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La pratique du Ping en France - Page 2

Mardi 06 Août 2013 18:49

Citation de violoniste18 :
.... D'autre part le championnat par équipes est très long au ping et laisse peu de places pour les tournois. Je pense que si il y a plus de tournois de ping il y aura plus de licenciés car un tournoi est moins contraignant que le championnat (moins de déplacement, on choisi ses tournois et horaires selon les tableaux, c'est plus souple)

Je ne trouve pas qu'un championnat qui comporte 12 à 14 journées entre fin septembre et début mai soit si long.
Il y a peu de journées à comparer à certains sports.
Les tournois, pour un loisir, c'est peu accessible en général tant en terme de niveau que d'autorisations.
Il y a trop de tournois où l'on doit être licencié d'un club et où l'on doit être 7 ou 8 au moins pour espérer envisager de passer les poules du premier tableau.
Bref, un loisir ou même un 5 ou 6 n'a que peu d'intérêt à essayer d'y participer quand c'est possible.

Notre sport n'est aussi pas assez médiatisé en effet et même si pour un 15 ou plus, c'est chiant de jouer un loisir, NC ou même un 7; il faut se rappeler qu'on passe tous par la case NC puis 5. Clin d'oeil

Mardi 06 Août 2013 20:19

je ne pense pas que les formules de compétitions proposées (championnat, tournoi...) posent un problème par rapport aux nombres de licenciés loisirs puisque les loisirs dans la majorité le sont parce qu'ils ne veulent pas faire de compétition. C'est aux clubs de faire ce qu'il faut pour attirer les loisirs et en premier lieu le choix entre plusieurs créneaux encadrés et plusieurs créneaux jeux libres. Ensuite tout ce qui est repas, fêtes ou sorties conviviales. Et comme quelqu'un qui n'aime pas ou ne veut pas faire de compétition officielle n'est pas forcément quelqu'un qui n'aime pas faire de matchs il faut organiser beaucoup de tournois internes tout au long de l'année et pas seulement celui de fin d'année ou le mec a déjà décidé s'il allait reprendre une licence loisir ou pas. C'est du boulot mais je pense que c'est un choix à faire. La pratique loisir est très à la mode, à nous de sortir de notre culture de la compétition pour mieux attirer et accueuillir les loisirs au sein de nos clubs.

Mardi 06 Août 2013 21:49

Déjà, le début des chiffres est étrange.

"- 7 % des français déclarent spontanément jouer au Ping-Pong en 2010, soit 3 900 000 personnes !
- Sur la population des 15 / 75 ans, ce taux est passé de 5 à 8% des Français, soit une progression de près de 50%"

Soit le gars est fâché avec les chiffres soit il dit n'importe quoi.

La solution est simple déjà faite dans certaines écoles, licencier tous les scolaires qui viennent faire ping pong dans une salle. ( le ski le fait bien, pour ceux qui achètent un forfait ou une carte neige )

Le tennis demande une licence à ceux qui s'inscrive dans un club ( mais paradoxalement pas à ceux qui jouent avec un prof au Forest hill !!!) or, un grand nombre d'inscrits vient très peu souvent. Au ping, il faut déjà avoir des créneaux de salles ouvertes pour pouvoir faire venir les gens, d'où la difficulté. En outre, il n'y a très peu de club house, ou les joueurs peuvent venir y passer une après midi entre discussion, salle télé, et ping ( c'est le succès du tennis aussi, cet esprit convivial, même pour ceux qui joue peu, c'est un lieu où on se retrouve )

Quant à organiser des compétitions de loisirs, je me demande ce qui ne va pas dans la tête de ces personnes. Soit tu fais de la compet soit du loisir, vouloir organiser des compet de loisir, c’est de la compétition, point barre. Ca s'appelle des tournois, il en existe plein partout et avec des niveaux en plus. des tableaux en dessous de 800 pts, c'est de la compétition de loisirs. et c'est très bien pour ceux qui ne veulent pas s'engager pour 14matchs dans la saison ( 14, c'est quand même pas bien important !!!!)

Vouloir révolutionner le championnat sur un sondage dont l'interprétation des résultats est une escroquerie ne fera pas venir de joueurs supplémentaires au ping, juste en perdre, comme les indiv en ont perdu au fil des années.
Les joueurs se sont retournés sur le par équipe, qui vient lui aussi d'être sabordé. ( tiens, ils n'avaient pas remarqué cela les instruits de la réforme ?)

Alors oui, plus de loisirs, parce que ce que ceux qui iront boire un verre dans un dans un bar à ping, deviendront licencié, par le biais d'un site internet auquel ils auront donné leur coordonnées ( à 2.5 gramme on donne n'importe quoi comme renseignement ) en pouvant gagner potentiellement une boisson.
+ les scolaires et on deviendra ce qui est déjà dans l'inconscient collectif, un sport de plage comme la pétanque.. ( et j'aime beaucoup la pétanque !!!)

