Les leaders ont imposé leur football à l'occasion de la 21e journée de Ligue 1. Tandis que Lille et Monaco, vainqueurs de Bordeaux (1-3) et de Caen (5-2), se font de plus en plus pressant derrière Lyon, Auxerre et Marseille reviennent également dans la course à la Ligue des Champions. Dans le bas du tableau, le FC Nantes Atlantique a renouer avec la victoire en remportant le traditionnel Derby face à Rennes (2-0).
Monaco 5-2 Caen
En embuscade à la troisième place, Monaco n'a pas lésiné face à Caen en remportant un large succès 5-2 au stade Louis-II. La défense Normande, la plus friable du championnat (35 buts concédés), n'a pu contenir l'armada offensive de Didier Deschamps, la plus prolifique du plateau (30 réalisations). Cette victoire permet aux coéquipiers de Mohamed Kallon, auteur d'un doublé, de talonner Lille à trois longueurs. Caen, qui n'a plus remporté le moindre succès depuis le 13 novembre (victoire à Metz : 1-2), dérive dangereusement vers la zone de relégation.
Bordeaux 1-3 Lille
Tenu en échec par Marseille lors de la 20e journée (1-2), Lille s'est racheté en remportant une quatrième victoire en déplacement aux dépens de Bordeaux (1-3). Les Dogues parvenaient à tromper la vigilance de Ulrich Ramé, de retour de blessure, dès la première minute de jeu par l'intermédiaire de Mathieu Debuchy qui inscrivait son premier en Ligue 1. A noter que les protégés de Claude Puel sont les premiers à déséquilibrer les Bordelais au stade Jacques-Chaban-Delmas.
Paris SG 0-0 Toulouse
Malheureux à deux reprises, Pauleta n'a pu convertir les bonnes intentions parisiennes face à Toulouse au Parc des Princes (0-0). Christophe Revault, imparable sur le penalty de l'international portugais (55e), contribuait grandement à préserver l'essentiel pour les Pitchounes. Les protégés d'Erick Mombarts auraient même pu prétendre à la victoire suite à l'expulsion du Parisien Lorik Cana (73e).
AC Ajaccio 1-0 Bastia
Victorieux à une seule reprise lors des seize dernières journées, Bastia n'a pas inverser la tendance chez son voisin Ajaccio à l'occasion du traditionnel Derby Corse (1-0). Une victoire étriquée mais précieuse pour les protégés de Rolland Courbis qui reviennent à une seule longueur de Caen, premier non relégable. Dix-neuvième à l'issue de la 21e journée et délaissée par ses supporters, auteurs de jets de fumigènes, la formation Bastiaise traverse une grave crise.
Lens 0-1 Istres
Convalescent après une traversée du désert longue de trois mois (de la 4e journée à la 15e journée), le RC Lens a de nouveau replonger en s'inclinant à domicile face à Istres, lanterne rouge au général (0-1). Les joueurs de Joël Müller, trop empruntés collectivement pour surprendre la formation de Xavier Gravelaine, s'inclinaient sur une frappe de Rafik Saïfi, auteur de son troisième but personnel. Les Sang-et-Or manquent ainsi l'occasion de remonter au général et de se rassurer avant d'accueillir Saint-Etienne en quart de finale de la Coupe de la Ligue.
Auxerre 2-0 Sochaux
Défaite à Rennes lors de la précédente journée, l'AJ Auxerre a réagi face à Sochaux en remportant un septième succès au stade de l'Abbé-Deschamps (2-0). Bien que privé des services de Benjani, Guy Roux pouvait compter sur Kanga Akalé et Luigi Piéroni pour dynamiter la défense doubienne. Tandis que les Bourguignons restent en embuscade à hauteur de la quatrième place, les protégés de Guy Lacombe glissent en dixième position.
Nantes 2-0 Rennes
Après dix journées infructueuses, le FC Nantes Atlantique a renouer avec la victoire à l'occasion de la venue de Rennes au stade de la Beaujoire (2-0). Les protégés de Serge Le Dizet concrétisaient leur domination à la demi-heure de jeu sur une ouverture millimétrée de Gilles Yapi concrétisée par Claudiu Keserü. Le jeune attaquant roumain signait ainsi sa première titularisation en Ligue 1. En fin de rencontre, Nicolas Savinaud permettait sur penalty d'asseoir définitivement le succès des Canaris, invaincus dans le Derby depuis 1964.
