McEnroe, John (1959- ), joueur de tennis américain, considéré comme le plus talentueux de sa génération, l’une des figures les plus atypiques de l’histoire de ce sport.
2 UN PALMARÈS IMPRESSIONNANT MAIS INCOMPLET
Né à Wiesbaden (Allemagne) — son père appartient alors à des troupes de l’armée de l’air américaine stationnées en Europe —, John McEnroe obtient ses premières lettres de noblesse lors de l’édition 1977 des Internationaux de Grande-Bretagne : amateur, issu des qualifications, il parvient en demi-finale où il est battu par son compatriote Jimmy Connors. Il n’intègre le circuit professionnel que l’année suivante, et remporte immédiatement les Masters (il y domine également ses adversaires en 1983 et 1984) et la première d'une série de cinq Coupe Davis (1978, 1979, 1981, 1982, 1992) avec l'équipe des États-Unis.
Vainqueur de son premier tournoi du Grand Chelem en 1979 aux Internationaux des États-Unis, au palmarès desquels il inscrit à nouveau son nom en 1980, 1981 et 1984, John McEnroe échoue à Wimbledon en 1980, au terme d'une finale mémorable contre le Suédois Björn Borg, mais triomphe finalement sur le gazon britannique en 1981, 1983 et 1984. Battu en finale des Internationaux de France en 1984 par Ivan Lendl, non sans avoir mené deux sets à zéro et approché la victoire, il ne peut rivaliser avec les spécialistes de la terre battue. Il échoue également aux Internationaux d’Australie. Classé premier joueur mondial pendant 170 semaines entre 1980 et 1985, John McEnroe remporte 78 titres au cours de sa carrière et figure parmi les meilleurs joueurs de double de l’histoire du tennis (9 titres en Grand Chelem), associé le plus souvent à son compatriote Peter Fleming. En 1993, il décide de prendre sa retraite sportive, après un dernier « coup d’éclat » aux Internationaux de Grande-Bretagne en 1992 où, contre toute attente, il atteint le stade des demi-finales.
3 UN JOUEUR PARTICULIÈREMENT CHARISMATIQUE
Doté d’un tempérament explosif et d’un style de jeu peu commun, John McEnroe a profondément marqué le tennis des années quatre-vingt, tant par son sens du spectacle que par des gestes techniques inédits et exceptionnels. Joueur porté vers l’attaque systématique, profitant d’un toucher de balle d’une rare subtilité et d’un service original et difficile à retourner, John McEnroe est également célèbre pour ses écarts de langage — le plus souvent dirigés contre les arbitres — et son comportement imprévisible et parfois agressif sur le court. Son indéfectible fidélité envers l’équipe américaine de Coupe Davis a par ailleurs contribué à son immense popularité ; aux yeux du public, aucun joueur n’a depuis John McEnroe (à l’exception de Jimmy Connors, le Roumain Ilie Nastase, les Français Yannick Noah ou encore Henri Leconte) montré une telle personnalité.
Son frère cadet, Patrick McEnroe, a également été joueur de tennis professionnel entre 1984 et 1998, notamment vainqueur en double du tournoi de Roland-Garros en 1989.
Borg, Björn
1 PRÉSENTATION
Borg, Björn (1956- ), joueur de tennis suédois, vainqueur de 11 tournois du Grand Chelem à la fin des années soixante-dix, l’une des figures majeures de l’histoire ce de sport.
2 L’AVÈNEMENT D’UN JOUEUR HORS NORMES
Né à Sodertalje, dans les faubourgs de Stockholm, Björn Borg commence à jouer au tennis à l'âge de 9 ans. Rapidement, il utilise une prise de revers à deux mains, l’un des éléments essentiels et inédits de son jeu. Il quitte l’école à l’âge de 14 ans et se consacre dès lors totalement au tennis ; moins d’un an plus tard, il se hisse à la première place du classement des juniors, catégorie au sein de laquelle il inscrit son nom pour la première fois, en 1972, au palmarès d’une épreuve prestigieuse, les Internationaux de Grande-Bretagne.
Björn Borg remporte son premier tournoi du Grand Chelem chez les seniors lors de l’édition 1974 des Internationaux de France. L’année suivante, il permet à la Suède de remporter sa première victoire en Coupe Davis. De nouveau vainqueur sur la terre battue de Roland-Garros en 1975, puis en 1978, 1979, 1980 et 1981, grâce à un jeu de fond de court d’une régularité et d’une intensité difficiles à contrer pour ses adversaires, Björn Borg parvient également, contre toute attente, à s’imposer lors des Internationaux de Grande-Bretagne ; son règne sans partage sur le gazon rapide de Wimbledon — 6 victoires consécutives obtenues entre 1976 et 1980 —, performance remarquable pour un joueur de tradition défensive, appartient à la légende du tennis. Lauréat des Masters en 1979 et 1980, incontestable leader du tennis mondial de la fin des années soixante-dix, Björn Borg échoue toutefois à 4 reprises en finale des Internationaux des États-Unis, battu par Jimmy Connors puis par John McEnroe. Ce dernier le prive également, au cours d’une finale épique, d’un septième titre à Wimbledon et précipite son déclin.
Vainqueur de 62 tournois en plus de dix ans de carrière, Björn Borg décide de se retirer de la compétition en 1983. Victime de problèmes financiers liés à une reconversion délicate, il tente un éphémère retour à la compétition au cours des années quatre-vingt-dix. Il évolue aujourd’hui dans la catégorie vétérans et dispute des tournois-exhibitions.
3 L’HÉRITAGE DE BJÖRN BORG
Personnalité discrète au tempérament introverti et volontaire, doté de capacités de concentration exceptionnelles, Björn Borg, parfois surnommé Ice Borg (ou « Borg de glace ») tant son calme en toutes circonstances impressionnait, a contribué pour une large part à l’évolution du tennis vers un engagement physique toujours plus important ; son apport en termes de technique s’est également avéré déterminant. En outre, la rivalité sportive qu’il a entretenue avec des joueurs tels que John McEnroe (au caractère et au style de jeu diamétralement opposés) ou Ivan Lendl a permis d’offrir une dimension spectaculaire et populaire à un sport qui jusque-là ne bénéficiait pas du rayonnement médiatique qu’il a désormais acquis.
Hewitt, Lleyton
1 PRÉSENTATION
Hewitt, Lleyton (1981- ), joueur de tennis australien, plus jeune numéro un mondial de l’histoire de ce sport depuis la création du circuit professionnel (l’ère open) en 1969 et vainqueur de deux tournois du Grand Chelem en 2001 et 2002.
2 LES ANNÉES DE FORMATION D’UN PRODIGE
Né à Adelaïde (Australie-Méridionale) dans une famille de sportifs, Lleyton Hewitt découvre le tennis dès son plus jeune âge. Féru de football australien dont il souhaite embrasser la carrière, ses parents lui offrent toutefois rapidement les services d’un entraîneur de tennis personnel. Sous la direction de Peter Smith, le jeu de Lleyton Hewitt prend forme et le jeune prodige obtient des résultats encourageants face à des adversaires plus âgés.
Lleyton Hewitt intègre le circuit professionnel en 1998. L’année suivante, il débute en Coupe Davis aux côtés de l’une de ses idoles, Patrick Rafter. Conforté par cette expérience positive dans sa volonté farouche de réussir, il réitère l’année suivante et obtient ses premières lettres de noblesse en battant à deux reprises Evgueni Kafelnikov (numéro un mondial quelques mois plus tôt) lors de la demi-finale contre la Russie. En finale, il est battu par Cédric Pioline mais obtient la victoire finale avec son équipe aux dépens de la France.
3 LA ROUTE VERS LES SOMMETS
Peu apprécié par ses « confrères » tennismen, qui critiquent son tempérament rageur et son manque de contact à leur égard, Lleyton Hewitt poursuit néanmoins son inexorable marche vers le sommet de la hiérarchie, « accompagné » par des médias et des sponsors à la recherche de fortes personnalités et avides de renouvellement au sein de l’élite du tennis mondial. Si ses résultats en Grand Chelem ne sont pas convaincants en 1999, il accède à la demi-finale des Internationaux des États-Unis l’année suivante et remporte l’épreuve en 2001 contre Pete Sampras, incontestable meilleur joueur des années 1990.
4 LA CONSÉCRATION
Quelques mois plus tard, son jeu puissant et régulier, reposant sur une condition et une présence physiques hors normes couplées à une détermination sans faille, lui permet de s’adjuger les Masters de Sydney ; sa victoire contre le Français Sébastien Grosjean lui offre en outre une place de numéro un mondial du classement ATP de l’année 2001, performance unique pour un joueur de son âge et pour un Australien. Il clôt toutefois une saison exceptionnelle par une défaite en finale de l’édition 2001 de la Coupe Davis contre la France.
Lleyton Hewitt inaugure la saison 2002 par une piètre performance lors des Internationaux d’Australie (élimination au premier tour), mais remporte par la suite le Masters Series d’Indian Wells (États-Unis), les Internationaux de Grande-Bretagne — il est le premier Australien à s’imposer sur le gazon londonien depuis Pat Cash en 1987 — et les Masters pour la deuxième année consécutive, conservant ainsi la place de numéro un de la hiérarchie mondiale.
Détenteur de 17 titres, Lleyton Hewitt apparaît comme le chef de file d’une génération — au sein de laquelle figurent notamment le Russe Marat Safin, l’Espagnol Juan Carlos Ferrero, l’Allemand Tommy Haas ou le Brésilien Gustavo Kuerten — qui progressivement détrône la « vieille garde » américaine solidement installée en tête des classements mondiaux depuis l’avènement de Pete Sampras en 1990.
Australie, Internationaux d'
1 PRÉSENTATION
Australie, Internationaux d', tournoi de tennis appartenant aux épreuves du Grand Chelem, disputé chaque année au mois de janvier à Melbourne.
2 FONCTIONNEMENT DES INTERNATIONAUX D’AUSTRALIE
D’abord organisés à Kooyong puis à Flinders Park depuis 1988, les Internationaux d’Australie marquent l’ouverture de la saison tennistique. À l’instar des trois autres tournois du Grand Chelem, il rassemble 128 joueurs et autant de joueuses en simple, et décerne également des titres en double, double mixte et junior. Les matchs sont disputés au meilleur des cinq sets, selon un principe d’élimination directe.
3 PALMARÈS DES INTERNATIONAUX D’AUSTRALIE
3.1 Le palmarès masculin
Créés en 1905, les Internationaux d’Australie sont joués sur une surface synthétique, aussi favorable aux attaquants (l’Américain Pete Sampras notamment, vainqueur en 1994 et 1997) qu’aux joueurs de fond de court (l’Américain Andre Agassi, vainqueur en 1995, 2000, 2001 et 2003, ou le Russe Evgueni Kafelnikov, vainqueur en 1999). C’est l’Australien Roy Emerson qui détient le record du tournoi avec 6 victoires obtenues entre 1961 et 1967, devançant Ken Rosewall, Jack Crawford et Andre Agassi (4 victoires chacun).
En 2001, le tournoi est marqué, chez les hommes, par la performance inédite des Français Sébastien Grosjean et Arnaud Clément : les deux joueurs s’affrontent en effet en demi-finale — fait unique depuis la rencontre opposant Yannick Noah et Christophe Roger-Vasselin au même stade de la compétition lors des Internationaux de France en 1983 — et Arnaud Clément doit s’incliner en finale contre Andre Agassi. En 2002, le Suédois Thomas Johansson profite quant à lui de « l’hécatombe » parmi les favoris de l’épreuve lors des premiers tours pour se hisser en finale et décrocher le premier titre de sa carrière en Grand Chelem aux dépens du Russe Marat Safin. En 2003, Andre Agassi marque l’histoire du tennis en remportant aisément un 4e succès à Flinders Park, son 8e tournoi du Grand Chelem à plus de 32 ans.
3.2 Le palmarès féminin
L’Australienne Margaret Court a marqué l’histoire du tournoi avec ses 11 victoires en simple entre 1960 et 1973. L’Allemande Steffi Graf et l’Américaine Monica Seles (4 titres chacune) ont également brillé sur le central de Flinders Park. Mary Pierce y a par ailleurs obtenu sa première victoire en Grand Chelem en 1995, tandis qu’Amélie Mauresmo est parvenue en finale en 1999, se révélant ainsi au grand public.
En janvier 2001, l’Américaine Jennifer Capriati quant à elle, absente du plus haut niveau depuis plusieurs années après avoir endossé le statut d’espoir du tennis féminin dès son plus jeune âge, domine successivement trois des meilleures joueuses du monde (dont la Suissesse Martina Hingis, pourtant victorieuse à Melbourne en 1997, 1998 et 1999) et remporte son premier tournoi du Grand Chelem. De nouveau victorieuse en 2002 contre la même adversaire à l’issue d’une finale à rebondissements, elle confirme sa place de numéro un mondiale. En 2003, Serena Williams remporte son 4e tournoi du Grand Chelem consécutif aux dépens de sa sœur Venus Williams.
Lenglen, Suzanne
Lenglen, Suzanne (1899-1938), joueuse de tennis française, qui a contribué à l'éclosion du tennis féminin dans les années vingt.
Née à Compiègne (Oise), Suzanne Lenglen devient championne du monde en 1914 à l'âge de quinze ans, puis remporte trois médailles lors des jeux Olympiques de 1920, l'or en simple et double mixte et le bronze en double. Elle ne perd qu'un seul match en simple entre 1919 et 1926. Six fois victorieuse à Roland-Garros des Championnats de France (devenus les Internationaux de France en 1925) de 1920 à 1923 puis en 1925 et 1926, elle s'y impose également à six reprises en double et double mixte. Avec six succès, dont cinq consécutifs (de 1919 à 1923 et 1925), son record de victoires aux Internationaux de Grande-Bretagne (Wimbledon) n’a été battu par l'Américaine Martina Navratilova qu’en 1986. Elle y remporte en outre six fois le double et trois fois le double mixte, réussissant à enlever les trois titres en 1920, 1922 et 1925. Elle devient professionnelle en 1926, avant d'ouvrir une école de tennis en 1935. Par son jeu, mais aussi par ses tenues révolutionnaires pour l'époque, Suzanne Lenglen a exercé une influence capitale sur l'évolution du tennis féminin.
Williams, Serena
1 PRÉSENTATION
Williams, Serena (1981- ), joueuse de tennis américaine, victorieuse de 5 tournois du Grand Chelem entre 1999 et 2003.
2 LES ANNÉES DE FORMATION
Née à Saginaw (État du Michigan), Serena Williams est élevée en Californie. Son père l’encourage rapidement (ainsi que sa sœur Venus Williams) à développer ses exceptionnelles aptitudes pour le tennis. Elle participe à des tournois dès l’âge de 5 ans et s’aguerrit par la suite au fil de nombreuses compétitions juniors. Dès 1990, la famille Williams s’installe en Floride, et Serena intègre le circuit professionnel à 14 ans.