Pauvres tradis, nous sommes en voie d'extinction !!!!
Message modifié 1 fois, dernière modification Mardi 06 Août 2013 21:53 par PAPYLOLO

Mercredi 07 Août 2013 03:00

Un autre article dans la continuité du premier : http://blog.jouerauping.com/2013/08/la-licenciation-en-question/
Hardbat France, pour le développement du hardbat en France http://www.hardbat-france.fr

Mercredi 07 Août 2013 10:55

Sujet très intéressant avec bon nombre de post riches et constructifs.

Quelques réflexions qui me viennent après la lecture de ce sujet :

1/ L'objectif d'augmenter le nombre de licenciés est il légitime.
Le nombre de licenciés est, semble t'il un indicateur permettant au Ministère de répartir ses subventions. Soit, mais cela reste un indicateur et cela doit être la conséquence d'une politique, non pas son objectif.

Autrement dit, augmenter le nombre de licenciés ne doit pas être l'objectif de la FFTT mais la conséquence de ses actions. Sinon, le risque est d'avoir une vision à court terme et de créer des "licences bidons" qui ne seront pas le reflet d'un réel engagement dans notre sport en terme d'investissement personnel, de participation à la vie des clubs, de contribution à la dynamique du ping ...
A mon avis, c'est bien cela qui pourra à terme permettre d'augmenter la visibilité du ping.

2/ Pourquoi un objectif de 400 000 licenciés en 2020 ?
Pourquoi pas 800 000 ? Cette course à l’échalote me semble risquée et peut avoir un impact très négatif. On sait ce que la politique du chiffre peut avoir comme effets pervers.
Dans tous les cas, la souscription d'une licence doit rester un acte libre et un signe d'engagement.

3/ Un travail de fond au niveau local.
Pour moi, la question principale qui a très bien été évoquée dans plusieurs posts précédents est bien de travailler à l'amélioration des conditions d'accueil dans nos clubs. Cette dynamique locale est essentielle même si cela ne rapporte pas de licenciés à court terme. Elle permet de renforcer la cohésion au sein d'un club et son identité.
Les clubs sont de vrais lieux de rassemblement et d'échanges autour d'une passion ou d'un loisir commun.
Il me semble qu'il y a un vrai travail à faire :
- mettre en place ou renforcer les entrainements dirigés
- associer les licenciés aux entrainements des jeunes et débutants (je le fais avec mon fils et la dynamique créée est très intéressante)
- avoir des locaux et du matériel adaptés avec la possibilité d'avoir un espace détente (le fameux bar) pour faciliter la convivialité
- avoir un vie associative réelle et facilitante
- créer des évènements ouverts aux non licenciés (tournois gentleman, ...)
- ouvrir de nouvelles pratiques comme le baby ping ou le fit ping (même si j'y crois un peu moins...)
Ping for ever

Mercredi 07 Août 2013 14:16

Citation de rapido :
Sujet très intéressant avec bon nombre de post riches et constructifs.

Quelques réflexions qui me viennent après la lecture de ce sujet :

1/ L'objectif d'augmenter le nombre de licenciés est il légitime.
Le nombre de licenciés est, semble t'il un indicateur permettant au Ministère de répartir ses subventions. Soit, mais cela reste un indicateur et cela doit être la conséquence d'une politique, non pas son objectif.

Autrement dit, augmenter le nombre de licenciés ne doit pas être l'objectif de la FFTT mais la conséquence de ses actions. Sinon, le risque est d'avoir une vision à court terme et de créer des "licences bidons" qui ne seront pas le reflet d'un réel engagement dans notre sport en terme d'investissement personnel, de participation à la vie des clubs, de contribution à la dynamique du ping ...
A mon avis, c'est bien cela qui pourra à terme permettre d'augmenter la visibilité du ping.

2/ Pourquoi un objectif de 400 000 licenciés en 2020 ?
Pourquoi pas 800 000 ? Cette course à l’échalote me semble risquée et peut avoir un impact très négatif. On sait ce que la politique du chiffre peut avoir comme effets pervers.
Dans tous les cas, la souscription d'une licence doit rester un acte libre et un signe d'engagement.

3/ Un travail de fond au niveau local.
Pour moi, la question principale qui a très bien été évoquée dans plusieurs posts précédents est bien de travailler à l'amélioration des conditions d'accueil dans nos clubs. Cette dynamique locale est essentielle même si cela ne rapporte pas de licenciés à court terme. Elle permet de renforcer la cohésion au sein d'un club et son identité.
Les clubs sont de vrais lieux de rassemblement et d'échanges autour d'une passion ou d'un loisir commun.
Il me semble qu'il y a un vrai travail à faire :
- mettre en place ou renforcer les entrainements dirigés
- associer les licenciés aux entrainements des jeunes et débutants (je le fais avec mon fils et la dynamique créée est très intéressante)
- avoir des locaux et du matériel adaptés avec la possibilité d'avoir un espace détente (le fameux bar) pour faciliter la convivialité
- avoir un vie associative réelle et facilitante
- créer des évènements ouverts aux non licenciés (tournois gentleman, ...)
- ouvrir de nouvelles pratiques comme le baby ping ou le fit ping (même si j'y crois un peu moins...)