Strasbourg 1-1 St-Etienne
Malgré les efforts de Mamadou Niang, très remuant sur le front de l'attaque, Strasbourg n'a pu faire la différence face à St-Etienne (1-1). L'attaquant sénégalais ouvrait marque après seulement dix minutes de jeu et inscrivait son quatrième but personnel de la saison. Un avantage pas assez suffisant pour les Alsaciens qui voyaient leur adversaire, invaincu depuis la douzième journée, revenir dans la partie suite à une talonnade décisive de Vincent Hognon. Strasbourg laisse à nouveau échapper deux précieux points dans la course au maintien.
Lyon 2- 0
Lyon, leader du championnat, a souffert pour venir à bout de Metz au stade Gerland (2-0). Les coéquipiers de Grégory Coupet devaient s'en remettre à l'adresse sur coup-franc de Juninho pour tromper la défense messine et éviter un cinquième match nul sur les bords du Rhône (84e). Libérés, les Gones ajoutaient même un second but, par l'intermédiaire du Bleuet Bryan Bergougnoux (88e), maintenant Lille, second au général, à six longueurs.
Marseille 2-0 Nice
Bien que décrier en début de saison, Peguy Luyindula a convaincu tous les supporters marseillais à l'occasion de la venue de Nice sur la Canebière (2-0). L'attaquant, auteur d'un doublé, réussissait deux frappes magistrales aux abords de la surface et permettait aux Olympiens de bonifier le résultat obtenu à Lille lors de la précédente journée (1-2). Cinquième au général, les protégés de Philippe Troussier demeurent plus que jamais des candidats à la Ligue des Champions
Le Dizet : « Le plaisir, plus le jeu, plus la confiance »
Après l’enthousiasmante victoire obtenue face à Rennes, Serge Le Dizet a tenu à rappeler qu’il ne fallait pas brûler les étapes : « Le FC Nantes n’est pas encore sauvé ». Interrogé sur la méthode, il a donné quelques clés de lecture. Le vocabulaire employé a de quoi séduire, le plaisir et le jeu sont bel et bien à l’ordre du jour. Il avoue même que les joueurs ont compris le message plus vite qu’il ne l’escomptait. A en lire les déclarations de certains, on dira surtout qu’ils attendaient ce message, pour peu que celui-ci soit clair et pérenne. Il revient sur l’utilisation d’un milieu en losange qui fera dire à Le Lan que les Rennais n’ont toujours pas compris comment jouaient les Canaris. Il s’exprime enfin sur les performances de Gilles Yapi et Claudiu Keserü
Vous attendiez-vous à ce que votre équipe effectue un aussi bon match contre Rennes ?
Les joueurs sont allés au-delà de mes espérances. Je savais qu’ils étaient prêts, qu’ils avaient acquis de la confiance, je ne pensais pas qu’ils étaient déjà capables de fournir une telle partie. C’est bien, je suis fier de mon équipe.
Vous donnez-vous de nouveaux objectifs ?
Non, non. Pour l’instant il faut d’abord penser à laisser trois clubs derrière nous et donc absolument éviter de s’enflammer. Je l’ai dit : nous n’avons pas une équipe pour être champion de France, mais si elle joue sur sa valeur elle obtiendra mieux que la 17è place. Ou que la 15è comme actuellement. Reste qu’il faut bien garder le classement en tête et savoir d’où nous revenons. Il nous manque encore des points pour qu’on puisse se permettre de prétendre à mieux que le maintien, le seul objectif que tout le monde évoquait il y a encore une semaine. Ne brûlons pas les étapes. Le championnat n’est pas terminé, ce n’est pas parce que nous avons battu Rennes que nous sommes sauvés. De la même façon d’ailleurs, nous n’aurions pas été automatiquement condamnés en cas d’échec. Sachons voir plus loin que le simple résultat d’un match.