Toutefois, pour éviter de lui imposer des cadences physiques trop importantes et une pression psychologique difficile à supporter à cet âge, son père (qui est également son entraîneur) lui établit un programme de jeu raisonnable. Serena Williams remporte son premier titre junior aux Internationaux de France en 1999. Quelques mois plus tard, évoluant désormais parmi les seniors, elle atteint la finale d’un tournoi majeur en Floride, mais cède la victoire à sa sœur.
3 LES PREMIERS TITRES
Le véritable avènement au plus haut niveau a lieu lors des Internationaux des États-Unis de la même année 1999 : s’appuyant sur une puissance physique peu commune et des coups d’attaque du fond du court particulièrement efficaces et dévastateurs pour ses adversaires, Serena Williams domine facilement Martina Hingis (alors numéro un mondiale) en finale, et s’adjuge ainsi son premier tournoi du Grand Chelem à 17 ans, première joueuse noire à réussir cette performance depuis Althea Gibson en 1958.
Figurant régulièrement parmi les 10 meilleures joueuses du monde, elle poursuit sa progression exponentielle en 2000 (demi-finale aux Internationaux de Grande-Bretagne) et en 2001 (finale perdue contre sa sœur Venus aux Internationaux des États-Unis et victoires à Indien Wells et aux Masters).
4 CONFIRMATION ET CONSÉCRATION D’UN TALENT HORS NORMES
L’année 2002 est quant à elle synonyme d’une domination sans partage : absente des Internationaux d’Australie, Serena Williams gagne sur la terre battue de Roland-Garros aux Internationaux de France, sur le gazon de Wimbledon aux Internationaux de Grande-Bretagne et les Internationaux des États-Unis pour la deuxième fois de sa jeune carrière, confirmant par là même la polyvalence et la richesse de son jeu. Elle remporte par ailleurs les prestigieux tournois de Miami et de Rome et accède à la 1re place du classement mondial.
En janvier 2003, elle devient la troisième joueuse de l’histoire du tennis à remporter 4 tournois du Grand Chelem consécutivement sur deux saisons grâce à une nouvelle victoire aux dépens de sa sœur Venus aux Internationaux d’Australie.
A l’image de joueuses telles que sa sœur Venus Williams, ses compatriotes Monica Seles, Jennifer Capriati et Lindsay Davenport, mais également les Françaises Mary Pierce et Amélie Mauresmo, Serena Williams a atteint les sommets de la hiérarchie mondiale grâce à un jeu puissant et spectaculaire qui, depuis l’ascension et le « règne » de Steffi Graf, est devenu la norme du tennis féminin.
Capriati, Jennifer
1 PRÉSENTATION
Capriati, Jennifer (1976- ), joueuse de tennis américaine, vainqueur de trois tournois du Grand Chelem.
2 UNE RÉUSSITE PRÉCOCE, UNE CARRIÈRE BRISÉE
Née à New York, Jennifer Capriati débute sur le circuit professionnel (WTA) en 1990, à l’âge de quatorze ans ; elle est alors déjà lauréate de 2 titres majeurs obtenus en catégorie juniors (les Internationaux de France et des États-Unis en 1989). Sa puissance de frappe — droitière, elle exécute ses revers à deux mains — est immédiatement redoutée par ses adversaires. Plus jeune tête de série d’un tournoi du Grand Chelem (les Internationaux de Grande-Bretagne), elle est également la plus jeune joueuse à atteindre le stade des demi-finales d’une épreuve de cette importance. Deux ans plus tard, en 1992, elle remporte la médaille d’or aux jeux Olympiques d’été de Barcelone (Espagne).
Régulièrement présente parmi les 10 meilleures joueuses au monde, elle mène une brillante carrière jusqu’en 1994. Toutefois des problèmes personnels la contraignent à prendre du recul par rapport à la compétition et au monde du tennis qu’elle quitte pendant quelques saisons.
3 LE SECOND SOUFFLE
Après une première tentative infructueuse en 1996 (perturbée par une succession de blessures), Jennifer Capriati réapparaît sur les courts en 2000, dotée d’une solide condition physique et d’une technique irréprochable et perfectionnée. Désormais entraînée par son père Stefano, elle remonte progressivement vers le sommet de la hiérarchie d’un tennis féminin profondément renouvelé ; depuis le départ de l’Allemande Steffi Graf en effet, combiné au relatif déclin de Monica Seles, Martina Hingis, Mary Pierce et Amélie Mauresmo ainsi que Lindsay Davenport, Serena et Venus Williams se sont imposées au plus haut niveau et incarnent la « relève ».
Jennifer Capriati parvient à rivaliser avec cette nouvelle génération de joueuses spectaculaires et puissantes à la faveur de performances aussi remarquables qu’inattendues. Vainqueur des Internationaux d’Australie et des Internationaux de France en 2001, elle atteint par ailleurs la même année les demi-finales des Internationaux de Grande-Bretagne et des Internationaux des États-Unis.
En tête du classement mondial à la fin de la saison 2001, elle conserve ce rang au début de l’année 2002 grâce à une deuxième victoire consécutive à Melbourne (Australie) — son troisième trophée du Grand Chelem — aux dépens de Martina Hingis. Demi-finaliste à Roland-Garros quelques mois plus tard, elle réalise toutefois une saison 2002 moins pleine que la précédente, perdant plus d’un tiers des matches qu’elle dispute. En janvier 2003, elle est éliminée au premier tour des Internationaux d’Australie.
Hingis, Martina
1 PRÉSENTATION
Hingis, Martina (1980- ), joueuse de tennis suisse, plus jeune détentrice d’un titre du Grand Chelem (à 16 ans) depuis Lottie Dod en 1887, et plus jeune numéro un mondial de l’histoire du tennis (à 16 ans et demi).
2 UNE RÉUSSITE PRÉCOCE
Née à Košice (Tchécoslovaquie, aujourd’hui Slovaquie), Martina Hingis apprend le tennis dès l’âge de 3 ans, entraînée par sa mère, ancienne championne nationale. En 1985, elles émigrent en Suisse où Martina commence sa carrière en 1993. Elle est immédiatement remarquée parmi les juniors des Internationaux de France, épreuve qu’elle remporte à l’âge de 13 ans. Elle gagne à nouveau l’année suivante, en 1994, sur la terre battue parisienne, puis aux Internationaux de Grande-Bretagne. Elle devient joueuse professionnelle en octobre, classée 399e mondiale.
3 LA RÉVÉLATION PUIS LA CONSÉCRATION
Janvier 1996 constitue une date clé dans la carrière de Martina Hingis, puisqu’elle est propulsée 15e mondiale après être parvenue en quarts de finale aux Internationaux d’Australie. Six mois plus tard, elle décroche le titre en double à Wimbledon, aux côtés d’Helena Sukova. Mais c’est l’année 1997 qui la révèle véritablement ; en janvier, à l’âge de 16 ans et 5 mois, elle remporte son 1er titre du Grand Chelem en simple lors de l’Open d’Australie, tournoi qu’elle remporte à nouveau en 1998 et 1999, battant en finale la Française Amélie Mauresmo. En juillet 1998, elle arrache la victoire à la Tchèque Jana Novotna sur le gazon de Wimbledon et, en septembre, elle obtient le titre lors des Internationaux des États-Unis à New York.
Martina Hingis compte ainsi 5 victoires en Grand Chelem et 2 titres aux Masters. Seule ombre à son palmarès exceptionnel pour son âge, Roland-Garros, où elle n’a encore jamais pu gagner, battue en 1997 par la Croate Iva Majoli en finale.
4 UNE SUPRÉMATIE CONTESTÉE
Dominatrice et volontaire, parfois arrogante selon certains, quasiment imbattable pendant deux années (1997 et 1998) de règne sans partage sur le circuit féminin, Martina Hingis doit toutefois désormais affronter, à l’instar de l’Américain Pete Sampras chez les hommes, une concurrence plus intense ; les Américaines Lindsay Davenport, Jennifer Capriati, Venus et Serena Williams ou encore les Belges Kim Clijters et Justine Hénin sont en effet devenues des rivales permanentes.
Victorieuse de neuf tournois en 2000, trois en 2001 et deux en 2002 (10e place du classement mondial lors de cette dernière saison), Martina Hingis n’a pas remporté de tournoi du Grand Chelem depuis janvier 1999, malgré trois finales consécutives aux Internationaux d’Australie, et peine à retrouver le niveau qui a fait d’elle l’incontestable chef de file de la génération de joueuses qui a succédé à Steffi Graf, Monica Seles ou Aranxa Sanchez.
Sampras, Pete
1 PRÉSENTATION
Sampras, Pete (1971- ), joueur de tennis américain.
Vainqueur de 64 titres, dont 14 tournois du Grand Chelem (record absolu), et numéro un mondial pendant cinq saisons consécutives entre 1993 et 1998, Pete Sampras a marqué l’histoire du tennis. Mêlant fluidité stylistique et puissance physique, son jeu a permis la transition entre classicisme et modernité.
2 AVÈNEMENT ET CONSÉCRATION D’UN JOUEUR HORS NORMES
2.1 Un palmarès inégalé
Né à Washington, Pete Sampras devient professionnel en 1988 et remporte son premier tournoi en 1990, année de son triomphe aux Internationaux des États-Unis. Vainqueur des Masters en 1991 (puis en 1994, 1996, 1997 et 1999), il est, quelques jours plus tard, « responsable » de la défaite de son équipe contre la France en finale de la Coupe Davis — qu’il contribue cependant à reconquérir en 1995.
Il remporte par la suite sept fois les Internationaux de Grande-Bretagne (1993, 1994, 1995, 1997, 1998, 1999 et 2000), les Internationaux des États-Unis à cinq reprises (1990, 1993, 1995, 1996 et 2002), les Internationaux d’Australie à deux reprises (1994, 1997), tandis qu’il échoue toujours aux Internationaux de France.
2.2 Un joueur polyvalent, un attaquant « de style »
Attaquant puissant, joueur complet disposant de qualités techniques exceptionnelles tant en jeu de fond de court qu’en enchaînement service-volée, Pete Sampras est le premier à dépasser les 1 000 aces (ou services gagnants placés hors de portée de l’adversaire) servis en une année. Il a pu être considéré comme le seul joueur capable de réaliser le Grand Chelem — que l’Australien Rod Laver a été le dernier à réussir, en 1969 — mais ses échecs répétés sur la terre battue de Roland-Garros l’en ont empêché.
3 LA FIN D’UN RÈGNE
3.1 Une suprématie contestée
Après sa 13e victoire en Grand Chelem (Wimbledon en 2001), Pete Sampras n’est plus dominateur sur le circuit comme il l’a été pendant près de dix ans ; souvent blessé, sa capacité à affronter une concurrence toujours plus âpre — son rival « traditionnel » Andre Agassi, mais également une nouvelle génération de joueurs parmi lesquels Gustavo Kuerten, Lleyton Hewitt ou le Russe Marat Safin — est désormais régulièrement remise en question.
S’il concentre ses efforts de préparation physique et psychologique sur les tournois du Grand Chelem, notamment Roland-Garros, son bilan lors des saisons 2000 (seulement 2 titres) et 2001 (une place de finaliste à l’US Open) indique des difficultés croissantes à rester au plus haut niveau.
3.2 Un dernier succès
En 2002, Pete Sampras dispute la finale du tournoi de Houston (États-Unis), mais quitte les Internationaux d’Australie en huitièmes de finale et les Internationaux de France et de Grande-Bretagne dès les premiers tours. Moins affûté physiquement, il ne parvient plus à imposer son jeu.
Toutefois, à l’occasion de l’édition 2002 des Internationaux des États-Unis, après 33 tournois sans victoire, il retrouve sa motivation et s’impose pour la 14e fois en Grand Chelem. Cette victoire aussi inattendue que méritée — il domine en effet successivement certains des meilleurs joueurs du circuit, notamment Andre Agassi en finale — confirme son appartenance au « panthéon » des plus grands joueurs de l’histoire du tennis. Fort de ce dernier succès, Pete Sampras annonce officiellement, en août 2003, la fin de sa carrière sportive.
Kuerten, Gustavo
1 PRÉSENTATION
Kuerten, Gustavo (1976- ), joueur de tennis brésilien.
2 GUSTAVO KUERTEN OU L’AVÈNEMENT D’UN STYLE : L’ATTAQUE DE FOND DE COURT
Né à Florianópolis (État de Santa Catarina) dans une famille férue de sport, Gustavo Kuerten découvre le tennis, mais également le football et le basket-ball, à l’âge de 6 ans. Amateur de surf, qui demeure aujourd’hui encore l’une de ses passions, il embrasse toutefois la carrière de tennisman à 14 ans. Entraîné par Larri Passos (son « père de substitution » après le décès de ce dernier), il tente de passer les qualifications de grands tournois européens, sans obtenir de résultats probants.
L’expérience s’avère cependant profitable, et Gustavo Kuerten intègre le circuit professionnel ATP en 1995. Son jeu d’attaquant de fond de court, qui repose sur une exceptionnelle vitesse de déplacement, des frappes sèches et l’utilisation d’effets liftés tant en revers qu’en coup droit, déstabilise ses adversaires ; tout comme le style en maints points identique de joueurs tels que l’Américain Jim Courier ou l’Espagnol Sergi Bruguera avait pu se révéler redoutable quelques années auparavant.
3 GUSTAVO KUERTEN, « MAÎTRE » DE LA TERRE BATTUE
Sa victoire surprise aux Internationaux de France en 1997 marque un tournant dans la carrière de Gustavo Kuerten — parfois surnommé « Guga » par ses admirateurs —, désormais « lancé » vers le sommet de la hiérarchie mondiale. Adulé dans son pays, où il détrône les plus grands joueurs de football en termes de popularité, il connaît par la suite deux saisons moins fastes.
Toujours étonnamment décontracté face à la pression médiatique et sportive, il revient au plus haut niveau à l’occasion du tournoi de Monte-Carlo en 2000. Concurrencé dans sa quête de la 1re place mondiale par le jeune Russe Marat Safin notamment, il s’impose cependant quelques mois plus tard à Roland-Garros pour son deuxième succès en Grand Chelem, puis conclut la saison par plusieurs exploits consécutifs lors des Masters de Lisbonne (Portugal) : vainqueur successivement d’Andre Agassi et de Pete Sampras en finale de l’épreuve, sur une surface rapide plutôt favorable aux véritables attaquants, il dépossède Marat Safin de la 1re place au classement ATP.
Vainqueur sur la terre battue parisienne pour la troisième fois en 2001 — seuls Björn Borg et Henri Cochet ont fait mieux avec respectivement 6 et 4 victoires —, Gustavo Kuerten connaît une saison 2001 inégale ; décevant lors des Masters disputés à Sydney (Australie), il conserve néanmoins la 2e place au classement ATP, derrière l’Australien Lleyton Hewitt, à la faveur d’excellents résultats en début d’année. L’année suivante, une blessure contrarie son évolution ; il ne peut disputer qu’un nombre limité de matchs, ne remporte qu’un titre et termine ainsi la saison 2002 à la 36e place de la hiérarchie mondiale.