Émoticône

Totalement contre les politiques du chiffre hypocrites et bidons même si parfois des chiffres peuvent être un indicateur d'évaluation, mais c'est plutot après-coup.

Perso ce que j'ai dit sur l'accueil des loisirs n'a rien à voir avec faire plus de chiffres mais avec le fait de réagir au fait que de plus en plus de gens (y compris les jeunes) veulent pratiquer en loisir. Si nous aimons notre sport et que nous voulons partager notre passion avec les autres alors il faut être sensible à leur demande. C'est vraiment dommage pour certaines personnes, les clubs et le ping en général si des gens viennent jouer 1 an dans un club puis s'en vont parce que le club de répondait pas à leurs attentes. Je ne dis pas qu'il faut prévoir une réponse spécifique à chaque personne mais il faut constater que la demande loisirs (implicite ou explicite) est de plus en plus grande et qu'il faut y répondre.

Un public largement ignoré ce sont les jeunes loisirs (encore plus que les adultes loisirs) car il y a une tendance trop forte à vouloir détecter et former les jeunes vers un bon (voir le haut) niveau pour faire de la compétition alors que certains viennent juste pour s'amuser.

J'ai constaté que beaucoup de clubs proposent que des entrainements très encadrés (et souvent très technique) pour les jeunes alors que ce n'est pas tout le temps adpaté à ceux qui veulent s'amuser et faire des matchs entre potes.

Comme je le disais avant ne pas vouloir faire de la compétition officielle ne veut pas dire qu'on aime pas faire des matchs entre potes. Il y a beaucoup de jeunes (pas tous) qui préfèrent venir faire 1h30 de montée de tables plutôt qu'une séance avec 1h10 d'exercices et 20min de matchs ou montée de tables. Certains progressent même plus vite comme ça parce que la progression dépend beaucoup du plaisir qu'on prend à jouer et l'enthousiasme et la motivation qu'on a à jouer. Si une très bonne séance technique et cohérente fait chier un gamin il ne va pas beaucoup progresser avec. Certains gamins ne veulent ni faire d'exercices, ni compter les points, juste faire des balles et discuter avec leurs potes. Dans un goupe d'entrainement sérieux cela n'a pas sa place mais cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas répondre aux attentes de ces gamins. Je pense qu'il faut essayer de trouver un équilibre ou alors faire un tri parmi les jeunes et diviser les groupes (si on en a les moyens: créneaux, nombre d'entraineurs...). D'expérience personnelle ce n'est pas évident parce que les gamins étant jeunes ne savent même pas eux-même ce qu'ils préfèrent et qu'il est pafois notre rôle de faire un choix à leur place. Mais il faut au moins y réfléchir.

Mercredi 07 Août 2013 16:26

Hugh Bison Parlant.

Effectivement, mieux répondre aux attentes des adhérents est une bonne porte d'entrée et l'indicateur sur le nombre d'arrêt avant une année est bon.

Nous concernant, nous faisons tous les ans un questionnaire de satisfaction qui nous permet de faire le point avec l'entraineur sur les raisons des départs et les actions à mettre en place.
Bien entendu, nos loisirs (50 % de l'effectif sur 60 environ) répondent aussi à ce questionnaire.

Quelques idées qui sont ressorties de ces évaluations :
- intérêt d'avoir une bonne relance dans les entrainements -> incitation des joueurs "confirmés" à assister aux entrainements des jeunes
- intérêt du tournoi gentleman et du tournoi jeunes non licenciés que nous organisons annuellement
- ...

Malheureusement, nos finances sont un vrai frein au développement du club. Nous ne pouvons pas multiplier les entrainements encadrés ce qui est susceptible de favoriser certains départs.
Ping for ever

Mercredi 07 Août 2013 22:55

Le principal n'est pas d'augmenter le nombre de licenciés artificiellement mais de faire en sorte qu'un joueur loisir, jeune ou parent ou autre se sente bien dans son club et autour de son club.
Par définition, si l'on rentre dans un club, même pour simplement découvrir, c'est qu'on a un intérêt pour ce sport.
Malheureusement, on voit trop de jeunes et moins jeunes arrêter très rapidement, et sans doute pas majoritairement en raison d'un manque de goût au ping.
En tout cas, je n'ai jamais eu de questionnaires de satisfaction dans les clubs où j'étais licencié. On perd des joueurs tous les ans, et l'on ne cherche pas à savoir pourquoi ils arrêtent dans la plupart des cas. C'est ce que je constate vers chez moi.
Il faut de toute façon faire en sorte d'avoir envie de venir à son club tant pour jouer que pour rencontrer d'autres personnes et échanger.
Un loisir ne court pas après la compétition car il ne sent pas capable d'y faire grand chose (et c'est souvent le cas) ou il n'est pas encore certain de bien accrocher ce sport ou encore il n'a pas envie de gérer l'engagement que cela demande en dispo et en collectif.
Ce sujet est très intéressant sinon.
Chercher les causes du manque de loisirs, et les abandons fréquents sont certainement des pistes à abonder. Clin d'oeil
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