Sur quelle notion aviez-vous insisté au cours de la préparation ?
Depuis que nous sommes ensemble, je parle surtout de plaisir. Il faut en prendre, il faut en donner. Je parle aussi de jeu. Le plaisir, plus le jeu, plus la confiance, cela donne souvent des victoires. En tout cas, ça permet d’exprimer le meilleur de ses possibilités. Je crois que nous sommes sur la bonne voie. Mieux : je le répète, les garçons ont assimilé le message plus vite que je ne l’espérais.
Nantes a évolué dans un système en losange, avec Yapi et
Toulalan en pointe, l’un comme offensif, l’autre comme défensif. C’est une formule appelée durer ?
Pas forcément. Nous l’avions adoptée en fonction de la façon dont joue Rennes. Nous voulions les surprendre et les déstabiliser. Notre formule peut évoluer, par rapport à nous et aussi en fonction de l’adversaire.
Il reste que Yapi, dans ce système s’est montré convaincant
C’est simple : j’ai essayé de le faire jouer en fonction de ses qualités. Il avait été recruté comme meneur de jeu, à ce que je sache, et il aime le jeu court. Eh bien, j’essaie de le placer dans un contexte favorable. En fait, j’ai discuté individuellement avec tous les joueurs et je leur ai demandé ce qu’ils aiment le mieux faire, le registre où ils se sentent le plus à l’aise. Je m’efforce de répondre à leur attente et à leurs goûts, de les situer dans les meilleurs conditions, tout en sachant évidemment qu’il existe aussi des impératifs collectifs.
Vous semblez aussi décidé à faire confiance aux jeunes, à Keseru notamment
_ Claudio, je sais ce qu’il sait faire. Je connais son potentiel, son bon esprit aussi et il sera sans doute appelé à jouer de plus en plus souvent. Il a marqué à Clermont, il a marqué contre Rennes et cette réussite va accroître sa confiance. Face à Rennes, j’ai effectivement donné sa chance en fin de rencontre à Ca, un autre joueur de 18 ans. Quand je l’ai fait rentrer, je misais sur lui pour aller chercher les ballons dans les pieds des adversaires afin de les empêcher de développer leur jeu. Il ne m’a pas déçu, il l’a même si bien fait qu’il a connu quelques petits problèmes.
Peut-on dire qu’il y a déjà une patte Le Dizet dans cette équipe ?
_ Ce serait prétentieux. Il y a davantage une empreinte du staff. On essaie de reprendre confiance et plaisir, j’y reviens. Il y a eu Clermont, ce fut difficile, Bastia, ce fut un peu mieux et cette rencontre face à Rennes où on a franchi une étape. Les trois points, quatre en deux matches, devraient nous permettre de prendre encore plus confiance.
Avez-vous ressenti une émotion particulière en vous asseyant sur le banc de l’entraîneur de Nantes à la Beaujoire ?
_ Je ne peux pas prétendre le contraire. Cependant, je suis resté assez serein, je n’ai pas été inquiet en tout cas. En toute modestie, je percevais que le groupe était sûr de lui, bien dans sa tête, qu’il était déterminé et qu’il allait faire du jeu. Pas forcément autant mais qu’il allait en faire. Alors, je me sentais calme, tranquille. Et le match achevé, franchement, j’étais content. Et fier de l’équipe, je le redis. Il s’est produit une véritable communion entre elle et le public et c’est très important que le courant soit aussi bien passé.
Il n'a que 18 ans et la Beaujoire est déjà folle de lui. Samedi, Claudiu Keseru a fêté sa première titularisation sous le maillot nantais par un but plein de sang-froid et une victoire face à Rennes. Au FCNA, tout le monde en est convaincu, le jeune attaquant roumain a tout d'un futur grand.
Lorsqu'il traîne à la Jonelière en semaine, avant ou après l'entraînement, Claudiu Keseru porte souvent un maillot du Stade Rennais. "C'est un maillot de mon ami Fouad Boughera et je le prends souvent pour l'échauffement", explique le jeune Roumain. On est prêt à parier qu'il continuera de la porter à l'avenir. Keseru se souviendra alors que c'est face à ces mêmes Rennais, qu'un soir d'hiver, il a inscrit le premier but de sa carrière en Ligue 1. Certainement pas le dernier.