épicondylite
épicondylite, inflammation douloureuse de la région du coude appelée couramment tennis elbow. C'est en effet l'épicondyle latéral, la partie de l'humérus sur laquelle le muscle extenseur du bras vient se fixer sur l'os, qui est en cause. Lorsque c'est l'épicondyle médian qui est touché, on parle soit de tennis elbow, soit de golfer's elbow. Dans les deux cas, les lésions sont liées à un surmenage musculaire. Celui-ci peut être dû à la pratique d'un sport ou à des mouvements répétitifs effectués dans un cadre professionnel. La lésion se manifeste par une souplesse locale au niveau du tendon et une douleur lorsque les muscles sont sollicités. Dans le cas du tennis elbow, la douleur se fait sentir à l'extension du bras.
La blessure est causée par la déchirure des muscles près de leur point d'insertion sur les os ou par un étirement du périoste (qui recouvre les os). Cette lésion initiale conduit à une inflammation latente. Le traitement idéal est le repos total, qui n'est pas toujours facile à respecter. Il est possible de porter une manchette en cuir qui limite le degré d'extension du bras, et qui permet de bouger tout en évitant les mouvements dangereux. L'infiltration locale de corticostéroïde est antalgique à terme, même si l'injection est elle-même douloureuse. La kinésithérapie (massages) et la physiothérapie (application d'ultrasons, par exemple) se sont également révélées efficaces dans le traitement de l'épicondylite. Dans certains cas très rares, une intervention chirurgicale peut s'imposer. Si la blessure est due à la pratique d'un sport ou d'une autre activité, elle peut s'expliquer par une mauvaise technique. Les conseils d'un entraîneur peuvent contribuer à éviter toute récidive.
Connors, Jimmy
Connors, Jimmy (1952- ), joueur de tennis américain, l’une des figures les plus populaires de l’histoire de ce sport.
Né à Belleville (Illinois), fils de professeur de tennis, Jimmy Connors devient professionnel en 1971 et remporte deux tournois dès sa première année sur le circuit. Vainqueur de 109 titres (record absolu) en vingt ans de carrière, dont neuf en Grand Chelem — les Internationaux d’Australie en 1974, les Internationaux de Grande-Bretagne en 1974 et 1982 et les Internationaux des États-Unis en 1974, 1976, 1978, 1982 et 1983 — et une victoire aux Masters en 1977, Jimmy Connors a par ailleurs occupé la première place du classement mondial pendant 160 semaines consécutives de 1974 à 1977, ce qui constitue également un record jamais égalé.
Célèbre pour son tempérament particulièrement expressif et sa conduite parfois théâtrale sur le court (qui, à l’instar de son compatriote et néanmoins rival John McEnroe, a largement contribué à sa popularité devenue légendaire), Jimmy Connors a durablement marqué l’histoire du tennis moderne. Gaucher, utilisant une prise de raquette à deux mains en coup droit comme en revers (trait caractéristique de son style de jeu), il s’est illustré par une combativité hors normes et une technique reposant sur des coups puissants joués sans effet, des retours de service particulièrement efficaces et une présence physique exceptionnelle. Ken Rosewall, Arthur Ashe, Björn Borg ou encore Ivan Lendl ont été ses principaux adversaires.
Progressivement dépassé par la nouvelle génération montante des années quatre-vingt-dix — l’Allemand Boris Becker, le Suédois Stefan Edberg, puis les Américains Pete Sampras ou Andre Agassi —, Jimmy Connors impressionne le public et ses adversaires par quelques derniers coups d’éclats — sa place de demi-finaliste à l’US Open en 1991, acquise au terme de matches spectaculaires et « héroïques » (il est alors âgé de près de 40 ans), est ainsi restée dans les mémoires —, mais il quitte définitivement la compétition en mai 1996, après avoir disputé plus de 1 100 matches, dont 872 victoires.
Rafter, Patrick
1 PRÉSENTATION
Rafter, Patrick (1972- ), joueur de tennis australien.
2 PATRICK RAFTER, « ENFANT » DU TENNIS AUSTRALIEN
Né à Mount Isa (Queensland) au sein d’une famille nombreuse, Patrick Rafter débute le tennis à l’âge de cinq ans. Au terme de ses études secondaires, il parcourt l’Europe avec son frère aîné Geoff afin de disputer de nombreux tournois. Désormais officiellement entraîné par ce dernier, il intègre le circuit professionnel en 1991 et remporte le premier de ses 11 titres en 1994. Si les résultats tardent à confirmer un talent naturel hors normes, le style et le jeu de Patrick Rafter sont progressivement redoutés par ses adversaires, qui peinent à contrer les assauts répétés de cet attaquant « élevé » dans la tradition des grands joueurs australiens, tels que Rod Laver, Roy Emerson, John Newcombe, Ken Rosewall ou Pat Cash.
3 LE « DÉCLIC » : LES INTERNATIONAUX DES ÉTATS-UNIS EN 1997
L’édition 1997 des Internationaux des États-Unis marque un tournant dans la carrière de Patrick Rafter : à la surprise générale, il s’impose en finale face au Britannique Greg Rusedski et s’adjuge ainsi son premier tournoi du Grand Chelem, exploit qu’il réédite l’année suivante aux dépens de son compatriote Mark Philippoussis, non sans avoir « disposé » auparavant en demi-finale du numéro deux mondial de l’époque, l’Américain Michael Chang. Athlétique et puissant, le jeu de Patrick Rafter, particulièrement efficace sur surface rapide (notamment le gazon de Wimbledon, épreuve dont il atteint la finale à deux reprises consécutivement en 2000 et 2001) se caractérise avant tout par une exceptionnelle présence physique dans les enchaînements service-volée ; auparavant, seuls l’Américain John McEnroe et le Suédois Stefan Edberg possédaient ce style de jeu systématiquement tourné vers l’offensive et particulièrement difficile à maîtriser pour leurs adversaires respectifs.
Numéro un mondial éphémère en juillet 1999, au faîte de sa réussite sportive, Patrick Rafter crée la Children Foundation, fondation pour les enfants malades d’Australie à laquelle il verse une partie non négligeable de ses gains financiers. Spectaculaire et charismatique, il fait par ailleurs l’unanimité auprès du public et de ses confrères tennismen. S’il réside aujourd’hui aux Bermudes, Patrick Rafter n’en demeure pas moins attaché à ses racines australiennes et participe activement aux campagnes de Coupe Davis menées par son pays, notamment aux côtés du jeune prodige Lleyton Hewitt. En 2001 toutefois, à la veille d’une retraite sportive annoncée, il échoue en finale de cette épreuve contre la France.
Becker, Boris
Becker, Boris (1967- ), joueur de tennis allemand, plus jeune vainqueur de l’histoire des Internationaux de Grande-Bretagne.
Né à Leimen (Bade-Wurtemberg), Boris Becker commence à jouer au tennis dès l'âge de 3 ans. Découvert par le célèbre entraîneur roumain Ion Tiriac, il remporte les Internationaux de Grande-Bretagne en 1985 (à l'âge de 17 ans), 1986 et 1991 (année de son accession au rang de meilleur joueur du monde), les Internationaux des États-Unis en 1989 et les Internationaux d'Australie en 1991 et 1996. Il s’adjuge également la Coupe Davis avec l'équipe de République fédérale d'Allemagne en 1988 et 1989, et devient champion olympique en double en 1992, aux côtés de Michael Stich.
Joueur spectaculaire, puissant et agressif, doté d’un service fulgurant, d’une frappe lourde et d’un coup droit ravageur (précurseur en cela du tennis d’attaque du fond du court caractéristique des années quatre-vingt dix), Boris Becker est particulièrement à l’aise sur surfaces rapides et dans le jeu au filet. Ses duels contre Ivan Lendl, Mats Wilander ou Stefan Edberg, puis contre Andre Agassi ou Pete Sampras ont marqué le tennis de la fin des années quatre-vingt et des années quatre-vingt-dix : il a en effet contribué à l’évolution du tennis moderne vers une épreuve essentiellement physique.
Réputé pour ses revendications en tant que joueur au sein de l’ATP (ou Association des tennismen professionnels), notamment en ce qui concerne le calendrier des tournois au cours d’une saison, Boris Becker a démissionné de ses fonctions de capitaine de l’équipe allemande de Coupe Davis en décembre 1999.
Courier, Jim
Courier, Jim (1970- ), joueur de tennis américain, vainqueur de quatre tournois du Grand Chelem au début des années 1990.
Né à Sanford (Floride), Jim Courier débute sur le circuit professionnel masculin (ATP) en 1988. Rapidement, son solide jeu de fond de court fait des ravages : son revers exécuté à deux mains et ses frappes à la fois sèches et puissantes en coup droit — un coup particulièrement spectaculaire et efficace — déstabilisent ses adversaires et le propulsent vers le sommet de la hiérarchie mondiale.
En 1991, il remporte son premier tournoi du Grand Chelem aux Internationaux de France en battant son compatriote Andre Agassi, au style de jeu sensiblement identique. L’année suivante, il s’impose aux Internationaux d’Australie aux dépens de l’attaquant Stefan Edberg, accède à la première place du classement mondial, récidive sur la terre battue parisienne, sa surface de prédilection, et contribue à la victoire de l’équipe américaine en Coupe Davis. En 1993, il remporte son deuxième titre consécutif et son quatrième tournoi du Grand Chelem à Melbourne.
Appartenant à une génération de joueurs américains — Andre Agassi, Pete Sampras ou encore Michael Chang — qui a pris la relève de Mats Wilander, Boris Becker et Stefan Edberg notamment, Jim Courier est l’un des artisans de l’évolution du tennis moderne vers un jeu toujours plus physique et puissant. La période au cours de laquelle il a été à son apogée sur le circuit, relativement courte — sa victoire en Coupe Davis en 1995 constitue son dernier véritable fait d’armes —, le place parmi les figures les plus marquantes de l’histoire de ce sport.
tennis
1 PRÉSENTATION
tennis, sport pratiqué en salle (indoor en anglais) ou en plein air (outdoor) dans lequel 2 ou 4 joueurs se renvoient une balle à l’aide de raquettes sur un terrain, appelé court, partagé par un filet.
2 LES PRINCIPALES RÈGLES DU TENNIS
2.1 Le court
Le court de tennis, identique pour les matchs en simple ou en double, comporte un couloir de chaque côté et des lignes blanches qui délimitent le court et les carrés de service utilisés en simple ou en double. La surface de jeu en simple est de 23,77 m sur 8,23 m ; en double, les deux couloirs sont pris en compte et les dimensions atteignent 23,77 m sur 10,97 m. Le filet mesure 1,07 m de haut sur les côtés et 0,91 m au centre.
Les courts de tennis peuvent être en gazon, en terre battue, en ciment ou matière synthétique (teraflex notamment, comme pour le tournoi de Bercy à Paris).
2.2 Le matériel
2.2.1 La balle
La balle de tennis est une enveloppe en caoutchouc remplie d’air et recouverte de feutre ; elle mesure de 6 cm à 7 cm de diamètre, pèse de 57 g à 58 g et possède une vitesse variable selon la pression et l’épaisseur du caoutchouc et du feutre.
2.2.2 La raquette
La raquette, qui pèse entre 400 g et 450 g, est en bois (essentiellement du frêne), en aluminium, en graphite ou autre matériau composite. Elle se compose d’une partie ovale ou ronde avec un cordage en boyau ou en nylon particulièrement résistant ; le manche est généralement recouvert de caoutchouc ou de cuir pour une bonne prise en main.
2.2.3 L’équipement vestimentaire
Les joueurs de tennis portent des vêtements légers qui, par tradition, sont blancs, bien que les tenues colorées soient aujourd’hui courantes ; l’Américain Andre Agassi est l’un des premiers à avoir remis en cause, à la fin des années 1980, les codes vestimentaires alors prédominants en pénétrant sur les courts vêtu d’un short ou de maillots de couleur jusque-là inédites. De grandes marques d’équipement sportif « habillent » et sponsorisent les meilleurs joueurs et joueuses du monde.
2.3 Les principaux coups du tennis
2.3.1 Le service
2.3.1.1 Le serveur et le relanceur
Les points disputés commencent par un service. Le joueur qui engage (le serveur) envoie la balle dans le carré de service adverse en la faisant passer au-dessus du filet. Le joueur qui réceptionne la balle est le relanceur. Au début d’un match de tennis, on détermine le joueur ou l’équipe qui exécute le tout premier service à pile ou face ou à l’aide du manche d’une raquette.
2.3.1.2 Les fautes possibles au service
Le serveur, placé derrière la ligne de fond de court, doit envoyer la balle dans le carré de service adverse diagonalement opposé. Il lance d’abord la balle puis la frappe avant qu’elle ne touche le sol. Si, à la première tentative, la balle arrive dans le filet, en dehors du carré de service diagonalement opposé ou en dehors du camp adverse, celle-ci est considérée comme faute ; le joueur dispose alors d’une « deuxième balle ». Si le joueur commet une faute à la deuxième tentative, il est sanctionné par une « double faute » et c’est l’adversaire qui marque le point. La faute de pied intervient si le serveur pose un pied dans le court avant la fin de son service, autrement dit avant d’avoir touché la balle avec sa raquette. Lorsque la balle touche le haut du filet mais parvient tout de même dans le carré visé, elle est dite let et le joueur peut servir à nouveau. Lorsque l’adversaire ne parvient pas à renvoyer la balle du serveur, il s’agit d’un service gagnant ou d’un ace s’il ne peut la toucher.
2.3.1.3 L’alternance des serveurs
Lorsque le premier point a été marqué, le service doit être exécuté depuis le carré de service gauche vers le carré de service gauche de l’adversaire ; le service change de côté après chaque point jusqu’à la fin du jeu. L’adversaire devient serveur au jeu suivant et cette alternance se poursuit de la même façon pendant toute la manche. De même, en double, l’un des 2 joueurs de l’une des 2 équipes sert, puis l’un des 2 joueurs de l’équipe adverse, puis le second joueur de la première équipe à avoir servi, enfin le second joueur de la seconde équipe.
2.3.2 Les coups fondamentaux : le coup droit, le revers et les effets
Les coups de base du tennis sont le coup droit et le revers, qui peuvent être distillés en imprimant divers effets.
