pas éternellement. L'accord du médecin-conseil est tacite au début d'une demande de mi-temps thérapeutique. Il n'est pas assez disponible pour voir tout le monde. Il vous convoquera probablement si le mi-temps s'éternise.
Douleurs du thorax
Mise à jour: 10/01
L'origine rhumatologique d'une douleur du thorax est fréquente mais doit être affirmée avec prudence. C'est ce qu'on appelle un diagnostic par élimination. Ont la priorité: les affections cardiaques, pulmonaires, digestives. Le moindre doute sur une maladie d'un de ces systèmes doit faire pratiquer les investigations nécessaires. Ce n'est qu'en cas de normalité que l'on peut se rabattre sur une explication rhumatologique.
Il existe cependant des signes d'orientation dans votre douleur qui aideront votre médecin à soupçonner une origine rhumatologique et à éviter des examens et des traitements inutiles. Appelons la douleur rhumatologique "douleur de paroi" par opposition aux douleurs profondes causées par les affections des viscères.
Nous décrivons bien sûr les grandes lignes. Il ne s'agit pas de faire un auto-diagnostic: c'est très difficile, même pour un médecin qui s'ausculte lui-même. Il s'agit d'aider le médecin qui vous prend en charge à s'orienter lors de votre interrogatoire.
La douleur de paroi est fréquente, voire permanente, pas toujours déclenchée par un effort important, plutôt par des mouvements précis ou des positions. Un changement de position peut l'aggraver ou la soulager. Elle peut être vive mais n'est jamais inquiétante (vous n'avez pas l'impression que votre vie est menacée). Elle semble superficielle; même si elle peut faire le tour du thorax, c'est comme une ceinture, elle n'est pas transperçante. Vous pouvez la réveiller par une pression sur l'endroit douloureux. Elle est facilement influencée par la respiration (mobilisation de la cage thoracique).
La douleur cardiaque survient en une crise unique, favorisée par un effort épuisant, dure rarement au-delà de quelques minutes (sinon vous êtes mal parti), est très angoissante, irradie volontiers à l'épaule gauche. Ce n'est pas une douleur sur laquelle vous réfléchissez longtemps, si vous êtes en état de réfléchir: vous sentez tout de suite l'urgence.
La douleur péricardiaque (péricardite) est proche, sensation de brûlure ou de serrement derrière le sternum, plus permanente que la douleur cardiaque et influencée par la respiration.
La douleur pulmonaire est sourde, c'est une oppression, parfois un coup de poignard dans le côté (affections de la plèvre), parfois elle est aussi angoissante que la douleur cardiaque (embolie) mais c'est rare. Elle est influencée par la respiration, mais surtout il y a des signes d'accompagnement respiratoires: toux, crachats, difficulté à respirer, fatigue.
La douleur de l'estomac et de l'oesophage est centrale, derrière le sternum, à type de brûlure, accentuée quand vous vous allongez, rythmée par les repas (survenant une heure après, calmée par une nouvelle ingestion d'aliments ou d'un plâtre).
La douleur du foie et de la vésicule est à la base droite du thorax, peut irradier à l'épaule droite. Elle est moins nettement ryth
Semaine du 18/09/2005 au 24/09/2005 Semaine du 25/09/2005 au 01/10/2005
21/03-31/03 Dès le 20, Mercure vous invite au compromis dans les accords et à la concentration mentale : vous avez tendance à la distraction. Le 23, dialoguez avec les proches- enfant ? l’élu(e ) de votre cœur ? Mais soignez la clarté. 21/03-31/03 Ne baissez pas la garde : un coup bas, les 26-27ou 30 ? Phase porteuse (né fin mars), à mettre à profit côté couple ou association. Ce que vous semez (25, 28)- un bébé ?- portera ses fruits d’ici l’été. Restez zen les 25 et 1er.
31/03-10/04 Les amis sont aux premières loges, mais objets de préoccupations. Malentendus, manipulations, voire déceptions vous guettent (20, 23- 24). 31/03-10/04 Le 29 vous vous découvrez des plus conciliant dans le dialogue avec l’Autre, les amis, l’associé. Signez ! Le 28, vos idées de placements ne sont pas des plus heureuses.
10/04-20/04 Dans le couple ou avec l’associé, une belle entente est possible (18- 19, 24) ; mais ne baissez pas votre garde- un revirement dans l’air (23)?
10/04-20/04 Misez sur le partenaire, chanceux! Un contrat juteux le 29 ? Mais surveillez vos finances les 25 et 1er