Samedi soir, dans une Beaujoire à nouveau enchantée, Keseru a fait preuve d'un culot étonnant pour un gamin de 18 ans, n'hésitant pas à prendre sa chance. Du gauche. Du droit. De près. De loin. En force. Ou en finesse, comme sur ce but plein de sang-froid, un lob astucieux sur un Isaksson trop avancé. "J'ai fait l'appel qu'il fallait, mais c'est Gilles Yapi qui fait le plus dur" , dit-il modestement. Il s'en est même fallu d'une barre transversale qu'il ne signe un doublé dix minutes plus tard.
"Une joie énorme"
Bref, le jeune Claudiu a vécu une soirée magique. La spontanéité de son jeu et de sa joie font plaisir à voir, dans une équipe qui a si longtemps manqué de vie. Après avoir marqué le troisième but nantais en Coupe de France à Cournon la semaine dernière, il donnait l'impression d'avoir gagné la Coupe du monde. Cette fois, son bonheur fut plus intense encore. "J'avais tellement envie de marquer devant notre public, confie l'international espoirs roumain. Il fallait que je marque. N'importe comment, n'importe où. C'est une joie énorme, je ne peux pas la décrire."
Il aura donc suffi d'une titularisation chez les pros pour que Keseru dévoile au grand jour l'immense potentiel flairé par le FCNA il y a maintenant 18 mois. C'était lors d'un tournoi de jeunes, où la jeune pousse des Carpates avait affolé les défenses. Le Real et quelques clubs anglais se renseignent. Trop tard. Nantes lui a déjà mis le grappin dessus et le fait venir à la Jonelière en septembre 2003, comme stagiaire. En quelques entraînements, il sidère partenaires et entraîneurs, dont Serge Le Dizet, alors entraîneur de la CFA. Avec la réserve, Keseru, du haut de ses 17 ans, ne tarde pas à s'imposer en attaque. Il enchaîne les buts.
Une anecdote résume bien l'impact du prodige. La scène se passe en février 2004. Alors que Viorel Moldovan vit une deuxième jeunesse à la pointe de l'attaque nantaise, Loïc Amisse cherche le complément idéal du vieux renard. Ni Pujol ni Vahirua ne s'imposent vraiment. Alors il pense à Keseru. Vahirua s'inquiète. Un dimanche, alors que le FCNA doit jouer à Marseille le soir, Vahirua appelle Le Dizet pour s'enquérir du comportement de Keseru à Brive: victoire 4-1 et doublé du Roumain
Un gamin très entouré
Il est alors aux portes de l'équipe pro, mais Amisse résistera longtemps à la tentation, avant de lui offrir quelques minutes de temps de jeu en décembre dernier. En une semaine et trois matches, Le Dizet, qui connaît bien sa jeune pousse, lui a offert beaucoup plus. Avec raison. "C'est un diamant", entend-on souvent dans les bouches nantaises. Un diamant brut toutefois, qui demande à être poli et ménagé. "Je ne m'enflamme pas. Je dois travailler pour m'améliorer dans tous les domaines", rappelle l'intéressé.
Serge Le Dizet sait bien que Keseru n'assurera pas à lui seul le maintien du FC Nantes. Mais il peut grandement y contribuer. L'éclosion du natif de Bucarest n'a cependant pas que des avantages. Encore stagiaire, il attend de signer son premier contrat longue durée. Et le gamin, très entouré, sait visiblement déjà ce qu'il veut. Fin décembre, il n'a pu se mettre d'accord avec ses dirigeants. Un avertissement pour le président Gripond, qui devra faire un effort pour conserver son joyau au moins quelques années de plus. Car au rythme où vont les choses, ceux qui l'avaient raté à l'été 2003 pourraient bien repointer le bout du chéquier en fin de saison...