Le coup droit consiste à frapper la balle avec la face intérieure de la raquette. Le revers consiste, par l’intermédiaire d’une prise de raquette inverse, à exécuter un coup du côté opposé au coup droit. Pour le coup droit, le manche de la raquette est légèrement incliné vers la gauche (ou vers l’intérieur, chez un droitier) ; plus l’inclinaison est importante, plus l’effet « lifté » — la balle tourne rapidement sur elle-même, prend une trajectoire bombée au-dessus du filet et « gicle » vers le haut et vers l’extérieur lorsqu’elle rebondit — est efficace. À l’inverse, une raquette inclinée vers l’extérieur permet d’imprimer un effet dit « coupé » à la balle, dont la vitesse est ralentie et le rebond amoindri (moins haut) lorsqu’elle touche le sol. La réalisation de ces effets requiert toutefois une excellente maîtrise technique pour en garantir l’efficacité. Certains joueurs conservent une prise de raquette quasiment identique pour tous les types de coups, qu’ils exécutent alors sans effet, « à plat ».
Enfin, la prise de raquette à deux mains, utilisée surtout pour le revers — le Français Fabrice Santoro et l’Américaine Monica Seles figurent parmi les seuls joueurs de tennis au monde à tenir leur raquette avec les deux mains tant en coup droit qu’en revers —, accroît la puissance des coups ; popularisée par le Suédois Björn Borg dans les années 1970, cette technique a depuis été utilisée par de nombreux joueurs qui, parfois, l’ont adoptée dès leur plus jeune âge ; tenir une raquette à deux mains du côté opposé étant en effet plus aisé qu’à une seule main.
2.3.3 Les autres coups
Parmi les autres coups du tennis figurent le « lob » (balle très haute envoyée, le plus souvent avec un effet lifté, au-dessus de l’adversaire monté au filet), le « smash » (frappe particulièrement puissante et très difficile à rattraper, appliquée le plus souvent sur un lob), « l’amorti » (frappe « coupée » de bas en haut, le plus souvent peu puissante, qui envoie la balle juste derrière le filet), la « volée » (balle frappée avant le rebond lorsque le joueur se trouve près du filet ou en phase d’approche) et la « demi-volée » (la balle est frappée très bas, dès qu’elle a touché le sol, immédiatement après le rebond).
2.4 Les fautes
Après un service réussi, la balle peut être jouée en tout point du camp opposé jusqu’à ce qu’un des joueurs ou une des équipes commette une faute. Il y a faute si un joueur ne peut renvoyer la balle avant le deuxième rebond, s’il envoie la balle dans le filet ou en dehors du court, et s’il touche le filet. Chaque faute vaut un point à l’adversaire.
2.5 Le décompte des points
2.5.1 Le jeu
Dans un jeu, s’il n’y a pas égalité, le premier point correspond à 15, le deuxième à 30, le troisième à 40 et le quatrième au gain du jeu. En cas d’égalité, à « 40 partout », le jeu continue jusqu’à ce qu’un des joueurs marque 2 points consécutifs en plus de son adversaire ; le joueur qui marque le premier de ces 2 points, et qui peut donc remporter le jeu au point suivant, dispose d’un « avantage ».
Dans les compétitions, le score du serveur est annoncé en premier. L’arbitre de chaise annonce par exemple : « zéro-15 », « 30-15 » ou « égalité ». Pendant une manche, les joueurs changent de côté après le premier jeu et après tous les jeux impairs ; cette règle s’applique aussi bien en simple qu’en double.
2.5.2 Le set
Généralement, 6 jeux permettent de gagner une manche mais, de la même façon qu’un jeu se gagne avec 2 points d’avance, il faut au moins 2 jeux d’écart pour gagner une manche. Lorsqu’un joueur ou une équipe a gagné 6 jeux et son adversaire 5, la partie continue jusqu’à ce qu’il y ait un écart d’au moins 2 jeux entre les deux camps.
2.5.3 Le jeu décisif
Le système du jeu décisif (ou tie break en anglais) intervient cependant à 6 jeux partout, à l’exception du dernier set (qui peut être le troisième ou le cinquième, selon le type de tournoi). Chaque joueur a alors droit à 2 services consécutifs et le système numérique habituel est appliqué : le vainqueur est le joueur qui totalise le premier 7 points, à condition qu’il ait au moins 2 points d’avance ; le cas échéant, le jeu décisif continue. Le vainqueur d’un match de tennis est le joueur ou l’équipe qui gagne le plus de manches sur les 2, 3 ou 5 manches disputées au total.
2.5.4 Le corps arbitral
Les compétitions professionnelles se déroulent en présence de 15 officiels : un juge-arbitre (ou arbitre de chaise) qui annonce les points, assisté d’un arbitre, d’un juge de filet, de 2 juges de faute de pied et de 10 juges de ligne.
3 HISTORIQUE ET COMPÉTITIONS
3.1 Histoire du tennis
Le tennis a probablement été inventé en 1873 par un officier de l’armée britannique, Walter C. Wingfield. Bien qu’il ait revendiqué l’invention de ce jeu, qu’il avait baptisé sphairistiké (du grec « jouer à la balle ») d’après un jeu de la Grèce antique, il s’est inspiré du jeu de paume pour créer un sport de plein air, d’abord appelé lawn tennis (littéralement « tennis sur herbe ») puis tennis. Le mot « tennis » vient du français « tenez ».
3.2 Les principales compétitions
3.2.1 Le Grand Chelem
3.2.1.1 Les tournois
La Fédération internationale de tennis (FIT) a été créée en 1912. Depuis cette date, les tournois du Grand Chelem — seules épreuves à se disputer sur une période de deux semaines, contre une semaine pour les compétitions « courantes » — sont les plus importants d’une saison typique de tennis : les Internationaux d’Australie ont lieu en janvier (au tout début de la saison) à Melbourne et se jouent sur une surface rapide en synthétique ; les Internationaux de France se déroulent de la fin du mois de mai au début du mois de juin sur la terre battue (la surface la plus lente du circuit, favorable aux joueurs de fond de court, devenus attaquants de fond de court depuis le début des années 1990) à Roland-Garros (Paris) ; les Internationaux de Grande-Bretagne ont lieu au mois de juillet à Wimbledon (près de Londres) et se disputent sur de l’herbe, surface rapide sur laquelle les adeptes du service-volée sont particulièrement à l’aise ; enfin, les Internationaux des États-Unis se déroulent à la fin du mois d’août sur le ciment de Flushing-Meadow à New York.
3.2.1.2 Les joueurs
Auparavant, un joueur devait gagner les 4 tournois la même année pour remporter le Grand Chelem ; en 1982, la Fédération internationale de tennis a décidé que le Grand Chelem serait accordé après 4 victoires successives, peu importe qu’elles aient été acquises sur une ou deux années.
Seuls 6 joueurs ont remporté le Grand Chelem : chez les messieurs, l’Américain Don Budge (1938) et l’Australien Rod Laver, qui l’a remporté à 2 reprises (1962 et 1969) ; chez les dames, les Américaines Maureen C. Connolly (1953) et Martina Navratilova (1984), l’Australienne Margaret Court (1970) et l’Allemande Steffi Graf (1988 et 1994). L’Américain Andre Agassi a quant à lui réussi une performance unique depuis la création de l’ère Open en 1969, puisqu’il a remporté au moins une fois chacun des 4 tournois du Grand Chelem au cours de sa carrière, par conséquent sur 4 surfaces différentes.
3.2.2 Les épreuves par équipe : Coupe Davis et Fed Cup
Le premier Championnat du monde de tennis a été organisé à l’occasion de la Coupe Davis, qui a lieu tous les ans depuis 1900 et désigne la meilleure équipe masculine nationale du monde.
Créée en 1963 pour commémorer le 50e anniversaire de la Fédération internationale de tennis (voir fédérations sportives), la Fed Cup regroupe chaque année, après une phase de tours éliminatoires disputés dans trois zones géographiques — Amérique, Europe et Asie, Asie et Océanie —, les huit meilleures équipes féminines du monde. En 1997, sous la conduite de Yannick Noah, déjà vainqueur de deux Coupes Davis (1991 et 1996), la France remporte la première Fed Cup de son histoire. En 1988, le tennis redevient par ailleurs un sport olympique.
3.2.3 L’ATP Tour et le WTA Tour
Outre les tournois du Grand Chelem et les épreuves par équipes, les joueurs et les joueuses participent au cours d’une saison à de nombreux tournois organisés par l’ATP (Association des tennismen professionnels) et la WTA (Women tennis Association) ; associés aux Masters Series (anciennement Super 9), soit les 9 tournois les plus importants d’une saison régulière, ces épreuves permettent d’établir un classement figé après les Masters qui concluent traditionnellement la saison et auxquels participent les 8 meilleurs joueurs et joueuses de l’année.
3.3 Les principales figures de l’histoire du tennis
3.3.1 Les joueurs
Aux côtés des vainqueurs du Grand Chelem précédemment cités, les principales figures de l’histoire du tennis, soit les joueurs qui ont imprimé leur marque sur ce sport et contribué à son évolution, tant par leur technique que leur charisme, sont : les Suédois Björn Borg, Mats Wilander et Stefan Edberg, les Américains Tony Traber, Arthur Ashe, John McEnroe, Jimmy Connors, Andre Agassi, Jim Courier, Michael Chang (plus jeune vainqueur des Internationaux de France en 1989) et Pete Sampras, le Tchèque naturalisé américain Ivan Lendl, les Australiens Lewis Hoad, Ken Rosewall, John Newcombe, Pat Cash, Patrick Rafter et Lleyton Hewitt, les Allemands Boris Becker et Michael Stich, l’Autrichien Thomas Muster, les Espagnols Manuel Orantes, Emilio Sanchez, Sergi Bruguera (double vainqueur des Internationaux de France en 1993 et 1994), Carlos Moya (vainqueur de la même épreuve en 1998 et éphémère numéro un mondial en 1999) et Alex Corretja, l’Italien Nicola Pietrangeli, les Sud-Américains Andres Gomez (vainqueur à Paris en 1990), Guillermo Vilas (titulaire de 4 tournois du Grand Chelem obtenus entre 1977 et 1979), Marcelo Rios (premier numéro un mondial originaire de ce continent en 1998) et Gustavo Kuerten (triple vainqueur à Roland-Garros en 1997, 2000 et 2001), le Roumain Ilie Nastase (vainqueur de 2 tournois du Grand Chelem en 1972 et 1973), le Croate Goran Ivanisevic (vainqueur à Wimbledon en 2001 en tant qu’invité par les organisateurs, son classement ATP ne suffisant pas à l’intégrer aux 128 joueurs du tableau final) et les Russes Andrei Chesnokov, Evgueni Kafelnikov (vainqueur de deux tournois du Grand Chelem en 1996 et 1999) et Marat Safin.
3.3.2 Les joueuses
L’Australienne Evonne Goolagong, les Américaines Billie Jean King, Chris Evert, Monica Seles, Jennifer Capriati, Serena et Venus Williams et Lindsay Davenport, l’Argentine Gabriela Sabatini, l’Espagnole Arantxa Sánchez Vicario et la Suissesse Martina Hingis ont contribué, dans le sillage des « incontournables » et inaccessibles Martina Navratilova et Steffi Graf, à transformer le tennis féminin en un sport plus engagé en termes physiques, plus spectaculaire et surtout plus populaire qu’il ne l’était jusqu’à la fin des années 1970, cantonné à un rôle de « faire-valoir » du tennis masculin.
3.3.3 Les Français
La Fédération française de tennis, créée en 1920, regroupe environ un million de licenciés. De nombreux Français se sont illustrés au plus haut niveau : les « Mousquetaires » — René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon —, François Jauffret, Patrick Proisy (finaliste à Roland-Garros en 1972), Patrice Dominguez, Thierry Tulasne, Yannick Noah (dernier vainqueur français d’un tournoi du Grand Chelem à Paris en 1983), Henri Leconte, Guy Forget, Arnaud Boetsch (vainqueur de la Coupe Davis en 1996), Cédric Pioline, Fabrice Santoro ou encore Sébastien Grosjean (premier Français finaliste des Masters en 2001).
Chez les femmes, Mary Pierce, vainqueur des Internationaux d’Australie en 1995 et des Internationaux de France en 2000, a succédé à Suzanne Lenglen, quasiment invincible dans les années 1920, et à Françoise Durr, lauréate des Internationaux de Roland-Garros en 1967. Nathalie Tauziat (finaliste des Internationaux de Grande-Bretagne à trente ans en 1998 et qui dispute en 2001 sa dernière saison professionnelle), Julie Halard (également retraitée depuis 2001), Amélie Mauresmo (finaliste à Melbourne en 1999) ou encore Sandrine Testud (régulièrement classée parmi les 10 premières joueuses mondiales) figurent également parmi les meilleures joueuses de l’histoire du tennis français.
