Après plusieurs recherches infructueuses sur le net, je souhaitais faire une petite présentation du bois de DHS : Wang Hao II (656) all wood.
J’étais à la recherche de nouvelles sensations, et là je suis conquis. Avant je jouais avec un Joola Eagle Carbon, dur, rigide et rapide. On sent bien le carbone. En coup droit j’avais un Accuda S2 et en revers un Razka 7 soft.
Je suis donc passé au Wang Hao II, j’ai opté pour un Skyline TG 3 néo en CD et conservé le Razka soft en revers.
1ère surprise : la réception du bois, joli coffret, très belle finition, le manche est relativement fin et doux au touché. La couche de bois extérieur parait légèrement poreuse et semble un peu fragile. Très bien équilibré pour moi (le poids n’est pas trop en tête de raquette). Il est temps de monter les plaques et d’essayer l’ensemble.
2ème surprise : Il m’a fallu rôder le skyline en CD avant de pouvoir faire une vrai comparaison. Le bois est précis, pas trop rigide et offre un très bon touché de balle dans le petit jeu : on sent bien la balle même en simple poussette. Très peu de vibrations.
- Quand le jeu s’accélère… : le Wang Hao II est considéré comme off… ben ça avance vraiment pas mal pour un simple off ! Personnellement le mettre en off plus ne m’aurait pas étonné. Quand il est sollicité, on sent bien sa puissance, surtout en top. Les frappes à plat n’ont pas l’air d’être son domaine de prédilection, mais étant une chèvre dans ce domaine je ne peux pas trop développer.
Par contre, après décollage des revêtements pour en essayer d’autres : je confirme, la couche de bois extérieur est très fragile ! Donc attention au décollage. Le manche est vraiment fin, ce qui peu gêner les « grosses paluches ». Attention avec les plaques Tensor, du type Razka. En effet, la combinaison des deux est un peu spéciale ! Il est difficile de conserver un contact long avec ce genre de plaque. J’ai l’impression que le dynamisme est accentué. Grosse différence avec mon Joola Carbon : même geste, même puissance et là c’est droit dans les bâches ! Idem en bloc actif, même geste et la balle part en ligne droite avec un contact balle/raquette très court. Ça surprend ! Par contre dès qu’on a compris le truc, c’est un régal ! D’une d’arriver enfin à renvoyer une balle, de deux de voir la vitesse qu’on peut atteindre avec une grosse précision ! En fait il suffit juste d’essayer de caresser la balle un peu plus et de l’accompagner un peu plus (histoire que le contact soit plus long), en bref les petits gestes très sec et hyper rapide ça vole !
Voilà, si d’autres ont essayé ce bois n’hésitez pas à laisser un petit commentaire, ça pourra aider ceux qui recherche des infos dessus.
l'envie de gagner, mais vraiment la grosse envie, selon moi n'intervient que sur certains matchs très très serré. A 8/8 à la belle par exemple, où même si tu es malmené dans l'échange tu vas te défoncer pour être sur la balle et jouer un échange de plus. Quand tu arrives devant la table, ce n'est pas cette envie là en général que tu as. C'est plutôt envie de ramener un point à ton équipe, passer un tour dans un tournoi ou gagner des points sur ta licence. Chez moi la vrai "envie de gagner" ne vient que dans un match très serré, ou j'oublie un peu l'enjeu (la victoire ou le nul de l'équipe, un podium en tournoi ect...) où j'ai juste envie de savoir qui de moi ou du mec en face est le plus fort ? Et si c'est lui je n'hésite pas à lui dire à la fin ;-)
le fighting spirit ? Même pas sûr. Du moins, pas en arrivant dans l'aire de jeu. C'est un état d'esprit plutôt réservé au sport de contact. Si on arrive devant une table en voulant éclater le mec en face, au bout d'un ou deux points volé on va vite faire le tour de la table !.
Je pense que l'état d'esprit qui engendre la victoire, ou la défaite arrive après. Pour ça que le premier set est très important mentalement. A la fin du 1er set, on reçoit les conseils de son coach ou de ses partenaires et c'est là que notre état d'esprit change en général ! On pense aux conseils, pour les appliquer et c'est normal. Mais derrière on commence à avoir envie de certaines choses :
- déstabiliser le jeu de l'adversaire, voir l'adversaire lui même
- lui faire mal sur certain coup car il nous a fait mal sur d'autre
- parfois "l'écraser", car le 1er set a été gagné de justesse ou même facilement
- ect...
C'est bien quand ça fonctionne. Mais si on n'est pas serein et sûr de ses capacités, la moindre petite erreur et on tombe dans la spirale négative : crispation, peur de perdre, volonté de "limiter la casse" ect...
Ce qui se passe c'est qu'à la fin du 1er set on fait un bilan. Technique, avec le coach, et mental souvent seul. C'est là où on se trompe. Du genre faut que je sois plus agressif. Ok mais ça se traduit par quoi ? Envie de faire faire des coups forts (et donc risqués). Alors que si on dit cela à un coéquipier qui a vu le set, il dira certainement : "plus agressif ? Non, essaie juste de démarrer avant lui, prend ses services en flip, tu sais faire, et top en diago ensuite". Du coup au lieu de se concentrer sur l'intention de jeu, on se concentre sur la tactique. Les deux phrase peuvent dire la même chose, mais notre cerveau de l'assimile pas de la même façon.
Alors sur ce sujet je pense pouvoir apporter ma pierre à l'édifice ! Petit historique de la situation :
Sur la saison 2013/2014, je prends plus de 100 pts, je fais perf sur perf en championnat régional. Du coup, n'étant pas le meilleur de l'équipe une petite rivalité s'installe et cela renforce la dynamique de l'équipe. On se retrouve tous a essayer d'être le meilleur.
Saison 2014/2015 : 1ere rencontre de championnat, fort et confiant de mes résultats précédents je suis super serein. 1er match, l'adversaire à 3 classement inférieur. Défaite 3/0. Le second 2 classement inférieur : défaite 3/1, le dernier 1 classement inférieur : défaite 3/1. De septembre à décembre : 21 matchs joués, 18 défaites, 16 contre, 100pts en moins sur la licence.
Conclusion, le ping est un sport extrêmement mental ! Trop confiant j'ai pris le 1er adversaire à la légère, mené au score j'ai tenté de "controler" le jeu en ne prenant plus aucune initiative. Pas de résultat donc je reprend mon jeu de rotation offensive. 1er essai et grosse faute, du coup je me crispe. Et je reste crispé quasiment tout au long de la saison !
Il y a 36 solutions pour résoudre la crampe mentale. Certaines fonctionnent, d'autres non, selon les joueurs. Je pense seulement que le "truc" est très simple à écrire, il suffit juste d'arriver à la table et se vider la tête. Ne pas penser ! Ni sur ce qu'on est capable de faire, ni sur ce qu'on peut gagner ou perdre, ni ce dire d'essayer de prendre du plaisir ect... Quand on déconnecte le cerveau sur tous ces aspect, je pense qu'il revient de lui même à l'essentiel du genre : tiens, en gagnant ce point ça t'a plu, refais le pour voir. Il faut juste réussir à maintenir le cerveau dans cet état lors des compétitions...