Envisagée par Serge Le Dizet en cas de victoire, la reprise de l'entraînement pour le groupe professionnel s'effectuera mardi. Les joueurs, qui ont beaucoup travaillé physiquement depuis quinze jours, sont laissés libres deux jours avant de reprendre par le traditionnel décrassage.
tu pourras prendre ta revanche guillaume <IMG SRC=smilies/clindoeil.gif> mais t'es gentil avec moi laisse moi au moins faire une belle <IMG SRC=smilies/rire.gif>
j'espere guillaume au faite guillaume félicitation pour ta monter en classement je comprend pourquoi j'ai faillis perdre au tournois a maule <IMG SRC=smilies/clindoeil.gif>
chose etonnante a souligner que nantes a eu un but refusé pour position de hors jeu et que keseru a fait un poteau
et que le retour de da rocha y est peut etre pour quelque chose aussi
A la sortie des vestiaires nantais, c'est évidemment la joie et le soulagement qui dominaient après la victoire face au Stade Rennais. La joie de Serge Le Dizet qui s'avouer fier de son équipe et la joie de Claudiu Keserü après avoir ouvert son compteur en Ligue 1...
Serge Le Dizet, entraîneur du FC Nantes Atlantique
"On recherchait à donner du plaisir pour retrouver de la confiance, donc du jeu et donc des victoires. Ce soir, on a vu une grosse amélioration et la victoire est logique. C'était tellement difficile pour le groupe en fin d'année qu'ils avaient perdu la confiance. On en avait retrouvé un peu à Bastia. Aujourd'hui, nous avons fait un très bon départ et nous sommes montés en puissance. On avait bien préparé le groupe pour qu'il se lâche au maximum. On marque deux buts et un troisième qui était valable... Il était important de gagner pour les trois points et pour reconquérir le public. Ce soir, je pense que les gens sont repartis satisfaits. Je suis fier de mon équipe qui est allé au-delà de ce que je pouvais en attendre. Tout n'est pas rose mais c'est mieux. Il ne faut pas s'enflammer."
Mickaël Landreau, capitaine des Canaris
"Ce match était très important après les 15 jours très particuliers. Nous avions montré des choses intéressantes en Coupe de France et de bonnes choses à Bastia. Ce derby, les points à prendre, le public... c'était capital. Nous sommes encore loin de l'arrivée mais cela nous réconforte. L'essentiel est de former une osmose qui puisse nous aider à sauver le Club et à donner du plaisir. Il ne faut pas s'enflammer mais nous sommes sur la bonne voie."
Claudiu Keserü, auteur du premier but
"Il m'a fallu une période d'adaptation en début de match. Sur le but, c'est Gilles Yapi qui fait le plus dur. J'ai fait l'appel qu'il fallait. Et puis c'était mon rêve ! Je ne savais plus quoi faire. C'est une joie énorme ! Je ne peux pas la décrire. Maintenant, il ne faut pas s'enflammer et travailler pour m'améliorer dans tous les domaines."
Nicolas Savinaud, auteur du deuxième but
"Quand on bouge comme ça, quand on récupère bien, on attaque bien. Nous avons empêché les Rennais de jouer. Sur un coup-franc près de notre surface, on récupère le ballon, on explose et on marque. Pas mal de choses se sont bien passées. Je suis content pour les trois points."
Bucundji Ca, milieu récupérateur
"Je suis content. A mon entrée, ça s'est un peu tendu mais ce sont les Rennais qui se sont énervés. J'ai envie de revenir !"
Mamadou Diallo, attaquant nantais
"Personnellement, je pense encore n'être qu'à 70%/ Cette victoire est très importante. Nous avons bien attaqué et nous avions à coeur de faire beaucoup. On va continuer ainsi. C'est rassurant. A nous de faire en sorte que ça aille bien."
Gilles Yapi, meneur de jeu
"Avec le changement d'encadrement, de mentalité... nous avions à coeur de montrer autre choses, de donner du plaisir à nos supporters. Il faut continuer sur cette lancée. Ce qu'on a montré ce soir est agréable et valorisant. Il faut que les supporters arrêtent de nous siffler tout le temps. Qu'ils soient rassurés, on essaiera de renouveler ce que nous avons fait ce soir. Ces trois points nous permettront de continuer. On va travailler pour faire des séries..."