Tennis : palmarès des numéros un mondiaux
Hommes Femmes ANNÉE1 JOUEUR PAYS
1973 Ilie Nastase Roumanie
1974 Jimmy Connors États-Unis
1975 Jimmy Connors États-Unis
1976 Jimmy Connors États-Unis
1977 Jimmy Connors États-Unis
1978 Jimmy Connors États-Unis
1979 Björn Borg Suède
1980 Björn Borg Suède
1981 John McEnroe États-Unis
1982 John McEnroe États-Unis
1983 John McEnroe États-Unis
1984 John McEnroe États-Unis
1985 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1986 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1987 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1988 Mats Wilander Suède
1989 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1990 Stefan Edberg Suède
1991 Stefan Edberg Suède
1992 Jim Courier États-Unis
1993 Pete Sampras États-Unis
1994 Pete Sampras États-Unis
1995 Pete Sampras États-Unis
1996 Pete Sampras États-Unis
1997 Pete Sampras États-Unis
1998 Pete Sampras États-Unis
1999 Andre Agassi États-Unis
2000 Gustavo Kuerten Brésil
2001 Lleyton Hewitt Australie
2002 Lleyton Hewitt Australie
2003 Andy Roddick États-Unis
1 Historique des numéros un établi depuis 1973, date de l'application du classement informatisé de l'ATP (Association des tennismen professionnels)
Tennis : palmarès JO
Simple hommes Double hommes Simple femmes Double femmes ANNÉE OR ARGENT BRONZE
1896 John Boland
(Grande-Bretagne) Dionysios Kasdaglis (Grèce) Momcilo Tapavica (Hongrie) et K. Paspatis (Grèce)
1900 Lawrence Doherty
(Grande-Bretagne) Harold Mahony
(Grande-Bretagne) Reginald Doherty
(Grande-Bretagne) et
A. B. J. Norris
(Grande-Bretagne)
1904 Beals Wright (États-Unis) Robert LeRoy (États-Unis) Edgar Leonard (États-Unis) et
Alphonzo Bell (États-Unis)
1906 Maxime Decugis (France) Maurice Germot (France) Zdenek Zemla (Bohème)
1908 Josiah Ritchie
(Grande-Bretagne) Otto Froitzheim (Allemagne) Wilberforce Eaves
(Grande-Bretagne)
1912 Charles Winslow
(Afrique du Sud) Harold Kitson (Afrique du Sud) Oscar Kreuzer (Allemagne)
1920 Louis Raymond
(Afrique du Sud) Ichiya Kumagai (Japon) Charles Winslow
(Afrique du Sud)
1924 Vincent Richards
(États-Unis) Henri Cochet (France) Umberto Luigi De Morpurgo (Italie)
1988 Miloslav Mecir (Tchécoslovaquie) Tim Mayotte (États-Unis) Stefan Edberg (Suède) et
Brad Gilbert (États-Unis)
1992 Marc Rosset (Suisse) Jordi Arrese (Espagne) Goran Ivanisevic (Croatie) et
Andreï Cherkasov (CEI)
1996 André Agassi (États-Unis) Sergi Bruguera (Espagne) Leander Paes (Inde)
2000 Evgueni Kafelnikov (Russie) Tommy Haas (Allemagne) Arnaud Di Pasquale (France)
1900 Charlotte Cooper
(Grande-Bretagne) Hélène Prévost (France) Marion Jones (États-Unis) et Hedwig Rosenbaum (Bohème) 1906 Esmee Simirioi (Grèce) Sophia Marinou (Grèce) Euphrosine Paspati (Grèce) 1908 Dorothea Chambers
(Grande-Bretagne) Penelope Boothby
(Grande-Bretagne) Joan Winch
(Grande-Bretagne) 1912 Marguerite Borquedis (France) Dorothea Köring (Allemagne) Molla Bjurstedt (Norvège) 1920 Suzanne Lenglen (France) Dorothy Holman
(Grande-Bretagne) Kitty McKane
(Grande-Bretagne) 1924 Helen Wills (États-Unis) Julie Vlasto (France) Kitty McKane
(Grande-Bretagne) 1988 Steffi Graf
(Allemagne de l’Ouest) Gabriele Sabatini (Argentine) Manuela Maleeva (Bulgarie) et Zina Garrison (États-Unis) 1992 Jennifer Capriati (États-Unis) Steffi Graf (Allemagne) Mary Joe Fernandez
(États-Unis) et Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) 1996 Lindsay Davenport
(États-Unis) Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Jana Novotna
(République tchèque) 2000 Venus Williams (États-Unis) Elena Dementieva (Russie) Monica Seles (États-Unis)
1920 Winifred McNair, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Geraldine Beamish, Dorothy Holman (Grande-Bretagne) Suzanne Lenglen,
Élisabeth d’Ayen (France) 1924 Hazel Wightman, Helen Wills (États-Unis) Phyllis Covell, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Dorothy Shepherd-Barron, Evelyn Colyer
(Grande-Bretagne) 1988 Pamela Shriver, Zina Garrison (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (Tchécoslovaquie) Elizabeth Smylie, Wendy Turnbull (Australie) et
Steffi Graf, Claudia Kohde-Kilsch (Allemagne de l’Ouest) 1992 Mary Joe Fernandez,
Gigi Fernandez (États-Unis) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Natalja Zwerewa, Lejla Meschki (CEI) et
Rachel McQuillan,
Nicole Provis (Australie) 1996 Gigi Fernandez, Mary Joe Fernandez (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (République tchèque) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) 2000 Serena Williams,
Venus Williams (États-Unis) Kristie Boogert, Miriam Oremans (Pays-Bas) Els Callens, Dominique Van Roost (Belgique)
1896 John Boland, Friedrich Traun (Grande-Bretagne/Allemagne) Dionysios Kasdaglis,
Dimitros Petrokokkinos (Grèce) Edwin Flack, George Robertson (Australie/Grande-Bretagne)
1900 Lawrence Doherty, Reginald Doherty (Grande-Bretagne) Spalding de Garmendia, Maxime Decugis (États-Unis/France) A. Prévost, G. de la Chapelle (France) et
Harold Mahony, A. B. J. Norris (Grande-Bretagne)
1904 Edgar Leonard, Beals Wright (États-Unis) Alphonzo Bell, Robert LeRoy (États-Unis) Clarence Gamble, Arthur Wear (États-Unis) et
Joseph Wear, Allen West
(États-Unis)
1906 Maxime Decugis,
Maurice Germot (France) Xenophon Kasdaglis,
Joannis Ballis (Grèce) Zdenek Zemla, Ladislav Zemla (Bohème)
1908 George Hillyard, Reginald Doherty (Grande-Bretagne) Josiah Ritchie,
James Parke (Grande-Bretagne) Clement Cazalet, Charles Dixon (Grande-Bretagne)
1912 Charles Winslow, Harold Kitson (Afrique du Sud) Felix Pipes, Arthus Zborzil (Autriche) Albert Canet, Édouard-Marc Mény de Marangue (France)
1920 O. G. Noel Turnbull, Maxwell Woosnam (Grande-Bretagne) Ichiya Kumagai, Seiichiro Kashio (Japon) Maxime Decugis, Pierre Albarran (France)
1924 Vincent Richards,
Frank Hunter (États-Unis) Jacques Brugnon, Henri Cochet (France) Jean Borotra, René Lacoste (France)
1988 Kenneth Flach,
Robert Seguso (États-Unis) Emilio Sánchez Vicario,
Sergio Casal (Espagne) Miloslav Mecir, Milan Srejber (Tchécoslovaquie) et
Stefan Edberg, Anders Järryd (Suède)
1992 Boris Becker, Michael Stich (Allemagne) Wayne Ferreira, Piet Norval (Afrique du Sud) Goran Ivanisevic, Goran Prpic (Croatie) et
Javier Frana Maggi, Christian Carlos Miniussi (Argentine)
1996 Todd Woodbridge, Mark Woodforde (Australie) Neil Broad, Tim Henman (Grande-Bretagne) Marc-Kevin Goellner,
David Prinosil (Allemagne)
2000 Sébastien Lareau,
Daniel Nestor (Canada) Mark Woodforde,
Todd Woodbridge (Australie) Alex Corretja, Albert Costa (Espagne)
ANNÉE OR ARGENT BRONZE
1900 Charlotte Cooper
(Grande-Bretagne) Hélène Prévost (France) Marion Jones (États-Unis) et Hedwig Rosenbaum (Bohème)
1906 Esmee Simirioi (Grèce) Sophia Marinou (Grèce) Euphrosine Paspati (Grèce)
1908 Dorothea Chambers
(Grande-Bretagne) Penelope Boothby
(Grande-Bretagne) Joan Winch
(Grande-Bretagne)
1912 Marguerite Borquedis (France) Dorothea Köring (Allemagne) Molla Bjurstedt (Norvège)
1920 Suzanne Lenglen (France) Dorothy Holman
(Grande-Bretagne) Kitty McKane
(Grande-Bretagne)
1924 Helen Wills (États-Unis) Julie Vlasto (France) Kitty McKane
(Grande-Bretagne)
1988 Steffi Graf
(Allemagne de l’Ouest) Gabriele Sabatini (Argentine) Manuela Maleeva (Bulgarie) et Zina Garrison (États-Unis)
1992 Jennifer Capriati (États-Unis) Steffi Graf (Allemagne) Mary Joe Fernandez
(États-Unis) et Arantxa Sánchez Vicario (Espagne)
1996 Lindsay Davenport
(États-Unis) Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Jana Novotna
(République tchèque)
2000 Venus Williams (États-Unis) Elena Dementieva (Russie) Monica Seles (États-Unis)
ANNÉE OR ARGENT BRONZE
1920 Winifred McNair, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Geraldine Beamish, Dorothy Holman (Grande-Bretagne) Suzanne Lenglen,
Élisabeth d’Ayen (France)
1924 Hazel Wightman, Helen Wills (États-Unis) Phyllis Covell, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Dorothy Shepherd-Barron, Evelyn Colyer
(Grande-Bretagne)
1988 Pamela Shriver, Zina Garrison (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (Tchécoslovaquie) Elizabeth Smylie, Wendy Turnbull (Australie) et
Steffi Graf, Claudia Kohde-Kilsch (Allemagne de l’Ouest)
1992 Mary Joe Fernandez,
Gigi Fernandez (États-Unis) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Natalja Zwerewa, Lejla Meschki (CEI) et
Rachel McQuillan,
Nicole Provis (Australie)
1996 Gigi Fernandez, Mary Joe Fernandez (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (République tchèque) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne)
2000 Serena Williams,
Venus Williams (États-Unis) Kristie Boogert, Miriam Oremans (Pays-Bas) Els Callens, Dominique Van Roost (Belgique)
Tennis : vainqueurs de la Coupe Davis (depuis 1960)
ANNÉE VAINQUEUR FINALISTE NOMBRE DE VICTOIRES DEPUIS LA CRÉATION DE LA COUPE DAVIS EN 1900
1960 Australie Italie 30 États-Unis
1961 Australie Italie 28 Australie
1962 Australie Mexique 9 Grande-Bretagne
1963 États-Unis Australie 9 France
1964 Australie États-Unis 7 Suède
1965 Australie Espagne 3 République fédérale d’Allemagne
1966 Australie Inde puis Allemagne
1967 Australie Espagne 1 Tchécoslovaquie
1968 États-Unis Australie 1 Italie
1969 États-Unis Roumanie 1 Afrique du Sud
1970 États-Unis Allemagne 1 Espagne
1971 États-Unis Roumanie 1 Russie
1972 États-Unis Roumanie
1973 Australie États-Unis
1974 Afrique du Sud Inde
1975 Suède Tchécoslovaquie
1976 Italie Chili
1977 Australie Italie
1978 États-Unis Grande-Bretagne
1979 États-Unis Italie
1980 Tchécoslovaquie Italie
1981 États-Unis Argentine
1982 États-Unis France
1983 Australie Suède
1984 Suède États-Unis
1985 Suède Allemagne
1986 Australie Suède
1987 Suède Inde
1988 République fédérale
d’Allemagne Suède
1989 République fédérale
d’Allemagne Suède
1990 États-Unis Australie
1991 France États-Unis
1992 États-Unis Suisse
1993 Allemagne Australie
1994 Suède Russie
1995 États-Unis Russie
1996 France Suède
1997 Suède États-Unis
1998 Suède Italie
1999 Australie France
2000 Espagne Australie
2001 France Australie
2002 Russie France
2003 Australie Espagne
Tennis : vainqueurs de la Fed Cup
ANNÉE VAINQUEUR FINALISTE NOMBRE DE VICTOIRES DEPUIS LA CRÉATION DE LA FED CUP EN 1
tennis, sport pratiqué en salle (indoor en anglais) ou en plein air (outdoor) dans lequel 2 ou 4 joueurs se renvoient une balle à l’aide de raquettes sur un terrain, appelé court, partagé par un filet.
2 LES PRINCIPALES RÈGLES DU TENNIS
2.1 Le court
Le court de tennis, identique pour les matchs en simple ou en double, comporte un couloir de chaque côté et des lignes blanches qui délimitent le court et les carrés de service utilisés en simple ou en double. La surface de jeu en simple est de 23,77 m sur 8,23 m ; en double, les deux couloirs sont pris en compte et les dimensions atteignent 23,77 m sur 10,97 m. Le filet mesure 1,07 m de haut sur les côtés et 0,91 m au centre.
Les courts de tennis peuvent être en gazon, en terre battue, en ciment ou matière synthétique (teraflex notamment, comme pour le tournoi de Bercy à Paris).
2.2 Le matériel
2.2.1 La balle
La balle de tennis est une enveloppe en caoutchouc remplie d’air et recouverte de feutre ; elle mesure de 6 cm à 7 cm de diamètre, pèse de 57 g à 58 g et possède une vitesse variable selon la pression et l’épaisseur du caoutchouc et du feutre.
2.2.2 La raquette
La raquette, qui pèse entre 400 g et 450 g, est en bois (essentiellement du frêne), en aluminium, en graphite ou autre matériau composite. Elle se compose d’une partie ovale ou ronde avec un cordage en boyau ou en nylon particulièrement résistant ; le manche est généralement recouvert de caoutchouc ou de cuir pour une bonne prise en main.
2.2.3 L’équipement vestimentaire
Les joueurs de tennis portent des vêtements légers qui, par tradition, sont blancs, bien que les tenues colorées soient aujourd’hui courantes ; l’Américain Andre Agassi est l’un des premiers à avoir remis en cause, à la fin des années 1980, les codes vestimentaires alors prédominants en pénétrant sur les courts vêtu d’un short ou de maillots de couleur jusque-là inédites. De grandes marques d’équipement sportif « habillent » et sponsorisent les meilleurs joueurs et joueuses du monde.
2.3 Les principaux coups du tennis
2.3.1 Le service
2.3.1.1 Le serveur et le relanceur
Les points disputés commencent par un service. Le joueur qui engage (le serveur) envoie la balle dans le carré de service adverse en la faisant passer au-dessus du filet. Le joueur qui réceptionne la balle est le relanceur. Au début d’un match de tennis, on détermine le joueur ou l’équipe qui exécute le tout premier service à pile ou face ou à l’aide du manche d’une raquette.
2.3.1.2 Les fautes possibles au service
Le serveur, placé derrière la ligne de fond de court, doit envoyer la balle dans le carré de service adverse diagonalement opposé. Il lance d’abord la balle puis la frappe avant qu’elle ne touche le sol. Si, à la première tentative, la balle arrive dans le filet, en dehors du carré de service diagonalement opposé ou en dehors du camp adverse, celle-ci est considérée comme faute ; le joueur dispose alors d’une « deuxième balle ». Si le joueur commet une faute à la deuxième tentative, il est sanctionné par une « double faute » et c’est l’adversaire qui marque le point. La faute de pied intervient si le serveur pose un pied dans le court avant la fin de son service, autrement dit avant d’avoir touché la balle avec sa raquette. Lorsque la balle touche le haut du filet mais parvient tout de même dans le carré visé, elle est dite let et le joueur peut servir à nouveau. Lorsque l’adversaire ne parvient pas à renvoyer la balle du serveur, il s’agit d’un service gagnant ou d’un ace s’il ne peut la toucher.
2.3.1.3 L’alternance des serveurs
Lorsque le premier point a été marqué, le service doit être exécuté depuis le carré de service gauche vers le carré de service gauche de l’adversaire ; le service change de côté après chaque point jusqu’à la fin du jeu. L’adversaire devient serveur au jeu suivant et cette alternance se poursuit de la même façon pendant toute la manche. De même, en double, l’un des 2 joueurs de l’une des 2 équipes sert, puis l’un des 2 joueurs de l’équipe adverse, puis le second joueur de la première équipe à avoir servi, enfin le second joueur de la seconde équipe.
2.3.2 Les coups fondamentaux : le coup droit, le revers et les effets
Les coups de base du tennis sont le coup droit et le revers, qui peuvent être distillés en imprimant divers effets.
Le coup droit consiste à frapper la balle avec la face intérieure de la raquette. Le revers consiste, par l’intermédiaire d’une prise de raquette inverse, à exécuter un coup du côté opposé au coup droit. Pour le coup droit, le manche de la raquette est légèrement incliné vers la gauche (ou vers l’intérieur, chez un droitier) ; plus l’inclinaison est importante, plus l’effet « lifté » — la balle tourne rapidement sur elle-même, prend une trajectoire bombée au-dessus du filet et « gicle » vers le haut et vers l’extérieur lorsqu’elle rebondit — est efficace. À l’inverse, une raquette inclinée vers l’extérieur permet d’imprimer un effet dit « coupé » à la balle, dont la vitesse est ralentie et le rebond amoindri (moins haut) lorsqu’elle touche le sol. La réalisation de ces effets requiert toutefois une excellente maîtrise technique pour en garantir l’efficacité. Certains joueurs conservent une prise de raquette quasiment identique pour tous les types de coups, qu’ils exécutent alors sans effet, « à plat ».
Enfin, la prise de raquette à deux mains, utilisée surtout pour le revers — le Français Fabrice Santoro et l’Américaine Monica Seles figurent parmi les seuls joueurs de tennis au monde à tenir leur raquette avec les deux mains tant en coup droit qu’en revers —, accroît la puissance des coups ; popularisée par le Suédois Björn Borg dans les années 1970, cette technique a depuis été utilisée par de nombreux joueurs qui, parfois, l’ont adoptée dès leur plus jeune âge ; tenir une raquette à deux mains du côté opposé étant en effet plus aisé qu’à une seule main.
2.3.3 Les autres coups
Parmi les autres coups du tennis figurent le « lob » (balle très haute envoyée, le plus souvent avec un effet lifté, au-dessus de l’adversaire monté au filet), le « smash » (frappe particulièrement puissante et très difficile à rattraper, appliquée le plus souvent sur un lob), « l’amorti » (frappe « coupée » de bas en haut, le plus souvent peu puissante, qui envoie la balle juste derrière le filet), la « volée » (balle frappée avant le rebond lorsque le joueur se trouve près du filet ou en phase d’approche) et la « demi-volée » (la balle est frappée très bas, dès qu’elle a touché le sol, immédiatement après le rebond).
2.4 Les fautes
Après un service réussi, la balle peut être jouée en tout point du camp opposé jusqu’à ce qu’un des joueurs ou une des équipes commette une faute. Il y a faute si un joueur ne peut renvoyer la balle avant le deuxième rebond, s’il envoie la balle dans le filet ou en dehors du court, et s’il touche le filet. Chaque faute vaut un point à l’adversaire.
2.5 Le décompte des points
2.5.1 Le jeu
Dans un jeu, s’il n’y a pas égalité, le premier point correspond à 15, le deuxième à 30, le troisième à 40 et le quatrième au gain du jeu. En cas d’égalité, à « 40 partout », le jeu continue jusqu’à ce qu’un des joueurs marque 2 points consécutifs en plus de son adversaire ; le joueur qui marque le premier de ces 2 points, et qui peut donc remporter le jeu au point suivant, dispose d’un « avantage ».
Dans les compétitions, le score du serveur est annoncé en premier. L’arbitre de chaise annonce par exemple : « zéro-15 », « 30-15 » ou « égalité ». Pendant une manche, les joueurs changent de côté après le premier jeu et après tous les jeux impairs ; cette règle s’applique aussi bien en simple qu’en double.
2.5.2 Le set
Généralement, 6 jeux permettent de gagner une manche mais, de la même façon qu’un jeu se gagne avec 2 points d’avance, il faut au moins 2 jeux d’écart pour gagner une manche. Lorsqu’un joueur ou une équipe a gagné 6 jeux et son adversaire 5, la partie continue jusqu’à ce qu’il y ait un écart d’au moins 2 jeux entre les deux camps.
2.5.3 Le jeu décisif
Le système du jeu décisif (ou tie break en anglais) intervient cependant à 6 jeux partout, à l’exception du dernier set (qui peut être le troisième ou le cinquième, selon le type de tournoi). Chaque joueur a alors droit à 2 services consécutifs et le système numérique habituel est appliqué : le vainqueur est le joueur qui totalise le premier 7 points, à condition qu’il ait au moins 2 points d’avance ; le cas échéant, le jeu décisif continue. Le vainqueur d’un match de tennis est le joueur ou l’équipe qui gagne le plus de manches sur les 2, 3 ou 5 manches disputées au total.
2.5.4 Le corps arbitral
Les compétitions professionnelles se déroulent en présence de 15 officiels : un juge-arbitre (ou arbitre de chaise) qui annonce les points, assisté d’un arbitre, d’un juge de filet, de 2 juges de faute de pied et de 10 juges de ligne.
3 HISTORIQUE ET COMPÉTITIONS
3.1 Histoire du tennis
Le tennis a probablement été inventé en 1873 par un officier de l’armée britannique, Walter C. Wingfield. Bien qu’il ait revendiqué l’invention de ce jeu, qu’il avait baptisé sphairistiké (du grec « jouer à la balle ») d’après un jeu de la Grèce antique, il s’est inspiré du jeu de paume pour créer un sport de plein air, d’abord appelé lawn tennis (littéralement « tennis sur herbe ») puis tennis. Le mot « tennis » vient du français « tenez ».
3.2 Les principales compétitions
3.2.1 Le Grand Chelem
3.2.1.1 Les tournois
La Fédération internationale de tennis (FIT) a été créée en 1912. Depuis cette date, les tournois du Grand Chelem — seules épreuves à se disputer sur une période de deux semaines, contre une semaine pour les compétitions « courantes » — sont les plus importants d’une saison typique de tennis : les Internationaux d’Australie ont lieu en janvier (au tout début de la saison) à Melbourne et se jouent sur une surface rapide en synthétique ; les Internationaux de France se déroulent de la fin du mois de mai au début du mois de juin sur la terre battue (la surface la plus lente du circuit, favorable aux joueurs de fond de court, devenus attaquants de fond de court depuis le début des années 1990) à Roland-Garros (Paris) ; les Internationaux de Grande-Bretagne ont lieu au mois de juillet à Wimbledon (près de Londres) et se disputent sur de l’herbe, surface rapide sur laquelle les adeptes du service-volée sont particulièrement à l’aise ; enfin, les Internationaux des États-Unis se déroulent à la fin du mois d’août sur le ciment de Flushing-Meadow à New York.
3.2.1.2 Les joueurs
Auparavant, un joueur devait gagner les 4 tournois la même année pour remporter le Grand Chelem ; en 1982, la Fédération internationale de tennis a décidé que le Grand Chelem serait accordé après 4 victoires successives, peu importe qu’elles aient été acquises sur une ou deux années.
Seuls 6 joueurs ont remporté le Grand Chelem : chez les messieurs, l’Américain Don Budge (1938) et l’Australien Rod Laver, qui l’a remporté à 2 reprises (1962 et 1969) ; chez les dames, les Américaines Maureen C. Connolly (1953) et Martina Navratilova (1984), l’Australienne Margaret Court (1970) et l’Allemande Steffi Graf (1988 et 1994). L’Américain Andre Agassi a quant à lui réussi une performance unique depuis la création de l’ère Open en 1969, puisqu’il a remporté au moins une fois chacun des 4 tournois du Grand Chelem au cours de sa carrière, par conséquent sur 4 surfaces différentes.
3.2.2 Les épreuves par équipe : Coupe Davis et Fed Cup
Le premier Championnat du monde de tennis a été organisé à l’occasion de la Coupe Davis, qui a lieu tous les ans depuis 1900 et désigne la meilleure équipe masculine nationale du monde.
Créée en 1963 pour commémorer le 50e anniversaire de la Fédération internationale de tennis (voir fédérations sportives), la Fed Cup regroupe chaque année, après une phase de tours éliminatoires disputés dans trois zones géographiques — Amérique, Europe et Asie, Asie et Océanie —, les huit meilleures équipes féminines du monde. En 1997, sous la conduite de Yannick Noah, déjà vainqueur de deux Coupes Davis (1991 et 1996), la France remporte la première Fed Cup de son histoire. En 1988, le tennis redevient par ailleurs un sport olympique.
3.2.3 L’ATP Tour et le WTA Tour
Outre les tournois du Grand Chelem et les épreuves par équipes, les joueurs et les joueuses participent au cours d’une saison à de nombreux tournois organisés par l’ATP (Association des tennismen professionnels) et la WTA (Women tennis Association) ; associés aux Masters Series (anciennement Super 9), soit les 9 tournois les plus importants d’une saison régulière, ces épreuves permettent d’établir un classement figé après les Masters qui concluent traditionnellement la saison et auxquels participent les 8 meilleurs joueurs et joueuses de l’année.
3.3 Les principales figures de l’histoire du tennis
3.3.1 Les joueurs
Aux côtés des vainqueurs du Grand Chelem précédemment cités, les principales figures de l’histoire du tennis, soit les joueurs qui ont imprimé leur marque sur ce sport et contribué à son évolution, tant par leur technique que leur charisme, sont : les Suédois Björn Borg, Mats Wilander et Stefan Edberg, les Américains Tony Traber, Arthur Ashe, John McEnroe, Jimmy Connors, Andre Agassi, Jim Courier, Michael Chang (plus jeune vainqueur des Internationaux de France en 1989) et Pete Sampras, le Tchèque naturalisé américain Ivan Lendl, les Australiens Lewis Hoad, Ken Rosewall, John Newcombe, Pat Cash, Patrick Rafter et Lleyton Hewitt, les Allemands Boris Becker et Michael Stich, l’Autrichien Thomas Muster, les Espagnols Manuel Orantes, Emilio Sanchez, Sergi Bruguera (double vainqueur des Internationaux de France en 1993 et 1994), Carlos Moya (vainqueur de la même épreuve en 1998 et éphémère numéro un mondial en 1999) et Alex Corretja, l’Italien Nicola Pietrangeli, les Sud-Américains Andres Gomez (vainqueur à Paris en 1990), Guillermo Vilas (titulaire de 4 tournois du Grand Chelem obtenus entre 1977 et 1979), Marcelo Rios (premier numéro un mondial originaire de ce continent en 1998) et Gustavo Kuerten (triple vainqueur à Roland-Garros en 1997, 2000 et 2001), le Roumain Ilie Nastase (vainqueur de 2 tournois du Grand Chelem en 1972 et 1973), le Croate Goran Ivanisevic (vainqueur à Wimbledon en 2001 en tant qu’invité par les organisateurs, son classement ATP ne suffisant pas à l’intégrer aux 128 joueurs du tableau final) et les Russes Andrei Chesnokov, Evgueni Kafelnikov (vainqueur de deux tournois du Grand Chelem en 1996 et 1999) et Marat Safin.
3.3.2 Les joueuses
L’Australienne Evonne Goolagong, les Américaines Billie Jean King, Chris Evert, Monica Seles, Jennifer Capriati, Serena et Venus Williams et Lindsay Davenport, l’Argentine Gabriela Sabatini, l’Espagnole Arantxa Sánchez Vicario et la Suissesse Martina Hingis ont contribué, dans le sillage des « incontournables » et inaccessibles Martina Navratilova et Steffi Graf, à transformer le tennis féminin en un sport plus engagé en termes physiques, plus spectaculaire et surtout plus populaire qu’il ne l’était jusqu’à la fin des années 1970, cantonné à un rôle de « faire-valoir » du tennis masculin.
3.3.3 Les Français
La Fédération française de tennis, créée en 1920, regroupe environ un million de licenciés. De nombreux Français se sont illustrés au plus haut niveau : les « Mousquetaires » — René Lacoste, Henri Cochet, Jean Borotra et Jacques Brugnon —, François Jauffret, Patrick Proisy (finaliste à Roland-Garros en 1972), Patrice Dominguez, Thierry Tulasne, Yannick Noah (dernier vainqueur français d’un tournoi du Grand Chelem à Paris en 1983), Henri Leconte, Guy Forget, Arnaud Boetsch (vainqueur de la Coupe Davis en 1996), Cédric Pioline, Fabrice Santoro ou encore Sébastien Grosjean (premier Français finaliste des Masters en 2001).
Chez les femmes, Mary Pierce, vainqueur des Internationaux d’Australie en 1995 et des Internationaux de France en 2000, a succédé à Suzanne Lenglen, quasiment invincible dans les années 1920, et à Françoise Durr, lauréate des Internationaux de Roland-Garros en 1967. Nathalie Tauziat (finaliste des Internationaux de Grande-Bretagne à trente ans en 1998 et qui dispute en 2001 sa dernière saison professionnelle), Julie Halard (également retraitée depuis 2001), Amélie Mauresmo (finaliste à Melbourne en 1999) ou encore Sandrine Testud (régulièrement classée parmi les 10 premières joueuses mondiales) figurent également parmi les meilleures joueuses de l’histoire du tennis français.