En recevant Rennes en 21e journée de Ligue 1, le FC Nantes a délivré une prestation de très grande qualité qui lui a permis de s'imposer grâce à des réalisations de Claudiu Keserü (30e) et de Nicolas Savinaud (60e) Voilà qui met fin à trois mois de disette à la Beaujoire !
Il est de ces rendez-vous qui sont incontournables dans une saison. Le derby qui oppose le FC Nantes au Stade Rennais en fait partie et plus de 32 000 personnes s'étaient massées dans les travées de la Beaujoire pour assister à ce match traditionnellement très prisé. Organisés en 4-4-2 avec un milieu de terrain en losange - Gilles Yapi se positionnant entre Jérémy Toulalan, Mamadou Diallo et Claudiu Keserü qui fêtaient tous les deux leur première titularisation en Ligue 1 -, les Canaris délivraient une entame de match très dynamique. Gilles Yapi adressait ainsi un centre au second poteau mais Frédéric Da Rocha comme Mamadou Diallo étaient trop courts (2e) Le ton était donné et la maîtrise du jeu bel et bien nantaise. A la conclusion d'un très beau mouvement entre Frédéric Da Rocha et Nicolas Savinaud sur la droite, Claudiu Keserü tentait une première frappe qui n'accrochait cependant pas le cadre (7e) Le jeune Roumain remettait cela quelques minutes plus tard sur une tentative repoussée de Mamadou Diallo (20e) En vain.
Sur la gauche, Olivier Quint n'était pas en reste mais ne pouvait contrôler le centre de Jérémy Toulalan, repris par Ouaddou (28e) Finalement, sur l'une des rares incursions rennaises dans le camps nantais, Gilles Yapi récupérait le cuir sur un coup-franc d'Olivier Monterrubio et adressait une ouverture de 40 mètres à Claudiu Keserü. Bien aidé par la glissage d'Isaksson qui partait à sa rencontre, l'attaquant de tout juste 18 ans glissait le ballon au fond des filets d'un lobe parfait : 1-0 (30e)
Nicolas Savinaud double la mise
Sans être mis en danger par des adversaires débordés, Nantes enfilait les occasions comme on enfile des perles. Ainsi, Gilles Yapi servait en retrait Claudiu Keserü dont le tir partait dans les tribunes (35e) Le Roumain était tout proche de doubler la mise avant la pause sur un service de Mamadou Diallo. Son tir enveloppé était repoussé par la barre transversale ! Isaksson était battu (38e) Frédéric Da Rocha tentait à son tour une reprise de volée que le portier captait (43e) A la mi-temps, Nantes menait 1-0 mais l'addition aurait être plus sévère...
Au retour des vestiaires, les Canaris prenaient toujours autant leurs adversaires à la gorge avec un pressing haut, dans leur moitié de camp. La première occasion sérieuse de la formation bretonne venait d'Olivier Monterrubio qui croisait trop son tir à l'entrée de la surface (53e) Mais à l'heure de jeu, Isaksson fauchait Gilles Yapi tandis que ce dernier avait pris le meilleur. Thierry Aurillac ne tergiversait pas et désignait le point de penalty. Nicolas Savinaud se chargeait de transformer la sentence : 2-0 (62e) Encore une fois, l'addition aurait pu être plus salée pour les visiteurs. Sur une ouverture de Gilles Yapi à destination d'Olivier Quint, ce dernier fusillait littéralement le portier suédois mais voyait son but refusé en raison d'un hors injustifié (68e) Pour les vingt dernières minutes, Rennes se décidait enfin à attaquer mais Olivier Monterrubio (69e) et Didot (72e) voyaient leurs tentatives échouer sur Mickaël Landreau, impérial. En contre, Mamadou Diallo (75e) et Claudiu Keserü - à la conclusion d'un gros travail de Florin Bratu (84e) - avaient encore l'opportunité de soigner la différence de but. Sans y parvenir. Le public exultait devant un tel spectacle ! Cette victoire permettait aux Canaris de mettre un terme à trois mois de disette à la Beaujoire. Il est sans doute encore trop tôt pour s'enflammer mais la prestation des Canaris face à Rennes laisse entrevoir des lendemains pleins d'espoirs.