Tennis : palmarès des numéros un mondiaux
Hommes Femmes ANNÉE1 JOUEUR PAYS
1973 Ilie Nastase Roumanie
1974 Jimmy Connors États-Unis
1975 Jimmy Connors États-Unis
1976 Jimmy Connors États-Unis
1977 Jimmy Connors États-Unis
1978 Jimmy Connors États-Unis
1979 Björn Borg Suède
1980 Björn Borg Suède
1981 John McEnroe États-Unis
1982 John McEnroe États-Unis
1983 John McEnroe États-Unis
1984 John McEnroe États-Unis
1985 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1986 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1987 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1988 Mats Wilander Suède
1989 Ivan Lendl Tchécoslovaquie
1990 Stefan Edberg Suède
1991 Stefan Edberg Suède
1992 Jim Courier États-Unis
1993 Pete Sampras États-Unis
1994 Pete Sampras États-Unis
1995 Pete Sampras États-Unis
1996 Pete Sampras États-Unis
1997 Pete Sampras États-Unis
1998 Pete Sampras États-Unis
1999 Andre Agassi États-Unis
2000 Gustavo Kuerten Brésil
2001 Lleyton Hewitt Australie
2002 Lleyton Hewitt Australie
2003 Andy Roddick États-Unis
1 Historique des numéros un établi depuis 1973, date de l'application du classement informatisé de l'ATP (Association des tennismen professionnels)
Tennis : palmarès JO
Simple hommes Double hommes Simple femmes Double femmes ANNÉE OR ARGENT BRONZE
1896 John Boland
(Grande-Bretagne) Dionysios Kasdaglis (Grèce) Momcilo Tapavica (Hongrie) et K. Paspatis (Grèce)
1900 Lawrence Doherty
(Grande-Bretagne) Harold Mahony
(Grande-Bretagne) Reginald Doherty
(Grande-Bretagne) et
A. B. J. Norris
(Grande-Bretagne)
1904 Beals Wright (États-Unis) Robert LeRoy (États-Unis) Edgar Leonard (États-Unis) et
Alphonzo Bell (États-Unis)
1906 Maxime Decugis (France) Maurice Germot (France) Zdenek Zemla (Bohème)
1908 Josiah Ritchie
(Grande-Bretagne) Otto Froitzheim (Allemagne) Wilberforce Eaves
(Grande-Bretagne)
1912 Charles Winslow
(Afrique du Sud) Harold Kitson (Afrique du Sud) Oscar Kreuzer (Allemagne)
1920 Louis Raymond
(Afrique du Sud) Ichiya Kumagai (Japon) Charles Winslow
(Afrique du Sud)
1924 Vincent Richards
(États-Unis) Henri Cochet (France) Umberto Luigi De Morpurgo (Italie)
1988 Miloslav Mecir (Tchécoslovaquie) Tim Mayotte (États-Unis) Stefan Edberg (Suède) et
Brad Gilbert (États-Unis)
1992 Marc Rosset (Suisse) Jordi Arrese (Espagne) Goran Ivanisevic (Croatie) et
Andreï Cherkasov (CEI)
1996 André Agassi (États-Unis) Sergi Bruguera (Espagne) Leander Paes (Inde)
2000 Evgueni Kafelnikov (Russie) Tommy Haas (Allemagne) Arnaud Di Pasquale (France)
1900 Charlotte Cooper
(Grande-Bretagne) Hélène Prévost (France) Marion Jones (États-Unis) et Hedwig Rosenbaum (Bohème) 1906 Esmee Simirioi (Grèce) Sophia Marinou (Grèce) Euphrosine Paspati (Grèce) 1908 Dorothea Chambers
(Grande-Bretagne) Penelope Boothby
(Grande-Bretagne) Joan Winch
(Grande-Bretagne) 1912 Marguerite Borquedis (France) Dorothea Köring (Allemagne) Molla Bjurstedt (Norvège) 1920 Suzanne Lenglen (France) Dorothy Holman
(Grande-Bretagne) Kitty McKane
(Grande-Bretagne) 1924 Helen Wills (États-Unis) Julie Vlasto (France) Kitty McKane
(Grande-Bretagne) 1988 Steffi Graf
(Allemagne de l’Ouest) Gabriele Sabatini (Argentine) Manuela Maleeva (Bulgarie) et Zina Garrison (États-Unis) 1992 Jennifer Capriati (États-Unis) Steffi Graf (Allemagne) Mary Joe Fernandez
(États-Unis) et Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) 1996 Lindsay Davenport
(États-Unis) Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Jana Novotna
(République tchèque) 2000 Venus Williams (États-Unis) Elena Dementieva (Russie) Monica Seles (États-Unis)
1920 Winifred McNair, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Geraldine Beamish, Dorothy Holman (Grande-Bretagne) Suzanne Lenglen,
Élisabeth d’Ayen (France) 1924 Hazel Wightman, Helen Wills (États-Unis) Phyllis Covell, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Dorothy Shepherd-Barron, Evelyn Colyer
(Grande-Bretagne) 1988 Pamela Shriver, Zina Garrison (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (Tchécoslovaquie) Elizabeth Smylie, Wendy Turnbull (Australie) et
Steffi Graf, Claudia Kohde-Kilsch (Allemagne de l’Ouest) 1992 Mary Joe Fernandez,
Gigi Fernandez (États-Unis) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Natalja Zwerewa, Lejla Meschki (CEI) et
Rachel McQuillan,
Nicole Provis (Australie) 1996 Gigi Fernandez, Mary Joe Fernandez (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (République tchèque) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) 2000 Serena Williams,
Venus Williams (États-Unis) Kristie Boogert, Miriam Oremans (Pays-Bas) Els Callens, Dominique Van Roost (Belgique)
1896 John Boland, Friedrich Traun (Grande-Bretagne/Allemagne) Dionysios Kasdaglis,
Dimitros Petrokokkinos (Grèce) Edwin Flack, George Robertson (Australie/Grande-Bretagne)
1900 Lawrence Doherty, Reginald Doherty (Grande-Bretagne) Spalding de Garmendia, Maxime Decugis (États-Unis/France) A. Prévost, G. de la Chapelle (France) et
Harold Mahony, A. B. J. Norris (Grande-Bretagne)
1904 Edgar Leonard, Beals Wright (États-Unis) Alphonzo Bell, Robert LeRoy (États-Unis) Clarence Gamble, Arthur Wear (États-Unis) et
Joseph Wear, Allen West
(États-Unis)
1906 Maxime Decugis,
Maurice Germot (France) Xenophon Kasdaglis,
Joannis Ballis (Grèce) Zdenek Zemla, Ladislav Zemla (Bohème)
1908 George Hillyard, Reginald Doherty (Grande-Bretagne) Josiah Ritchie,
James Parke (Grande-Bretagne) Clement Cazalet, Charles Dixon (Grande-Bretagne)
1912 Charles Winslow, Harold Kitson (Afrique du Sud) Felix Pipes, Arthus Zborzil (Autriche) Albert Canet, Édouard-Marc Mény de Marangue (France)
1920 O. G. Noel Turnbull, Maxwell Woosnam (Grande-Bretagne) Ichiya Kumagai, Seiichiro Kashio (Japon) Maxime Decugis, Pierre Albarran (France)
1924 Vincent Richards,
Frank Hunter (États-Unis) Jacques Brugnon, Henri Cochet (France) Jean Borotra, René Lacoste (France)
1988 Kenneth Flach,
Robert Seguso (États-Unis) Emilio Sánchez Vicario,
Sergio Casal (Espagne) Miloslav Mecir, Milan Srejber (Tchécoslovaquie) et
Stefan Edberg, Anders Järryd (Suède)
1992 Boris Becker, Michael Stich (Allemagne) Wayne Ferreira, Piet Norval (Afrique du Sud) Goran Ivanisevic, Goran Prpic (Croatie) et
Javier Frana Maggi, Christian Carlos Miniussi (Argentine)
1996 Todd Woodbridge, Mark Woodforde (Australie) Neil Broad, Tim Henman (Grande-Bretagne) Marc-Kevin Goellner,
David Prinosil (Allemagne)
2000 Sébastien Lareau,
Daniel Nestor (Canada) Mark Woodforde,
Todd Woodbridge (Australie) Alex Corretja, Albert Costa (Espagne)
ANNÉE OR ARGENT BRONZE
1900 Charlotte Cooper
(Grande-Bretagne) Hélène Prévost (France) Marion Jones (États-Unis) et Hedwig Rosenbaum (Bohème)
1906 Esmee Simirioi (Grèce) Sophia Marinou (Grèce) Euphrosine Paspati (Grèce)
1908 Dorothea Chambers
(Grande-Bretagne) Penelope Boothby
(Grande-Bretagne) Joan Winch
(Grande-Bretagne)
1912 Marguerite Borquedis (France) Dorothea Köring (Allemagne) Molla Bjurstedt (Norvège)
1920 Suzanne Lenglen (France) Dorothy Holman
(Grande-Bretagne) Kitty McKane
(Grande-Bretagne)
1924 Helen Wills (États-Unis) Julie Vlasto (France) Kitty McKane
(Grande-Bretagne)
1988 Steffi Graf
(Allemagne de l’Ouest) Gabriele Sabatini (Argentine) Manuela Maleeva (Bulgarie) et Zina Garrison (États-Unis)
1992 Jennifer Capriati (États-Unis) Steffi Graf (Allemagne) Mary Joe Fernandez
(États-Unis) et Arantxa Sánchez Vicario (Espagne)
1996 Lindsay Davenport
(États-Unis) Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Jana Novotna
(République tchèque)
2000 Venus Williams (États-Unis) Elena Dementieva (Russie) Monica Seles (États-Unis)
ANNÉE OR ARGENT BRONZE
1920 Winifred McNair, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Geraldine Beamish, Dorothy Holman (Grande-Bretagne) Suzanne Lenglen,
Élisabeth d’Ayen (France)
1924 Hazel Wightman, Helen Wills (États-Unis) Phyllis Covell, Kitty McKane (Grande-Bretagne) Dorothy Shepherd-Barron, Evelyn Colyer
(Grande-Bretagne)
1988 Pamela Shriver, Zina Garrison (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (Tchécoslovaquie) Elizabeth Smylie, Wendy Turnbull (Australie) et
Steffi Graf, Claudia Kohde-Kilsch (Allemagne de l’Ouest)
1992 Mary Joe Fernandez,
Gigi Fernandez (États-Unis) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne) Natalja Zwerewa, Lejla Meschki (CEI) et
Rachel McQuillan,
Nicole Provis (Australie)
1996 Gigi Fernandez, Mary Joe Fernandez (États-Unis) Jana Novotná, Helena Suková (République tchèque) Conchita Martinez, Arantxa Sánchez Vicario (Espagne)
2000 Serena Williams,
Venus Williams (États-Unis) Kristie Boogert, Miriam Oremans (Pays-Bas) Els Callens, Dominique Van Roost (Belgique)
Tennis : vainqueurs de la Coupe Davis (depuis 1960)
ANNÉE VAINQUEUR FINALISTE NOMBRE DE VICTOIRES DEPUIS LA CRÉATION DE LA COUPE DAVIS EN 1900
1960 Australie Italie 30 États-Unis
1961 Australie Italie 28 Australie
1962 Australie Mexique 9 Grande-Bretagne
1963 États-Unis Australie 9 France
1964 Australie États-Unis 7 Suède
1965 Australie Espagne 3 République fédérale d’Allemagne
1966 Australie Inde puis Allemagne
1967 Australie Espagne 1 Tchécoslovaquie
1968 États-Unis Australie 1 Italie
1969 États-Unis Roumanie 1 Afrique du Sud
1970 États-Unis Allemagne 1 Espagne
1971 États-Unis Roumanie 1 Russie
1972 États-Unis Roumanie
1973 Australie États-Unis
1974 Afrique du Sud Inde
1975 Suède Tchécoslovaquie
1976 Italie Chili
1977 Australie Italie
1978 États-Unis Grande-Bretagne
1979 États-Unis Italie
1980 Tchécoslovaquie Italie
1981 États-Unis Argentine
1982 États-Unis France
1983 Australie Suède
1984 Suède États-Unis
1985 Suède Allemagne
1986 Australie Suède
1987 Suède Inde
1988 République fédérale
d’Allemagne Suède
1989 République fédérale
d’Allemagne Suède
1990 États-Unis Australie
1991 France États-Unis
1992 États-Unis Suisse
1993 Allemagne Australie
1994 Suède Russie
1995 États-Unis Russie
1996 France Suède
1997 Suède États-Unis
1998 Suède Italie
1999 Australie France
2000 Espagne Australie
2001 France Australie
2002 Russie France
2003 Australie Espagne
Tennis : vainqueurs de la Fed Cup
ANNÉE VAINQUEUR FINALISTE NOMBRE DE VICTOIRES DEPUIS LA CRÉATION DE LA FED CUP EN 1963
1963 États-Unis Australie 17 États-Unis
1964 Australie États-Unis 7 Australie
1965 Australie États-Unis 5 Tchécoslovaquie
1966 États-Unis Allemagne 5 Espagne
1967 États-Unis Grande-Bretagne 2 Allemagne
1968 Australie Pays-Bas 2 France
1969 États-Unis Australie 1 Afrique du Sud
1970 Australie Allemagne 1 Belgique
1971 Australie Grande-Bretagne 1 Slovaquie
1972 Afrique du Sud Grande-Bretagne
1973 Australie Afrique du Sud
1974 Australie États-Unis
1975 Tchécoslovaquie Australie
1976 États-Unis Australie
1977 États-Unis Australie
1978 États-Unis Australie
1979 États-Unis Australie
1980 États-Unis Australie
1981 États-Unis Grande-Bretagne
1982 États-Unis Allemagne
1983 Tchécoslovaquie Allemagne
1984 Tchécoslovaquie Australie
1985 Tchécoslovaquie États-Unis
1986 États-Unis Tchécoslovaquie
1987 Allemagne États-Unis
1988 Tchécoslovaquie URSS
1989 États-Unis Espagne
1990 États-Unis URSS
1991 Espagne États-Unis
1992 Allemagne Espagne
1993 Espagne Australie
1994 Espagne États-Unis
1995 Espagne États-Unis
1996 États-Unis Espagne
1997 France Belgique
1998 Espagne Suisse
1999 États-Unis Espagne
2000 États-Unis Espagne
2001 Belgique Russie
2002 Slovaquie Espagne
2003 France États-Unis
1970 Stan Smith (États-Unis) 1971 Ilie Nastase (Roumanie) 1972 Ilie Nastase (Roumanie) 1973 Ilie Nastase (Roumanie) 1974 Guillermo Vilas (Argentine) 1975 Ilie Nastase (Roumanie) 1976 Manuel Orantes (Espagne) 1977 Jimmy Connors (États-Unis) 1978 John McEnroe (États-Unis) 1979 Björn Borg (Suède) 1980 Björn Borg (Suède) 1981 Ivan Lendl (Tchécoslovaquie) 1982 Ivan Lendl (Tchécoslovaquie) 1983 John McEnroe (États-Unis) 1984 John McEnroe (États-Unis) 1985 Ivan Lendl (Tchécoslovaquie) 1986 Ivan Lendl (Tchécoslovaquie) 1987 Ivan Lendl (Tchécoslovaquie) 1988 Boris Becker (République fédérale d’Allemagne) 1989 Stefan Edberg (Suède) 1990 André Agassi (États-Unis) 1991 Pete Sampras (États-Unis) 1992 Boris Becker (Allemagne) 1993 Michael Stich (Allemagne) 1994 Pete Sampras (États-Unis) 1995 Boris Becker (Allemagne) 1996 Pete Sampras (États-Unis) 1997 Pete Sampras (États-Unis) 1998 Alex Corretja (Espagne) 1999 Pete Sampras (États-Unis) 2000 Gustavo Kuerten (Brésil) 2001 Lleyton Hewitt (Australie) 2002 Lleyton Hewitt (Australie) 2003 Roger Federer (Suisse)
1972 Chris Evert (États-Unis) 1973 Chris Evert (États-Unis) 1974 Evonne Goolalong (Australie) 1975 Chris Evert (États-Unis) 1976 Evonne Goolalong (Australie) 1977 Chris Evert (États-Unis) 1978 Martina Navratilova (États-Unis) 1979 Martina Navratilova (États-Unis) 1980 Tracy Austin (États-Unis) 1981 Martina Navratilova (États-Unis) 1982 Sylvia Hanika (République fédérale d’Allemagne) 1983 Martina Navratilova (États-Unis) 1984 Martina Navratilova (États-Unis) 1985 Martina Navratilova (États-Unis) 1986 Martina Navratilova (États-Unis) 1987 Steffi Graf (République fédérale d’Allemagne) 1988 Gabriela Sabatini (Argentine) 1989 Steffi Graf (République fédérale d’Allemagne) 1990 Monica Seles (États-Unis) 1991 Monica Seles (États-Unis) 1992 Monica Seles (États-Unis) 1993 Steffi Graf (Allemagne) 1994 Gabriela Sabatini (Argentine) 1995 Steffi Graf (Allemagne) 1996 Steffi Graf (Allemagne) 1997 Jana Novotna (République tchèque) 1998 Martina Hingis (Suisse) 1999 Lindsay Davenport (États-Unis) 2000 Martina Hingis (Suisse) 2001 Serena Williams (États-Unis) 2002 Kim Clijsters (Belgique) 2003 Kim Clijsters (Belgique)
1990 Stefan Edberg (Suède) 1991 Jim Courier (États-Unis) 1992 Michael Chang (États-Unis) 1993 Jim Courier (États-Unis) 1994 Pete Sampras (États-Unis) 1995 Pete Sampras (États-Unis) 1996 Michael Chang (États-Unis) 1997 Michael Chang (États-Unis) 1998 Marcelo Rios (Chili) 1999 Mark Philippoussis (Australie) 2000 Alex Corretja (Espagne) 2001 André Agassi (États-Unis) 2002 Lleyton Hewitt (Australie) 2003 Lleyton Hewitt (Australie) * C’est en 1990 que le tournoi d’Indian Wells, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Note : au cours d’une saison typique de l’ATP Tour, le tournoi d’Indian Wells est le premier des neuf Masters Series, Paris constituant la dernière étape avant le Masters, qui clôture traditionnellement l’année tennistique.
Tennis : vainqueurs des Masters Series
Tournoi d'Indian Wells (États-Unis)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Stefan Edberg (Suède)
1991 Jim Courier (États-Unis)
1992 Michael Chang (États-Unis)
1993 Jim Courier (États-Unis)
1994 Pete Sampras (États-Unis)
1995 Pete Sampras (États-Unis)
1996 Michael Chang (États-Unis)
1997 Michael Chang (États-Unis)
1998 Marcelo Rios (Chili)
1999 Mark Philippoussis (Australie)
2000 Alex Corretja (Espagne)
2001 André Agassi (États-Unis)
2002 Lleyton Hewitt (Australie)
2003 Lleyton Hewitt (Australie)
* C’est en 1990 que le tournoi d’Indian Wells, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Note : au cours d’une saison typique de l’ATP Tour, le tournoi d’Indian Wells est le premier des neuf Masters Series, Paris constituant la dernière étape avant le Masters, qui clôture traditionnellement l’année tennistique.
Tournoi de Miami (États-Unis)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Andre Agassi (États-Unis)
1991 Jim Courier (États-Unis)
1992 Michael Chang (États-Unis)
1993 Pete Sampras (États-Unis)
1994 Pete Sampras (États-Unis)
1995 Andre Agassi (États-Unis)
1996 Andre Agassi (États-Unis)
1997 Thomas Muster (Autriche)
1998 Marcelo Rios (Chili)
1999 Richard Krajicek (Pays-Bas)
2000 Pete Sampras (États-Unis)
2001 Andre Agassi (États-Unis)
2002 Andre Agassi (États-Unis)
2003 Andre Agassi (États-Unis)
* C’est en 1990 que le tournoi de Miami, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu
Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Tournoi de Monte-Carlo (Monaco)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Andreï Chesnokov (URSS)
1991 Sergi Bruguera (Espagne)
1992 Thomas Muster (Autriche)
1993 Sergi Bruguera (Espagne)
1994 Andreï Medvedev (Ukraine)
1995 Thomas Muster (Autriche)
1996 Thomas Muster (Autriche)
1997 Marcelo Rios (Chili)
1998 Carlos Moya (Espagne)
1999 Gustavo Kuerten (Brésil)
2000 Cédric Pioline (France)
2001 Gustavo Kuerten (Brésil)
2002 Juan Carlos Ferrero (Espagne)
2003 Juan Carlos Ferrero (Espagne)
* C’est en 1990 que le tournoi de Monte-Carlo, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Tournoi de Rome (Italie)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Thomas Muster (Autriche)
1991 Emilio Sanchez (Espagne)
1992 Jim Courier (États-Unis)
1993 Jim Courier (États-Unis)
1994 Pete Sampras (États-Unis)
1995 Thomas Muster (Autriche)
1996 Thomas Muster (Autriche)
1997 Alex Corretja (Espagne)
1998 Marcelo Rios (Chili)
1999 Gustavo Kuerten (Brésil)
2000 Magnus Norman (Suède)
2001 Juan Carlos Ferrero (Espagne)
2002 Andre Agassi (États-Unis)
2003 Felix Mantilla (Espagne)
* C’est en 1990 que le tournoi de Rome, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Tournoi de Hambourg (Allemagne)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Juan Aguilera (Espagne)
1991 Karel Novacek (Tchécoslovaquie)
1992 Stefan Edberg (Suède)
1993 Michael Stich (Allemagne)
1994 Andreï Medvedev (Ukraine)
1995 Andreï Medvedev (Ukraine)
1996 Roberto Carretero (Espagne)
1997 Andreï Medvedev (Ukraine)
1998 Alberto Costa (Espagne)
1999 Marcelo Rios (Chili)
2000 Gustavo Kuerten (Brésil)
2001 Albert Portas (Espagne)
2002 Roger Federer (Suisse)
2003 Guillermo Coria (Argentine)
* C’est en 1990 que le tournoi de Hambourg, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Tournoi de Toronto / Montréal (Canada)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Michael Chang (États-Unis)
1991 Andreï Chesnokov (URSS)
1992 Andre Agassi (États-Unis)
1993 Mikael Pernfors (Suède)
1994 Andre Agassi (États-Unis)
1995 Andre Agassi (États-Unis)
1996 Wayne Ferreira (Afrique du Sud)
1997 Chris Woodruff (États-Unis)
1998 Patrick Rafter (Australie)
1999 Thomas Johansson (Suède)
2000 Marat Safin (Russie)
2001 Andrei Pavel (Roumanie)
2002 Guillermo Canas (Argentine)
2003 Andy Roddick (États-Unis)
* C’est en 1990 que le tournoi de Montréal / Toronto, à l’instar des huit autres Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Tournoi de Cincinnati (États-Unis)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Stefan Edberg (Suède)
1991 Guy Forget (France)
1992 Pete Sampras (États-Unis)
1993 Michael Chang (États-Unis)
1994 Michael Chang (États-Unis)
1995 Andre Agassi (États-Unis)
1996 Andre Agassi (États-Unis)
1997 Pete Sampras (États-Unis)
1998 Patrick Rafter (Australie)
1999 Pete Sampras (États-Unis)
2000 Thomas Enqvist (Suède)
2001 Gustavo Kuerten (Brésil)
2002 Carlos Moya (Brésil)
2003 Andy Roddick (États-Unis)
* C’est en 1990 que le tournoi de Cincinnati, à l’instar des huit autres tournois appartenant aux Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Tournoi de Madrid (Espagne)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Boris Becker (Allemagne)
1991 Stefan Edberg (Suède)
1992 Goran Ivanisevic (Croatie)
1993 Michael Stich (Allemagne)
1994 Stefan Edberg (Suède)
1995 Richard Krajicek (Pays-Bas)
1996 Boris Becker (Allemagne)
1997 Petr Korda (République Tchèque)
1998 Richard Krajicek (Pays-Bas)
1999 Thomas Enqvist (Suède)
2000 Wayne Ferreira (Afrique du Sud)
2001 Tommy Haas (Allemagne)
2002 André Agassi (États-Unis)
2003 Juan Carlos Ferrero (Espagne)
* C’est en 1990 que le tournoi de Stuttgart, à l’instar des huit autres tournois appartenant aux Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem. Le tournoi de Stuttgart est devenu tournoi de Madrid en 2002.
Tournoi de Paris-Bercy (France)
ANNÉE* VAINQUEUR
1990 Stefan Edberg (Suède)
1991 Guy Forget (France)
1992 Boris Becker (Allemagne)
1993 Goran Ivanisevic (Croatie)
1994 André Agassi (États-Unis)
1995 Pete Sampras (États-Unis)
1996 Thomas Enqvist (Suède)
1997 Pete Sampras (États-Unis)
1998 Greg Rusedski (Grande-Bretagne)
1999 André Agassi (États-Unis)
2000 Marat Safin (Russie)
2001 Sébastien Grosjean (France)
2002 Marat Safin (Russie)
2003 Tim Henman (Grande-Bretagne)
* C’est en 1990 que le tournoi de Paris, à l’instar des huit autres tournois appartenant aux Masters Series, est devenu Super 9, puis Masters Series en 2000, soit l’un des tournois les plus importants de l’ATP Tour après les quatre épreuves du Grand Chelem.
Classement des joueurs les plus titrés aux Masters Series
RANG JOUEUR NOMBRE DE VICTOIRES
1 André Agassi (États-Unis) 16
2 Pete Sampras (États-Unis) 11
3 Michael Chang (États-Unis)
Thomas Muster (Autriche) 7
7
5 Stefan Edberg (Suède) 6
6 Jim Courier (États-Unis)
Marcelo Rios (Chili)
Gustavo Kuerten (Brésil) 5
5
5
9 Andreï Medvedev (Ukraine) 4
10 Boris Becker (Allemagne)
Richard Krajicek (Pays-Bas)
Thomas Enqvist (Suède)
Marat Safin (Russie)
Juan Carlos Ferrero (Espagne) 3
3
3
3
3
Pierce, Mary
1 PRÉSENTATION
Pierce, Mary (1975- ), joueuse de tennis, première Française (d’origine américaine) de l’ère Open à avoir remporté les Internationaux de France.
2 UN DÉBUT DE CARRIÈRE HOULEUX
Née à Montréal (Canada) d’une mère française et d’un père américain, Mary Pierce débute sur le circuit professionnel féminin (la WTA, ou Women Tennis Association) en 1989. Recrutée aux États-Unis par la Fédération française de tennis, elle figure parmi les 100 meilleures joueuses du monde (le Top 100) en 1991 à la faveur de plusieurs victoires dans des tournois mineurs.
Ses premiers pas sont marqués par l’omniprésence bruyante de son père et entraîneur, Jim Pierce, qui finit par être exclu des courts de tennis. L’émancipation de Mary Pierce et son travail avec un nouvel entraîneur ont toutefois permis de changer totalement son approche du jeu et ont contribué à sa progression, d’abord fulgurante, puis plus régulière, vers le Top 10.
Joueuse athlétique et puissante, parfaite illustration de l’évolution du tennis féminin vers un jeu engagé et spectaculaire — plus proche du style développé par les hommes —, Mary Pierce dispose d’atouts considérables qui lui ont permis, notamment au début de sa carrière, de compenser quelques lacunes dans le domaine de la concentration. Elle est aujourd’hui redoutée tant pour sa puissance physique hors normes que pour la qualité technique de ses coups.
3 DES RÉSULTATS PROBANTS MAIS INÉGAUX
Finaliste des Internationaux de France de Roland-Garros en 1994, Mary Pierce est sèchement battue par l’Espagnole Arantxa Sanchez. L’année suivante, elle prend sa revanche en remportant son premier tournoi du Grand Chelem, les Internationaux d’Australie, dont elle dispute à nouveau la finale en 1997. En 1994 et 1995, de même qu’en 1999, elle obtient son meilleur classement en terminant l’année à la 5e place mondiale.
C’est toutefois en 2000 qu’elle signe le plus beau résultat de sa carrière en remportant le tournoi de Roland-Garros après dix ans d’insuccès et de mésentente avec le public parisien. Elle devient ainsi la première Française à gagner les Internationaux de France depuis Françoise Durr, lauréate en 1967, un an avant la création du circuit Open. Pour compléter son succès, elle s’impose également en double dames aux côtés de la Suissesse Martina Hingis.
Cependant, régulièrement blessée au dos, Mary Pierce, qui a remporté 15 tournois depuis le début de sa carrière, termine la saison 2001 à la 130e place mondiale. Elle réapparaît sur le circuit à l’occasion des Internationaux d’Australie, mais échoue dès le premier tour. Sur la terre battue de Roland-Garros, lors des Internationaux de France, elle atteint les quarts de finale du tournoi (battue par l’Américaine Serena Williams) et bénéficie du soutien désormais inconditionnel du public. Au terme de deux saisons (2001 et 2002) vierges de tout trophée, Mary Pierce pointe à la 52e place de la hiérarchie mondiale.
Williams, Venus
1 PRÉSENTATION
Williams, Venus (1980- ), joueuse de tennis américaine, victorieuse de 4 tournois du Grand Chelem en 2000 et 2001.
2 LES PREMIERS PAS PROFESSIONNELS
Née à Lynwood (Californie), Venus Williams découvre le tennis dès l’âge de 4 ans et débute sa carrière professionnelle en 1994. Entraînée par son père, elle ne participe cependant qu’à quelques tournois afin de poursuivre sa scolarité. Ses premières performances significatives sur le circuit WTA datent de 1997, notamment à Indian Wells et Key Biscayne aux États-Unis où elle domine des joueuses mieux classées, notamment la Croate Iva Majoli et l’Américaine Jennifer Capriati.
Si ses résultats dans les épreuves du Grand Chelem cette année-là sont décevants, son niveau de jeu progresse et lui permet notamment de battre Martina Hingis lors du tournoi de Sydney au début de l’année 1998 et d’atteindre les quarts de finale des Internationaux d’Australie, où elle est battue par sa compatriote Lindsay Davenport.
3 LA CONSÉCRATION « PROGRAMMÉE » AU PLUS HAUT NIVEAU
Venus Williams remporte son premier titre en simple à l’occasion du tournoi d’Oklahoma City (États-Unis) en 1998, puis elle s’impose à Key Biscayne, première victoire dans un tournoi d’importance. L’année 2000 est celle de la consécration pour Venus Williams, médaille d’or aux jeux Olympiques d’été de Sydney, mais surtout successivement victorieuse des Internationaux de Grande-Bretagne et des Internationaux des États-Unis, performance unique qu’elle renouvelle l’année suivante. En 2002, finaliste malheureuse contre sa sœur Serena aux Internationaux de France, de Grande-Bretagne et des États-Unis, elle doit lui céder la 1re place de la hiérarchie mondiale, après l’avoir occupée pendant quelques semaines et malgré 7 tournois remportés. La saison 2003 débute par une 4e finale « fratricide » consécutive en Grand Chelem, lors des Internationaux d’Australie ; Venus Williams perd cependant une fois encore contre sa jeune sœur.
4 VENUS WILLIAMS, UNE JOUEUSE CHARISMATIQUE ET MODERNE
Dotée d’exceptionnelles qualités physiques et d’une puissance rare sur le circuit féminin, Venus Williams dispose en outre d’atouts techniques non négligeables qui en font une adversaire particulièrement difficile à manœuvrer. Spectaculaire, son style de jeu agressif s’inscrit dans la droite ligne de l’approche tennistique de Monica Seles notamment, et contribue à la nouvelle identité du tennis féminin, dont les rencontres sont désormais autant appréciées que celles du tennis masculin.
En outre, protégée par son père et très proche de sa sœur, Venus Williams appartient à un « clan » dont la présence est parfois jugée envahissante par certaines joueuses du circuit. Elle bénéficie toutefois d’une importante popularité auprès du public et des médias qui plébiscitent et mettent en exergue sa personnalité charismatique et fougueuse.
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voici une partie des infos sur le tennis à savoir....